…le prix exorbitant des places ; un saccage écologique ; le refus, à certaines personnes, du droit de venir soutenir leur équipe, voire de venir arbitrer ; du favoritisme, grâce à des coups de fil, pour privilégier un joueur suspendu. Le football a été accaparé par la Fifa de l’affreux Infantino et par son ami Donald Trump, qui veulent le financiariser jusqu’à le déformer, à grand renfort de pauses publicitaires artificielles et de mi-temps inspirées du Super Bowl. Pourtant, malgré leurs tentatives, malgré l’emprise financière, le foot professionnel, irrémédiablement, revient au peuple : le peuple de Lamine Yamal, qui dédie sa motivation à son pays et à la rue ; le peuple de Lisandro Martínez et Borja Iglesias, qui refusent de sourire à Donald Trump ou de lui serrer la main ; le peuple de Megan Rapinoe et Jenni Hermoso, footballeuses mobilisées contre le sexisme. Voilà l’occasion de féliciter l’Espagne pour sa victoire méritée lors de ce Mondial. L’Espagne est sur le toit du monde en matière non seulement de foot mais aussi de droit international, grâce à la voix de Pedro Sánchez, qui entend rompre les relations commerciales avec le gouvernement génocidaire de M. Netanyahou. Merci aussi aux Bleus, dans le dernier carré du Mondial pour la troisième fois consécutive. Merci à Didier Deschamps, à son staff, à Kylian Mbappé pour son exemplarité et son langage clair face à la montée de l’extrême droite. Il est désormais le meilleur buteur de l’histoire de la Coupe du monde ; pour sûr, ce n’est pas Jordan Bardella qui ferait ainsi rayonner la France depuis Monaco ! Si les Bleus suscitent un tel engouement, ce n’est pas lié seulement à leur niveau de jeu, mais aussi au fait qu’ils sont l’émanation de l’une des plus grandes richesses de notre pays, la vivacité du foot amateur : 12 000 clubs, 400 000 bénévoles qui, toutes les semaines, tous les week-ends, accompagnent nos jeunes, font vivre la solidarité, la lutte contre les discriminations, une certaine idée de la France – où l’on gagne ensemble, perd ensemble et, surtout, vit ensemble, n’en déplaise aux racistes. Merci à elles, merci à eux ! Le plus bel hommage au foot français aurait été un texte visant à améliorer les conditions d’exercice du football amateur et du sport amateur en général, à favoriser le recrutement d’éducateurs sportifs formés, à encourager le sport amateur féminin et le handisport, à lancer un plan de rénovation et de développement des équipements sportifs. Or nous nous contenterons aujourd’hui d’une proposition de loi consacrée au financement du foot professionnel et du sport professionnel dans son ensemble. Par cette proposition de loi, on veut faire passer notre modèle en matière de foot à celui, fortement financiarisé et critiqué, de la anglaise. Cela va à l’encontre de notre vision du sport ; c’est pourquoi nous nous abstiendrons. Néanmoins, nous tenons à relever qu’au cours des débats, un certain nombre de mesures proposées par La France insoumise ont été prises en compte et incorporées au texte, comme l’encadrement de l’écart maximal de distribution des droits audiovisuels, le droit de veto de la fédération sur les décisions les plus importantes, le développement du foot féminin professionnel et, plus largement, du sport féminin professionnel. Il convient aussi de saluer l’obligation faite à la ligue professionnelle d’associer les supporters à la gouvernance et d’entretenir un dialogue constant avec eux, ainsi qu’avec les associations de lutte contre les discriminations et les associations de lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Ces quelques avancées ne doivent pas masquer des stagnations, voire des reculs, qui ne rendent pas service à la démocratisation du sport. D’une part, rien n’est fait contre le coût exorbitant des abonnements aux contenus sportifs, évalué à 63 euros par mois en moyenne – mais on va criminaliser celles et ceux qui se débrouillent pour essayer de voir du sport télévisuel. D’autre part, bien que l’idée de rompre avec la multipropriété des clubs professionnels ait fait des progrès, il est très regrettable que les dispositions issues des amendements de mon collègue Éric Coquerel aient été vidées de leur substance lors de la CMP. Pourtant, ce danger guette nos clubs ; certains, comme les Girondins de Bordeaux, l’ont payé cher. C’est précisément des prédateurs financiers qu’il faut émanciper le football – et le sport – pour le rendre à celles et ceux à qui il appartient. Vive la France, vive la République, vive le sport pour toutes et tous !
