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Laurent Alexandre
• 2026 nov. 4
Chaque année, il faut se battre pour vous faire entendre raison. Cette année encore, nous avons rétabli le financement du réseau des CCI en commission des finances, avec l’appui de son président Éric Coquerel. Je vous invite à confirmer ce vote en séance publique afin de préserver les 125 millions d’euros de ressources que vous comptez retirer au réseau.
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Laurent Alexandre
• 2026 nov. 4
Les macronistes se prétendent les défenseurs des entreprises, mais dans la vraie vie, un nombre record de TPE-PME déclarent faillite et ont besoin d’aide. Dans les territoires ruraux, la CCI est le dernier service public économique de proximité, et son rôle est d’autant plus important en période de récession, comme celle que nous subissons à cause de votre mauvaise politique économique. Pourtant, chaque année, vous tentez d’imposer des coupes budgétaires au réseau des CCI. Vous prétendez défendre les entreprises, mais vous détruisez un des principaux outils pour les soutenir.
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Laurent Alexandre
• 2026 Oct 29, 21:47:16
Un peu de sérieux !
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Laurent Alexandre
• 2026 Oct 28, 23:16:47
C’est vrai !
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Laurent Alexandre
• 2026 Oct 27, 18:54:13
Vous n’avez rien fait pour la SAM en Aveyron !
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Laurent Alexandre
• 2026 Oct 22, 17:17:45
En Aveyron, comme dans de nombreux territoires ruraux, l’habitat est éclaté. Une aide à domicile roule des centaines de kilomètres chaque semaine pour intervenir auprès de personnes âgées et isolées. Ce sont souvent des femmes, payées moins que le smic, qui avancent leurs frais et utilisent leurs propres voitures. Pour beaucoup, elles peinent à joindre les deux bouts.

Sans voiture, il n’y a tout simplement pas d’emploi possible, alors que le secteur peine à recruter et que les besoins sont là. La seule mise à disposition d’un véhicule pour un usage strictement professionnel ne suffit pas. Comment faire la route jusqu’à chez soi après avoir rendu le véhicule de travail lorsqu’on n’a pas de voiture ?

Cet amendement vise à exclure des bases de cotisations sociales, donc du revenu imposable, les véhicules de fonction pour les aides à domicile, sans distinction des usages professionnel et personnel. Cette mesure ne remplace pas une hausse de salaire, mais elle permettrait d’améliorer le pouvoir d’achat des salariés et d’ouvrir le métier à des personnes sans voiture. Votez cet amendement de justice sociale pour ces travailleurs indispensables et pour nos aînés.
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Laurent Alexandre
• 2026 Oct 21, 22:35:17
En 2025, le CAC40 a distribué près de 100 milliards d’euros à ses actionnaires. Un véritable record ! Alors que 1 % des foyers les plus riches captent 96 % des dividendes, vous faites le choix de les épargner. Vous préférez faire payer toujours plus les classes moyennes et populaires, les retraités, les services publics, les petites entreprises et même les malades. Ces inégalités fiscales sont à la fois injustes socialement et inefficaces économiquement.

Les Français demandent plus de justice fiscale pour financer la protection sociale. Notre amendement propose une contribution exceptionnelle et progressive sur les dividendes des très grandes entreprises dont le chiffre d’affaires dépasse 750 millions d’euros. Il ne s’agit pas des petites entreprises, qui, elles, devraient être davantage aidées. On ne parle pas non plus des gens qui gagnent plutôt bien leur vie, mais des multimillionnaires. Puisque leurs dividendes augmentent, ils peuvent augmenter leur contribution aux caisses de retraite du régime.
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Laurent Alexandre
• 2026 Oct 19, 23:15:05
Eh oui : 4 millions !
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Laurent Alexandre
• 2026 Oct 01, 18:34:28
Bravo !
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Laurent Alexandre
• 2026 Jun 24, 14:19:45
Notre pays se meurt du racisme. Il est plus que temps de ne plus rien laisser passer !
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Laurent Alexandre
• 2026 Jun 24, 14:17:58
Le gouvernement a-t-il bien pris la mesure du danger représenté par tous les racismes qui ébranlent notre République ? Quels moyens va-t-il engager pour ne laisser aucun délit de haine impuni ?
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Laurent Alexandre
• 2026 Jun 24, 14:17:51
Cela se traduit par une explosion des violences à caractère raciste et antisémite.
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Laurent Alexandre
• 2026 Jun 24, 14:17:03
Elle a décidé de s’opposer à eux et de filmer la scène. Grâce à son acte responsable et à sa vidéo, le procureur de la République a été saisi et a immédiatement ouvert une enquête.

