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Mireille Clapot
2024 May 07 16:50:41
Le numérique est au cœur des enjeux français et européens et pose un défi de sécurité, d’autant plus que l’intelligence artificielle facilite les attaques et démultiplie les usages du numérique dans tous les domaines de la société. La majorité a su prendre des mesures défensives et offensives. Elle a ainsi lancé en février 2021 la stratégie nationale d’accélération pour la cybersécurité, qui s’inscrit désormais dans le plan France 2030 et couvre toutes les facettes d’une politique publique ambitieuse : l’aide à l’émergence de solutions innovantes ; le renforcement de l’écosystème ; le soutien de la demande intérieure des individus, des entreprises, des collectivités et de l’État ; la formation des talents de demain.

L’objectif assigné à cette stratégie à l’horizon 2025 était d’atteindre un chiffre d’affaires de 25 milliards d’euros pour la filière, soit un triplement du chiffre d’affaires de 2021, de doubler le nombre des emplois dans le secteur en le faisant passer de 37 000 à 75 000, et de permettre l’émergence de trois licornes françaises en cybersécurité. Ce plan a bénéficié de plus de 1 milliard d’euros, à comparer avec les 200 milliards de dollars investis par les géants du numérique aux États-Unis et en Chine – les ordres de grandeur sont différents.

Que s’est-il passé depuis trois ans ? Les défis se sont accrus : les attaques sont plus nombreuses, la situation géopolitique plus dangereuse ; le monde du cloud s’est concentré ; l’intelligence artificielle s’est développée de manière exponentielle ; la régulation européenne s’est renforcée, notamment avec le règlement européen sur l’intelligence artificielle, dit IA Act, et la directive européenne sur la sécurité des réseaux et de l’information 2, dite NIS 2. Hors d’Europe, le monde ne manque ni d’énergie à bas coût, ni de données, et ne se préoccupe guère de régulation et de respect des droits fondamentaux.

Devant ce décalage qui ne fait que s’accroître, quel est aujourd’hui le bilan ? Atteindrons-nous nos objectifs, grâce aux talents et aux capacités d’innovation dont nous disposons ? Comment la France et l’Europe peuvent-elles rivaliser avec les géants américains et le rouleau compresseur chinois ? Comment gagner cette bataille de la sécurité numérique, protéger nos intérêts et poursuivre une stratégie gagnante ?
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Mireille Clapot
2024 Apr 10 15:53:16
Nous aussi, chers collègues, entendons rétablir quelques vérités. Ce texte est issu de plusieurs mois de discussion ; les auditions, l’examen en commission puis en séance dans chacune des deux chambres, enfin la tenue d’une commission mixte paritaire, ont permis de prendre en considération l’ensemble de la représentation nationale. Il constitue le moyen de lutter contre le cyberharcèlement et les arnaques en ligne, de protéger nos jeunes des contenus pornographiques, de nous prémunir contre la désinformation et les ingérences, de rendre plus sûr l’espace numérique français. Y renoncer serait priver citoyens et entreprises de cette sécurité, mais aussi d’une sensibilisation aux risques qui subsisteront, empêcher les collectivités de maîtriser les données relatives à l’hébergement touristique, autrement dit laisser régner l’impunité et la cybermalveillance.

N’exposons donc pas davantage nos concitoyens. Plutôt que de nous demander s’il est nécessaire d’examiner le texte, concentrons-nous sur son contenu, destiné à garantir aux citoyens, entreprises, administrations, collectivités, un espace numérique régulé et sécurisé. Le groupe Renaissance votera contre la motion de rejet. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes RE et Dem. – M. le rapporteur applaudit également.)
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Mireille Clapot
2024 Apr 02 16:25:56
Tout d’abord, je remercie notre collègue Cyrille Isaac-Sibille d’avoir permis ce débat, qui est très important.

La politique de prévention en santé a connu un développement important ces dernières années. Comme vous l’avez rappelé, monsieur le ministre, des moyens y ont été consacrés. Et le nombre d’acteurs concernés est en hausse, ces derniers venant aussi bien des collectivités locales, de l’assurance maladie, des structures professionnelles dédiées, des établissements de santé, des équipes de soins primaires, des associations, des assureurs, que des mutuelles.

Cela étant, malgré cet effort public significatif, la Cour des comptes, dans un rapport de novembre 2021 sur la politique de prévention en santé, souligne que les résultats obtenus dans ce domaine au niveau national sont « éloignés de leurs cibles » et des « performances » de pays comparables.

