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Julie Delpech
• 2026 Oct 29, 12:07:06
Merci de nous répondre sur ce point.
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Julie Delpech
• 2026 Oct 29, 12:06:24
Madame la rapporteure, j’aimerais revenir sur un point que vous n’avez pas corrigé en commission et sur lequel vous ne m’avez pas répondu. Pouvez-vous m’indiquer comment votre proposition de loi permettra de faire des AESH des fonctionnaires alors que vous conservez l’alinéa 9 de l’article L. 917-1 du code de l’éducation ? Je le lis : « Les accompagnants des élèves en situation de handicap sont régis par les dispositions réglementaires générales applicables aux agents contractuels de l’État ». L’article 1er du présent texte supprime les alinéas 6 et 8 mais il ne touche pas à l’alinéa 9 ; chacun pourra le vérifier. Si la proposition de loi est votée, les AESH seront donc à la fois contractuels et fonctionnaires.
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Julie Delpech
• 2026 Oct 29, 11:54:45
Deuxième problème : vous prétendez mieux reconnaître les AESH, mais vous le faites au détriment de l’accompagnement des élèves. Si votre texte était adopté, près de 140 000 agents devraient effectuer un stage et suivre une formation en alternance la première année. En commission, vous m’avez répondu, madame la rapporteure, que ces formations existaient déjà et qu’elles seraient dispensées par des établissements agréés. Mais je m’interrogeais sur un tout autre point : qu’en sera-t-il de la présence des AESH devant les élèves lors de cette année de formation ? Si elles sont en formation, même en alternance, qui les remplacera auprès des enfants ? Cette formation est certes indispensable pour améliorer leurs conditions d’exercice, mais elle ne peut se faire au détriment des élèves qu’elles accompagnent.

Troisième problème : votre texte crée une rupture d’égalité entre les agents. Ceux qui sont en poste à la date retenue seraient intégrés sans avoir dû passer de concours ni satisfaire aux conditions de diplôme ou d’ancienneté prévues ; les suivants devraient réussir un concours de catégorie B exigeant d’eux qu’ils aient le bac – alors que près de la moitié des AESH n’en sont pas titulaires. Prenons un exemple : une AESH recrutée le 31 août 2026 pourrait devenir fonctionnaire stagiaire, tandis qu’une autre, recrutée deux jours plus tard, devra passer un concours. Quelle logique justifie qu’à métier égal l’avenir professionnel dépende d’une date de recrutement ?

Quatrième problème : vous répondez à des besoins humains individuels et évolutifs par une organisation qui risque de rigidifier les affectations. Un corps académique, ce sont des agents susceptibles d’être mutés dans l’intérêt du service, et plus en fonction des besoins réels identifiés par les notifications individuelles et locales des MDPH.

Il y a enfin la question des moyens. Le coût de cette réforme est estimé à plus de 4 milliards d’euros par an. C’est un effort considérable qui exige une évaluation précise et un financement crédible. On ne peut pas prétendre défendre durablement l’école inclusive sans expliquer comment une telle réforme sera financée.

Je tiens à préciser que ces difficultés ne sont pas nouvelles. En janvier dernier, une proposition de loi comparable a été examinée au Sénat. Sa rapporteure avait elle-même fait évoluer le texte pour corriger plusieurs de ses fragilités, s’agissant notamment du périmètre des agents concernés et de leurs conditions d’intégration. Nous retrouvons ces mêmes difficultés dans le présent texte, qui ne les a pas corrigées : nous ne pouvons l’ignorer.

Il ne suffit pas de proclamer que l’on défend les AESH : il faut aussi examiner ce que ce texte changera concrètement dans leur vie professionnelle et dans celle des élèves. Nous voulons un statut qui reconnaisse leur engagement, améliore leur rémunération, sécurise leur parcours et leur offre de véritables perspectives. Nous voulons une réforme financée et applicable, préparée avec les agents et construite avec les organisations syndicales.
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Julie Delpech
• 2026 Oct 29, 11:53:35
Monsieur le ministre, je le dis devant vous : cette concertation doit à présent déboucher sur des actes.

Lors de l’examen de ma proposition de loi visant à renforcer le parcours inclusif des élèves en situation de handicap et à besoins éducatifs particuliers, j’avais mis en avant le besoin de mieux reconnaître les AESH. Cette évolution ne doit pas passer par une proposition de loi composée d’un article unique, mais par un projet de loi ambitieux. Car ces travaux ne peuvent en rester indéfiniment au stade des discussions : nous attendons des avancées concrètes.

