Cela représente 2,5 milliards d’euros supplémentaires par an, sans augmenter les impôts ni la dette. Je vous le confirme, la décarbonation, la régénération et la sécurisation de nos réseaux sont notre priorité absolue. Sincèrement, je n’aurais pas aimé vivre le mois de janvier que vient de vivre mon homologue espagnol avec trois accidents ferroviaires mortels ! Enfin, je souligne que ce texte est le fruit de la conférence Ambition France transports, qui a réuni au printemps des élus et des parlementaires de tous bords, notamment de votre groupe, monsieur Pena. L’accessibilité est devenue est une priorité.
Rien n’est gratuit et si ce n’est pas l’usager, c’est le contribuable ou les entreprises qui paient. Aujourd’hui, les usagers financent moins de 25 % du coût réel des transports en commun. (Applaudissements sur les bancs du groupe Dem.) C’est deux à trois fois moins que chez nos voisins européens. L’indexation permettrait uniquement de stabiliser la contribution des usagers. S’agissant du fléchage des recettes autoroutières, vous avez raison de poser cette question car c’est le cœur même du texte. À partir de 2032, l’intégralité des nouvelles recettes autoroutières seront fléchées vers les infrastructures de transport.
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💬 • Philippe Tabarot, Ministre des transports • 2026 Feb 04 14:53:10
Le projet de loi-cadre sur le développement des transports sera présenté la semaine prochaine en Conseil des ministres. C’est un texte historique car il va sécuriser les moyens d’entretien des réseaux pour les trente prochaines années. S’agissant de l’indexation – j’ai entendu de nombreuses fake news à ce sujet ces derniers jours –, votre question me donne l’occasion de rétablir plusieurs vérités. Je serai clair : le gouvernement n’a aucun plan caché sur la tarification. Il ne fixe d’ailleurs pas les tarifs des transports en commun, cette compétence relève de la liberté des collectivités. Le texte donne tout simplement la possibilité aux autorités organisatrices qui le souhaitent d’indexer le prix du billet sur l’inflation. Sur la tarification sociale, je suis d’accord avec vous, mais pas sur la gratuité. Les collectivités peuvent et doivent offrir des tarifs solidaires pour les plus démunis et pour les publics prioritaires, comme c’est d’ailleurs le cas dans votre territoire. Mais la gratuité généralisée est une erreur.
Je tiens à le réaffirmer : le temps de la refondation était nécessaire. Il a permis de tenir compte des enjeux et de répondre aux besoins. L’objectif, arrêté et validé par tous les acteurs et cofinanceurs du projet lors du dernier comité de pilotage, est bien de lancer une enquête publique en 2029, avec une déclaration d’utilité publique qui interviendrait dans la foulée. Je ne peux que vous inviter – comme vos collègues mobilisés pour la réussite du projet – à mettre réellement toute votre énergie au service de cette dynamique déjà engagée, sans polémiquer ce que ne font pas, notamment, les élus de Vernon et du Havre. (M. Sylvain Berrios applaudit.)
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💬 • Philippe Tabarot, Ministre des transports • 2026 Feb 03 15:22:47
J’ai déjà eu l’occasion de le rappeler à plusieurs reprises et sans ambiguïté devant la représentation nationale : la ligne nouvelle Paris-Normandie demeure plus que jamais un projet d’intérêt national majeur. C’est d’ailleurs ce que je vous ai dit lors de ma visite au Havre le 3 juillet. Vous le savez, objectivement, les choses ont avancé dans le bon sens, en matière tant de méthode que de gouvernance. Lorsque j’ai pris mes fonctions, le projet était à l’arrêt – les régions concernées ne se parlaient même plus. Sous l’impulsion du premier ministre, qui suit ce dossier avec une attention particulière – comme tous les autres d’ailleurs (Sourires) –, du gouvernement et du délégué interministériel, le projet LNPN avance. Esprit d’ouverture, écoute et transparence de l’information : telles sont les fondations du nouveau départ du projet qui permettront de garantir sa concrétisation au bénéfice des Normands comme des Franciliens. Le 9 janvier dernier, j’ai présidé le comité de pilotage. Par ailleurs, et vous l’avez rappelé, le préfet Serge Castel a organisé, à ma demande et pour la deuxième fois, une réunion avec les parlementaires concernés afin de mieux les associer. Sachant que cela n’avait jamais été fait auparavant, je suis quelque peu surpris par votre question.
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💬 • Philippe Tabarot, Ministre des transports • 2026 Jan 27 09:58:47
Permettez-moi, monsieur Laisney, de vous faire part des éléments que m’a transmis mon excellent collègue Vincent Jeanbrun, ministre de la ville et du logement. Je salue à mon tour les salariés ici présents. Vous l’avez rappelé, le Centre scientifique et technique du bâtiment est l’établissement public de référence pour les enjeux du bâtiment. Son rôle est indispensable, notamment pour en matière de qualité de la construction, d’innovation et de sécurité. Je réponds à l’une de vos inquiétudes : un nouveau président du CSTB sera prochainement nommé, conformément aux statuts de l’établissement. Les entretiens de recrutement sont en cours. Je rappelle que le gouvernement a pris le 15 décembre 2025 un arrêté permettant au président actuel d’assurer la gestion courante de l’établissement jusqu’au 28 février 2026. Le gouvernement entend étudier l’organisation de l’administration et de ses opérateurs et, le cas échéant, la faire évoluer, afin de la rendre plus efficiente. Ce travail est en cours ; il est encore trop tôt pour en tirer des enseignements et mettre en œuvre des réformes. L’efficience du service public est, je le crois, un objectif que nous pouvons tous défendre. En tout cas, dans les éléments que m’a transmis le ministre de la ville et du logement, je ne vois pas les mots « dissolution » ni « privatisation ». Il est simplement question d’une réflexion tendant à une plus grande efficience.
