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Marie-France Lorho
2026 Jun 01 22:11:48
Comme le soulignait Guillaume Prévost, secrétaire général de l’enseignement catholique, les contrôles administratifs des établissements privés sous contrat sont indispensables à la confiance que suppose l’association de personnes privées au service public de l’éducation. Cependant, il est nécessaire que les valeurs de l’établissement visité soient prises en considération à l’occasion de ces visites, sous peine de mettre à mal le contrat passé entre l’établissement et l’État. Le rappel du cadre du contrôle promis en décembre 2025 par le ministère de l’éducation est en ce sens une bonne initiative, qui doit s’assortir d’un rappel du caractère propre de l’établissement. Les contrôles abusifs dont l’enseignement catholique estime avoir été victime – on a notamment déploré des questions intrusives posées aux élèves en l’absence d’adultes – ne doivent plus pouvoir être entrepris.

Tel est le sens de cet amendement, qui insiste sur le caractère propre de l’établissement, dont tout inspecteur devrait prendre conscience.
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Marie-France Lorho
2026 Apr 28 22:56:36
Dans son rapport d’évaluation de 2025, le Haut Comité d’évaluation de la condition militaire (HCECM) faisait part de son inquiétude quant aux locaux de service et aux lieux d’hébergement à disposition du personnel militaire : « Le service rendu en matière de soutien commun et d’infrastructures – qu’il s’agisse des locaux de service ou des lieux d’hébergement – n’est toujours pas à la hauteur des exigences de réactivité et de disponibilité qui pèsent sur les militaires, malgré les progrès accomplis. »

Les conséquences de telles lacunes sont nombreuses : aux risques d’affecter les missions s’ajoutent l’érosion de la crédibilité du commandement et la précarité des familles. Outre l’indisponibilité, la question de la vétusté du parc immobilier, qui dépérit faute d’entretien suffisant, se fait pressante : alors même qu’il ne faudrait pas moins de 600 millions d’euros pour l’entretenir de manière quotidienne, l’effort budgétaire ne dépasse pas les 450 millions d’euros. Seul un quart du parc immobilier du ministère des armées serait en bon état ou neuf.

Monsieur le ministre, les militaires français se mettent au service du pays. Leur engagement et les sacrifices qu’ils consentent pour la nation nous obligent. Nous leur devons des conditions d’hébergement décentes. Face à l’inquiétante dégradation du parc immobilier des forces armées constatée par le Haut Comité, quel effort comptez-vous déployer pour rendre salubres les infrastructures mises à disposition des militaires ?
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Marie-France Lorho
2026 Apr 28 19:48:38
Le nombre d’agressions sexuelles et de viols sur mineurs connaît une augmentation croissante et particulièrement alarmante. Sur les 132 300 victimes de violences sexuelles enregistrées par les statistiques du ministère de l’intérieur pour 2025, plus de la moitié concernent des mineurs.

La Ciivise a noté quant à elle que 160 000 enfants subissaient des violences sexuelles chaque année et qu’un enfant était victime d’inceste, de viol ou d’agression sexuelle toutes les trois minutes.

Face aux violences, les mineurs peinent parfois à exprimer les maux dont ils sont victimes tant ils sont éprouvés. Qu’ils ne soient pas crus, qu’ils soient victimes de la dissociation évoquée par mes collègues ou qu’ils peinent à se remémorer les faits que leur subconscient souhaiterait abolir, ils méritent d’être entendus par des interlocuteurs spécialisés.

La formation en matière d’écoute des personnes mineures est pourtant lacunaire. S’il existe des formations générales, par exemple celles proposées aux gendarmes sur les violences intrafamiliales, des formations spécifiquement tournées vers les enfants devraient être systématiquement suivies par les forces de l’ordre, le personnel médical ou les magistrats susceptibles d’être confrontés à de tels sujets. Monsieur le ministre, combien de membres des forces de l’ordre et du personnel judiciaire et médical ont-ils déjà suivi ces formations ? Quelles dispositions comptez-vous prendre pour les encourager ?
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Marie-France Lorho
2026 Apr 28 10:04:12
J’ai rencontré plusieurs fois les parents d’un enfant atteint d’hypospadias et je peux vous dire que leur situation est très difficile. Ils sont tout à fait conscients des problèmes que rencontrera leur petit garçon s’il doit attendre avant d’être opéré.

