🇫🇷 Tous concernés, tous acteurs !😃
📛Choix du Pseudo 📧Vérification du Mail
Code :
🔑Choix du Mot de passe
🏛️Pourquoi nous rejoindre ?
  • ⚡ C'est rapide, et gratuit !
  • 🔔 Recevez des notifications sur les thèmes qui vous intéressent
  • 💬 Partagez vos idées et avis sur le travail législatif en cours
🇫🇷 Tous concernés, tous acteurs !😃
📛Pseudo
🔑Mot de passe

😱Pseudo oublié
ℹ️Saisir l'adresse mail liée au pseudo oublié :
😱Mot de Passe oublié
ℹ️Saisir l'adresse mail liée au Mot de Passe oublié :
🔎Chercher
Tri
💬
Julien Borowczyk
2022 Feb 24 11:57:32
Je vous remercie, monsieur Gosselin.

Tel Ulysse, notre majorité aura été la seule à savoir bander son arc législatif et démocratique pour réussir à traverser les différents fers de hache que furent les vagues consécutives. Après cette ultime épreuve, notre nation, comme Pénélope, écarte définitivement ses nombreux prétendants, auxquels elle n’aura jamais cédé durant cette crise, preuve que les décisions courageuses, responsables et sages que nous avons prises durant plus de deux ans ont construit un lien de confiance et de participation sans précédent avec nos concitoyens, bien au-delà de la vindicte politique électoraliste ou de l’opprobre conspirationniste.

Face au virus, et au bénéfice de la croissance, des libertés et de la vie, notre majorité ne se sera jamais dérobée dans ce long combat, car comme le dit Homère, « du combat, seuls les lâches s’écartent ». (Applaudissements sur les bancs du groupe LaREM.)
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Julien Borowczyk
2022 Feb 24 11:53:29
Pour évoquer une situation de crise en période de campagne présidentielle, je filerai la métaphore de Pénélope – je parle, bien sûr, de l’égérie hellénique ! –, qui eut la patience et l’intelligence d’attendre Ulysse pendant qu’il bravait toutes ses difficiles épreuves. Cette odyssée pandémique, notre nation l’a affrontée, comme Pénélope, confiante envers son exécutif et fidèle à notre majorité, car elle savait que comme Ulysse, nous reviendrions victorieux de notre destin commun. Néanmoins, les embûches furent nombreuses sur cette mer épidémique rendue tumultueuse par les variants, qu’ils soient issus d’une réplication virale ou d’oppositions à la Tantale.

Ainsi, je me remémore avoir assisté, en tant que président de la commission d’enquête sur le coronavirus, à l’affrontement de notre majorité, non pas avec le Cyclope, mais avec une vision très monoculaire du rapporteur voulant nous convaincre que des vies avaient été emportées au gré d’un hypothétique tri opéré en amont des hôpitaux. Cette mithridatisation avait pour seul dessein l’incrimination au premier chef du Gouvernement et le discrédit, par la même occasion, de toute l’action de nos soignants, ce qui était intolérable. Cette Pythie sans pitié pour les médecins n’eut, de fait, pas besoin d’oracle pour produire un rapport à charge.

Notre épopée sanitaire se heurta par la suite au supplice de Charybde et Scylla juchées sur leurs récifs des deux bords de notre hémicycle. Leur doux chant démagogique et populiste, voire irresponsable, tentait de nous pousser au naufrage vaccinal. Il n’en fut pourtant rien. Nous avons en effet gardé notre cap, organisant une stratégie d’injections basée sur des faits scientifiques et offrant en priorité les vaccins aux publics les plus fragiles, faisant ainsi diminuer drastiquement la mortalité de nos aînés.