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💬 • Philippe Tabarot, Ministre des transports • 2026 Jan 27 09:52:16
Je ne souhaite pas polémiquer sur l’absence de Michel Fournier, qui est excusé, et je vous répondrai d’autant plus volontiers que je connais le territoire dont vous parlez depuis longtemps – je l’ai même connu bien avant que vous n’en soyez élu député. Vous apprenez à le connaître et j’en suis ravi – avec le temps, tout se fait. Ces trois dernières années, le montant total de la DGF a augmenté de 790 millions pour s’établir à 27,4 milliards en 2025. En 2025, la DGF pour les communes s’élevait au total à 12,8 milliards d’euros, en hausse de 229 millions d’euros, à périmètre constant, par rapport à 2024. Cette augmentation provient essentiellement du choix du gouvernement d’abonder la DGF des communes à hauteur de 150 millions par des crédits nouveaux dans la loi de finances pour 2025, destinés à financer une partie de la hausse de la péréquation verticale à hauteur de 140 millions d’euros pour la dotation de solidarité urbaine et de cohésion sociale (DSU) et de 150 millions d’euros pour la dotation de solidarité rurale (DSR). La DGF des communes est composée d’une part forfaitaire, qui s’élève à 6,7 milliards en 2025, et de plusieurs dotations de péréquation réparties en fonction de critères traduisant des objectifs de solidarité. La DSU est en hausse de 5,3 % par rapport à 2024, la DSR, en hausse de 2,2 milliards, soit 6,7 %. S’y ajoutent la dotation nationale de péréquation (DNP), ainsi que la dotation d’aménagement des communes d’outremer (Dacom), qui représentait 410 millions d’euros en 2025. Entre 2024 et 2025, 62,9 % des communes regroupant 66 % de la population nationale, ont vu leur attribution de DGF progresser. Dans le cadre du projet de loi de finances pour 2026, le gouvernement a souhaité préserver le montant de la DGF de 2025 dans le contexte compliqué que nous connaissons et dont nous devrions débattre cet après-midi. S’agissant de la réforme de la DGF que vous appelez de vos vœux, il convient de rappeler que la répartition de la dotation forfaitaire des communes cristallise des inégalités historiques liées à la compensation de suppressions anciennes de certaines ressources fiscales. Aussi le moyen le plus efficace d’améliorer l’équité de la répartition de la DGF serait-il de réformer les modalités de répartition de la dotation forfaitaire des communes. Le comité des finances locales a d’ailleurs été missionné pour identifier des axes de réflexion et de propositions en ce sens. Je salue à mon tour les maires d’Aiglun et du Mas, que nous allons aider dans cette situation difficile.
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💬 • Philippe Tabarot, Ministre des transports • 2026 Jan 27 09:46:01
Nous partageons, avec Michel Fournier, le ministre délégué chargé de la ruralité – vous le savez, il connaît parfaitement ce sujet en qualité de maire et de membre d’une association d’élus importante –, votre volonté de favoriser le développement d’une offre de santé équilibrée sur tout le territoire français. Vous évoquez la situation des villes moyennes, considérant que la réforme des FRR les désavantage par rapport à la ruralité et aux périphéries d’agglomération. La réforme des zones de revitalisation rurale constitue le quatrième axe du plan France ruralités annoncé par le gouvernement en juin 2023. Elle a été lancée par les lois de finances pour 2024 et 2025. Le nouveau zonage France ruralités revitalisation remplace ainsi les ZRR et les zones de revitalisation du commerce en milieu rural dans un souci d’équité territoriale et de simplification administrative – bien que ladite simplification ne s’étende pas aux sigles et aux appellations ! Les nouvelles zones France ruralités revitalisation sont entrées en application le 1er juillet 2024 pour le premier niveau de zonage et au 1er janvier 2025 pour les FRR +, le zonage renforcé. Ce nouveau zonage a pour objectif de renforcer l’attractivité des territoires par le biais d’exonérations fiscales et sociales en faveur des entreprises, ainsi qu’en mobilisant des dispositifs d’aides complémentaires comme la majoration de la dotation globale de fonctionnement. Une réforme du régime des zones apparaît prématurée alors que le dispositif compte à peine plus d’une année d’existence et qu’il n’a pas encore fait l’objet d’une évaluation finalisée, mais j’entends vos préoccupations et vos réserves. Le gouvernement a annoncé en avril 2025 un pacte de lutte contre les déserts médicaux qui identifie notamment 151 intercommunalités prioritaires. J’en profite pour adresser un clin d’œil au sénateur de l’Allier Bruno Rojouan, qui travaille sur ces sujets avec vous. Ce pacte prévoit également la création de 5 000 maisons France santé dans l’ensemble du territoire d’ici 2027, conformément à l’annonce du Premier ministre en septembre dernier. Il va permettre de doter d’une offre de santé plus importante les villes moyennes et les périphéries d’agglomération. Plus de 1 000 labellisations ont d’ores et déjà été convenues entre les préfets, les ARS et les présidents de conseils départementaux. Il s’agit, grâce à ce dispositif négocié, d’augmenter l’offre existante, ce qui bénéficiera aux villes moyennes et aux cœurs d’agglomération, qui connaissent un déficit de présence médicale, comme vous l’avez si justement relevé.
