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Nathalie Bassire
2024 May 30 09:30:25
À plus long terme, nous considérons qu’il est légitime de préparer une stratégie nationale pour les déplacements de populations victimes des effets des changements climatiques, dont la montée des eaux et la perte de biodiversité.

Le groupe Libertés, indépendants, outre-mer et territoires soutiendra la proposition de résolution, car mieux vaut prévenir que guérir. (Applaudissements sur les bancs du groupe LR, SOC, HOR, GDR-NUPES. – M. Matthieu Marchio applaudit également.)
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Nathalie Bassire
2024 May 30 09:26:15
Tout le monde s’inquiète, à juste titre, des effets du dérèglement climatique sur les villes côtières et insulaires, particulièrement exposées aux aléas. Cette proposition de résolution est donc la bienvenue. En tant qu’élue de La Réunion, je tiens, pour commencer, à rappeler l’impact dramatique du dérèglement climatique dans les outre-mer.

Selon la note de l’Agence française de développement (AFD) intitulée « Vulnérabilités au changement climatique des outre-mer et des petits États insulaires », les territoires insulaires d’outre-mer sont à l’avant-poste du dérèglement climatique. Cette vulnérabilité résulte de leur aménagement, concentré sur les littoraux, ainsi que de la fragilité de leurs écosystèmes, qui concentrent 80 % de la biodiversité française sur seulement 22 % du territoire national. Ils sont donc particulièrement exposés à la montée du niveau de la mer et à l’intensification des événements extrêmes, tels que les chocs pluviométriques et les cyclones, plus intenses et plus fréquents.

Les risques liés à l’élévation du niveau de la mer sont particulièrement élevés à Saint-Martin, en Polynésie, à Wallis-et-Futuna et à Saint-Pierre-et-Miquelon, mais aussi en Guadeloupe, où les zones urbaines sont principalement situées sur le littoral. De même, les risques liés à l’instabilité des températures sont plus substantiels dans les territoires d’outre-mer, en particulier en Guadeloupe, où ils sont croissants, et à La Réunion, terre cyclonique.

Si seulement les gouvernements qui se succèdent tenaient compte des rapports produits sur le sujet, tels que celui de l’Observation national sur les effets du réchauffement climatique (Onerc) intitulé « Les outre-mer face au défi du changement climatique », remis en 2012 au Premier ministre et au Parlement par son président de l’époque, Paul Vergès. Ce travail soulignait que commencer par réduire la vulnérabilité des territoires constitue une voie concrète pour réduire leur vulnérabilité à long terme et s’adapter au changement climatique. L’enjeu est donc d’intégrer la perspective du long terme dans des actions immédiates.

Pourtant, les politiques publiques actuelles en matière d’adaptation ne sont pas à la hauteur de l’enjeu et s’inscrivent davantage dans la réaction que dans la prévention. Cette logique de court terme a un coût important sur les finances publiques. En cas de crise, il n’y a qu’une réaction aujourd’hui : des mécanismes assurantiels sont actionnés et des aides sont engagées. Si la facture est lourde, cette façon de procéder revient souvent à poser un pansement sur une jambe de bois, la situation n’étant pas réglée sur le fond.

À défaut de prendre les mesures de prévention supplémentaires tellement nécessaires, dans un contexte d’intensification des impacts du changement climatique, nous risquons de devoir accroître continûment les dépenses et les interventions pour réparer ce que l’on n’aura pas anticipé.

À l’instar du groupe Gauche démocrate et républicaine, nous estimons, au groupe LIOT, qu’il est légitime d’envisager de nouveaux instruments financiers à l’attention des villes côtières, en créant un fonds ad hoc ou en renforçant un fonds existant. Toutefois, il est également urgent que les responsables politiques, comme la société civile, le secteur privé, les citoyens, prennent toute leur part à la politique d’anticipation que nous réclamons. Tous les projets d’aménagements doivent prendre en considération les risques liés au dérèglement climatique.