Cependant, si le vaccin réduisit considérablement la pente des hospitalisations, nous devions abréger l’épreuve perpétuelle de Sisyphe à laquelle nous étions astreints depuis le début de cette crise, tant il est vrai que le rocher viral dévalait irrémédiablement la pente de nos espoirs. En juillet 2021, l’exécutif décida de fracturer cette pierre devenue insupportable en utilisant l’outil aiguisé par nos débats : le passe sanitaire. Cette annonce permit une recrudescence nette des vaccinations dans les centres, jusqu’alors bercés par la torpeur estivale.

Aujourd’hui, toutes les études convergent vers une conclusion sans appel : il nous fallait obtenir une vaccination complète et large pour affronter les différents variants. Cette assise protectrice nous a autorisé un maintien de l’ouverture de tous les lieux publics et une protection de l’économie évaluée à 6 milliards d’euros hebdomadaires. Toutefois, bien plus que des euros, le passe a prouvé qu’il sauvait des vies, avec 32 000 morts évitées, et qu’il limitait les hospitalisations, notamment en soins critiques. Pour exemple, une personne non vaccinée a 15,8 fois plus de risques d’entrer en soins critiques qu’un sujet totalement vacciné avec rappel. Ce chiffre de 15,8 doit être mis en relief pour en comprendre l’importance : dans cet hémicycle, par exemple, il y a exactement 15,8 fois plus de députés LaREM que FI.

Et puisque la Grèce, célèbre pour ses tragédies, l’est aussi pour son alphabet, il nous aura fallu affronter de manière consécutive les variants delta, puis omicron. Ce dernier, particulièrement contagieux, nécessita l’accélération du processus de vaccination et l’association d’une dose de rappel pour obtenir une protection optimale. L’urgence de la situation nécessita l’utilisation, là encore, d’un outil validé par le Parlement : le passe vaccinal, dont le but était de préparer notre pays à une éventuelle résurgence virale, éviter aux personnes non vaccinées la fréquentation de lieux à fort risque de contamination et accompagner nos concitoyens vers une vaccination complète et protectrice. À titre d’exemple, le nombre de primo-injections a augmenté de 15 % en janvier 2022.

Finalement, après s’être totalement approprié le concept du passe, les Français ont répondu à l’appel du Président de la République en anticipant leurs doses de rappel avant même l’instauration du passe vaccinal. D’ailleurs, au sein même de certains groupes politiques, la dose de rappel a également précédé l’avènement du passe vaccinal, comme le prouve l’observation des scrutins du groupe Les Républicains : première dose de 44 % pour le passe, deuxième dose de 62 % et dose de rappel de 81 % en lecture définitive. (Sourires sur quelques bancs du groupe LaREM. – Exclamations sur les bancs du groupe LR.)

Il semble aujourd’hui que l’épilogue de cette odyssée approche.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Julien Borowczyk
2022 Feb 08 15:22:38
Monsieur le ministre des solidarités et de la santé, selon Albert Camus, « le grand courage, c’est encore de tenir les yeux ouverts sur la lumière comme sur la mort ». Depuis deux ans, le Président de la République, le Gouvernement et nous, la majorité, avons tenu les yeux ouverts avec lucidité et courage pour protéger la France et les Français face à l’épidémie. Nous avons tenu pour vacciner massivement grâce au passe sanitaire, puis vaccinal. Nous avons tenu lors des vagues successives, notamment celles des variants delta et omicron, grâce au vaccin et à l’implication sans faille de nos soignants. Nous avons tenu pour laisser ouverts les commerces, les lieux de culture et les écoles. Nous avons tenu parce que le Gouvernement et la majorité ont agi en responsabilité, en s’appuyant sur le débat démocratique et les faits scientifiques tout en s’affranchissant des incohérences de nos oppositions.