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💬 • Philippe Tabarot, Ministre des transports • 2026 Jan 27 09:40:56
Le ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace m’a transmis les éléments suivants, qui, je l’espère, apporteront des réponses aux différents points que vous avez relevés. Le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche doit garantir à chacune et à chacun les mêmes chances d’accès aux formations et aux carrières. La loi du 24 décembre 2021 visant à accélérer l’égalité économique et professionnelle – connue sous votre nom, madame Rixain – a permis de renforcer les exigences attendues des établissements en matière d’égalité entre les femmes et les hommes et je m’associe à mon collègue Philippe Baptiste, ministre de l’enseignement supérieur, pour saluer votre investissement en la matière. À la suite de la publication des décrets d’application, le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche a soutenu le processus d’appropriation du dispositif. Il a rappelé régulièrement leurs obligations aux établissements et suivi les travaux des comités de suivi et des séminaires. Il a été demandé aux établissements et aux organismes de transmettre, via une plateforme numérique, des indicateurs au ministère, ce qui lui permet de disposer d’une vision consolidée, chaque établissement ayant parallèlement l’obligation de publier ces données sur son site internet. Il reste des marges de progrès dans l’appropriation des indicateurs. Aussi le ministère a-t-il engagé un travail d’analyse pour identifier les possibles difficultés, lever les points de blocage éventuels et améliorer la mise en œuvre. Nous veillerons à un cadre le plus lisible et robuste possible pour que chaque établissement se saisisse de ces indicateurs afin d’éclairer les choix d’orientation et de renforcer la responsabilité de chacun dans la réduction des inégalités. Je vous remercie, madame la députée, pour votre investissement sur le sujet. Le texte que vous avez défendu fait maintenant référence.
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💬 • Philippe Tabarot, Ministre des transports • 2026 Jan 27 09:34:09
Monsieur le député, on peut vous reconnaître une vraie constance sur le sujet : nous nous sommes effectivement rencontrés au ministère il y a tout juste un an. Comme je vous l’avais dit alors, je partage votre volonté de prendre des mesures concrètes pour protéger les riverains des nuisances de l’aéroport tout en favorisant l’essor d’un transport aérien durable et contrôlé. Ce n’est pas à vous que j’apprendrai ce que ces plateformes représentent économiquement. En matière de limitation des nuisances sonores aériennes, l’action de l’État repose sur une approche équilibrée. Ses quatre piliers sont préconisés par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) et déclinés à la fois dans le droit français et le droit européen. Il s’agit de la réduction du bruit à la source, de la gestion de l’utilisation des terrains, des procédures opérationnelles de réduction du bruit et, enfin, lorsque c’est nécessaire, des restrictions d’exploitation. Vous faites référence à l’introduction de restrictions d’exploitation pour limiter les nuisances sonores. L’aéroport de Lille-Lesquin n’entre pas dans le champ d’application du règlement européen relatif à l’établissement de règles et de procédures concernant l’introduction de restrictions d’exploitation liées au bruit dans les aéroports de l’Union dans le cadre d’une approche équilibrée. Cependant, conformément aux dispositions du code des transports, la mise en œuvre de restrictions d’exploitation dans un aéroport reste soumise à la réalisation, sous l’autorité du préfet, d’une étude d’impact similaire à l’étude d’impact selon l’approche équilibrée prévue par le droit européen. Cette approche consiste à définir et à évaluer de nouvelles mesures visant à atteindre un objectif de réduction du bruit fixé de manière proportionnée par rapport à leurs effets socio-économiques. Peuvent être étudiées dans ce cadre des mesures de limitation du nombre de mouvements, des mesures de couvre-feu comme celles que vous appelez de vos vœux ou des mesures portant sur les exigences de performance acoustique à respecter pour opérer sur l’aéroport concerné. En vertu du décret du 16 mai 2023, cette étude d’impact a bien été menée sous l’égide de l’autorité compétente, le préfet du département du Nord, qui s’est assuré de la consultation de l’ensemble des parties intéressées. Les derniers éléments techniques sont en cours de finalisation au sein de mes services. Parallèlement, j’ai demandé au préfet du département de travailler à des propositions qui tiennent compte à la fois des enjeux de cette plateforme aéroportuaire et des besoins des riverains. En prévision de votre question, mon cabinet et moi-même nous sommes entretenus avec le préfet qui nous a confirmé que ces propositions nous seraient transmises incessamment. Ce n’est qu’à l’issue de ces travaux que ma collègue Monique Barbut, ministre de la transition écologique, et moi-même – je ne suis pas seul décideur – pourrons décider d’éventuelles restrictions d’exploitation pour l’aéroport de Lille-Lesquin, à l’instar de ce que nous avons fait récemment pour l’aéroport de Toulouse-Blagnac. Toutefois, je rappelle que le trafic de l’aéroport de Lille-Lesquin est actuellement bien loin de son niveau d’avant la crise sanitaire de la covid : le trafic constaté en 2025, à hauteur de 11 329 mouvements commerciaux, est presque deux fois inférieur à celui enregistré en 2019, soit 22 000. Cet état de fait me semble déjà de nature à réduire les nuisances induites pour les riverains de l’aéroport – même si elles existent et si je conçois bien ce qu’ils subissent à certaines heures de la nuit. Ne doutez donc pas de notre volonté de répondre à vos arguments et à la démarche de vos collègues élus du Nord engagés pour préserver le cœur de nuit des riverains de l’aéroport. Nous essaierons de conjuguer leur protection et le développement économique indispensable à votre territoire.