À qui appartient le foot ? L’édition 2026 de la Coupe du monde, qui vient de s’achever, nous apporte quelques réponses. Ce fut peut-être la pire Coupe du monde de tous les temps :…
Je ne sais pas quelle pilule il avait prise, mais ça fait dix ans que ça dure, dix ans que vous imposez votre mauvaise aux Françaises et aux Français. Il est temps que cela s’arrête et que vous cessiez de squatter l’Élysée et l’Assemblée nationale ! C’est pourquoi, avec nous, la planification permettra de prévoir des lieux où vous pourrez divaguer et faire vos bêtises, sans que nous ayons à les supporter.
Par ailleurs, beaucoup de musiques que vous avez écoutées, que vous écoutez encore, viennent de ce qu’on appelle les contre-cultures musicales, qu’il est vain d’essayer d’interdire. Elles existeront toujours, puisqu’elles existent depuis la nuit des temps. C’est pourquoi, monsieur le ministre, il faudrait sortir de la répression et penser à de l’accompagnement et à de la planification, notamment pour créer dans chaque département des lieux dédiés à l’accueil de et pour faciliter le dialogue avec les riverains. Je vous concède un point : il arrive que des se déroulent mal. Je vais vous raconter celle que je vis depuis 2017. Un jour, en France, j’ai entendu quelqu’un commencer à délirer, à faire des « » – comme vous disiez, collègue Mazaury –, à divaguer et à tenir des propos comme : « Il suffit de traverser la rue pour trouver un emploi » et « Le meilleur moyen de se payer un costard, c’est de travailler ! »
Il y a beaucoup d’hypocrisie dans ce débat. Vous aimez tous Daft Punk et Laurent Garnier, n’est-ce pas ? Or leur musique vient des ou des raves, appelez-les comme vous voulez. Cette musique a donné naissance à la, un courant musical qui a rayonné partout dans le monde. Autrement dit, que vous le vouliez ou non, les appartiennent pleinement au patrimoine culturel français.
Le sous-amendement vise à compléter l’amendement no 40 avec les mots suivants : « protégés par l’article 7 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne ». Nous souhaitons ainsi rappeler que le droit à la vie privée que la proposition de loi piétine allègrement est protégé par le droit international et a valeur constitutionnelle. J’irai même plus loin concernant cette proposition de loi qui remet en cause nos droits fondamentaux. En cherchant à comprendre comment M. Éric Ciotti pouvait avoir eu une telle idée, j’ai repensé à son admiration pour son mentor, M. Christian Estrosi, avec qui il a été marié politiquement pendant longtemps. D’ailleurs, à un certain moment, on ne savait pas très bien comment les appeler : fallait-il dire Christian Ciotti ou Éric Estrosi ?
Ils ont parfois été grand remplacés par le vide, quittant leurs bancs pour aller on ne sait où. On connaissait les pépitos, maintenant les yachts de Monaco ou que sais-je ?
C’est l’occasion de vous féliciter, monsieur le président, pour la bonne tenue de cette séance malgré sa bordélisation, à plusieurs reprises, par nos collègues de l’extrême droite.
François-Henri Pinault, dont la fortune est considérable, s’est ainsi marié en 2009 avec Salma Hayek, qui était mexicaine. Grâce à l’amour et à ce mariage, elle est devenue française. Nous sommes très heureux que Salma Hayek soit française, ne vous en déplaise, chers collègues du Rassemblement national.
Nous, nous défendons les droits fondamentaux pour toutes et tous, y compris pour celles et ceux dont, parfois, nous dénonçons l’avidité et la cupidité. Je veux parler évidemment des ultrariches. Pour vous, ils ne posent pas de problème, vous composez très bien avec eux et vous les soutenez quand il le faut. Ces ultrariches sont des humains comme vous et moi. Leur cœur peut donc battre pour une personne et il peut battre pour une personne qui n’a pas la nationalité française, sans qu’ils le sachent, tout simplement parce qu’ils ne lui ont pas demandé. Peut-être demandez-vous systématiquement à quelqu’un que vous rencontrez sa carte d’identité ou son passeport pour vérifier s’il est français.
