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Pierre Cabaré
2022 Jan 31 16:35:18
Notre région est dynamique ; permettez-moi de l’illustrer avec l’exemple de trois entreprises dont elle est le berceau : Satys, qui a gagné le marché de mise en peinture des Boeing aux États-Unis ; Aura Aero, qui développe un projet d’avion électrique et dont l’ambition n’est autre que d’être le Tesla de l’aéronautique ; et Tarmac Aerosave, qui, basée à Tarbes, s’occupe de maintenance mais aussi de ce qui nous préoccupe, le démantèlement et le recyclage des aéronefs, en valorisant le produit.

On ne peut pas parler d’aéronautique sans parler d’aéroports. Nous devons entreprendre de grands projets d’aménagement et en transformer certains – je pense en particulier à celui de Toulouse, troisième aéroport français – en plateformes multimodales tournées vers l’avenir, équipées pour servir les villes et la région dont elles dépendent, donc munies d’une gare TGV, d’une piste de drones, de plateformes de livraison et surtout de transports collectifs efficaces.

Au moment où les zones à faibles émissions mobilité (ZFE-m) vont voir le jour, nous devons être prêts et ne pas oublier ceux qui n’ont pas les moyens financiers de remplacer leur véhicule – je pense aux artisans et aux commerçants, notamment, mais aussi à d’autres catégories de citoyens. Ces aéroports joueront un rôle majeur en matière d’approvisionnement en biocarburants, et c’est toute l’Europe qui doit s’associer pour développer le marché des SAF, dont le prix est encore cinq à dix fois trop cher.

L’État a montré sans relâche une agilité considérable, mais son action aurait été insuffisante si l’orchestre entier n’avait pas joué à l’unisson, en établissant des liens de confiance. Je ne puis conclure sans souligner le courage des salariés, l’ambition des chefs d’entreprise et la volonté des grandes centrales syndicales, qui ont partagé les informations et ont évalué les objectifs. Je pense autant à Éric Trappier et à Guillaume Faury qu’à Rodolphe Robert, délégué CGT de l’aéroport Toulouse-Blagnac. Rien n’est jamais acquis : il est essentiel que nous restions vigilants et, forts de cette expérience de solidarité, nous resterons sur la piste. L’innovation, c’est la voie entamée depuis plus d’un siècle par l’aéronautique ; nous devons nous en souvenir, car c’est elle qui nous entraîne sereinement vers le futur.
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Pierre Cabaré
2022 Jan 31 16:32:18
Brutalité : voilà un mot qui permet de désigner la crise sanitaire, car elle a porté un coup d’arrêt au transport de passagers dans le monde entier. Pour résumer succinctement ce qui est arrivé, nous sommes passés de la croissance aux difficultés financières, des annonces optimistes du début de l’année 2019 à une crise aux effets inédits, entraînant dans la tourmente 300 000 salariés touchés par l’incertitude.

L’impact de la crise se dessine, et nous pouvons en être certains : le transport aérien est un vecteur de développement économique majeur. Les moyens déployés lors de la crise – fret aérien d’équipements médicaux, transport médicalisé – ont souligné ce que nous savions déjà : l’aéronautique est absolument indispensable, et plus encore en temps de crise. L’État a fait preuve d’une réactivité décisive, donnant une perspective, ouvrant une voie dans un brouillard qui pouvait être aveuglant.

Dès 2020, le Gouvernement a lancé un grand plan de soutien à l’aéronautique, appuyé sur différents objectifs : il fallait d’abord répondre à l’urgence en soutenant les entreprises, à commencer par les plus en difficulté, pour protéger les salariés ; ensuite, investir dans les PME – petites et moyennes entreprises – et les ETI – entreprises de taille intermédiaire – pour accompagner la transformation de la filière ; enfin, se doter d’une vision d’avenir et ainsi des moyens financiers permettant de concevoir et de produire en France.

Ces moyens ont été concentrés sur la R&D visant à développer des avions décarbonés, pour nous permettre de conforter notre place de leader – celle de la France mais également celle de l’Europe – en matière d’aéronautique au niveau international. Dans un avenir proche, il ne faudra pas hésiter à nous appuyer sur le CORAC pour résorber certains problèmes.