L’élaboration de stratégies territoriales et locales d’adaptation devrait être encouragée pour rompre avec la multiplication d’interventions ponctuelles guidées par l’urgence, donc souvent dépourvues de vision à long terme. Nous attendons toujours le troisième plan national d’adaptation au changement climatique, dont la présentation ne cesse d’être repoussée ; nous espérons qu’il portera une véritable attention aux outre-mer.
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Nathalie Bassire
2024 May 29 22:04:23
Les associations de bénévoles qui accompagnent les personnes en fin de vie regrettent que celles-ci soient parfois adressées trop tardivement aux unités de soins palliatifs (USP). Les patients restent ainsi inutilement dans la souffrance en milieu hospitalier ordinaire alors que le diagnostic est établi et que la dimension fatale à court ou moyen terme de la pathologie ne fait aucun doute, et ne passent au plus que quelques jours en soins palliatifs avant leur décès. Pour ces associations, qui sont au contact direct avec la souffrance, il est indispensable de repenser l’orientation vers les unités de soins d’accompagnement et de soins palliatifs de façon que les personnes concernées bénéficient le plus rapidement possible de l’accompagnement adapté.
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Nathalie Bassire
2024 May 23 22:58:29
Notre collègue de Courson aimant la précision, il propose cet amendement de précision : les exploitants agricoles feraient connaître au point d’accueil départemental unique les caractéristiques de leur exploitation agricole avant l’âge légal de départ à la retraite. En l’état du texte, ils doivent les faire connaître avant leur départ à la retraite, alors que rares sont ceux sachant exactement la date de celui-ci.
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Nathalie Bassire
2024 May 23 20:06:38
Nous sommes favorables à ce que les exploitations fassent l’objet d’une analyse approfondie avant leur reprise par de jeunes agriculteurs ou de nouveaux entrants dans le monde agricole. Nous considérons qu’il est nécessaire de prévoir plusieurs modules pour réaliser une évaluation à 360 degrés de l’exploitation, en examinant sa capacité à surmonter les aléas climatiques, mais aussi en renforçant l’analyse économique de la production, des débouchés, ou des capacités de restructuration ou de diversification. Nous défendons, en outre, la mise en place d’un module social, qui porterait sur le temps de travail, le nombre d’associés et d’employés, etc.

Reste un nombre important de questions auxquelles le Gouvernement n’a pas souhaité répondre. Des financements seront-ils fléchés vers ces diagnostics, ou ceux-ci seront-ils à la charge des exploitants ? Quel sera leur coût ? Qui les réalisera ? Nous invitons le Gouvernement à apporter des clarifications sur ces points.
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Nathalie Bassire
2024 May 23 19:48:27
Afin que les diagnostics réalisés ne restent pas sans usage, le présent sous-amendement propose qu’ils servent de base à la formulation, par les structures de conseil et d’accompagnement agréées, de plusieurs scénarios de développement. Ces scénarios se baseraient sur une analyse de marché, notamment sur l’évolution de la consommation, afin de permettre, d’une part, une meilleure adéquation entre l’offre et la demande, et d’autre part, une plus grande structuration des filières.
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Nathalie Bassire
2024 May 02 12:58:05
Il faut bien commencer par quelque chose. Si nous adoptions cette modification, cette proposition de loi deviendrait un texte précurseur.
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Nathalie Bassire
2024 May 02 12:56:15
Cet amendement rédactionnel vise à remplacer le mot « métropolitaine » par les mots « de l’Hexagone ».

Je rappelle que le mot « métropole » est défini, dans le Petit Robert, comme le « territoire d’un État, considéré par rapport à ses colonies, aux territoires extérieurs ». L’utilisation du mot « métropole » n’est donc pas souhaitable dans un texte de loi en général et dans celui-ci en particulier, et cela d’autant moins qu’un amendement adopté par l’Assemblée a consacré cette nouvelle formulation.
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Nathalie Bassire
2024 Mar 21 00:07:01
Les dispositifs de financement ne tiennent pas suffisamment compte de ces surcoûts structurels. Supprimer sèchement les dispositifs fiscaux d’incitation à la construction sans prévoir de mesures de substitution ciblées et adaptées aux outre-mer aurait de lourdes conséquences : une diminution de l’offre de logements libres, à cause de la hausse des prix, donc une pression accrue sur le logement social et très social, et encore davantage de mal-logement résultant de la décohabitation des jeunes et du chômage.