Malheureusement, il ne s’agit pas d’un acte isolé. D’autres vidéos montrent des scènes similaires ailleurs dans le pays. Le silence du RN est assourdissant. Ses sympathisants traduisent sans filtre son programme de préférence nationale en voulant envoyer les Arabes, comme ils disent, à l’abattoir.

Il est urgent que le gouvernement s’exprime sur le sujet. L’inacceptable ne peut pas devenir acceptable. Ces appels à des meurtres racistes de masse constituent une nouvelle étape dans la banalisation du discours de l’extrême droite. Le résultat de la complaisance médiatique et politique avec le RN est la diffusion d’un imaginaire de haine dans le pays.
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Laurent Alexandre
• 2026 Jun 24, 14:16:27
« Marine Le Pen au pouvoir, les Arabes à l’abattoir ! » « Netanyahou, allez ! allez ! » Dans la nuit du 4 au 5 juin, dans une discothèque de Rodez, des jeunes gens, adorateurs du RN, scandaient ces slogans appelant à des meurtres racistes. Je tiens à relayer les multiples témoignages d’Aveyronnais choqués et indignés par de telles paroles car ils chérissent et transmettent les valeurs de la République : comme je salue le courage de la personne qui n’a pas laissé passer ses propos constitutifs d’un délit de provocation à la haine raciste.
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Laurent Alexandre
• 2026 Jun 16, 10:05:22
Madame la ministre, il ne doit pas y avoir de territoire à part dans la République, surtout quand on parle de la santé des personnes. La sécurité sociale a 80 ans cette année, mais en 2026, dans la France d’Emmanuel Macron, tout le monde ne peut pas se soigner !
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Laurent Alexandre
• 2026 Jun 16, 09:59:59
Madame la ministre, il y a urgence pour les hôpitaux ruraux. Dans ma circonscription, le centre hospitalier de Decazeville structure l’offre de soins d’un bassin de vie rural qui compte 30 000 à 40 000 personnes : les autres hôpitaux se trouvent à une heure de route, alors que, si l’on ne veut pas perdre de chance, il importe que le patient soit pris en charge dans les trente minutes. La population de ce territoire est vieillissante, la démographie médicale très tendue, le centre hospitalier essentiel pour travailler de concert avec les médecins de famille. Le bassin de Decazeville étant aussi un centre industriel où s’exercent des activités importantes et à risques, le rétablissement de deux lignes d’urgences en continu pour l’hôpital constitue une question de sécurité des soins mais aussi d’attractivité.

Les équipes du centre hospitalier comme du territoire sont dévouées, exemplaires, des soignants jusqu’aux corps techniques et administratifs ; le nouvel appareil d’imagerie par résonance magnétique (IRM) constituera un atout supplémentaire. Il faut profiter de cette dynamique pour conforter l’établissement, dont le service des urgences est en grande difficulté. Les personnels et la population sont très inquiets d’une situation dégradée qui se banalise, voire empire. Le service fonctionne régulièrement avec un seul médecin urgentiste : c’est insuffisant pour couvrir sereinement les besoins. Afin d’assurer les sorties de la structure mobile d’urgence et de réanimation (Smur) et la prise en charge des urgences, la présence d’au moins deux médecins urgentistes en même temps est indispensable.

Vous me répondrez sûrement que le problème est global. Je suis d’accord ; c’est pour cela que mon groupe fait des propositions structurelles. Nous vous avons soumis des budgets alternatifs à ceux du gouvernement, prévoyant de nouvelles ressources : tous refusés. La loi dite Rist du 26 avril 2021 comporte un défaut majeur, celui de plafonner la rémunération des médecins intérimaires dans le public mais non dans le privé, vers lequel une fuite s’est donc produite. Nous vous avons proposé un traitement à égalité : refusé.

