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Florence Morlighem
2021 juin 22
Avec la loi de programmation militaire 2019-2025, le Gouvernement et sa majorité font le choix de la souveraineté industrielle, de la recherche et de l’innovation, mais aussi celui de l’emploi et de la cohésion sociale. Des milliers de jeunes ont en effet la possibilité de s’engager au service de notre pays et, ainsi, de trouver leur voie. Dans les Hauts-de-France, 709 petites et moyennes entreprises travaillent pour le ministère des armées, ce qui représente environ 2 000 emplois.

Le respect scrupuleux de la loi de programmation militaire, conformément à l’engagement du Président de la République, traduit également la priorité donnée à la sécurité collective de nos compatriotes. Répondre aux besoins immédiats des armées et préparer l’avenir sont des objectifs fondamentaux d’une LPM qui fait clairement porter l’effort sur la fonction de connaissance et d’anticipation de nos capacités dans les domaines du renseignement, du cyber et de l’espace.

L’espace et la cyberdéfense sont deux priorités identifiées, qui se voient dotées de budgets importants pendant toute la durée de la loi de programmation militaire : 4,3 milliards d’euros pour l’espace, 1,6 milliard pour le cyber. Je tiens à saluer le choix de ces deux priorités : elles concernent des domaines dans lesquels émergent de nouvelles formes de conflictualité, des domaines qui constituent des défis pour la France.

Nous faisons face à un monde profondément bouleversé, dans lequel certains de nos compétiteurs, étatiques ou non, ont recours à des modes d’action hybrides et désinhibés, dans tous les domaines de conflictualité. Dans ce contexte international instable, le Président de la République a décidé le maintien d’un modèle d’armée complet et équilibré à l’horizon 2030, ce dont je me félicite. La loi de programmation militaire renforce les capacités des armées en matière de prévention, de détection et d’attribution des cyberattaques. Elle les dote de moyens de réaction rapides, efficaces et coordonnés à l’horizon 2025 afin de garantir une protection et une défense des systèmes et des réseaux cohérentes dans tous les secteurs : cyberprotection, lutte informatique défensive, influence numérique, lutte informatique offensive, moyens de commandement et d’entraînement.

Je veux citer, à titre d’exemple, le lancement du programme d’intelligence artificielle ARTEMIS – architecture de traitement et d’exploitation massive de l’information multi-sources –, qui dote le ministère des armées d’une infrastructure souveraine de stockage et de traitement massif des données et permettra d’augmenter les capacités d’analyse par le recours à l’intelligence artificielle.

 

Je tiens à saluer également les derniers ajustements de la loi de programmation militaire annoncés par Mme la ministre des armées. Le premier axe, « mieux détecter et contrer », vise à développer nos capacités défensives et offensives dans les champs du cyber et du numérique. L’annonce de la création d’un à Bruz, au plus près du pôle de cyberdéfense de Rennes, démontre l’importance du cyber dans notre société et sa prise en compte effective.

L’espace constitue l’autre priorité de la loi de programmation militaire et un autre champ de conflictualité grandissante. L’ajout, en 2019, du terme « de l’espace » au nom « armée de l’air » démontre bien l’attention désormais accordée à ce nouvel enjeu. « L’armée de l’air » devient donc « l’armée de l’air et de l’espace ». Conformément aux décisions du Président de la République, un commandement de l’espace a été créé en septembre 2019, qui se structure et monte en puissance, avec l’objectif de regrouper 500 personnels à Toulouse à l’horizon 2025.

Parallèlement, le ministère des armées a élaboré, en concertation avec nos alliés européens et américains, une nouvelle stratégie spatiale de défense, et un nouveau programme d’armement a été lancé en 2019, le programme ARES, au titre de la surveillance, de la résilience et de l’action dans l’espace.

Nous pouvons par ailleurs nous féliciter de la décision récente de l’OTAN, l’Organisation du traité de l’Atlantique nord, d’implanter l’un de ses centres d’excellence, exclusivement dédié à l’espace, au sein du centre spatial de Toulouse. Cette décision traduit la reconnaissance de l’expertise française en matière spatiale – elle constitue une référence européenne.

L’espace et les politiques spatiales sont une composante essentielle de la recherche française. L’espace est aussi désormais un champ très important de conflictualité. La France doit donc absolument veiller à rester dans la course par la recherche et l’innovation. Un respect strict de la loi de programmation militaire est dès lors indispensable. Je fais confiance à Mme la ministre des armées pour y veiller, avec l’aide des députés de la majorité.