Ressusciter le dispositif de défiscalisation Girardin outre-mer redonnerait en revanche à nos concitoyens ultramarins l’espoir de devenir propriétaires, ou au moins d’avoir un toit. Ne pensez-vous pas que l’État doit continuer à apporter un soutien actif aux outre-mer ? Qu’il se doit d’inciter les contribuables à investir dans le logement pour le bénéfice de tous ? Comment comptez-vous favoriser concrètement le logement neuf en outre-mer, notamment à La Réunion, à compter du 1er janvier 2025 ?
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Nathalie Bassire
2024 Mar 21 00:05:29
La construction de logements doit être particulièrement soutenue dans les outre-mer par des mesures fiscales fortes, en faveur de l’habitation principale comme du parcours locatif. Alors que les coûts des matériaux flambent, en particulier à La Réunion mais aussi dans tous les territoires ultramarins, face à une pression démographique croissante – notamment sur mon île de La Réunion ainsi qu’à Mayotte –, il est vital de construire des logements intermédiaires. On ne peut se contenter de rénover des logements anciens. Il faut relancer l’activité atone des filières locales du BTP – bâtiment et travaux publics – ainsi que l’emploi. Les artisans, les très petites, petites et moyennes entreprises – TPE et PME – du bâtiment sont en grande souffrance. Le secteur traverse une crise profonde depuis 2020.

Qu’est-ce qui menace aujourd’hui l’équilibre économique des entreprises ultramarines du BTP ? Premièrement, la suppression annoncée, à compter du 31 décembre 2024, du dispositif Pinel outre-mer, qui représente près de 70 % des ventes en l’état futur d’achèvement (Vefa) à La Réunion. Deuxièmement, le recentrage du prêt à taux zéro (PTZ) sur le logement collectif en zone tendue. Faut-il rappeler que l’insularité, l’éloignement, les restrictions bancaires ou encore les normes d’aménagement et de construction – liées aux risques sismique et cyclonique – engendrent des coûts de construction bien plus élevés en outre-mer que dans l’Hexagone ?
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Nathalie Bassire
2024 Jan 23 22:09:28
Afin de pallier l’éventuelle inaction des collectivités ultramarines du fait d’une part d’un manque d’encadrement et d’expertise au sein des effectifs territoriaux, d’autre part de moyens financiers limités, cet amendement vise à permettre aux préfets de se substituer à elles pour demander au juge de mandater un expert qui constatera l’état de carence d’un immeuble.
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Nathalie Bassire
2024 Jan 23 17:45:02
Dans le droit fil de ce que vient de dire notre collègue, il prévoit qu’une copie de l’information avisant les copropriétaires et occupants que leur logement est concerné par une procédure de lutte contre l’habitat indigne soit obligatoirement transmise par le syndic au parquet près du tribunal judiciaire territorialement compétent.
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Nathalie Bassire
2024 Jan 23 17:21:06
Je le retire.
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Nathalie Bassire
2024 Jan 23 17:18:56
Il vise à adapter la législation en vigueur aux spécificités des territoires ultramarins. Les conditions climatiques – ensoleillement, chaleur, fortes pluies, vents de type cyclonique, montée des eaux, érosion des sols et j’en passe –, aggravées par le changement climatique, font que les copropriétés s’y dégradent plus rapidement qu’en France hexagonale.

C’est pourquoi nous proposons que l’ancienneté du bâti de la copropriété justifiant un diagnostic technique global (DTG) et un plan pluriannuel de travaux (PPT) y soit ramenée de quinze ans à dix ans, avec des délais de réalisation et de mise en œuvre encadrés par la loi – respectivement d’un an pour le DTG et de cinq ans pour le PPT. Compte tenu des situations de blocage particulières aux outre-mer, résultant notamment de cas très complexes d’indivision, qui obèrent toute décision, même à la majorité simple, l’initiative serait accordée à un copropriétaire au moins.
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Nathalie Bassire
2023 Dec 12 17:58:02
Une fois de plus, ce sont les travailleurs et les travailleuses de première ligne qui seront sacrifiés, ceux qui doivent tous les jours se rendre au travail parce qu’ils fournissent des services essentiels, et qui débutent leur journée dans le stress des transports.