Je tenais à alerter la ministre de la santé sur ce cas précis : l’opération de cet enfant est bel et bien nécessaire ! Je me rapprocherai d’elle pour envisager ce qu’il est possible de faire.
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Marie-France Lorho
2026 Apr 28 09:59:43
Ma question s’adresse à Mme la ministre de l’autonomie et des personnes handicapées.

En France, une naissance masculine sur 300 est affectée par une anomalie génitale, l’hypospadias. Elle handicape les garçons qui en sont atteints. Troubles urinaires et troubles sexuels, mais aussi troubles psychologiques, comme l’anxiété et la dépression, liés aux moqueries : autant de maux qui les atteignent.

La littérature médicale indique que lorsqu’elle est réalisée six à dix-huit mois après la naissance, une correction permet d’assurer le fonctionnement satisfaisant des fonctions associées. Son impact psychologique sur l’enfant serait minime. À l’inverse, à en croire les chercheurs, chez les patients opérés à l’âge adulte, les résultats urologiques seraient moins bons et les complications plus fréquentes.

Dans ma circonscription, on m’a alertée au sujet des obstacles faits à l’opération de telles anomalies génitales. L’arrêté du 15 novembre 2022, qui fixe les règles de bonne pratique de prise en charge des enfants présentant des variations du développement génital (VDG), tendait initialement à éviter les mutilations sexuelles des patients présentant des variations du développement génital. Son application rendrait impossible, dans certains territoires et pour certaines formes d’hypospadias, le secours à des enfants atteints d’une telle anomalie.

Or elle handicape au quotidien les enfants qui en sont atteints, sans que leur identité sexuelle soit jamais en jeu. Les parents des enfants qui souffrent d’hypospadias feraient ainsi face à des délais interminables, à un refus de prise en charge dans certains territoires ou au report de l’intervention jusqu’à ce que l’enfant soit en âge d’y consentir.

Ce handicap devrait pouvoir être corrigé par une intervention chirurgicale réalisée à l’âge où elle affecte le moins la santé de l’enfant. Prévoyez-vous des dérogations à l’arrêté du 15 novembre 2022, pour que les enfants concernés puissent être pris en charge ? Pouvez-vous nous communiquer le nombre d’interventions pour hypospadias reportées, refusées ou compliquées depuis l’entrée en vigueur de l’arrêté ? Envisagez-vous d’amender les dispositions en vigueur ?
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Marie-France Lorho
2026 Feb 24 22:04:06
Il est également retiré.
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Marie-France Lorho
2026 Feb 24 20:08:16
Cet amendement vise à s’assurer que la Haute Autorité de santé procède également à la recommandation de bonnes pratiques en matière de destruction des substances létales. Il apparaît évident que de telles substances, si elles venaient à être partiellement ou non utilisées, devraient faire l’objet d’un protocole extrêmement strict, ce dont il ne semble pas être fait mention dans cet article.
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Marie-France Lorho
2026 Feb 24 17:56:04
Cette disposition vise à s’assurer que la provocation au suicide assisté ne reste pas impunie. Si une personne, mue par un mobile égoïste – par exemple l’espoir d’un héritage –, encourage ou pousse un demandeur à pratiquer un suicide assisté ou délégué, elle ne sera pas, en l’état du texte, poursuivie.