Nous vous avons proposé davantage de souplesse, avec une période tampon de trois ans pour que les établissements en difficulté puissent y déroger pour nécessité de service public : refusé. La régulation de l’installation des médecins : refusée par le Sénat. Plus récemment, alors que les besoins en matière de santé sont grandissants, votre gouvernement, dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, a imposé 5 milliards d’euros d’économies avec le soutien des députés de la droite et du PS.

En attendant mieux, puisque votre gouvernement refuse ces réponses structurelles, je vous demande des mesures d’exception afin de permettre à nos urgences de fonctionner dans les meilleures conditions possibles. Des fonds exceptionnels consacrés au maintien de services des urgences de plein exercice pourraient faciliter le recrutement, notamment pour les petites structures hospitalières. Il faudrait également pouvoir, au besoin, réquisitionner des médecins urgentistes disponibles, comme cela se fait pour les gardes des médecins généralistes. Il y a urgence, si je puis dire, pour les urgences de Decazeville et pour de nombreux hôpitaux d’équilibre de notre pays.
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Laurent Alexandre
• 2026 Jun 11, 12:41:30
…ici, maintenant, et demain, en gouvernant le pays. Nous ne lâcherons pas les salariés…
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Laurent Alexandre
• 2026 Jun 11, 12:39:30
Le 27 novembre dernier, notre assemblée adoptait en première lecture la proposition de loi de La France insoumise visant à la nationalisation d’ArcelorMittal France, et cela malgré l’obstruction des députés du RN, qui avaient tout fait pour empêcher le vote du texte. Ce dernier revient à l’Assemblée après son rejet par les sénateurs de droite, macronistes et RN réunis. Merci aux députés du groupe GDR de l’avoir inscrit à l’ordre du jour, lui permettant ainsi de poursuivre son chemin législatif.

Il y a urgence ; l’acier est une production géostratégique majeure. La Chine et les États-Unis, qui l’ont bien compris, s’assurent de maîtriser leur production. Mais la famille Mittal continue de geler les investissements indispensables à la pérennité de ses sites français et de supprimer de nombreux emplois, bien qu’Arcelor soit robuste ; en effet, la famille Mittal priorise les marchés financiers sans aucune logique industrielle. Entre 2020 et 2024, le groupe a reversé 13 milliards aux actionnaires, autant d’argent qui a échappé aux investissements, aux salaires et à la décarbonation.

La nationalisation est indispensable pour protéger notre acier, Arcelor, ses sites français et ses 15 000 emplois. C’est la seule manière de relancer un projet industriel au service des besoins du pays. Avec la nationalisation d’Arcelor, nous pourrons planifier la bifurcation écologique et relancer la production d’acier dans notre pays. La nationalisation d’Arcelor sera le point de départ de la relocalisation des activités industrielles dans des territoires saccagés par les délocalisations.