Les sous-amendements que nous avons déposés s’inscrivent dans la logique du respect des droits fondamentaux. Celui-ci concerne le « droit de mener une vie familiale normale ». Cette formulation est consacrée par la Convention européenne des droits de l’homme et par la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. Le combat que nous menons aujourd’hui nous distingue de celles et ceux qui défendent cette proposition de loi qui restreint le droit au mariage, notamment le mariage des personnes qui attendent une régularisation.
Il y reviendra. Le libre choix de son conjoint ou de sa conjointe est un acquis de la Révolution française. Notre débat voit donc s’opposer deux visions. La première se réclame de la France éternelle – il s’agit en vérité de celle de l’Ancien régime, de celle de l’époque où l’on ne pouvait pas se marier avec qui l’on voulait. L’autre se réclame de nos acquis sociaux, idéaux et révolutionnaires ; elle se réclame de la nouvelle France que vous n’arrivez toujours pas à comprendre.
Ce sous-amendement rédactionnel substitue « dont » à « en particulier ». La question du mariage est une question de société. Il s’agit de pouvoir choisir avec qui l’on souhaite s’unir. Je vous vois opiner du chef ; mais ce qui peut passer aujourd’hui pour une vérité de La Palice n’a pas toujours été vrai, en particulier sous l’Ancien régime où les mariages étaient contraints et forcés. La présente attaque contre le droit de se marier nous ramène en quelque sorte à ce qui se pratiquait à l’époque. Les parents décidaient qui se mariait avec qui ; aujourd’hui, M. Ciotti entend décider pour nos concitoyennes et nos concitoyens avec qui ils ont le droit de se marier. Voilà une vision bien rétrograde d’un droit pourtant reconnu par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Ce matin, Antoine Léaument nous a lu de très beaux articles de la Déclaration de 1793…
Je vous vois sourire, collègues, mais vous imaginez M. Ciotti donner des conseils de vie commune alors qu’il s’est livré à un obscur mariage blanc avec le Rassemblement national ? On a échappé à ça ! Monsieur le président Chenu, monsieur le ministre Darmanin, monsieur le rapporteur Michoux, je vous dédie les quelques vers qui suivent. « Comme un fou va jeter à la mer Des bouteilles vides et puis espère Qu’on pourra lire à travers SOS écrit avec de l’air Pour te dire que je me sens seul Je dessine à l’encre vide un désert » Ces quelques lignes évoquent votre situation, vouée à se prolonger pendant plusieurs heures. Nous avons de l’empathie pour vous,…
Pour information, cette proposition de loi vise à permettre à l’officier d’état civil – au maire, au conseiller ou à la conseillère municipale – chargé d’enregistrer le mariage de faire part de ses suspicions de mariage blanc, sans avoir à indiquer quels sont les faits qui motivent son jugement. Rendez-vous compte de ce à quoi nous sommes en train d’échapper : imaginez qu’un ou une maire puisse s’ériger ainsi en juge ou en conseiller conjugal, qui saurait mieux que les autres si la communauté de vie est effective ! Et c’est M. Ciotti qui propose ce texte ? Lui, qui, en matière communauté de vie, a beaucoup à se reprocher : il a trahi Les Républicains, il leur a volé la maison. Souvenez-vous, c’était à quelques pas de l’Assemblée nationale : tel un forcené, il s’était retranché à l’étage, refusant de donner les clés. Voilà ce à quoi nous avons échappé !
…Sylva et Pauline, Kacem et Charline, Tom et Rossio, Joachim et Léa, Jamel et Kenza, Ayoub et Asma, Pierre et Azalaïs, Bilel et Laïs, Guillaume et Aïcha, Jeanne et Ryan, Étienne et Joséphine, Claire et Julie, Julie et Maël, Aliénor et Maxime, Thomas et Roxane, Mathieu et Irène, Carla et Romain, Pauline et Julien, Thomas et Morgane, Antoine et Célia. Vivent les mariés, vive la nouvelle France !
J’aimerais profiter de ce moment pour célébrer tous les couples que je vais avoir l’honneur de marier à Toulouse, en qualité de conseiller municipal. Félicitations à Lucie et Mathieu, Sandra et Rémi, Élisa et Félix, Antoine et Lola, Franziska et Damiane, Théo et Cécile,…