Quel pays serait assez naïf pour considérer que de tels cas n’existeront pas ? Je ne comprendrais pas qu’on laisse ainsi contredire le code pénal. Il me paraît urgent de s’assurer que toute personne encourageant un suicide délégué ou assisté soit dûment condamnée.
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Marie-France Lorho
2026 Feb 24 17:14:32
Nous devons garantir aux familles, au personnel soignant ou à toute autre personne proche de celui qui demande la mort qu’il leur sera encore possible de formuler un avis contraire au suicide assisté ou délégué. Il n’existe pas de pays où un délit d’entrave empêche les proches de faire part au demandeur de leurs doutes sur cet acte irréversible.

Nous nous apprêtons à porter gravement atteinte à la liberté d’expression ; cet amendement, au contraire, vise à assurer qu’il sera encore possible de dire que cette procédure soulève des questions légitimes ou qu’on la désapprouve profondément.
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Marie-France Lorho
2026 Feb 24 17:12:54
Cet amendement, qui porte sur l’alinéa 4, vise à préciser l’objet de la présente proposition de loi, à savoir la légalisation du suicide délégué et du suicide assisté.
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Marie-France Lorho
2026 Feb 24 16:49:26
Le délit d’entrave que nous nous apprêtons à inscrire dans notre droit est inédit. Il n’a pas d’équivalent en droit comparé. Or il contrevient à différentes dispositions pénales, notamment la non-assistance à personne en péril de mort et la provocation au suicide.

Plus grave encore, le délit d’entrave ici prévu est extrêmement extensif. Pour qu’il y ait entrave, il faut que la personne soit empêchée de procéder à une telle opération. En l’état, la seule perturbation est définie comme une entrave. Le terme est très arbitraire. Si un proche de la personne propose de s’entretenir avec elle une dernière fois avant d’entrer dans les lieux, sera-t-il condamné au titre du délit d’entrave ? Chers collègues, verrouillons de la manière la plus stricte possible les termes employés dans cet article 17, qui constitue une grave entorse à la liberté d’expression.
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Marie-France Lorho
2026 Feb 24 00:07:42
Le délit d’entrave dont nous débattons suscite plusieurs interrogations. En premier lieu, il pose la question du respect du code pénal. Que devient la notion d’omission de porter assistance à un tiers définie par l’article 223-6 du code pénal ? Que devient la provocation au suicide définie dans le même code ? Ces deux notions continueront-elles d’être sanctionnées pénalement, ou quelqu’un qui provoquerait un suicide ou ne porterait pas assistance à une personne en péril de mort pourrait-il revendiquer de ne pas agir, afin de ne pas commettre de délit d’entrave ?

Cet amendement tend à renforcer le vocabulaire employé dans l’article 17, pour empêcher que soit lancé l’anathème sur toute personne qui voudrait proposer raisonnablement au demandeur une autre voie que la mort.
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Marie-France Lorho
2026 Feb 19 18:23:49
Je le retire.
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Marie-France Lorho
2026 Feb 18 23:53:42
Le dirons-nous jamais assez, le supposé droit à mourir ouvert par ce texte n’est qu’un euphémisme pudique pour désigner l’instauration en France de l’euthanasie et du suicide assisté. Ce que ce texte implique, c’est la possibilité pour toutes les personnes atteintes d’une maladie en phase avancée, et non plus pour les seules personnes en fin de vie, d’abréger leur vie.

C’est une disposition grave dont nous, législateurs, nous emparons aujourd’hui. C’est une disposition qui mérite d’être clairement énoncée, et je réfute l’emploi du terme « droit à l’aide à mourir » car un tel usage est fallacieux. Les Français en quête de nouveaux droits sont nécessairement sensibles à l’annonce d’un droit supplémentaire. Pour autant, ici, ce n’est pas un droit que nous allons leur offrir, c’est avant tout un message violent adressé à tous ceux qui, malades, veulent continuer à vivre mais qui, face à la perspective de devenir un poids pour les leurs, envisageront finalement d’abréger leur vie.

Chers collègues, employons les mots justes dans ce texte, qui doit être présenté en vérité à nos compatriotes. Employons au fil de nos débats les termes « euthanasie »et « suicide assisté », et non plus « aide à mourir ».
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Marie-France Lorho
2026 Feb 18 23:39:47
Cet amendement sémantique n’est pas anecdotique. Il est plus que nécessaire de clarifier les termes employés. Nous le devons aux Français qui nous regardent, mais aussi aux professionnels de santé qui vont devoir l’assumer.