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💬 • Philippe Tabarot, Ministre des transports • 2026 Jan 27 09:28:21
Sur l’argument selon lequel la tarification oblige des personnes à frauder, nous aurons probablement ce débat dans l’hémicycle : l’exercice des questions orales sans débat a moins vocation à faire naître des polémiques générales qu’à répondre à des problèmes particuliers. Vous évoquez la qualité du service et l’accessibilité des transports collectifs. Elles sont au cœur des préoccupations du gouvernement. Cependant, l’organisation des transports des collectivités relève dans cette région d’Île-de-France Mobilités et, au regard du principe de libre administration des collectivités, auquel je vous sais très attaché, l’État n’intervient pas dans les choix de ces autorités. Je rappelle que ce principe confère aux autorités locales une pleine autonomie pour définir leurs politiques publiques dans les domaines relevant de leurs compétences, comme la tarification. Toutefois, pour contribuer à améliorer l’offre et répondre aux besoins croissants de mobilité, l’État soutient l’extension et la modernisation des transports collectifs franciliens par un programme d’investissements considérables qui nécessite un financement sur le long terme. Un protocole, signé en septembre 2023 avec Île-de-France Mobilités, garantit l’équilibre du financement du système de transports collectifs franciliens pour la période 2024-2031. La présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse évoque très souvent ce protocole dans la mesure où il permet de financer les transports sur une durée importante et de mettre à contribution à la fois les acteurs économiques, les collectivités territoriales, les usagers et les visiteurs par l’intermédiaire de leviers fiscaux, tarifaires et contributaires. En répartissant le coût entre ces quatre différents acteurs, la part à payer est moins lourde pour chacun. En application de ce protocole, Île-de-France Mobilités procède chaque année à un ajustement des tarifs pour permettre au minimum de compenser l’inflation. Je rappelle que le prix des titres de transport avait été gelé entre 2017 et 2023 et que la contribution des usagers est encore minoritaire dans le financement de l’offre globale. Pour faciliter la mobilité des usagers les plus modestes, la région propose en outre une tarification solidaire qui ouvre, sous conditions, des réductions dans les abonnements de transport. Il existe également des dispositions d’aide à la mobilité pour les demandeurs d’emploi, pour qu’ils puissent retrouver le chemin de l’emploi et de la formation. Enfin, afin de permettre à tous d’accéder à la mobilité, Île-de-France Mobilités propose des services à la demande pour les personnes à mobilité réduite, handicapées ou dépendantes. Je souligne, pour finir, l’engagement du gouvernement en faveur du pouvoir d’achat des usagers des transports publics, avec un élément d’actualité : dans le projet de loi de finances pour 2026, nous avons maintenu la disposition adoptée par le Sénat visant à reconduire l’exonération fiscale et sociale de la prise en charge par l’employeur des frais d’abonnement au transport public des salariés. Celle-ci peut aller jusqu’à 75 %.
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💬 • Philippe Tabarot, Ministre des transports • 2026 Jan 27 09:22:46
Le gouvernement est très soucieux de la qualité du service proposé aux usagers des trains régionaux et encourage naturellement tous les plans d’action entrepris par les opérateurs pour résoudre les dysfonctionnements qui pénalisent les usagers des trains express régionaux (TER) et améliorer leur capacité à répondre aux besoins de la mobilité au quotidien. Vous avez cité plusieurs exemples, qui n’illustrent pas seulement la situation de la région Auvergne-Rhône-Alpes, mais aussi celle d’autres régions, qu’il s’agisse de problèmes d’infrastructures, de matériels ou d’accidents de personnes – malheureusement, ils se multiplient, perturbent fortement le trafic, en plus de constituer des drames humains, et constituent les différentes causes des difficultés rencontrées sur l’ensemble des lignes de TER dans presque toutes les régions. Je partage pleinement votre avis quant à la nécessaire fiabilité du service et à la qualité de l’offre – elle relève aussi de la responsabilité des régions –, conditions pour que l’usage des lignes régionales se présente comme une alternative crédible pour les automobilistes et les incite à abandonner leurs véhicules pour avoir recours aux transports en commun, notamment si la circulation est restreinte. Les TER entre Ambérieu et Lyon sont organisés par la région Auvergne-Rhône-Alpes, qui, en sa qualité d’autorité organisatrice, est la seule compétente pour définir l’offre de transport – horaires, fréquence, composition des trains. Elle le fait en fonction des besoins identifiés et des contraintes d’exploitation qu’elle étudie avec SNCF Voyageurs et SNCF Réseau. L’État, en application du principe de libre administration des collectivités territoriales, n’intervient pas dans ces choix. S’agissant des infrastructures, il convient de noter que cet axe est l’une des douze branches de l’étoile ferroviaire lyonnaise, qui accueille chaque jour 1 200 trains régionaux, nationaux et internationaux et dont il faut reconnaître que, depuis plusieurs années, elle est proche de la saturation. Dès 2015, l’État et ses partenaires, SNCF Réseau, SNCF Gares et connexions, la région et la métropole de Lyon, ont engagé un plan de mobilisation en finançant trente opérations sur cette étoile, pour un montant total de 300 millions. Ces opérations ont permis d’améliorer certaines régularités malgré l’augmentation du trafic. Sur la ligne Ambérieu-Lyon, un nouveau quai en gare de Montluel a ainsi été créé pour fluidifier les circulations. Nous poursuivons collectivement ces efforts par la création de deux sous-stations électriques à Miribel et à Meximieux-Pérouges. Les travaux sont en cours et permettront d’améliorer significativement la robustesse des circulations.
