Ces trois amendements de bon sens répondent à la fois aux besoins de nos finances publiques, aux difficultés de pouvoir d’achat de nos concitoyens et à une exigence de justice sociale. Ce n’est pas la première fois qu’une entreprise réalise des surprofits à la faveur d’une crise pétrolière. Nous avons déjà vécu une telle situation en 2022, et le groupe écologiste avait alors proposé des amendements similaires. Il est indécent de vous entendre faire la publicité de TotalEnergies. C’est exactement ce que vous venez de faire, en omettant de mentionner les projets destructeurs de biodiversité et climaticides dont ce groupe se rend coupable, notamment le projet d’oléoduc (Eacop). L’État se rend complice de telles actions en refusant, de surcroît, de taxer les 18 milliards d’euros de surprofits, alors qu’une telle taxation contribuerait pourtant à renflouer les caisses de l’État. Votre propos serait incohérent s’il n’émanait pas d’un gouvernement qui a renoncé à la lutte contre le réchauffement climatique et à la justice sociale. La taxation des surprofits ne fait pas partie des leviers que vous voulez actionner pour remplir les caisses d’un État pourtant lourdement endetté.