Par ailleurs, cela a également été dit, les acteurs sont éclatés. Chacun œuvre avec détermination, mais de manière isolée, sans concertation et en silos. Certains ont une approche par âge : par exemple, des professionnels concentrent leur action sur les enfants, à l’instar de la PMI, que je salue. D’autres se chargent des salariés, ou des personnes âgées, avec la prévention des chutes. Certains acteurs ont une approche en fonction du genre, ce qui m’est cher en tant que féministe, ou de pathologies ciblées.

Je le répète, tous ces intervenants participent de façon dispersée aux différentes actions de prévention, comme le dépistage organisé, la vaccination, la lutte contre les addictions, l’incitation à bien se nourrir, à faire du sport, à veiller aux facteurs environnementaux, ou encore l’attention à la santé mentale.

Pareil constat a été fait par les comités que j’ai réunis dans ma circonscription de la Drôme. J’ai pu me rendre compte, au cours de ces réunions, qu’il y avait une véritable maturation, une sensibilité des citoyens sur cette question.

Il est temps d’établir une politique de prévention en santé beaucoup plus globale. Dès lors, ma question sera simple : si vous êtes le chef d’orchestre de cette politique au niveau national, monsieur le ministre, qui est l’interlocuteur au niveau territorial ? S’agit-il de l’hôpital, des médecins traitants, de la caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) ? Comment pouvons-nous décloisonner les actions entreprises et les centrer sur les bienfaits apportés aux citoyens ? Comment évaluons-nous leurs coûts ? Et comment en mesurons-nous les effets ? (M. Cyrille Isaac-Sibille applaudit.)
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Mireille Clapot
2024 Apr 02 10:14:25
Vous avez raison, ma question initiale, adressée à Mme Belloubet, portait sur les rémunérations et les primes des assistants sociaux contractuels de l’éducation nationale : celles-ci n’ont pas été versées, ou très tardivement, dans la Drôme et dans l’Isère. Je ne comprends pas pourquoi ; c’est sans doute un problème administratif, sur lequel je voulais vous alerter.
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Mireille Clapot
2024 Apr 02 10:09:16
J’ai réuni à Valence, dans ma circonscription de la Drôme, lors de trois soirées dédiées, plus de soixante personnes, acteurs de la prévention et citoyens engagés, afin de débattre de la place de la prévention en matière de santé physique et mentale. Ce thème passionne nos concitoyens, qui ont répondu nombreux, mais il est peu connu, ou alors de façon fragmentaire. Quant aux acteurs de la prévention, ils sont nombreux et engagés, mais ne se connaissent pas tous. Ces derniers travaillent dans les domaines de la santé, du médico-social, de l’éducation, de la recherche, du sport ou de l’agriculture, au sein de la caisse primaire d’assurance maladie (CPAM), de la protection maternelle infantile (PMI), d’une collectivité, d’une école ou d’un service de l’État, si bien que les actions de prévention auxquelles ils œuvrent sont hélas trop dispersées.

L’une des conclusions des comités de circonscription que j’ai menés est qu’une attention particulière doit être accordée aux grossesses et aux premiers jours de vie des nouveau-nés. Nous devons également inciter les citoyens à adapter leur nutrition, à pratiquer une activité physique et à se prémunir contre les effets des pesticides et autres produits, c’est-à-dire à bénéficier d’une protection au titre de la santé environnementale, et ce à tout âge.

J’ajoute qu’il convient de former les enseignants et les travailleurs sociaux à la détection des premiers signes de problèmes mentaux, de généraliser la vaccination et l’établissement de diagnostics. Dans la Drôme, par exemple, les kinésithérapeutes se rendent dans les classes afin de détecter les problèmes de dos.

Je le répète, ces nombreuses actions de prévention sont bénéfiques, mais très dispersées. Je souhaiterais donc savoir de quelle manière elles pourraient être décloisonnées, à l’échelle aussi bien territoriale que nationale, et centrées sur les bienfaits apportés aux citoyens. Comment pourrions-nous améliorer la connaissance des actions de prévention existantes, dont chacun peut se saisir à condition d’en être informé et d’y être incité ? Comment opérer un certain rééquilibrage avec la demande d’accès aux soins, qui n’est pas moins légitime mais qu’il est difficile aujourd’hui de satisfaire ?