Notre désaccord avec le présent texte tient avant tout à la méthode proposée. Reconnaître une profession ne dispense pas de construire un statut cohérent et afficher une ambition ne suffit pas à faire une bonne loi. Les AESH méritent plus que de l’affichage politique : nous leur devons un texte travaillé et efficace.

Premier problème : votre proposition prévoit une amélioration des conditions de rémunération, mais ne garantit pas juridiquement que les 24 heures de travail des AESH seront payées comme un temps plein. Cette mesure centrale figure dans l’exposé des motifs, mais pas dans le dispositif, qui renvoie au pouvoir réglementaire. Une loi ne peut certes pas tout, mais ne faites pas croire que votre texte réglera cette question : c’est faux, car votre dispositif juridique n’y répond pas.
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Julie Delpech
• 2026 Oct 29, 11:52:17
Dans le débat qu’ouvre l’examen de cette proposition de loi, nous ne devons laisser planer aucune ambiguïté : les AESH méritent un statut à la hauteur de leur mission. Sur ce sujet, nous voulons avancer. Depuis des années, ces femmes et ces hommes accompagnent des élèves pour qu’ils apprennent et trouvent leur place à l’école. Pourtant, beaucoup vivent encore de rémunérations trop faibles et connaissent des temps partiels subis ainsi que des conditions de travail difficiles.

Depuis 2017, notre majorité s’est efforcée de répondre à cette précarité : contrat de droit public en 2019, CDI possible dès trois ans en 2022, prise en charge par l’État de la pause méridienne en 2024, hausse de près de 75 % des effectifs depuis 2017. Mais nous savons que le chemin reste long. Je veux être parfaitement claire, madame la rapporteure : nous ne sommes pas opposés à la fonctionnarisation des AESH, comme vous avez tenté de le faire croire en commission. Nous sommes favorables à une évolution ambitieuse de leur statut, et saluons à ce titre l’ouverture par le ministre de l’éducation d’un travail avec les organisations syndicales. Les groupes de travail qui se sont réunis en mai et juin doivent permettre de définir les contours de cette évolution.
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Julie Delpech
• 2026 Jun 29, 13:08:29
Dans un souci de cohérence interne du texte, il vise à circonscrire la dissolution automatique de la ligue au seul cas du retrait de la subdélégation – qui constitue un acte délibéré de la part de la fédération, contrairement au non-renouvellement qui peut résulter d’autres circonstances et fait l’objet de la procédure organisée au I.
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Julie Delpech
• 2026 Jun 01, 17:03:48
Il y a quelques mois encore, beaucoup voulaient croire que les violences commises dans certains établissements scolaires relevaient d’exceptions isolées, puis les témoignages et les scandales se sont multiplié. Les révélations de Bétharram, de Riomont, de Garaison et de tant d’autres établissements ont peu à peu révélé une réalité plus structurelle et dérangeante que les victimes connaissaient depuis longtemps.

Pendant des décennies, des enfants ont subi des violences physiques, psychologiques et sexuelles, dans des lieux qui auraient dû être ceux de l’apprentissage et de la protection. Des alertes ont été lancées, sans toujours produire les conséquences attendues. Lorsque la représentation nationale a décidé de se saisir de cette question, à travers la commission d’enquête sur les modalités du contrôle par l’État et de la prévention des violences dans les établissements scolaires, les témoignages recueillis ont confirmé l’ampleur du problème.

J’ai eu l’honneur de participer à ces travaux. Nous avons auditionné près de 140 personnes, analysé des milliers de documents, mais surtout nous avons écouté les collectifs de victimes et les membres des équipes pédagogiques, dont certains sont dans les tribunes aujourd’hui. Je tiens à les saluer et à les remercier pour leur témoignage et leur courage. Ces femmes et ces hommes, parfois plusieurs décennies après les faits, sont venus raconter ce qu’ils avaient subi et ce qui les avait le plus souvent marqués. Le silence des institutions, l’absence de réaction et le sentiment de ne pas avoir été protégés : c’est de cette réalité qu’est née la présente proposition de loi. Je veux saluer le travail de notre rapporteure qui l’a soutenue avec détermination, ainsi que l’ensemble des membres de la commission d’enquête.