Cette période, en plus d’être compliquée, sera aussi coûteuse. La présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, a annoncé le quasi-doublement du prix du ticket de métro. Ce prix prohibitif, plus élevé que dans n’importe quelle capitale européenne, sera supporté par les touristes, mais aussi par ceux qui, parmi les Franciliens, sont des voyageurs occasionnels.

En bref, à ce stade, l’organisation des transports pendant les Jeux olympiques et paralympiques laisse à désirer. Faut-il en rajouter en ouvrant le réseau de bus à la concurrence au moment même où se déroule l’événement ? Un potentiel changement d’opérateur est de nature à préoccuper ceux qui travaillaient jusque-là dans des situations de monopole ; ouvrir à la concurrence lors des Jeux olympiques, c’est prendre le pari d’un conflit social à ces dates-là. Ouvrir à la concurrence lors des Jeux, c’est courir le risque de transports publics qui fonctionnent au ralenti.

C’est pourquoi, au groupe LIOT, nous considérons qu’il faut éviter une transition de régime lors des Jeux olympiques. C’est la principale raison de notre soutien à cette proposition de loi. Elle donnera à Île-de-France Mobilités la latitude d’échelonner le calendrier d’ouverture effective à la concurrence. Celle-ci pourra repousser la procédure de deux ans par rapport à la date initialement fixée par le législateur afin d’éviter une embolie du réseau lors des Jeux olympiques.

Nous comprenons que certains souhaitent, à la faveur de ce texte, relancer le débat, intéressant et légitime, sur le bien-fondé de l’ouverture à la concurrence. Cependant, il dépasse de loin le cadre de cette proposition de loi. Nous n’avons donc pas voulu entrer dans ces discussions. Nous avons pris cette proposition de loi pour ce qu’elle est : une réponse ponctuelle à la désorganisation des transports en région francilienne lors des JO.

Par ailleurs, le texte permettra de renforcer les garanties sociales pour les agents concernés. Tout d’abord, le transfert de l’ensemble des contrats de travail des salariés se fera dorénavant au niveau des centres-bus et non plus des lignes, une avancée qui sécurise géographiquement chaque agent. Ensuite, le bénéfice du maintien des garanties sociales sera étendu à tous les salariés transférés et le délai d’annonce du transfert sera allongé, ce qui représente un gage de sécurité. Globalement, ce texte constitue donc une amélioration par rapport à l’existant.

Une majorité de députés de notre groupe voteront en faveur de cette proposition de loi. N’y voyez pas un soutien au processus d’ouverture à la concurrence, mais plutôt une volonté d’éviter de créer de nouvelles crispations dans l’organisation des transports au moment des Jeux olympiques. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LIOT.)
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Nathalie Bassire
2023 Dec 12 17:56:18
Nul besoin d’être parisien pour se sentir concerné par l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques de 2024. Cet événement fera de la capitale, l’espace d’un mois, la vitrine de notre pays. Nous avons tous intérêt à ce qu’il se déroule sans accroc. Or cela est loin d’être garanti.

Premier écueil et premier sujet de préoccupation : les transports. Nous le savons, les Jeux olympiques devraient attirer près de 16 millions de visiteurs, soit 1 ou 2 millions de plus que le flux habituel de touristes. Au quotidien, ce sont 800 000 spectateurs qui devront se déplacer pour assister aux événements sportifs. Le feront-ils sans encombre ? Nous avons de sérieux doutes. Alors qu’en temps normal, le réseau de transport est déjà au bord de l’apoplexie, ces voyageurs supplémentaires pourraient être ceux de trop. D’ailleurs, le préfet de région, Marc Guillaume, estime que, durant les épreuves olympiques, « le plan transport ne permet d’acheminer les spectateurs que si tous les autres voyageurs étaient dissuadés ou presque ».