Par ailleurs, j’aimerais savoir de quelle manière nous mesurons les effets des différentes démarches de prévention. Où puis-je trouver, en tant que parlementaire, les indicateurs globaux ? Dans la mesure où il ne s’agit pas de mener des diagnostics de prévention tous azimuts, comment impulser les actions les plus adaptées aux publics cibles ? Pourrions-nous être plus coercitifs pour améliorer la prévention des addictions, qu’elles soient liées au tabac, à l’alcool, aux stupéfiants ou aux écrans ? Comment accompagner les plus fragiles vers une alimentation plus saine, afin de prévenir obésité et diabète ? Et comment inciter chacun à pratiquer un sport adapté ?

En d’autres termes, qui est Mme ou M. « prévention » aux niveaux interministériel et territorial – quel est son numéro de téléphone ? Tout cela revient, en définitive, à poser la question suivante : menons-nous une véritable politique de prévention – définie, pilotée et mesurée ?
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Mireille Clapot
2024 Mar 13 23:44:01
La représentation syndicale est un pilier du dialogue social. L’implication de l’intersyndicale de l’IRSN a montré l’attachement des délégués syndicaux et des salariés à leur entreprise et à leurs missions de sûreté nucléaire. Dans le grand chantier de « simplification » qui est devant nous, il est exclu de se trouver en situation de carence syndicale. C’est pourquoi le présent amendement prévoit un tuilage d’une semaine pour assurer la continuité des mandats syndicaux. Il est également précisé que le code du travail s’applique pour le remplacement éventuel d’un délégué syndical dans la période transitoire entre la constitution de l’ASNR et les élections des instances représentatives du personnel.
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Mireille Clapot
2024 Mar 13 20:07:51
Oui, je retire le mien.
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Mireille Clapot
2024 Mar 13 20:06:17
Cette charte énonce des valeurs et des principes et proclame que toute personne doit pouvoir participer à l’élaboration d’un projet qui la concerne.
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Mireille Clapot
2024 Mar 13 20:06:00
Il s’agit de substituer au mot « association », trop vague à notre goût, le mot « participation », défini de façon précise dans la charte de la participation du public du ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
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Mireille Clapot
2024 Mar 13 19:10:58
Néanmoins, je retire l’amendement.
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Mireille Clapot
2024 Mar 13 19:10:47
J’avais bien précisé : « en respectant les règles de l’anonymisation ».
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Mireille Clapot
2024 Mar 13 19:08:44
Je crois à la confiance, à la transparence, à la coconstruction – y compris parlementaire, même si je n’ai pas beaucoup de succès pour l’instant. Je propose donc d’inscrire dans l’article L. 592-2 du code de l’environnement – et non plus dans le règlement – que les délibérations du collège sont publiques et donnent lieu à des comptes rendus respectant les règles de l’anonymisation. Cela se pratique déjà aux États-Unis, au sein de la commission de réglementation nucléaire (NRC). Puisque le collège va disposer d’un pouvoir renforcé, rendre compte de manière plus fidèle des délibérations dans le respect de l’anonymat serait de nature à accroître la confiance, à améliorer la transparence et, d’une certaine façon, à renforcer la coconstruction.
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Mireille Clapot
2024 Mar 13 18:53:25
Je le maintiens.
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Mireille Clapot
2024 Mar 13 18:51:39
Cet amendement vise à inscrire les dialogues techniques avec la société civile dans le règlement intérieur.

De tels dialogues sont d’ores et déjà largement pratiqués. Cela fut notamment le cas lors de la quatrième révision périodique des réacteurs de 900 mégawatts électriques, et cela dès l’enclenchement du processus d’expertise. C’est également le cas, depuis fin 2022, pour le quatrième réexamen périodique de sûreté des réacteurs de 1 300 mégawatts électriques : des représentants des commissions locales d’information et des experts non institutionnels ont été inclus au dialogue technique. L’idée est toujours la même : il s’agit de dire à la société civile que ses préoccupations et ses questions sont entendues, qu’elle peut avoir accès à l’expertise et qu’elle peut être impliquée.

Graver dans le marbre de la loi ces dialogues techniques permettrait de nourrir la confiance et d’assurer la transparence, si importantes pour l’acceptation du nucléaire en France. (Applaudissements sur les bancs du groupe SOC.)
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Mireille Clapot
2024 Mar 13 17:58:42
Il s’agit de préciser dans le règlement intérieur que l’ASNR est officiellement investie d’une mission d’ouverture à la société et de processus de participation à la décision publique, décisive pour renforcer la confiance et la transparence.