En conclusion, je veux vous dire toute ma fierté d’appartenir à une majorité qui permet, avec la loi de programmation militaire, de réparer notre modèle d’armée mis à mal avant 2017 par des années de sous-investissement. Grâce à l’engagement du Président de la République et de Mme la ministre des armées, la majorité fait le choix de la souveraineté nationale et de la sécurité des Français.
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Florence Morlighem
2021 mars 24
La France est riche de son tissu associatif. L’importance des actions menées par les associations se mesure en particulier dans les circonstances exceptionnelles, comme celles que nous connaissons actuellement. Les implications économiques et sociales de cette crise sanitaire sans précédent sont considérables ; les petites associations, notamment, réalisent un travail de proximité indispensable afin de venir en aide à ceux de nos concitoyens qui risquent de se sentir perdus, délaissés. Je le constate dans ma circonscription, la onzième du département du Nord, où les épiceries solidaires, les cafés coopératifs, les associations culturelles jouent un rôle primordial pour favoriser le vivre-ensemble en cette période délicate.

Cependant, cette même crise fragilise les petites structures de l’ESS, en dépit de la création par le Gouvernement d’un fonds de solidarité bienvenu : beaucoup n’en ont pas connaissance, ou encore, vivant de subventions, ne peuvent déclarer la perte d’au moins 50 % de leur chiffre d’affaires, puisqu’elles n’en ont pas – ce qui leur interdit d’être indemnisées par ce fonds. Le Gouvernement et sa majorité ont pris conscience du problème, donc de la nécessité d’un mécanisme spécifique pour les associations ayant dix salariés ou moins ; d’où l’adoption en novembre dernier, dans le cadre de l’examen du quatrième projet de loi de finances rectificative pour 2020, des dispositions visant à créer un nouveau fonds de 30 millions d’euros, UrgencESS, pleinement opérationnel depuis janvier. Cette mesure démontre une nouvelle fois l’entière mobilisation du Gouvernement et de la majorité auprès des acteurs de l’ESS. Madame la secrétaire d’État, pourriez-vous nous en présenter les grandes lignes, afin que les intéressés s’emparent de cet outil essentiel ?
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Florence Morlighem
2021 mars 2
Depuis 2017, le Gouvernement et sa majorité sont résolument engagés auprès de la jeunesse. Ce sont ainsi 7 milliards d’euros qui ont été consacrés à l’emploi des jeunes. Cet effort budgétaire très important porte ses fruits car même en ces périodes très difficiles, l’emploi des jeunes se maintient et un nombre record de jeunes choisit dorénavant l’apprentissage, grande fierté de notre majorité.

Les crises sanitaire et économique liées au covid-19 que nous traversons renforcent encore la nécessité d’agir pour la jeunesse, et le travail doit être au centre des différents dispositifs. Les jeunes ne doivent pas être enfermés dans des minima ; la lutte contre la pauvreté ne peut se résumer à une aide pécuniaire inconditionnelle. C’est d’abord une question de respect envers les jeunes, mais aussi d’efficacité. Il faut proposer à chaque jeune une solution personnalisée et adaptée à ses aspirations et à sa volonté d’émancipation. La jeunesse ne souhaite pas être assistée, elle souhaite disposer d’outils lui permettant de s’insérer dans la société. Je suis convaincue que les solutions proposées par nos oppositions, telles que le RSA jeunes, ne correspondent pas aux attentes de la jeunesse. Les jeunes ne veulent pas toucher une allocation : ils veulent s’insérer, travailler, avoir la possibilité de démontrer leurs multiples talents. Le RSA n’est pas un horizon. Les promoteurs du RSA jeunes oublient de dire à nos concitoyens que sa mise en place entraînerait de fortes hausses d’impôts, que notre majorité refuse car elles freineraient la reprise économique.

Madame la secrétaire d’État, pouvez-vous une nouvelle fois énumérer devant la représentation nationale l’ensemble des dispositifs permettant à la jeunesse de s’insérer dans la société, répondant ainsi à son désir d’émancipation, et confirmer que la France est le pays d’Europe qui fait le plus pour la jeunesse, surtout en ces périodes très difficiles ?
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Florence Morlighem
2021 janv. 12
…, comme je peux le constater dans la onzième circonscription du Nord.

Pouvez-vous, monsieur le ministre, nous rappeler les mesures d’urgence prévues et nous confirmer que l’orientation de la stratégie…
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Florence Morlighem
2021 janv. 12
En 2019 en France, selon l’INSEE, le taux de pauvreté a diminué de 0,3 point pour s’élever à 14,5 % de la population contre 14,8 % en 2018. Entre 2018 et 2019, 210 000 personnes sont sorties de ce que l’INSEE appelle la « pauvreté monétaire ». Ces chiffres montrent que la stratégie gouvernementale de prévention et de lutte contre la pauvreté, lancée en 2018 et soutenue par notre majorité, commence à porter ses fruits.

Il est utile de rappeler à nos oppositions que, toujours selon une étude de l’INSEE publiée en octobre dernier, entre 2008 et 2017, les chances de sortie de la pauvreté s’étaient réduites. La pauvreté ne doit pas être une peine à perpétuité. La baisse du chômage observée en 2019 par rapport à 2018 a permis à des femmes et à des hommes vivant en situation de pauvreté d’en sortir, précisément grâce au retour à l’emploi. C’est pourquoi la politique de lutte contre la pauvreté est axée sur cet objectif.