Contrairement aux engagements initiaux, seul le prolongement de la ligne 14 du métro, celle qui dessert le village olympique, sera achevé à temps. Les lignes 15, 16 et 17 n’ouvriront partiellement qu’en 2025 ou 2026. Demander aux Franciliens de s’organiser différemment pendant la période des Jeux olympiques, comme vous le préconisez, monsieur le ministre délégué, semble peu réaliste. Tout le monde n’a pas accès au télétravail, et l’ensemble des résidents ne pourront pas poser de congés à ce moment-là – sans compter que beaucoup n’ont pas les moyens de partir en vacances.
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Nathalie Bassire
2023 Nov 06 23:06:54
Oui.
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Nathalie Bassire
2023 Nov 06 23:06:11
Il vise à renforcer à hauteur de 60 millions d’euros le soutien aux réseaux d’aide alimentaire ultramarins. J’ai également déposé un amendement de repli à 30 millions, le no 3447.
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Nathalie Bassire
2023 Nov 06 22:57:03
Le Gouvernement ayant accepté mon amendement visant à ce qu’il remette un rapport d’évaluation sur l’article 15 du projet de loi de financement de la sécurité sociale, cet amendement-ci soulève le sujet actuel et sensible des difficultés persistantes que rencontrent les travailleurs indépendants pour rembourser leur dette envers l’ancien régime social des indépendants (RSI), en outre-mer. À La Réunion, quelque 15 000 entreprises sont actuellement en contentieux et ne peuvent plus prétendre à la commande publique car elles ne sont pas à jour de leurs cotisations. C’est un vrai problème. Pour redonner une impulsion sérieuse au tissu économique déjà bien fragile des outre-mer et lui permettre de retrouver une dynamique, cet amendement propose d’apporter 86 millions d’euros de soutien aux entreprises.
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Nathalie Bassire
2023 Nov 06 21:41:39
Je ne sais pas si je vais ou non le retirer, car il est similaire à l’amendement no 3145 de la commission des finances, qui prévoit des crédits de 500 millions d’euros pour garantir la continuité territoriale et qui a été adopté. L’exposé sommaire présente des pistes pour améliorer les dispositifs existants, notamment L’Agence de l’outre-mer pour la mobilité (Ladom), en accordant des aides aux étudiants ultramarins qui, faute de filières existantes sur leur territoire, sont inscrits dans une université de l’Hexagone et doivent s’y rendre pour y passer les partiels. Actuellement, cette situation n’est pas prise en considération par Ladom. Il faudrait également modifier les conditions d’éligibilité à ce dispositif afin d’en faire bénéficier chaque année un plus grand nombre d’ultramarins.

Vous avez compris que l’objectif de l’amendement no 2570 est de renforcer la continuité territoriale. Cependant, comme nous avons déjà augmenté d’un peu plus de 600 millions d’euros les crédits qui y sont consacrés, je le retire, non sans quelque regret.
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Nathalie Bassire
2023 Oct 17 16:31:09
Ma question s’adresse à M. le ministre délégué chargé des outre-mer. Samedi dernier, un amendement signé par M. le rapporteur général du budget a été déposé en misouk – en secret –, en vue de l’examen en séance publique du projet de loi de finances (PLF) pour 2024, qui commence ce soir. Il vise notamment à supprimer le bénéfice de l’aide fiscale concernant : les biens destinés, entre autres, à la consommation des particuliers, par exemple les chauffe-eau solaires ; tous les meublés touristiques individuels et collectifs ; les véhicules de tourisme, notamment de location – soit, au total, 160 millions d’euros en moins pour l’activité et l’emploi.

En a-t-on mesuré les conséquences économiques et sociales dans les territoires ultramarins, sachant qu’aucune justification sérieuse n’a été fournie, ni la moindre analyse des impacts sur l’emploi et la création de valeur ? Je ne parle même pas du problème de fond et de méthode que posent des annonces aussi brutales, qui sont faites sans concertation avec les acteurs du monde économique, notamment ultramarin. Comme c’est regrettable !