Il existe en matière de nucléaire deux exceptions françaises, l’excellence de la sûreté et l’acceptation par la société, comme l’ont souligné plusieurs spécialistes. Qu’entend-on par « société » ? Nos électeurs, les électeurs de nos concurrents et les non-électeurs. Bien sûr, ils n’ont pas tous un doctorat en corrosion sous contrainte. Pour autant, il ne faut pas les mépriser. Il importe de les intégrer aux décisions. Si vous inscrivez dans la loi les modifications que je propose, vous renforcerez la confiance du public.
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Mireille Clapot
2024 Mar 13 16:45:31
L’article 1er étant voté, nous nous intéressons désormais au règlement intérieur de la future autorité, afin que la fusion, si elle a lieu, se passe le mieux possible. Nous souhaitons donc insérer après le mot « distinction », à la première phrase de l’alinéa 8 de l’article 2, les mots : « et assure l’indépendance ». Quand les agents feront partie de la même organisation, on ne peut exclure que l’expert soit sous la responsabilité hiérarchique du décideur ou qu’il soit soumis à une évaluation à 360 degrés par ses pairs – système que j’ai connu dans ma vie professionnelle antérieure. Le décideur pourrait alors reprocher à l’expert d’être trop pessimiste. Le second, malgré l’attachement à son indépendance, pourrait être sensible à l’influence du premier et être tenté de s’autocensurer. Il faut donc conserver des garde-fous, en écrivant en toutes lettres que l’indépendance de l’expertise est assurée. Je ne vois pas en quoi cela compromettrait le fonctionnement de la nouvelle autorité.
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Mireille Clapot
2024 Mar 11 23:44:42
On parle beaucoup de confiance et de transparence, mais il faut en donner des preuves à nos concitoyens – je pense aux habitants de mon département, la Drôme, où, comme dans de nombreux autres, le nucléaire est très présent, mais c’est important pour l’ensemble de la nation. Prévoir que les délibérations du collège seront publiques et donneront lieu à des comptes rendus synthétisant les débats tout en respectant les règles de l’anonymisation serait une preuve de transparence.

Puisque nous arrivons au terme des sous-amendements, je précise que nous avons travaillé les nôtres avec les salariés de l’IRSN, dont je salue une fois de plus le dévouement et la compétence. (Mme Stella Dupont et M. Gérard Leseul applaudissent.)
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Mireille Clapot
2024 Mar 11 23:37:14
Il s’agit de compléter l’alinéa 11, en indiquant que l’autorité « observe une stricte neutralité sur les politiques publiques en matière d’énergie, en particulier sur les choix de mix énergétique de la nation ». On parle beaucoup de « confiance » : si l’on veut donner confiance à la population, cette neutralité doit être affirmée.
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Mireille Clapot
2024 Mar 11 23:32:40
Il y a des choses qui vont sans dire, mais qui vont mieux en les écrivant. C’est pourquoi nous proposons de compléter le premier alinéa de l’article L. 592-1 du code de l’environnement par une phrase ainsi rédigée : « Ses décisions visent à atteindre et maintenir les plus hauts standards de sûreté pour les installations nucléaires du territoire. »

En effet, nous désirons tous que soient préservées les meilleures garanties de sûreté des installations. En ce jour anniversaire de l’accident de Fukushima, nous sommes particulièrement attachés au caractère précieux du très haut niveau de sûreté en France et nous pensons que la nouvelle autorité doit rester la garante de l’approche adaptative de la sûreté, fondée sur la progression des travaux de recherche et de l’expertise des installations.
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Mireille Clapot
2024 Mar 11 23:25:38
Il s’appuie sur l’avis rendu le 30 mars 2023 par la Commission nationale de la déontologie et des alertes en matière de santé publique et d’environnement (CNDASPE). Soulignant les difficultés à distinguer l’expertise de la décision, elle proposait de créer au sein de la nouvelle autorité une direction d’expertise et de recherche dotée du statut d’API. Le sujet mérite donc bien d’être encore creusé. (Mmes Stella Dupont et Christine Arrighi, ainsi que M. Gérard Leseul applaudissent.)
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Mireille Clapot
2024 Mar 11 23:24:55
Je reviens sur le statut d’API, car, malgré vos arguments, le sujet ne me semble pas totalement épuisé. Doter la future autorité du statut d’AAI ne lui permettrait pas de conclure des partenariats de recherche, puisque cela nécessite l’établissement d’une comptabilité analytique, incompatible avec la dépendance au système de gestion de l’État impliquée par l’AAI. En outre, ce statut ne permet pas le dépôt de brevet, qui est pourtant l’un des objectifs des chercheurs. Il n’est donc pas adapté à leur emploi.