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💬 • Philippe Tabarot, Ministre des transports • 2026 Jan 27 09:16:35
Vous l’avez dit, l’organisation des transports publics de personnes en Île-de-France, notamment les décisions en matière d’offre et de desserte, relèvent de l’autorité organisatrice localement compétente, en l’occurrence IDFM, et je ne manquerai pas de lui faire part des problèmes que vous soulevez et qui touchent les usagers – dont vous êtes – s’agissant de la régularité, de la quantité et de la qualité de l’offre. Pour remédier aux incidents d’exploitation qui les affectent, les lignes de RER D et E font l’objet de vastes programmes de modernisation et d’investissement pilotés par IDFM afin d’améliorer leur qualité de service à moyen terme, ce qui est plutôt une bonne chose. L’État est attaché à la qualité de service des transports du quotidien et accompagne significativement ces modernisations par l’intermédiaire de contrats de plan État-région (CPER) successifs. Ainsi, après avoir investi 192 millions d’euros pour le RER D et 808 millions d’euros pour le RER E, notamment pour le prolongement d’Eole, entre 2015 et 2022, l’État continue de répondre aux attentes des usagers et engage respectivement 326 millions et plus de 554 millions au bénéfice des deux lignes dans le CPER 2023-2027. L’État cofinance notamment les adaptations des infrastructures du RER D nécessaires à l’exploitation des nouvelles rames du RER NG et le nouveau système d’exploitation des trains Est-Ouest (NExTEO), ainsi que la poursuite du projet Eole sur la ligne E. Concernant l’accessibilité des gares de la ligne – sujet important –, je précise que sur les 209 gares prioritairement ciblées par le schéma directeur d’accessibilité des gares d’Île-de-France, 90 %, soit 187, étaient accessibles fin 2025, dont la quasi-totalité des gares du RER E à l’est. La disponibilité des ascenseurs et des escaliers mécaniques – je sais que c’est une difficulté quotidienne –, ainsi que les indemnisations en cas d’irrégularité, font l’objet de dispositions particulières prévues dans les contrats passés entre IDFM, SNCF Gares et connexions et SNCF Voyageurs, en fonction des gares concernées. J’ai conscience de la difficulté de la période que vivent les usagers. Le meilleur est à venir, notamment compte tenu des investissements considérables qui se feront en Île-de-France en général et au bénéfice des lignes que vous avez évoquées en particulier.
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💬 • Philippe Tabarot, Ministre des transports • 2026 Jan 13 09:44:26
Le gouvernement a conscience de l’importance du sujet. Cet aéroport, le deuxième de La Réunion, ne relève certes pas de la compétence de l’État puisque le syndicat mixte de Pierrefonds, regroupant différentes collectivités, en assure les prérogatives de propriétaire et d’exploitant depuis 2006. Dans ce cadre, il n’appartient théoriquement pas à l’État d’en définir les options stratégiques. L’aéroport a connu une baisse très significative de son trafic commercial depuis la crise du covid, mais cette baisse avait déjà été amorcée à l’issue de la mise en service de la route des Tamarins en 2010 ; vous pourriez en parler bien mieux que moi. Il reste néanmoins très actif aussi dans le domaine de l’aviation légère et de loisir, il continue à assurer des missions de service public telles que des vols d’évacuation sanitaire, des vols d’entraînement du deuxième RPIMa et à accueillir des avions de la sécurité civile, qui luttent notamment contre les feux de forêt. Face au constat de la dégradation de la situation financière de l’aéroport, la chambre régionale des comptes de La Réunion, à l’issue de son contrôle de la gestion du syndicat mixte, a défini deux options pour définir sa stratégie. La première serait de relancer le transport commercial avec un niveau d’aide publique important. Cette option n’est pas privilégiée par la chambre, faute de perspectives de développement commercial et en raison des risques financiers associés. La seconde consisterait à renoncer aux activités commerciales permanentes, qui génèrent des coûts considérables, notamment en matière de sécurité et de sûreté, et de recentrer la plateforme sur ses activités d’aviation générale, voire d’accueil des vols d’entraînement militaire, si les services du ministère des armées le confirment. L’État considère que la seconde option, qui consiste à spécialiser les deux aéroports du territoire et à les rendre complémentaires, plutôt que de les placer dans une pseudo-concurrence, est à privilégier, au regard de leurs activités actuelles. Ainsi, l’aéroport de La Réunion Roland-Garros se concentrerait sur le transport commercial de passagers, et celui de Saint-Pierre-Pierrefonds sur les autres activités. Une concurrence entre les deux aéroports, distants de quelques dizaines de kilomètres, ne satisferait en rien les besoins aéronautiques de La Réunion. L’État considère que l’aéroport de Pierrefonds devrait également conserver une utilité pour le territoire de La Réunion comme infrastructure de secours, notamment en cas d’événement naturel majeur qui rendrait l’aéroport Roland-Garros inexploitable durant une longue période. Dans le cadre de la complémentarité à venir, que je souhaite, entre ces deux aéroports, l’activité d’aviation générale pourrait être poursuivie et les projets de développement de la filière aéronautique pourraient être concrétisés, notamment dans les domaines de la formation – celle des pompiers d’aérodrome par exemple – et de la maintenance aéronautique légère ou de la filière drone. J’espère que ce développement, qui ne nécessite pas de gros investissements et dont le coût de fonctionnement est raisonnable, contrairement à l’option commerciale, sera finançable et saura répondre à vos demandes et interrogations.