Il n’y a pas quarante options : soit nous laissons faire et continuons d’abandonner l’industrie française, soit nous protégeons notre sidérurgie et la développons. Les députés de La France insoumise choisissent de sauver les emplois et les savoir-faire d’Arcelor,…
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Laurent Alexandre
• 2026 Jun 04, 12:57:09
La retraite agricole pour une carrière complète a été fixée en principe à 85 % du smic. Mais de nombreux retraités agricoles ayant une carrière complète ne touchent pas cette somme, en raison de la durée de cotisation : 17,5 années de cotisation en tant que chef d’exploitation sont exigées, en plus de justifier d’une carrière complète. Ces deux conditions cumulatives excluent les retraités les plus précaires de ces revalorisations, comme les femmes dont les carrières ont été hachées. Beaucoup d’agriculteurs que j’ai reçus ont des difficultés à prouver des carrières complètes en raison des nombreux aléas de la vie, alors qu’ils travaillent sans prendre de vacances, tôt le matin, pendant des années. Il est donc nécessaire de revoir les conditions de durée de cotisation et de justification d’une carrière complète nécessaires à l’attribution d’une pension à 85 % du smic. Nous souhaitons assouplir ces dispositions et en mesurer précisément l’impact sur le taux de pauvreté des retraités agricoles. Je vous invite à voter cet amendement de bon sens pour la dignité paysanne.
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Laurent Alexandre
• 2026 Jun 04, 12:55:24
Il nous faut corriger une injustice majeure. Le PLFSS rectificatif pour 2023 a augmenté de 100 euros la pension majorée de référence et le minimum contributif, avec effet rétroactif pour le régime général, mais pas pour les anciens retraités agricoles. Autrement dit, tous les retraités non salariés agricoles qui ont fait valoir leur droit à la retraite avant septembre 2023 sont exclus de la revalorisation des pensions. Ils la méritent tout autant que ceux qui ont fait valoir leurs droits après 2023. Rien ne justifie cette injustice, c’est une rupture d’égalité flagrante. Il est proposé de faire bénéficier l’ensemble des retraités non salariés agricoles de cette revalorisation des pensions de 100 euros survenue en 2023. Nous demandons donc un rapport pour évaluer le coût de l’extension de la revalorisation à tous les retraités agricoles et réparer cette injustice.
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Laurent Alexandre
• 2026 Jun 04, 12:52:57
Le mécanisme de complément différentiel de points de retraite complémentaire obligatoire doit revaloriser les petites pensions agricoles pour les porter à 85 % du smic, mais la loi a fixé un plafond d’écrêtement pour les pensions agricoles dès que la pension globale atteint ces 85 %, c’est-à-dire 1 255 euros. Ces 85 % du smic constituent donc un plancher et un plafond. Pourtant, le plafond pour les salariés du régime général est fixé à 100 % du smic, soit 1 410,89 euros brut. Pourquoi cet écart ? Un retraité du régime agricole ne vaut pas moins qu’un retraité du régime général ! Nous demandons au gouvernement d’évaluer le coût d’un alignement du plafond d’écrêtement du CD RCO sur celui du minimum contributif du régime général. Ce rapport permettra d’évaluer les modalités de cet alignement et de réparer cette inégalité.
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Laurent Alexandre
• 2026 Jun 04, 12:48:32
Il traite du financement de cette proposition de loi de justice sociale. Pour permettre l’augmentation effective du montant des pensions d’un grand nombre de retraités du régime agricole, futurs et actuels, nous avons besoin de recettes nouvelles et de justice fiscale.

Par conséquent, nous proposons de doubler le taux de la taxe additionnelle sur les transactions financières pour le porter de 0,1 % à 0,2 %. Le CAC 40 a enchaîné des records historiques de profit, les opérations financières sont nombreuses et la finance se porte très bien. Le monde de la finance doit donc contribuer plus fortement à la solidarité nationale.

La taxe sur les transactions financières est un bon impôt. Selon l’économiste Gunther Capelle-Blancard, elle est peu distorsive, elle engendre des recettes fiscales potentiellement élevées, et les frais de recouvrement restent minimes. De plus, cette taxe a un effet redistributif. La hausse de la TTF globale de 0,4 % en 2025 n’a pas provoqué de fuite des capitaux, contrairement aux menaces brandies par le camp macroniste. Les marchés financiers sont capables d’absorber cet effort. Cette contribution financière est minime pour eux, mais vitale pour la dignité des retraités agricoles. La TTF française ne rapporte que 2,5 milliards d’euros, nous pouvons l’augmenter légèrement pour sortir les retraités agricoles de la précarité.
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Laurent Alexandre
• 2026 Jun 04, 11:30:13
Lors de son premier discours à l’Assemblée nationale en tant que ministre du travail et de la sécurité sociale, Ambroise Croizat disait : « Il faut en finir avec la souffrance, l’indignité et l’exclusion. Désormais, nous mettrons l’homme à l’abri du besoin. Nous ferons de la retraite non plus une antichambre de la mort mais une nouvelle étape de la vie. » Cette exigence vaut aussi pour les exploitants agricoles.

Certains affirment qu’il serait normal que les agriculteurs touchent de petites pensions car ils cotisent peu mais accumulent du patrimoine. Regardons la réalité en face : les exploitants agricoles sont 22 % à vivre sous le seuil de pauvreté ; 43 % dégagent un revenu inférieur au smic. Il faut aussi dire que les revenus sont très inégalement répartis puisque les 10 % des exploitants les plus riches gagnent cinq fois plus que les 10 % les plus modestes. Pourtant, les agriculteurs appartiennent à une des professions qui effectue le plus d’heures de travail, et ils travaillent souvent le samedi et le dimanche.

En réalité, beaucoup d’agriculteurs ne peuvent pas compter sur la capitalisation pour s’assurer une retraite décente.