Et puisque même dans les poubelles de l’histoire, je m’astreins au tri sélectif, je rappellerai les discours dubitatifs tenus à la toute gauche de cet hémicycle quant à l’efficacité du vaccin ; j’évoquerai également le positionnement populiste à droite de ces bancs concernant le passe. Mais puisque les scories idéologiques ne sont jamais inertes, soulignons l’extrême paradoxe du discours de ceux qui, hier encore, nous reprochaient de trop fermer, et qui critiquent maintenant les assouplissements annoncés par le Premier ministre. Les faits nous donnent raison et démontrent une parfaite anticipation de la situation actuelle. En effet, nous levons certaines restrictions dans les bars, restaurants, rassemblements publics et discothèques de manière totalement contemporaine à une nette diminution de la circulation du virus, à une tension hospitalière encore élevée, mais stabilisée chez les adultes et en baisse chez les enfants, et à une campagne de vaccination renforcée par le passe vaccinal, qui permet à la France d’être l’un des pays les mieux vaccinés au monde.

Confucius disait : « Quand on peut accomplir sa promesse sans manquer à la justice, il faut tenir sa parole. » Comme nous nous y étions engagés, nous avons protégé nos concitoyens et notre économie face au virus en préservant toutes les libertés grâce au passe. Nous tenons actuellement notre parole de lever toutes les restrictions qui ne nous paraissent plus scientifiquement et médicalement utiles. Monsieur le ministre, l’évolution sanitaire positive à laquelle nous assistons constitue-t-elle une décrue durable, et quelles sont les perspectives d’avenir que nous pouvons donner aux Françaises et aux Français ?
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Julien Borowczyk
2022 janv. 5
Il s’agit d’un amendement de clarification. Les centres commerciaux, qui relèvent toujours de la loi de mai 2021, peuvent dans certaines circonstances faire l’objet d’une mesure de fermeture sur avis du préfet du département. Les centres commerciaux, comme les foires, sont des lieux de passage où le porter du masque est obligatoire. Or le calcul des surfaces a parfois posé un problème d’équité. Pour éviter toute distorsion de concurrence et permettre à ces centres commerciaux, qui vendent aussi des produits de première nécessité, de rester ouverts, nous souhaiterions qu’ils soient exclus du périmètre de la loi de mai 2021.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Julien Borowczyk
2021 déc. 7
Je souhaite alerter le Gouvernement sur la situation des mobilités décarbonées dans le département de la Loire, en particulier dans la communauté d’agglomération Loire Forez et dans la métropole stéphanoise. La circulation sur les routes et les lignes ferroviaires arrive à saturation, en particulier sur l’autoroute A47 et sur la ligne de chemin de fer entre Lyon et Saint-Étienne, l’une des plus anciennes de France et l’une des plus utilisées après celles d’Île-de-France.

Depuis quelques années, ma circonscription, située dans le centre de la Loire, notamment les communes d’Andrézieux-Bouthéon, de Saint-Galmier, de Veauche et de La Fouillouse, connaît une évolution démographique et économique majeure. Les mobilités automobiles et ferroviaires arrivent à saturation dans ces zones.

La question des transferts de l’activité économique et des flux automobiles se pose vers l’est mais aussi vers l’ouest. En effet, un tronçon de 40 kilomètres de voie ferrée entre les communes de Böen-sur-Lignon et de Thiers, dans le département du Puy-de-Dôme, est fermé depuis quelques années et ne permet plus d’aller en train de Lyon et Saint-Étienne à Clermont-Ferrand.

Dans ce contexte, le projet d’autoroute A45, visant à relier les communes d’Andrézieux-Bouthéon et de La Fouillouse, situées près de Saint-Étienne, à Lyon, a été abandonné. Au regard des problèmes de raccordement dans l’ouest lyonnais, cela pouvait s’entendre. Or le Gouvernement s’était engagé – et s’engage encore, je le crois – à allouer les fonds nationaux, initialement destinés à l’autoroute A45, à l’amélioration des mobilités dans le territoire ligérien, en particulier dans le centre et le sud du département de la Loire.