Si vous le permettez, madame la présidente, je présenterai dans la foulée le sous-amendement no 371, qui est de repli.
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Mireille Clapot
2024 Mar 11 22:27:26
Compte tenu du contexte actuel, qui appelle des évolutions, une remise en cause du dispositif doit sans doute être envisagée, mais toujours en poursuivant l’objectif d’une fiabilité et d’une robustesse maximales. L’enjeu est en effet d’opérer dans des conditions optimales, tant pour la sûreté que pour la confiance des citoyens, la fameuse relance du nucléaire – augmentation du nombre d’EPR, prolongement des centrales, arrivée des SMR –, en complément du développement des énergies renouvelables et de la recherche de la sobriété.

Afin que l’autorité résultant de la fusion de l’IRSN et de l’ASN soit, pour reprendre les mots de M. le ministre, « plus puissante, plus efficace, plus transparente et plus indépendante », nous demandons que lui soit donné le statut d’autorité publique indépendante.

Vous voulez fluidifier, simplifier et accélérer les procédures, et l’IRSN, qui est un Epic, adhérera d’autant mieux à ces objectifs que les procédures administratives, qui ne sont pas réputées pour être les plus agiles, ne seront pas appliquées à marche forcée en neuf mois.

Pour que cette fusion soit acceptable, je vous invite, chers collègues, à faire le bon choix, celui de l’API. (Applaudissements sur les bancs du groupe SOC et sur quelques bancs des groupes RE et LFI-NUPES.)
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Mireille Clapot
2024 Mar 11 22:27:08
Le dispositif français de sûreté nucléaire, dans sa version actuelle, est reconnu dans le monde entier pour sa qualité et je voudrais à mon tour saluer le professionnalisme des femmes et des hommes qui le servent, tout autant que son organisation issue d’un long processus de maturation.
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Mireille Clapot
2024 Mar 05 16:31:22
Madame la secrétaire d’État chargée du numérique, l’année 2024 est une année clé pour le numérique en Europe et en France. En tant que vice-présidente de la Commission supérieure du numérique et des postes (CSNP) et auteure d’un avis sur la régulation de l’intelligence artificielle, je suis persuadée que cette révolution technologique peut procurer beaucoup d’avantages à nos concitoyens, mais qu’il est légitime que l’Europe définisse les limites de ce qui est interdit, de ce qui est sans conséquence et de ce qui mérite d’être encadré. C’est dans cette logique qu’elle a adopté le règlement européen sur l’intelligence artificielle, dit AI Act.

Par ailleurs, cette compétition mondiale ne doit pas rester l’affaire des seules grandes puissances que sont les États-Unis et la Chine. L’Europe y a toute sa place, avec ses champions, ses start-up et ses grandes entreprises, ses jeunes entrepreneurs et ses cadres aguerris, ses femmes et ses seniors, avec ses propres jeux de données – afin que l’intelligence artificielle générative dise bien que l’avion fut inventé par Clément Ader, et non par les frères Wright, comme l’affirment les données collectées aux États-Unis ! – et avec un objectif de communs numériques, afin que l’intelligence artificielle soit accessible à tous.

Nos services publics innovent pour faciliter le travail des agents et améliorer la qualité des réponses aux usagers. Puissent-ils faire appel à des entreprises françaises et européennes et utiliser le temps dégagé pour favoriser le contact humain avec l’usager. Sachons anticiper les conséquences sur l’environnement, l’emploi et l’éducation : de même qu’il faut enseigner le calcul mental à l’heure des calculatrices, il faut transmettre l’esprit critique et les connaissances de base à l’heure de l’intelligence artificielle générative, afin de ne pas en perdre le contrôle.

Madame la ministre, la semaine passée, l’écosystème numérique s’est ému du choix effectué par Mistral AI, la jeune pousse française qui se développe et dont nous sommes fiers. Que pensez-vous du renoncement à l’open source et de l’annonce d’un partenariat avec Microsoft ? (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe RE. – Mme Perrine Goulet applaudit également.)
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