Nous arrivons ainsi à faire levier et à donner un cap clair en matière de décarbonation de la flotte mondiale ; en effet, pour l’Europe, l’engagement contre le changement climatique doit être un objectif majeur. Député d’une circonscription qui abrite un nombre considérable d’entreprises aéronautiques, représentant une très grande partie des 90 000 emplois du secteur en Occitanie, je ne puis m’empêcher d’être fier – et comment ne pas l’être ? Je veux en profiter pour dire un mot, parce qu’on les oublie parfois, à propos des TPE – très petites entreprises : pour leur permettre de survivre, il faut pouvoir rallonger, au cas par cas, la durée d’amortissement des PGE dont elles bénéficient.

Je suis donc fier, attentif, et j’espère la création d’un organisme européen de formation à tous les métiers de la filière aéronautique. Vous avez compris ce que je pense : le choix de Toulouse ou de Blagnac serait le meilleur pour implanter un tel organisme – et je ne suis pas chauvin.
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Pierre Cabaré
2021 oct. 29
Je pense que quand la maladie est là, les mots ne peuvent pas contenir la détresse, et l’argent est absolument nécessaire au combat. Si nous fléchons 20 millions de plus, ce qui représente 35 centimes d’euros par Français, nous pouvons gagner ce combat. Il me semble que chaque Français, de même que le Gouvernement et notre assemblée, peut comprendre que malgré tous les efforts financiers déjà fournis, il faut le faire. La recherche agit, c’est vrai, elle a besoin d’argent, c’est sûr, mais elle a besoin que ces financements soient pérennes, afin de réunir chaque année les conditions nécessaires pour trouver de nouveaux médicaments. Les maladies orphelines sont très présentes, : chacune touche très peu de personnes, mais pour ces enfants et pour ces parents, je vais voter cet amendement.
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Pierre Cabaré
2021 sept. 29
…dans le cadre d’une mission d’information. Nous sommes très attentifs depuis le début à la diplomatie et à ce qu’elle peut apporter en termes de paix.

Cet accord met en place un régime de responsabilité internationale pour les opérations de lancement au Centre spatial guyanais, auquel les États parties confient un mandat de supervision globale. Il renforce la France en tant qu’État de lancement pour l’ensemble des lancements opérés depuis notre site guyanais, ce qui n’est pas rien. Ayons à cet égard tous en tête qu’en trente ans et 300 tirs, il ne s’y est jamais produit d’accident.

Ce texte organise l’exploitation industrielle des lanceurs développée par l’ASE et c’est le fondement juridique de l’activité économique du secteur des lancements.

L’espace, c’est l’indépendance ; l’espace, c’est l’innovation. Et l’espace, je le redis, doit rester en paix. Une éthique de l’espace, voilà ce à quoi nous devons tous nous atteler, non pas la France seule mais le monde entier.

Le CNES, qu’a évoqué il y a quelques instants Bastien Lachaud, n’est pas une agence spatiale : c’est un centre technique utile aux entreprises qui apporte des ruptures technologiques et irrigue compétences et innovation.

Je ne peux pas terminer sans vous rappeler que je suis toulousain et, comme tous les Toulousains, je suis un peu chauvin. Bien sûr l’Occitanie, c’est une terre de rugby, mais c’est surtout une terre de champions et vous remarquerez qu’on ne peut pas passer à côté d’un ballon ovale en terre spatiale et aéronautique. Dans un pays qui transforme le rêve en possible, on ne peut pas revenir en arrière. L’aventure du spatial, c’est juste l’infini !
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Pierre Cabaré
2021 sept. 29
Le titre du projet de loi évoque l’approbation d’une « déclaration », alors qu’il s’agit en réalité d’un véritable accord intergouvernemental qui lie les parties et donne un cadre juridique d’action et d’engagement commercial et, bien sûr, de responsabilité.

Cette responsabilité vaut aussi sur le plan environnemental, puisque le texte vient préciser au président du CNES son pouvoir de police sur un site dans lequel les installations Seveso seuil haut côtoient des zones de population et où se déploie une biodiversité fragile. Le Centre spatial est indispensable à la Guyane : c’est un joyau pour la France et un avantage considérable, je le répète, pour l’Europe. C’est aussi, bien sûr, un signal pour le monde.

L’Agence spatiale européenne n’est pas une agence de l’Union européenne, mais une agence intergouvernementale indépendante juridiquement, dont les membres n’ont pas obligatoirement à appartenir à l’Union européenne, avec laquelle, bien sûr, elle coopère. Trois principaux pays sont concernés par les programmes de lancement : la France, l’Allemagne et l’Italie. S’ils participent tous les trois à cet accord de consensus, on peut dire que c’est la France qui tire les deux autres.