Aussi, madame la secrétaire d’État, je souhaitais vous interroger sur l’étoile de mobilité qui se déplace actuellement de Saint-Étienne aux limites de l’agglomération stéphanoise, dans la commune d’Andrézieux-Bouthéon, laquelle se situe au croisement d’autoroutes et de lignes ferroviaires importantes et pourrait d’ailleurs constituer un pôle multimodal. Existerait-il un intérêt à le créer ? Comment envisager l’avenir des 40 kilomètres de voie ferrée entre Böen-sur-Lignon et Thiers, reliant Lyon-Saint-Étienne à Clermont-Ferrand, importantes villes de la région Auvergne-Rhône-Alpes ? La création d’un réseau express régional (RER) entre Saint-Étienne et Lyon est-elle envisageable ? Certains parlent même de créer un RER entre Lyon et Andrézieux-Bouthéon, sur le trajet de l’autoroute A45, ce qui serait un beau pied de nez décarboné à la velléité de construire de nouvelles autoroutes.

À ce stade, nous n’avons jamais entendu les autorités organisatrices de la mobilité, notamment la région Auvergne-Rhône-Alpes, faire des propositions sur ces sujets ; nous n’avons pas de solutions. Je souhaite connaître les engagements du Gouvernement, car c’est un lieu important de concentration de l’activité économique et de flux automobiles et ferroviaires.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Julien Borowczyk
2021 déc. 2
C’est pas clair !
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Julien Borowczyk
2021 déc. 2
Vous n’avez pas honte de dire ça ?
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Julien Borowczyk
2021 déc. 2
Or ce n’est pas du tout le but : nous mettons en place un guichet unique permettant de justifier et de promouvoir les installations, qu’elles soient libérales ou en centre de santé. C’est précisément le vivre-ensemble dont nous parlions à l’instant : vivre ensemble que l’on exerce en libéral, en centre de santé ou en collaboration pluriprofessionnelle au sein d’une CPTS. Il faut continuer de promouvoir ce système. Le projet de loi 3DS prévoit justement que les collectivités territoriales pourront aider les centres de santé : dont acte. Mais ne mettons pas des centres de santé partout ! (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LaREM.)
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Julien Borowczyk
2021 déc. 2
En l’occurrence, c’est ce que vous proposez avec l’article 4. Or, comme le soulignait notre collègue Isaac-Sibille, sommes-nous vraiment trop riches en médecins quelque part ? Dites-nous à quel endroit car, pour ma part, je ne sais toujours pas ! Mais ce n’est pas grave, c’est quand même « 100 %, je prends tout ». Il en va de même pour le contrat de début d’exercice : vous prenez tout et vous ventilez façon puzzle, comme dans une planification soviétique, en disant que vous allez mettre des centres de santé partout.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Julien Borowczyk
2021 déc. 2
Je voudrais revenir brièvement sur l’article précédent avant de défendre l’amendement de suppression. Je rappelle que l’accès aux soins d’un médecin traitant est inscrit dans la loi. À défaut, la consultation est considérée comme une urgence et le patient est remboursé. Garantir l’accès à un médecin traitant est d’ailleurs la première des missions, et une obligation, pour les CPTS que nous développons.

J’en viens à l’article 4, dont nous proposons la suppression. Vous parliez tout à l’heure avec fierté du groupe communiste, chers collègues. Cet article s’inscrit effectivement, comme toute cette loi, dans une logique communiste qui me rappelle les grands débats entre Jean-Pierre Elkabbach et Georges Marchais : quand on est trop riche, « 100 %, je prends tout ! »
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Julien Borowczyk
2021 déc. 2
Pour ma part, je trouve qu’il peut être intéressant que les députés disposent d’une expertise. Pourtant, on a l’impression que cela empêcherait de siéger dans l’hémicycle… Peut-être pourriez-vous siéger tout le temps, de ce fait !
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Julien Borowczyk
2021 déc. 2
Je voudrais en préambule m’excuser auprès de vous, monsieur le rapporteur : je suis médecin !
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Julien Borowczyk
2021 déc. 2
Ainsi, dans les deux ans à venir maximum, 4 000 à 5 000 médecins s’installeront dans tous les territoires. Nous avons pris à bras-le-corps ce sujet, qui soulevait un vrai problème humain et de démographie médicale. Grâce à cette mesure concrète que nous avons prise, les médecins sont autorisés à conclure des CESP et arriveront dans les mois qui viennent – je tenais à le rappeler.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Julien Borowczyk
2021 déc. 2
Madame la ministre déléguée vient de rappeler que l’obligation est malheureusement contre-productive. Le fonctionnement actuel est opérationnel.