Tous les députés de circonscriptions rurales reçoivent dans leur permanence des retraités agricoles, surtout des femmes avec le statut de conjoint collaborateur, qui peinent à survivre avec des pensions inférieures à 600 euros. C’est moitié moins que le seuil de pauvreté, fixé à 1 288 euros !

Les trois quarts des retraités de l’agriculture hors salariés agricoles ont des pensions comprises entre 451 et 990 euros. C’est indécent pour des personnes qui ont travaillé toute leur vie pour nous nourrir, assurer la souveraineté alimentaire du pays et faire vivre l’économie et les paysages de nos campagnes.

Cette proposition de loi transpartisane défendue par le collègue Brugerolles est nécessaire pour venir à bout d’injustices persistantes du régime de retraite des non-salariés agricoles dont sont victimes ceux qui touchent les pensions les plus faibles.

Elle s’inscrit dans la continuité des lois Chassaigne 1 et 2, qui visaient à augmenter la retraite des chefs d’exploitation de façon à atteindre un montant minimum équivalent à 85 % du smic et à revaloriser les pensions des conjoints collaborateurs et des aides familiaux. Elles ont permis d’augmenter de 100 euros en moyenne les pensions de 300 000 retraités agricoles. L’effet de ces dispositions a cependant été limité par des mécanismes d’écrêtement introduits par les gouvernements macronistes de l’époque. Plus de 100 000 retraités agricoles ont ainsi été exclus de la revalorisation. Le texte examiné aujourd’hui permet de réparer cette injustice en supprimant l’écrêtement.

Il étend aussi aux conjoints et aux aides familiaux le complément différentiel assurant une pension équivalente à 85 % du smic. Cette mesure, qui doit permettre de revaloriser les pensions agricoles les plus faibles, notamment celles des femmes, est très attendue. Pas moins de 200 000 agricultrices verront leur pension augmenter.

Lors du passage du texte en commission des affaires sociales, j’ai défendu plusieurs amendements qui s’inscrivent dans la continuité des propositions que j’ai formulées lors de l’examen du PLFSS pour 2026. Certains ont été adoptés : j’en remercie les membres de la commission car ces amendements contribuent à améliorer le texte et à aller plus loin.

Ainsi, j’ai fait ajouter un article 3 afin de pouvoir évaluer la revalorisation des retraites agricoles au niveau du smic pour une carrière complète ; c’est une étape importante. Qui oserait regarder un agriculteur dans les yeux et lui dire que sa vie de travail ne vaut même pas un smic ? Je souligne aussi l’amendement adopté visant à renforcer les moyens humains et financiers des MSA pour traiter les dossiers de retraite ainsi que celui proposé par mon collègue Jean-Hugues Ratenon, par lequel il demande un rapport sur la majoration des pensions en outre-mer.

Le texte présenté aujourd’hui est donc un texte transpartisan amélioré par les travaux en commission. Les mesures qu’il contient sont financées par la création d’une modique taxe additionnelle à la taxe sur les transactions financières de 0,1 %. Je demande expressément au gouvernement et aux députés macronistes de ne pas faire obstruction à l’adoption de cette proposition de loi – je pense notamment aux députés des groupes Horizons et Les Démocrates qui ont voté contre en commission la semaine dernière.

Ce texte laisse encore de côté des aspects profondément inégalitaires. Nous proposons donc à l’Assemblée de voter un amendement de justice sociale et d’égalité qui vise à réparer une inégalité entre les générations de retraités agricoles. En effet, une revalorisation de 100 euros de la pension majorée de référence et du minimum contributif est entrée en vigueur au 1er septembre 2023, mais les retraités agricoles qui ont pris leur retraite avant cette date en ont été exclus. Paradoxalement, les retraités du régime général en bénéficient. Il faut donc généraliser cette revalorisation aux anciens travailleurs agricoles – c’est une mesure d’égalité.

Avec cette loi, nous pouvons agir utilement pour contribuer à améliorer la vie de nombreux retraités agricoles : je demande à l’ensemble des députés présents de ne pas gâcher cette occasion.
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Laurent Alexandre
• 2026 Apr 15, 15:02:13
Les marges des raffineurs ont été multipliées par quatre depuis le début de la guerre. C’est à eux de payer, pas aux Français !
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