Les objectifs de cet accord sont multiples. Il indique avec précision les entités chargées de l’exploitation des lanceurs et prend acte de l’activité grandissante des futurs lanceurs européens. Il prévoit aussi, et nous le regrettons, un simple principe de préférence donnée à nos lanceurs pour les missions institutionnelles des États parties. L’Europe doit montrer la force de l’union, car c’est elle qui doit nous engager.

Bien au-delà de l’économie, il y a la diplomatie, outil indispensable pour le spatial. L’espace doit garder son indépendance et son image d’innovation et de paix. J’ai la chance de travailler sur un rapport avec mon collègue et ami Jean-Paul Lecoq,…
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Pierre Cabaré
2021 mars 3
Le transport aérien consomme 2,5 % des énergies fossiles. Un Airbus A320, deux litres par passager. Nos liaisons intérieures représentent 0,7 % des émissions de gaz à effet de serre. Parlons de la voiture : 50 % des émissions de CO2. Je ne dis rien des camions, avec la SNCF premier transporteur routier, mais parlons un peu du train. Entre une vitesse de 200 et de 260 kilomètres-heure, un TGV surconsomme 40 % d’énergie. Doit-on limiter sa vitesse ? Assurément non. Pouvoir choisir son mode de transport est encore dans l’espace de notre liberté. Privilégier le train ou l’avion suivant sa destination finale relève du bon sens de chacun.

Donner un monopole de transport sur certaines distances à un seul acteur, le rail, c’est prendre le risque de fausser la concurrence. L’alternative restera du blablabla ou même du blablacar…

Chacun de nous a conscience que le respect de l’environnement reste un objectif incontournable. L’avion n’est pas un outil de riche, cela doit redevenir un motif de rêve. Alors, par la raison et parce que le sectarisme ne sert pas le progrès, laissons notre rêve côtoyer les étoiles.
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Pierre Cabaré
2021 mars 3
…sans améliorer pour autant l’environnement.

On le voit maintenant, il faut cesser d’opposer l’avion à l’environnement ; au contraire, il faut être dans l’équilibre, dans la réalité. Pour informer, il faut dire la vérité, celle des chiffres, et cesser de donner un écho à quelques marionnettes, manipulées ou pas.
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Pierre Cabaré
2021 mars 3
Longtemps, nous avons opposé l’environnement à l’économie. Cela ne peut pas fonctionner ! Ces deux mots doivent être associés pour avoir le meilleur des résultats.

Nous avons le souci de voir se poursuivre le développement de l’aviation dans un contexte aujourd’hui difficile, tout en gardant l’ambition de ne pas hypothéquer l’avenir de notre planète. L’industrie aéronautique est capable de relever ce défi.

La France est le seul pays à pouvoir concevoir tous types d’avions, grâce à une industrie d’excellence, stratégique pour notre pays, employant plus de 200 000 personnes. Député de Haute-Garonne, où l’aéronautique concerne 80 000 emplois, je suis, vous le comprenez, préoccupé, mais je reste optimiste car je connais ces entreprises. N’oublions jamais – même si parfois, j’ai des doutes à ce sujet – que cette industrie contribue au rayonnement de la France. En déplacement dans des pays étrangers, quelle fierté quand on me rappelle que je viens du pays d’Airbus ! Quelle image positive de la France et de l’Europe : Safran, Thales, Dassault, de grandes entreprises. On connaît moins les sous-traitants et pourtant ils contribuent très largement à cette image.

Quel moment ! Une crise inconnue met en grande difficulté l’ensemble des compagnies aériennes et les acteurs de l’aéronautique. En ces temps si troublés, on pourrait même penser qu’il serait sage de ne pas rajouter de contraintes. Le plan gouvernemental, par sa réactivité, a permis de faire face. Le chômage partiel ou partiel longue durée a permis de sauver des emplois mais aussi la compétence. Pour les plus petits, les prêts garantis par l’État – PGE –, c’était vital. Nul doute qu’il faudra les sécuriser. Un remboursement mettrait à coup sûr ces entreprises en difficulté, malgré la reprise.

Oui, la reprise. L’État a été réactif et efficace. Les entreprises ont lutté de façon exemplaire et, ensemble, nous avons limité la casse. Résister le temps du virus, mais aussi résister bien après le virus : après la saisissante contrainte covid, la contrainte environnementale s’impose. C’est une volonté partagée. L’industrie aéronautique française est une industrie pionnière qui a toujours été à l’avant-garde technologique et qui saura le rester.