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💬 • Philippe Tabarot, Ministre des transports • 2026 Jan 13 09:38:47
Merci pour vos vœux, que j’accepte à titre personnel mais surtout au nom du secteur des transports, qui en a besoin. La RN10, vous l’avez dit, assurait historiquement la liaison de Paris à l’Espagne via Bordeaux. Si cette fonction a été en grande partie reprise par le réseau autoroutier – cela explique le déclassement de plusieurs de ses sections dans le réseau routier départemental –, la RN10 conserve un rôle structurant pour la desserte locale et demeure un axe de transit nord-sud important marqué par une forte proportion de poids lourds. Dans ce contexte, le volet routier du contrat de plan État-région Centre-Val de Loire concentre en priorité les investissements de l’État sur la sécurisation des itinéraires existants. Depuis 2010, souvent à votre initiative, vous l’avez rappelé, de nombreuses études et opérations ont ainsi permis d’améliorer la sécurité et le confort des usagers ainsi que la fluidité du trafic, notamment grâce au réaménagement de carrefours et à la création de créneaux de dépassement des véhicules lents et des engins agricoles. Je pense notamment à la mise en service, en 2025, des carrefours giratoires de Bonneval et de La Chapelle-du-Noyer – les inaugurations me donneront l’occasion de revenir, avec plaisir, dans votre territoire ; la réalisation du carrefour de Cloyes-les-Trois-Rivières et la sécurisation de celui de la RD153 à Montboissier sont programmées cette année. Au total, entre Chartres et Châteaudun, près de 60 kilomètres ont bénéficié, en trois ans, d’une trentaine d’aménagements réalisés par l’État, représentant un engagement financier de 10 millions d’euros dans le cadre du CPER actuel et du précédent, au bénéfice des plus de 10 000 usagers quotidiens de cette route. Votre question principale, qui porte sur l’aménagement de segments à deux fois deux voies, est posée de longue date – depuis 1988, m’a-t-on dit. Ce projet n’a pas pu être intégré au CPER en raison des priorités de sécurisation et des contraintes financières qui s’imposent à tous. Toutefois, le diagnostic réalisé par la Dirno – merci d’avoir salué son travail – en novembre 2025 a permis d’objectiver les conditions techniques, environnementales et fonctionnelles d’un éventuel élargissement, y compris ponctuel. Si la priorité demeure l’achèvement des opérations de sécurisation en cours, l’opportunité d’aménagement d’une deux fois deux voies continuera d’être étudiée afin de préparer la prochaine contractualisation et de rechercher des solutions adaptées aux besoins de votre territoire.
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💬 • Philippe Tabarot, Ministre des transports • 2026 Jan 13 09:31:40
Le gouvernement est attentif à l’offre de transport ferroviaire, aux capacités de mobilité pour tous et toutes, et à la disponibilité d’un service de qualité pour les usagers. Votre question est double : elle concerne à la fois le service et les infrastructures – notamment ce fameux poste d’aiguillage dont j’entends parler depuis quelques mois, pour ne pas dire quelques années. En tant qu’opérateur d’un service librement organisé, SNCF Voyageurs est libre d’adapter sa politique commerciale en fonction de la disponibilité des ressources, des évolutions économiques et des travaux. Depuis le début du mois de septembre, les travaux sur l’infrastructure ferroviaire au nord de Roissy et sur la ligne à grande vitesse Est ont entraîné la suspension de la desserte du Creusot sur la liaison vers Roissy-Charles-de-Gaulle et Bruxelles-Midi. Le côté positif, c’est que c’était pour la bonne cause ; le côté plus négatif, que vous m’apprenez, c’est le défaut d’information de la part de la SNCF sur cette suspension temporaire. Reste que, depuis décembre, la gare du Creusot est de nouveau desservie par le TGV. C’est une bonne nouvelle, mais, je le répète, je regrette que la SNCF n’ait pas suffisamment communiqué sur ce point. Plus généralement, le maintien des dessertes TGV comme outil d’aménagement du territoire est au cœur des préoccupations du gouvernement. Nous devrions évoquer ce sujet à l’occasion de la future loi-cadre que j’espère présenter un jour dans votre magnifique assemblée. En plus des mesures déjà existantes, s’agissant des dessertes TGV sur les lignes classiques, la tarification d’usage des infrastructures de réseau pour les années 2027 à 2029 répond à cette préoccupation, la baisse des tarifs devant encourager le développement de liaisons à grande vitesse ne passant pas par Paris. Les tarifs seront également réduits pour les entreprises ferroviaires qui desserviront les vingt-sept gares dites d’aménagement du territoire sur les lignes à grande vitesse, dont celle qui vous intéresse particulièrement, la gare du Creusot. Par ailleurs, les lignes classiques, où les services aux voyageurs sont librement organisés, verront aussi leurs tarifs diminuer, dans le cadre d’une incitation à desservir des gares. S’agissant du poste d’aiguillage de Lamure-sur-Azergues, le gouvernement est attentif à l’organisation mise en œuvre par SNCF Réseau, dans un esprit de responsabilité et d’efficacité, dans le cadre du contrat de performance qui lie l’entreprise et l’État. Le gestionnaire d’infrastructure est libre d’affecter les moyens dont il dispose comme il le souhaite pour assumer ses missions avec efficience. Je propose cependant de jouer les intermédiaires et d’organiser un rendez-vous entre vous, madame Corneloup, et le président de SNCF Réseau, pour évoquer les raisons qui ont poussé l’entreprise à supprimer ce poste. Vous aurez ainsi l’occasion de défendre son maintien et d’expliquer en quoi il vous paraît indispensable pour le bon fonctionnement du service ferroviaire dans notre pays, particulièrement dans votre région.