Il a été indiqué au cours de la présentation de l’amendement no 12 que les PADHUE pouvaient conclure des CESP. N’oubliez pas que sous cette législature, nous avons résolu le problème ancien des PADHUE que vous n’aviez jamais soulevé : ils étaient souvent faiblement payés, travaillant en tant qu’internes dans les hôpitaux. Ils pourront enfin régulariser leur situation.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Julien Borowczyk
2021 nov. 26
Depuis près de deux ans, le covid rythme dramatiquement nos vies au gré de ses morsures répétées. Je veux ici avoir une pensée pour tous ces malades et toutes ces familles que le covid a blessés et meurtris. Quel que soit l’âge du patient, chaque cas est potentiellement grave ; les millions de morts déjà causées par la maladie en témoignent.

Il serait néanmoins réducteur d’adopter une attitude binaire en résumant l’issue du covid à une guérison ou un décès. Nous ne devons jamais oublier toutes celles et ceux qui ont réchappé du covid mais qui en gardent des séquelles profondes et durables. Certes, ils sont en vie, mais leur destin peut être bouleversé.

Ces stigmates viraux tragiques sont parfois ancrés dans le dossier médical du patient après un passage en réanimation, une intubation, un coma artificiel. Néanmoins, les cicatrices peuvent être moins visibles sans être plus supportables pour autant. Ces manifestations variées caractérisent le covid long. Le devoir de la représentation nationale est d’accompagner nos concitoyens souffrant de cette pathologie.

Cette entité aux symptômes multiples, à l’étiologie et à la physiopathologie encore mal connues, abîme la vie quotidienne et grignote l’autonomie jusque dans des compartiments de la vie qui nous paraissaient acquis, car elle peut engendrer des difficultés de concentration, une fatigue chronique, un essoufflement, une dépression, ou une paralysie.

Le covid long touche potentiellement des centaines de milliers d’entre nous, y compris des enfants, et ce, le plus fréquemment, sans symptomatologie initiale ou sans hospitalisation inaugurale. Cette absence de soins hospitaliers complexifie l’identification et le suivi des patients. Ainsi, les patients mènent une guerre contre le covid long, mais ils doivent d’abord s’acquitter d’une bataille entraînée par cette errance diagnostique.

Dans cette guerre du quotidien, le champ de bataille de la reconnaissance est sinistre car il est hanté par les brumes de l’ignorance et parfois même du mépris, figé par un silence glacial, embourbé dans la glaise du temps long. Cette bataille du dépistage et de la reconnaissance, nous devons la gagner aux côtés des malades grâce au renfort des soignants. Cette bataille, c’est celle de la dignité retrouvée par nos concitoyens atteints de covid long dont la souffrance est encore trop souvent ignorée. Cette bataille, c’est celle que j’ai commencée avec la collaboration de Patricia Mirallès en février 2021 lorsque nous avons rédigé la résolution sur le covid long soutenue par l’ensemble de la majorité et votée à l’unanimité.