Et dès 2035 : mise en service de l’avion vert. Il faut être capable de faire des avions du futur et cela passe par une route technologique, le développement de solutions alternatives. La question est : peut-on faire des avions à hydrogène ? Il faut expérimenter. Parce que ce sont des technologies de rupture, il faut bien évidemment les adapter à l’avion.

Ne négligeons aucune piste. Les moteurs peuvent disposer de biocarburants. Les avions sont capables très rapidement de recevoir jusqu’à 50 % de carburant alternatif. Mais pour fabriquer des biofiouls, dont le surcoût est important, en quantité suffisante, il faut que la filière s’impose partout dans le monde, sinon nous aurons un sérieux problème de compétitivité car toute initiative unilatérale d’un pays peut mettre en état de risque son économie et l’emploi,…
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Pierre Cabaré
2020 nov. 20
J’aimerais enfin dire à mes voisins situés plus à gauche dans l’hémicycle que, lorsqu’on grandit, on n’a pas besoin d’aimer, on a juste besoin de respecter.
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Pierre Cabaré
2020 nov. 20
Pourtant, ils sont sans cesse empoisonnés par des délinquants qui, au bas de ces tours, ont la vie belle. Je me permets donc, monsieur le ministre, de vous demander un commissariat pour Blagnac.
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Pierre Cabaré
2020 nov. 20
Les détenus à qui sont accordées des remises de peine n’ont pas nécessairement à en bénéficier, car la peur doit changer de camp. C’est urgent.

À Blagnac, petite ville de 30 000 habitants dans ma circonscription, il y a des gens qui vivent dans des tours et y sont heureux.
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Pierre Cabaré
2020 nov. 20
Pour ma part, je pense que la République, c’est chaque citoyen, chaque élu, qui la construit, que la République, c’est nous, tous ensemble. Je pense aussi que la République doit être protégée, et que les policiers sont là pour le faire.
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Pierre Cabaré
2020 nov. 20
…et les politiques ont le devoir de protéger et de soutenir cette police. Nous devons le faire avec force et courage, les Françaises et les Français le réclament.

M. Bernalicis nous a, hier soir, lancé quelques défis. À mon tour de lui demander qui a dit : « La République, c’est moi. »
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Pierre Cabaré
2020 nov. 20
Les détenus qui bénéficient de réductions de peine sont souvent des détenus qui se comportent bien en prison. Or ces remises de peines n’empêchent pas une récidive importante. Les peines planchers, pourtant bien utiles, ayant été supprimées en 2014, les délinquants en tirent un sentiment sinon d’impunité, à tout le moins d’une prise de risque limitée.

Les agresseurs des forces de l’ordre et des sapeurs-pompiers et de tous les détenteurs de la force publique doivent impérativement être punis. Nous devons protéger la police et les citoyens. La police protège les citoyens…
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Pierre Cabaré
2020 juil. 8
Nous nous attendions à un assouplissement plus marqué. J’ai cosigné cet amendement et je l’ai défendu parce que je suis issu de l’apprentissage, qui est une voie peu valorisée ; mais je le retire.  
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Pierre Cabaré
2020 juil. 8
Nous en devons l’initiative à Mme Marie-Christine Verdier-Jouclas, rapporteure spéciale de la mission « Travail et emploi ».

Si les mesures présentées pour soutenir l’apprentissage sont indéniablement puissantes, les entreprises de taille intermédiaire, les ETI, sont traitées comme de grandes entreprises et risquent de ce fait de rester dans l’angle mort du soutien apporté par l’État.

Or les ETI ont fait preuve d’un grand volontarisme dans le domaine de l’apprentissage. Les chiffres attestent d’un spectaculaire rattrapage : la proportion d’apprentis parmi leurs effectifs est passée de 2 % en 2017 à 4 % en 2019. Cette progression, qui ne permet pas encore d’atteindre le seuil de 5 % d’apprentis, s’explique notamment par le choix déterminé du Gouvernement et de la majorité de faire de l’apprentissage une priorité. Depuis 2019, les ETI ont massivement contribué à la hausse du nombre d’apprentis.