Seules huit lignes du rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) publié le 6 octobre sont consacrées aux meublés touristiques, et quatorze lignes traitent des véhicules de tourisme : cela vous suffit-il pour justifier de telles décisions ? En dépit de deux mesures d’ouverture positives, concernant le photovoltaïque et les friches, cet amendement conduirait à supprimer le bénéfice de l’aide fiscale à l’investissement dans des secteurs d’activité importants pour les économies ultramarines.

Un dialogue constructif aurait permis de calibrer et d’affiner les réponses techniques à certaines difficultés légitimes soulevées par les pouvoirs publics, sans pour autant supprimer un pan entier de l’aide fiscale à des activités structurantes. Pourriez-vous communiquer sans délai à la représentation nationale les études d’impact des mesures que vous proposez, indispensables pour éclairer notre vote ? En l’absence de ces éléments et d’une préalable concertation sérieuse, allez-vous adopter une position responsable et reporter l’examen de cet amendement ? (Applaudissements sur les bancs du groupe LIOT. – M. Jean-Victor Castor applaudit également.)
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Nathalie Bassire
2023 Oct 03 23:55:21
Appliquer une loi majoritairement orientée vers les sanctions dans des territoires où le taux de pauvreté atteint 60 %, comme en Guadeloupe ou en Guyane, et 40 % en Martinique et à La Réunion, et où le taux de chômage est très élevé – 24 % à La Réunion, 38 % à Mayotte – n’a pas grand sens.

La levée des freins à l’emploi dépend d’un accompagnement social bienveillant et non d’un renforcement des sanctions qui n’entraînera que du non-recours. L’une des spécificités des territoires ultramarins est qu’ils concentrent 96 000 allocataires du RSA, sans disposer en face des structures à même de les accueillir ou de soutenir le rythme proposé de quinze heures hebdomadaires d’activité, sur une durée que l’on ne mesure pas actuellement. Cela conduirait à mettre dans l’embarras aussi bien France Travail que les allocataires.

C’est pourquoi le présent amendement prévoit que les ordonnances ne reprennent pas les dispositions relatives aux sanctions envers les allocataires du RSA, prévues dans le projet de loi.
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Nathalie Bassire
2023 Oct 03 23:52:53
Comme notre collègue Naillet, nous proposons de décaler la publication des ordonnances relatives à l’application du présent projet de loi en outre-mer, afin de tenir compte des expérimentations qui sont actuellement menées pour préfigurer l’avènement de France Travail. Il convient en effet d’attendre qu’une évaluation des expérimentations soit réalisée avant de prendre des ordonnances visant à appliquer la loi dans les territoires ultramarins.
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Nathalie Bassire
2023 Oct 03 23:14:45
Le conseil départemental de La Réunion a voté une motion à l’unanimité, en mai dernier, regrettant que le présent projet de loi ne prenne pas en compte les spécificités réunionnaises et que le régime des sanctions prévu soit inadapté à la situation du territoire. On peut de fait s’interroger sur les effets de l’action de France Travail dans ces territoires particulièrement défavorisés, alors même que des études ont établi que lesdites sanctions allaient inciter à ne pas demander le RSA et qu’il n’était absolument pas garanti que France Travail fasse mieux que Pôle emploi concernant l’accompagnement à l’emploi.

En tout état de cause, le conseil départemental de La Réunion le souligne, c’est d’un accompagnement social renforcé qu’ont besoin les 96 000 allocataires réunionnais du RSA. La Cour des comptes indique également qu’à La Réunion « [t]rop de bénéficiaires, les deux tiers, sont directement orientés par le département vers un parcours professionnel géré par Pôle emploi. Or, en raison de leurs freins sociaux, ils relèvent d’abord de l’accompagnement social et socio-professionnel départemental. » Ainsi, la Cour admet elle-même qu’un renvoi vers un dispositif d’accompagnement professionnel est inadapté dans la majorité des cas, ce qui remet fortement en cause la pertinence de France Travail dans un tel contexte.

Pour toutes ces raisons, nous souhaitons supprimer l’article 11.
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