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💬 • Philippe Tabarot, Ministre des transports • 2026 Jan 13 09:26:43
L’État accompagne le développement des infrastructures de transport collectif en Île-de-France à travers le contrat de plan État-région. Dans le contrat actuel, qui couvre les années 2023-2027, il consacre à ce volet plus de 2,6 milliards d’euros d’investissements, dont 48 millions pour le cofinancement des études sur le futur prolongement de métro. En mobilisant cette enveloppe, l’État, la région Île-de-France et l’autorité organisatrice Île-de-France Mobilités ont en effet engagé un programme d’étude, piloté par IDFM, portant sur quinze projets de métro inscrits au schéma directeur environnemental de la région et incluant les deux projets que vous mentionnez, qui concernent votre beau territoire des Hauts-de-Seine. La première phase des études, consistant en un diagnostic territorial et un premier diagnostic de faisabilité technique, débouchera sur vingt à trente variantes de tracé. L’ensemble des projets fera l’objet, vers la mi-2026, d’une restitution aux territoires, par secteur. La seconde phase, à laquelle contribueront les services de l’État en Île-de-France, consistera en une analyse d’opportunité de ces variantes de tracé du point de vue de la fréquentation, du potentiel et du développement des pôles multimodaux. Elle intégrera à la fois le bilan financier, le bilan socio-économique et une évaluation des impacts urbain, économique et environnemental des projets, ainsi que de leur impact sur les réseaux de transport. À l’issue de cette seconde phase, toutes les variantes du tracé feront l’objet d’une analyse multicritère – faisabilité technique, impact territorial, soutenabilité financière –, aussi objective que possible, afin de classer les futurs projets par ordre de priorité. Les négociations dans le cadre du prochain CPER permettront ensuite d’entériner le financement des études d’approfondissement des projets retenus comme prioritaires et bien sûr le financement de leur réalisation. Soyez assuré, monsieur le rapporteur général, du plein engagement de l’État en faveur de la mobilité du quotidien. Nous avons conscience de l’énergie que vous consacrez à ces projets, que vous souhaitez voir aboutir, et nous avons clairement compris l’attention que vous portez à l’un d’entre eux, qui concerne les trois communes de votre circonscription.
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💬 • Philippe Tabarot, Ministre des transports • 2026 Jan 13 09:20:24
Votre question porte sur deux aspects : la qualité de service et la tarification. Comme vous le savez – vous l’avez dit –, l’organisation des transports publics de personnes relève en Île-de-France de l’autorité organisatrice Île-de-France Mobilités. La ligne D est soumise à d’importantes contraintes d’exploitation et fonctionne aux limites de ses capacités, comme en attestent les incidents récurrents qui l’affectent. Pour y remédier, Île-de-France Mobilités pilote un vaste programme de modernisation et d’investissements visant à améliorer la qualité de service à moyen terme. L’État, attaché à la qualité des transports du quotidien, accompagne ce plan dans le cadre des contrats de plan État-région. À titre personnel, j’ai fait de la qualité de service une priorité, et je connais les difficultés de cette ligne. Après avoir investi 192 millions d’euros pour le RER D entre 2015 et 2022, l’État engage plus de 326 millions dans la nouvelle contractualisation 2023-2027. Il cofinance notamment les adaptations d’infrastructures nécessaires à l’exploitation des rames RER de nouvelle génération (NG) – dont le déploiement se poursuit, avec trente rames en circulation dès ce mois-ci – ainsi que le nouveau système de signalisation NExTEO, le nouveau système d’exploitation des trains est-ouest, et la poursuite des études du projet de modernisation ferroviaire de Bercy. Nous mettons donc tout en œuvre pour un futur meilleur et améliorer la qualité de service, aujourd’hui dégradée. Concernant la tarification, les prix ont été gelés entre 2017 et 2023. Île-de-France Mobilités ajuste désormais ses tarifs annuellement pour couvrir au minimum l’inflation. Des tarifs adaptés existent pour les usagers aux ressources limitées, les personnes à mobilité réduite et les étudiants. Je le répète, le gouvernement est pleinement investi dans les mobilités du quotidien, et, même si les hausses peuvent paraître importantes, elles restent très inférieures à celles des autres capitales européennes : l’équivalent du passe Navigo allemand avoisine 110 euros, et celui de Londres est trois à quatre fois plus cher que le passe parisien. La part demandée à l’usager français demeure donc moindre que dans l’immense majorité des autres pays européens. Cela n’empêche pas d’être vigilant, notamment sur la qualité de service.
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💬 • Philippe Tabarot, Ministre des transports • 2026 Jan 13 09:15:22
C’est un sujet que je connais bien. Vous le savez, à l’initiative du préfet de région, les partenaires publics – État, région Provence-Alpes-Côte d’Azur, conseil départemental du Var, communauté d’agglomération Sud Sainte-Baume et chambre de commerce et d’industrie du Var – se sont accordés en 2023 pour lancer et financer une étude d’opportunité de 1,1 million d’euros, portant sur les différentes solutions pour améliorer les conditions d’accès au parc d’activités du plateau de Signes. L’État témoigne de son engagement en finançant cette étude à hauteur de 300 000 euros. L’étude, en cours, porte sur l’identification et l’analyse comparative de différentes solutions. Plusieurs hypothèses de tracé sont examinées mais, à ce stade, aucun tracé définitif n’a été arrêté et aucune décision n’a été prise concernant la réalisation éventuelle de travaux. Les documents qui circulent ne sont que des documents techniques de travail, qui ne préjugent en rien des choix futurs. Le préfet du Var a d’ailleurs organisé, le 20 novembre 2025, une réunion avec les cofinanceurs de l’étude et les collectivités territoriales concernées pour faire un point d’étape sur son avancement. Les inquiétudes exprimées ont été prises en compte, notamment celles des exploitants agricoles et viticoles quant à l’impact potentiel sur leurs parcelles. En votre qualité de parlementaire de la circonscription, les services de l’État veilleront à vous informer de l’avancement des études – c’est bien normal. Une concertation sera organisée avant toute décision, conformément aux procédures en vigueur. En outre, si le projet, quel qu’il soit, devait aboutir, cela nécessiterait une enquête publique. Nous restons mobilisés sur le sujet, important pour le développement économique de ce territoire situé aux confins du Var et des Bouches-du-Rhône.
Concernant les ZFE, ne vous inquiétez pas, je vais vous répondre. Il me reste onze secondes pour le faire. (Exclamations sur les bancs du groupe RN.) Je crois savoir – je parle sous le contrôle du ministre chargé des relations avec le Parlement – que la réunion d’une commission mixte paritaire portant sur le projet de loi de simplification est confirmée pour le 20 janvier. Vous aurez l’occasion d’exprimer votre position, que je devine, sur ce dispositif.