Dans une récente tribune publiée dans un quotidien, ils le disaient eux-mêmes : « L’expression "assistance médicale à mourir", qui se substituerait à celle d’"aide à mourir", reste un euphémisme qui omet encore une fois toute allusion à l’euthanasie ou au suicide assisté, ce dont il s’agit pourtant. Une clarification indispensable consisterait à assumer le choix de ces termes, comme en Belgique. Plus grave encore, l’évocation d’un geste "médical" voudrait en faire un soin acceptable pour les malades en phase terminale. Or, de manière très claire, donner la mort ne peut pas être un soin. C’est un tout autre chemin. »
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Marie-France Lorho
2025 Jun 11 18:06:09
Avec 40 % d’OQTF exécutées pour des étrangers placés en CRA, ces centres apparaissent comme l’une des voies les moins défaillantes en matière de retour des étrangers en situation irrégulière. Pourtant, dans un récent rapport de l’Observatoire de l’immigration et de la démographie, Fernand Gontier, ancien directeur central de la police aux frontières, a dressé un état des lieux alarmant de ces centres. Si l’on en croit la Cour des comptes, seuls 5 % des étrangers frappés d’une OQTF sont placés en CRA – il s’agit des retenus les plus dangereux placés prioritairement.

Je m’inquiète que le gouvernement n’ait décidé d’accroître, d’ici à 2027, que d’un millier le nombre de places en CRA. En effet, selon le rapport de l’Observatoire, ce sont 15 000 places qui seraient nécessaires pour répondre aux besoins. Par ailleurs, Fernand Gontier a montré que 10 % à 15 % des places étaient inutilisables et que la sécurité de ces CRA était largement insuffisante. Le rapporteur évoque des zones de vulnérabilité, notamment des espaces privés de caméra, afin « d’éviter de donner un caractère trop carcéral à ces bâtiments ».

Quelles mesures envisagez-vous pour sécuriser et rendre effectif l’accès en CRA et pour créer un plus grand nombre de places que celui prévu ?
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Marie-France Lorho
2025 May 22 00:08:09
L’altération du discernement est une question délicate. Il est légitime que le suicide assisté ou délégué ne puisse pas être octroyé à des personnes dont le discernement est gravement altéré. En précisant davantage l’état du discernement pour lequel l’accès à l’euthanasie ou au suicide assisté est empêché, nous protégerions un peu plus encore les personnes fragiles.

Ainsi, cet amendement tend à préciser que ne peuvent être regardées comme manifestant une volonté libre et éclairée non seulement les personnes dont le discernement est « gravement » altéré, mais aussi celles dont le discernement est altéré « temporairement ou définitivement ». Un tel ajout garantira que des personnes atteintes d’une pathologie qui altère ponctuellement le discernement ou, au contraire, le distord de manière définitive seront exclues de l’éligibilité à l’euthanasie ou au suicide assisté. Il s’agit de personnes dont la fragilité est avérée.
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Marie-France Lorho
2025 May 21 19:34:32
Faire une demande de suicide assisté ou délégué nécessite de bien prendre en compte toutes les étapes qui, de la demande jusqu’à l’octroi de la mort, mèneront à cet acte irréversible. Aux termes de cet amendement, il incomberait au médecin de rappeler au patient l’ensemble des étapes qu’il doit traverser et qui s’imposeront également à ses proches et à l’équipe médicale. Ce rappel permettrait de s’assurer de son plein et entier discernement.
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Marie-France Lorho
2025 May 21 19:18:32
À tout moment de la procédure, une personne qui a demandé l’aide à mourir peut changer d’avis. Il est légitime que la possibilité d’un tel changement d’avis intempestif soit prise en compte dans le texte.