L’indicateur du taux de pauvreté ne rend qu’imparfaitement compte de l’ensemble de l’action du Gouvernement pour lutter contre ce fléau. Notre majorité est fière d’avoir voté des mesures qui améliorent concrètement le quotidien des personnes les plus fragiles : la création et la pérennisation de places d’hébergement pour les sans-abri, la création fin 2019 de la complémentaire santé solidaire et la mise en œuvre progressive du 100 % santé par la prise en charge à 100 % des soins optiques, dentaires et auditifs.

Notre majorité est fière d’avoir voté l’accès pour les enfants les plus défavorisés à la cantine à 1 euro, à un petit-déjeuner gratuit à l’école ; fière aussi d’avoir permis aux parents de faire garder leurs enfants pour aller travailler sans faire l’avance de frais, et d’avoir soutenu le renforcement de l’accès aux crèches des familles les plus modestes. La mise en place du service public des pensions alimentaires, garantissant aux familles monoparentales leur juste versement, est une nouvelle illustration de la lutte concrète et quotidienne du Gouvernement et de sa majorité contre la pauvreté. La crise sanitaire que nous traversons est inédite et, malheureusement, les classes populaires sont les plus touchées…
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Florence Morlighem
2020 juil. 16
La crise sanitaire exceptionnelle que nous traversons aura dans les prochains mois de fortes répercussions économiques et sociales. La première urgence, soulignée par le Président de la République lors de son interview du 14 juillet et par le Premier ministre lors de sa déclaration de politique générale devant l’Assemblée nationale hier, concerne l’avenir de nos jeunes. Un plan pour la jeunesse sera discuté avec les partenaires sociaux dès ce vendredi car rien ne se fera sans dialogue social.

Il y a une véritable urgence sociale : 700 000 jeunes arrivent dès septembre 2020 sur le marché du travail. Il faut aller chercher les jeunes les plus éloignés de l’emploi. Beaucoup a été fait depuis juin 2017 par le Gouvernement, soutenu par la majorité présidentielle – par exemple, le développement de l’apprentissage – mais la crise exceptionnelle que nous connaissons nous oblige à accélérer et à créer des mécanismes nouveaux, en particulier pour les jeunes qui n’ont pu trouver une entreprise pour les accueillir en apprentissage ou en alternance.

Le service civique est un très bel outil d’engagement citoyen, destiné aux jeunes désireux de s’impliquer dans la vie de la cité. Il fonctionne : 140 000 jeunes sont aujourd’hui sous contrat. Il faut le développer pour toucher les jeunes éloignés de l’emploi.

Il faut tout faire pour que les jeunes puissent avoir accès au marché du travail. Cela passe par une amplification de la réduction des coûts du travail pour les jeunes de moins de 25 ans, menée depuis juin 2017.

Mais les situations des jeunes sont hétérogènes et doivent être appréhendées dans toute leur complexité. Il faut permettre aux jeunes privés de perspectives d’embauche à court terme de poursuivre leurs études, avec un accompagnement social.

Pouvez-vous, madame la ministre du travail, nous présenter les principaux axes de la politique gouvernementale ?
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Florence Morlighem
2020 janv. 28
Je veux évoquer aujourd’hui la question spécifique de la précarité alimentaire. Une étude du Secours populaire publiée en septembre 2018 affirme que près de la moitié des Français les plus pauvres ne sont pas en mesure d’assurer trois repas par jour et ne peuvent se permettre de manger du poisson ou de la viande qu’une fois par semaine.

Madame la secrétaire d’État, vous le savez, des associations combattent au quotidien contre la précarité en distribuant des aliments ou des repas. La loi du 11 février 2016 relative à la lutte contre le gaspillage alimentaire oblige la grande distribution à donner les invendus alimentaires qu’elle jetait auparavant. Mais des acteurs de terrain, en particulier de la onzième circonscription du Nord – Lille, Lomme, Armentières – m’ont signalé des difficultés dans la redistribution alimentaire, entre la récupération de ces invendus et le don aux bénéficiaires.

Je me fais ici la porte-parole des acteurs de terrain qui suggèrent la mise en place d’un service de coordination de la redistribution alimentaire, nouvel outil économique, solidaire et responsable, qui créerait de surcroît des emplois d’insertion à court et moyen termes.
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Florence Morlighem
2020 janv. 28
Le Gouvernement a pris le problème à bras-le-corps, présentant en septembre 2018 une stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté qui transforme notre modèle social en investissant, entre autres, dans l’éducation et la formation, ainsi que dans l’accompagnement et l’émancipation sociale par l’emploi. Les premiers résultats sont là, avec une baisse du chômage, certes trop faible encore, mais incontestable. Le Gouvernement et la majorité se voient confortés dans la logique d’insertion par le travail.
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Florence Morlighem
2020 janv. 28
Monsieur le président, mes chers collègues, merci de votre accueil.

Madame la secrétaire d’État auprès de la ministre des solidarités et de la santé, la pauvreté est un fléau dans notre pays, où près de 9 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté.
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