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💬 • Philippe Tabarot, Ministre des transports • 2026 Jan 07 14:56:30
Vous m’interpellez sur ce que vous qualifiez de nouvelle contrainte pour les automobilistes – pour parler poliment ; avant toute chose, je voudrais vous faire part d’éléments positifs les concernant. Le premier ministre, mon collègue Benjamin Haddad et moi-même avons défendu avec fermeté la position de la France sur un sujet qui vous préoccupait, nous opposant aux nouvelles contraintes que la Commission européenne envisageait. Notre position a été claire, ni contraintes ni dépenses supplémentaires. Grâce à notre travail auprès du commissaire européen, nous avons eu gain de cause : les véhicules de plus de dix ans ne feront pas l’objet d’un contrôle technique annuel obligatoire, conformément à l’une de vos demandes. Seule une modification, que j’assume pleinement, est intervenue ; elle concerne les rappels d’airbags Takata défectueux, à l’origine de trop nombreux accidents mortels, notamment dans les départements et territoires d’outre-mer, où nos compatriotes ont été très durement touchés. Par ailleurs, le gouvernement accompagne la transition décarbonée de la filière automobile, sans oublier les automobilistes, à qui sont destinés des dispositifs d’aide à l’acquisition de véhicules propres. Enfin, monsieur le député, je tiens à rappeler que depuis ma prise de fonction, le ministre de l’intérieur et moi-même avons fait de la sécurité des automobilistes une priorité, particulièrement au cours de cet épisode neigeux. À cette occasion, je veux saluer l’engagement des agents de l’État, de ceux des collectivités, des opérateurs – je serai à leurs côtés dans quelques instants – pour garantir la sécurité de tous.
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💬 • Philippe Tabarot, Ministre des transports • 2025 Dec 10 14:59:04
Avant toute chose, permettez-moi de revenir un instant sur le terrible drame qui a frappé, dimanche, le monde de l’aérien. Quatre jeunes passionnés de l’École nationale d’aviation civile ont perdu la vie dans un crash. Ils incarnaient l’avenir de notre aviation. Je partage la peine de leurs familles et de toute la communauté aéronautique. Je tenais à leur rendre hommage devant vous. (Applaudissements sur plusieurs bancs de tous les groupes.) J’en viens à votre question. Je sais que vous connaissez parfaitement le contrôle aérien, étant vous-même issue de cette profession. Vous avez rappelé les spécificités que présente l’aéroport de Tahiti-Faa’a : son insularité, sa position centrale dans le Pacifique et le caractère vital de la continuité territoriale. Je salue la reprise du dialogue avec les syndicats. La réunion du 5 décembre a permis deux avancées concrètes. Premièrement, à la demande des syndicats, une mission de l’Inspection générale de l’environnement et du développement durable dressera un état des lieux objectif. Deuxièmement, nous proposons la reprise de la formation de douze contrôleurs stagiaires déjà affectés ; c’est la solution la plus rapide pour apaiser les tensions en matière d’effectifs. La direction générale de l’aviation civile agit depuis plusieurs mois : elle fournit du renfort en ressources humaines, des affectations supplémentaires et accompagne les équipes locales. Plus largement, la situation du contrôle aérien français nécessite une réforme d’ampleur. La performance française en la matière est en retrait par rapport à celle de ses voisins européens. Je veux mener cette réforme ; le gouvernement et moi-même sommes déterminés à tout faire pour que notre contrôle aérien soit à la hauteur du grand pays de l’aéronautique qu’est la France. Pour cela, il faudra certes garantir des conditions de travail soutenables, mais aussi l’effectivité des missions, l’amélioration de la performance et surtout la sécurité. Je compte sur la poursuite d’un dialogue constructif pour trouver des solutions durables, à Tahiti comme sur l’ensemble du territoire national.
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💬 • Philippe Tabarot, Ministre des transports • 2025 Dec 03 14:22:39
Je répondrai volontiers à votre question, sur sa partie ferroviaire – la desserte entre Bordeaux et Lyon via Massy. Cette nouvelle offre TGV Ouigo, que la SNCF mettra en service mi-2027 est, je le rappelle, librement organisée. Elle s’appuie sur une infrastructure existante, le profil des voies ne permettant pas de faire circuler les trains TGV et intercités dans de bonnes conditions via le Massif central. Merci de me donner l’occasion de le rappeler. Il n’est pas possible de lancer de nouvelles offres de transport ferroviaire du jour au lendemain, a fortiori si elles nécessitent de nouvelles voies ferrées et un nouveau matériel roulant. Je rappelle que la ligne Intercités qui a existé entre Bordeaux et Lyon jusqu’en 2014 était très faiblement fréquentée, en raison du temps de parcours, tout en étant la plus subventionnée de France – de l’ordre de 275 euros par passager, pour un déficit de plus de 100 millions d’euros. La priorité est de régénérer le réseau ferré national. C’est la raison pour laquelle j’ai souhaité, dans le cadre de la conférence Ambition France Transports, que les investissements dans les infrastructures augmentent de 1,5 milliard d’euros – ils atteindront 4,5 milliards d’euros – afin de ne pas créer une « dette grise » supplémentaire. La mission sur le financement des petites lignes ferroviaires, confiée au préfet François Philizot, traduit quant à elle notre souhait de conserver les lignes de desserte fine du territoire. Nous travaillons notamment à rénover le tronçon entre Montluçon et Gannat, dans l’Allier, et celui qui relie Guéret à Felletin, dans votre département, de concert avec les acteurs mobilisés dans le cadre du plan particulier pour la Creuse 2024-2026.