 

Pour ces raisons, et afin de confirmer et d’amplifier cette dynamique, il importe d’adapter le soutien gouvernemental à la réalité des ETI. En ce sens, il ne nous paraît pas approprié de leur demander d’atteindre dès 2021 le seuil contraignant de 5 % de contrats d’apprentissage ou de professionnalisation au sein de leurs effectifs, même si nous en serions très satisfaits.

Nous proposons plutôt que ce seuil doive être atteint en deux ans. Il conviendra que le Gouvernement prenne par voie réglementaire les dispositions nécessaires à cette modification.

Cet amendement d’appel tend par conséquent à ouvrir les crédits supplémentaires rendus nécessaires par cet assouplissement pragmatique de l’obligation qui pèse sur les ETI.
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Pierre Cabaré
2020 juil. 8
Plus que jamais, l’action politique doit sécuriser l’entreprise. Pour éteindre un incendie qui consume un puits de pétrole, on utilise non pas trois kilos mais un maximum de poudre, pour que l’effet de souffle soit suffisant. C’est ce que je souhaite. C’est pourquoi je maintiens mon amendement.
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Pierre Cabaré
2020 juil. 8
Aussi, je souhaite que les deux tiers de ces 15 milliards d’euros, soit 10 milliards, soient directement affectés aux entreprises sous-traitantes. Nous pouvons faire plus que du saupoudrage !

« Il s’égare », me direz-vous, mais il n’en est rien. La France est un puzzle et chaque pièce que nous soutenons sur le plan économique profite à l’ensemble. Oui, le combat est là, devant nous ; mais il doit être engagé pour une paix sociale qui soit juste.
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Pierre Cabaré
2020 juil. 8
Partout, les mesures d’activité partielle ont démontré leur efficacité pour le soutien de l’emploi. Au-delà de la période de confinement, nous pouvons être sûrs que la crise s’installe dans le long terme pour de nombreux secteurs comme le tourisme. La fermeture des frontières, la reprise trop lente du transport aérien et l’absence de perspectives en matière d’événements doivent nous inciter à concentrer tous nos efforts. Il nous faut accompagner le secteur du tourisme en autorisant, le concernant, le recours au chômage partiel au moins jusqu’en août 2021.

Cet amendement vise donc à accroître les autorisations d’engagement et les crédits de paiement de l’action 01 du programme 356, « Prise en charge du dispositif exceptionnel de chômage partiel à la suite de la crise sanitaire ».

Député de Toulouse et Blagnac, je ne résiste pas à l’envie de conclure en disant qu’il convient de ne pas oublier l’ensemble, et je pèse mes mots, des acteurs du secteur du tourisme. Le plan de soutien de 15 milliards d’euros au secteur aéronautique est une bonne chose, mais il ne peut être réservé qu’aux plus grandes entreprises. Les sous-traitants de ce secteur souffrent énormément, eux aussi. Personne ne pouvait prévoir cette crise.
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Pierre Cabaré
2020 juil. 8
Je ne puis qu’insister à mon tour sur le fait qu’Emmaüs, pour la première fois de son existence, a fait un appel aux dons pour compenser une perte de 50 millions d’euros. Je crois qu’il est temps de faire en sorte que les personnes et les organismes de l’action sociale puissent disposer d’un certain appui économique pendant la crise.
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Pierre Cabaré
2020 févr. 18
De quelle année ?
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Pierre Cabaré
2020 févr. 6
Madame la ministre, depuis quelques mois, un mouvement inhabituel, puisqu’il concerne tous les secteurs, de l’aide-soignant au professeur en médecine, s’est engagé au sein des hôpitaux publics.

Ce mouvement met l’accent sur le manque de moyens des hôpitaux publics, malgré les multiples adaptations qui leur ont permis d’atteindre un grand niveau d’efficacité. Je suis élu à Toulouse : vous connaissez bien l’hôpital Purpan.

Ce manque de moyens, s’agissant non seulement des effectifs mais également du matériel de soin, semble en partie lié au déséquilibre entre les projets administratifs et les choix médicaux prioritaires.

Le Gouvernement a pris la mesure de la situation puisque, ces dernières semaines, un geste d’urgence significatif a été fait pour soutenir le budget des hôpitaux publics. Les professionnels de la santé ont accueilli favorablement cette réponse budgétaire. Il n’est donc pas permis de les décevoir.