Cet amendement vise à préciser que ce changement d’avis, qui peut être exprimé à tout moment, peut aussi l’être par tout moyen. Nous savons que les patients qui demanderont la mort provoquée n’auront pas tous la capacité de faire valoir, de manière explicite, cette demande. Il en ira de même d’un changement d’avis : si un patient décide d’interrompre le cours de la procédure d’aide à mourir dont il a demandé à bénéficier, il doit pouvoir manifester cette volonté par tout moyen. C’est le sens de cet amendement, qui renforce le respect de la volonté du patient.
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Marie-France Lorho
2025 May 21 17:20:33
Nous proposons que le patient, qu’il soit atteint d’un handicap ou non, soit informé de ses droits potentiels en matière de prise en charge de ses besoins médicaux, matériels, psychologiques et sociaux. Il faut envisager tous les cas de figure. Ainsi, si une personne dans une situation de grande précarité financière envisage de se faire donner la mort pour ne pas peser sur son entourage, il convient de s’assurer qu’elle connaisse tous les moyens mis à sa disposition pour lui épargner un tel choix. De même, une personne souffrant d’une pathologie psychologique peut ignorer qu’elle peut bénéficier de soins adaptés.
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Marie-France Lorho
2025 May 21 17:18:34
Nous proposons de nous assurer que l’état des connaissances médicales soit pris en compte au moment du passage à l’acte. Le patient doit recevoir une information à ce sujet, notamment sur les nouveaux traitements potentiellement disponibles.
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Marie-France Lorho
2025 May 21 16:19:39
Nous devons apporter une vigilance particulière au régime de protection dont bénéficie le demandeur au suicide assisté ou délégué. Si, par simple déclaration, un patient vulnérable ne déclare pas qu’il fait l’objet d’une telle mesure de protection, la responsabilité du médecin pourrait être engagée. Nous devons faire preuve de prudence en la matière. L’amendement tend à permettre au médecin qui nourrit des doutes raisonnables quant à l’existence d’une mesure de protection juridique entourant son patient, de demander à l’autorité compétente le régime de protection juridique dans lequel se trouve la personne. En l’état, le médecin peut simplement accéder au registre mentionné à l’article 427-1 du code civil. Or, eu égard aux conditions dégradées de travail que subissent les professionnels du secteur médical, il serait légitime d’encourager les médecins à procéder à cette vérification auprès de l’autorité compétente.
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Marie-France Lorho
2025 May 20 19:50:31
Le débat sémantique auquel le Parlement s’est livré lors de l’examen de cette proposition de loi mérite d’être poursuivi. Comme le soulignait le docteur Pascale Favre, « parler de la fin de vie aujourd’hui se réduit bien souvent à évoquer la mort provoquée, sans aucune corrélation d’ailleurs avec la factualité quotidienne […]. Le recours à l’euphémisme [de l’aide à mourir] est doublement trompeur car il offre une connotation positive d’aide à un acte qui n’est autre qu’une mort administrée. »

En n’énonçant pas clairement les termes initiaux du débat, vous avez entretenu une approximation sur l’objectif, de manière à obtenir une adhésion inconditionnelle du public et à diaboliser toute position alternative à l’acceptation sans contradiction de votre proposition de loi.

Cet amendement sémantique vise à rappeler l’importance de ne pas jouer sur les mots et de tenir un discours clair aux Français. Ils doivent savoir ce que comporte ce texte : la fin de l’interdit de donner la mort.
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Marie-France Lorho
2025 May 19 18:42:15
Aux termes du serment d’Hippocrate, le premier souci du médecin est « de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux ».

Cet amendement de repli vise à rappeler cette évidence de la mission du médecin en intégrant aux critères d’admission au suicide assisté ou délégué le fait d’avoir reçu tous les soins possibles dont le patient peut bénéficier.

Alors que l’hôpital fait face à des difficultés structurelles, dues au manque de moyens comme de personnel, il apparaît prudent de s’assurer que tous les soins possibles ont été prodigués.
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