Ce texte a permis, au travers des actions du Gouvernement, de fournir les armes et les munitions pour combattre la maladie et améliorer la reconnaissance : publication des fiches de la HAS sur le covid long destinées aux soignants, sensibilisation et formation des acteurs médicaux et paramédicaux, recommandations pour la prise en charge des soins coûteux en ALD, constitution d’une task force spécialement dédiée au covid long et à ceux qui en souffrent, création de cellules de coordination territoriale et mise en place de centres de rééducation spécialisés.

Cette résolution a permis une véritable prise de conscience et une percée significative dans cette bataille au service des malades. Il fallait néanmoins un nouvel acte législatif, complémentaire, pour porter l’estocade contre les difficultés de reconnaissance du covid long.

C’est ainsi, monsieur le rapporteur, que je tiens à vous remercier de venir, tel le maréchal Joffre (Sourires), tenir et renforcer la ligne contre le covid long en appui de celles et ceux qui avaient lutté jusqu’alors. En effet, votre proposition de loi vise à créer une plateforme de témoignages, de recensement et d’orientation, ce qui constitue un véritable message d’espoir pour les patients et complète l’organisation déjà en place. Il est indispensable que chaque personne puisse s’exprimer, obtenir un diagnostic étayé ainsi qu’une reconnaissance car « l’espérance de guérir est déjà la moitié de la guérison », comme le soulignait Voltaire.

Dès lors, la complémentarité entre résolution et proposition de loi, le travail incessant des associations de patients et la formation des soignants emporteront la victoire en offrant un accès simplifié aux soins pour toutes et tous.

En revanche, il convient de ne pas oublier la dernière bataille : celle de la prise en charge thérapeutique. Cet ultime combat doit être mené alors même que le virus s’immisce pour la cinquième fois dans nos établissements de santé, certes en plus faible proportion grâce à la vaccination mais suffisamment pour perturber la mise en place des unités de soins prévues par le ministère des solidarités et de la santé et concrétisées par les agences régionales de santé. Le maillage territorial de ces centres spécialisés reste encore inégal. La complexité de la maladie se traduit par un polymorphisme majeur. Or cette labilité symptomatologique requiert une prise en charge et un suivi individualisés.

C’est l’objet de l’article 2 de cette proposition de loi qui invite à confirmer le travail de maillage des unités de soins initiées par le Gouvernement à la suite de la résolution. La proposition de loi est très attendue par nos concitoyens et notamment par celles et ceux qui souffrent de covid long. Notre devoir est de soutenir ce texte pour confirmer la volonté inaliénable de notre assemblée d’être aux côtés de la nation dans toutes les circonstances.

Il est également de notre responsabilité, en cette période complexe de cinquième vague, d’accompagner en conscience toutes les décisions allant dans le sens de la prévention, sans partisanisme politique. Prévenir les contaminations par les gestes barrières ; limiter la propagation du virus en conservant nos libertés grâce au passe sanitaire ; éviter la circulation du virus et les complications grâce à une vaccination massive : c’est ce triptyque vertueux qui permettra de stopper la progression du virus, de sauver des vies, d’éviter des contaminations et donc d’empêcher la survenue de nouveaux cas de covid long. (Applaudissements sur les bancs du groupe LaREM et sur quelques bancs du groupe UDI-I. – M. le rapporteur applaudit également.)
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Julien Borowczyk
2021 oct. 22
C’est ridicule !
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Julien Borowczyk
2021 oct. 22
Il faut arrêter…
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Julien Borowczyk
2021 oct. 22
Faire travailler les gens les uns avec les autres, voilà le seul sujet ! (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LaREM.)
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Julien Borowczyk
2021 oct. 22
Les médecins feront des remplacements, exerceront comme médecins du travail ou médecins de la sécurité sociale ou je ne sais quoi d’autre. Votre proposition ne serait intéressante que si nous avions trop de médecins : dans ce cas, elle permettrait de mieux les répartir.