C’est pourquoi je suis étonné de certaines déclarations des directions hospitalières, qui laissent à penser que cette urgence budgétaire risque d’être affectée essentiellement aux nouvelles constructions, alors qu’elle doit assurer au plan financier le bon fonctionnement des soins. Nous savons en effet que des investissements de première nécessité sont à faire en matière de matériels de soin, de rénovation des locaux existants et d’effectifs soignants.

Les choix d’investissements immobiliers qui sembleraient être privilégiés sont-ils réellement des choix de terrain ? De quelle façon ces fonds doivent-ils être utilisés ?
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Pierre Cabaré
2020 janv. 16
Nous examinons le protocole additionnel à la charte européenne de l’autonomie locale, ouvert à la signature en novembre 2009 et entré en vigueur en 2012. Il s’agit d’un très beau texte – plusieurs d’entre vous l’ont déjà souligné –, d’un texte important pour nos collectivités, notre engagement citoyen et nos libertés.  

La charte européenne de l’autonomie locale a été adoptée en octobre 1985 sous la forme d’une convention. Elle a été élaborée sous l’égide du Conseil de l’Europe, sur la base d’une résolution adoptée en 1981 par la Conférence permanente des pouvoirs locaux et régionaux, aujourd’hui Congrès des pouvoirs locaux et régionaux. Depuis 1994, celui-ci est chargé de représenter les collectivités locales et régionales des quarante-sept États membres du Conseil de l’Europe. Évaluer l’application de la charte dans les États membres en vue de renforcer la démocratie locale et régionale est l’une de ses prérogatives.

Depuis 1985, la charte a été ratifiée par les quarante-sept États membres du Conseil de l’Europe. En 1991, le Conseil d’État a jugé que certaines de ses stipulations étaient contraires au caractère uniforme de l’État français et aux modalités de décentralisation.

Ces obstacles ont été levés par la réforme constitutionnelle de 2003, ainsi que par la loi de 2004 relative aux libertés et responsabilités locales, ce qui a permis à la France de ratifier la charte en 2007. Elle fixe dès lors des normes communes visant à protéger et à développer les droits et libertés des collectivités territoriales. Un droit de recours juridictionnel est inscrit dans la Constitution ou dans la loi pour empêcher les ingérences venues d’autres niveaux. Plusieurs principes du fonctionnement démocratique des collectivités sont assurés : l’élection des organes locaux au suffrage universel direct, la garantie du libre exercice de leur mandat par les élus locaux, la définition par les collectivités de leurs propres structures administratives et l’existence de ressources financières propres suffisantes.

Le protocole examiné ce jour est le résultat d’un travail intergouvernemental qui porte sur la participation démocratique à la gestion des affaires publiques des collectivités territoriales.

Dans les faits, l’article 72-1 de la Constitution permet déjà l’application du protocole. Issu de la révision constitutionnelle de 2003, cet article a institué un droit de pétition réservé aux électeurs de chaque collectivité territoriale et un référendum local décisionnel qui peut être organisé par les collectivités territoriales. Il donne également la possibilité, sur le fondement d’une loi, de consulter les électeurs d’une collectivité lorsqu’il est envisagé de créer une collectivité dotée d’un statut particulier ou de modifier son organisation. D’autres dispositifs allant dans le même sens existent, tels que les conseils de quartier prévus par le code général des collectivités territoriales et qui prennent un caractère obligatoire dans les communes de plus de 80 000 habitants. D’autres formes de participation peuvent également être établies, comme les budgets participatifs.

L’objectif du protocole est d’intégrer dans le champ d’application de la charte le droit pour toute personne de participer aux affaires d’une collectivité territoriale. On l’aura compris, cette implication des citoyens renforce la légitimité des décisions prises et garantit le respect de l’obligation de leur rendre des comptes et de mieux répondre à leurs attentes.

Je reviendrai simplement sur les articles 1er et 2, qui imposent d’instaurer un cadre législatif garantissant au niveau international le droit de participer en qualité d’électeur ou de candidat à l’élection des membres du conseil ou de l’assemblée de la collectivité locale. C’est la première fois qu’une telle garantie internationale est prévue. Elle est accordée aux seuls citoyens qui résident dans la circonscription de la collectivité locale, mais l’État partie peut toutefois décider, par une loi, de reconnaître ce droit à d’autres.

Entièrement compatible avec nos engagements internationaux comme avec notre droit interne, le protocole additionnel contribue à développer la participation citoyenne. Le groupe La République en marche votera donc le projet de loi autorisant sa ratification.
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Pierre Cabaré
2020 janv. 7
Il fallait le faire avant !
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