Il faut répéter l’argument du rapporteur général : le seul qui trinquera avec cette expérimentation, ce sera le patient car il devra payer des médecins non conventionnés et ne sera pas remboursé. (Exclamations sur plusieurs bancs des groupes UDI-I et SOC.) Voilà ce qu’il va malheureusement se passer !

Depuis quelques années, toutes majorités confondues, nous avançons – tranquillement, c’est vrai, mais nous avançons – sur la pratique avancée, sur la délégation de tâche, sur la télémédecine, etc.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Julien Borowczyk
2021 oct. 22
C’est vrai, et je m’attendais à cette objection ! (Sourires.) Mais la situation s’est hélas aggravée.

Moins de 10 % des jeunes médecins s’installent, là réside le problème principal. J’entends les demandes des collègues car on manque de médecins partout dans les territoires et les besoins d’accès aux soins ne cessent de croître, mais je vous assure du fond du cœur qu’une telle expérimentation ne ferait qu’accentuer la baisse des installations.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Julien Borowczyk
2021 oct. 22
Je reprendrai les propos de M. Bazin qui touchent au sujet de ma thèse.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Julien Borowczyk
2021 oct. 22
Il fait suite au rapport Denormandie-Chevalier « Comment améliorer l’accès aux aides techniques ? » Je remercie Mme la ministre déléguée pour son implication sur ce dossier, puisque nous nous étions engagés à reconditionner les aides techniques. Cet amendement vise à faire bénéficier les personnes en perte d’autonomie des aides techniques, des dernières innovations et d’un remboursement complet. Ainsi, une personne en perte d’autonomie, qui doit attendre que quelqu’un vienne chez elle pour l’aider à se lever, qui a systématiquement besoin que quelqu’un l’aide à faire sa toilette intime, pourra désormais le faire grâce à de récentes aides techniques à l’autonomie. De plus, ce dispositif permettra – je regrette à cet égard que M. Ruffin ne soit plus présent – de limiter les troubles musculo-squelettiques des aides à domicile. (Mme Caroline Fiat applaudit.) C’est un bel amendement pour l’accès à l’autonomie pour tous !
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Julien Borowczyk
2021 oct. 22
Il est identique à celui de M. Isaac-Sibille. Considérés comme des dispositifs médicaux, les logiciels seront désormais soumis à une norme CE. Or il s’agit de logiciels d’aide à la dispensation et à la prescription. Il me semble important que l’on améliore la sécurité de prescription, ce qui est le but de cet amendement.

S’agissant de la télésurveillance, je voudrais évoquer rapidement un exemple, pour souligner l’importance de ce dispositif. Le meilleur exemple que j’ai en tête concerne l’apnée du sommeil : la télésurveillance, mise en place il y a très longtemps, a permis d’accroître la sécurité dans l’utilisation du matériel, mais aussi de faire des économies en matière de frais de santé grâce à une meilleure prise en charge. La télésurveillance a donc selon moi beaucoup d’avenir.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Julien Borowczyk
2021 oct. 21
Les plaies, nous les refermons les unes après les autres dans ce PLFSS avec la sortie de la T2A et l’investissement du Ségur dans l’humain et les infrastructures, l’investissement dans l’innovation et la souveraineté en matière de médicaments et de dispositifs médicaux, la prévention, l’accès aux soins, la relance économique (Exclamations sur les bancs des groupes FI et GDR), l’accompagnement de l’autonomie et de la dépendance, l’investissement dans les EHPAD. (M. Adrien Quatennens applaudit lentement.)

Je me souviens d’une phrase du président Valéry Giscard d’Estaing (« Oh ! » sur les bancs du groupe GDR), qui disait : « On ne guérit pas les plaies en les léchant avec de la langue de bois. » Je terminerai donc par ces vers lyriques : oublions la sylviculture linguale, travaillons pour notre système médical ! Nous voterons évidemment contre la motion de rejet préalable. (Applaudissements sur les bancs des groupes LaREM et Dem.)
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
Voir plus
⚙️
🚀