Ce texte vise un objectif simple : tirer les conséquences de ce que nous avons appris. Il renforce la prévention, améliore le contrôle, consolide les mécanismes de signalement et apporte une reconnaissance attendue par de nombreuses victimes. Surtout, il affirme un principe qui devrait tous nous rassembler : aucun enfant ne doit être exposé à des violences de la part des adultes auxquels il est confié. Le groupe Ensemble pour la République partage cette ambition.

Cependant, alors que nous abordons l’examen de ce texte en séance publique, nous avons la responsabilité de préserver ce qui fait sa force, sa capacité à traduire les enseignements de la commission d’enquête et à déboucher sur des avancées. Or plusieurs modifications adoptées en commission nous paraissent fragiliser cet équilibre. Je pense notamment à la rédaction de l’article 1er. Reconnaître les défaillances qui ont pu exister est une nécessité, mais nous devons aussi veiller à ne pas brouiller les messages adressés aux victimes. Les premiers responsables des violences commises contre des enfants demeurent ceux qui les ont commises. Les auteurs doivent rester au centre de la responsabilité pénale, morale et sociale que nous entendons affirmer. L’État doit contrôler, prévenir, protéger, sanctionner, mais il ne saurait être présenté comme le premier responsable de ces violences.

Au-delà de ce point, je forme le vœu que nos débats soient guidés par un seul objectif : l’intérêt des enfants. Ce texte est attendu par les victimes, leurs familles et tous ceux qui demandent que les enseignements de ces scandales débouchent enfin sur des changements.

Nous savons également que le temps parlementaire qui nous est imparti est contraint ; c’est pourquoi j’en appelle à la responsabilité de chacun. Nous devons distinguer l’essentiel pour préserver les avancées qui font consensus et corriger les dispositions qui méritent de l’être, afin de permettre à cette discussion d’aller à son terme. Derrière nos débats, l’exigence qui nous dépasse est de faire en sorte que plus aucun enfant ne soit laissé seul face à la violence, dans un établissement qui avait pour mission de le protéger. Nous n’y parviendrons ni avec des postures ni avec du dogmatisme.

C’est dans cet esprit que le groupe Ensemble pour la République abordera l’examen de cette proposition de loi. Nous la soutiendrons car, lorsque les faits sont établis, le courage politique consiste à en tirer les conséquences.
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Julie Delpech
• 2026 May 11, 19:46:09
Merci pour cette adoption.

Évidemment, je regrette le non-rétablissement des pôles d’appui à la scolarité ; c’est regrettable pour les familles et pour les enfants.

Si la question des AESH nous tient toutes et tous à cœur, elle n’était pas l’objet central de cette proposition de loi. Je n’avais d’ailleurs pas la prétention de traiter la question globale des accompagnants au sein d’un tel texte. Je vous remerci, monsieur le ministre, pour vos réponses ainsi que pour le travail engagé sur ce sujet. Nous serons à vos côtés et nous vous soutiendrons.

Je vous remercie tous pour votre présence et pour ce vote.
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Julie Delpech
• 2026 May 11, 19:33:40
Un amendement que j’avais déposé a été adopté en commission. Inspiré de la proposition de rédaction commune soumise à la CMP, il a remplacé la création de ces commissions d’évaluation par la désignation d’un référent handicap dans les postes diplomatiques et consulaires.

J’émettrai donc un avis défavorable sur votre amendement, pour les raisons que j’ai déjà exposées en commission.
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Julie Delpech
• 2026 May 11, 19:31:59
Comme je l’ai indiqué précédemment, je vous invite à voter contre l’article 3 puisque nous avons adopté l’amendement no 16 de M. Bodart, à l’article 3, qui est préférable, puisqu’il inscrit la disposition dans le code de l’éducation.
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Julie Delpech
• 2026 May 11, 19:28:04
Avis défavorable.
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Julie Delpech
• 2026 May 11, 19:26:14
Défavorable.
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Julie Delpech
• 2026 May 11, 19:24:22
Il vise en effet à supprimer la demande de rapport qui a été rétablie par la commission après sa suppression par le Sénat.
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Julie Delpech
• 2026 May 11, 19:23:32
Je propose de rétablir la rédaction de l’article issue du Sénat et proposée en CMP, qui maintient le caractère obligatoire de la formation des AESH tout en supprimant le délai de deux mois prévu pour sa réalisation.
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Julie Delpech
• 2026 May 11, 19:05:26
Je vous appelle à soutenir la réintroduction des PAS, qui apportent une réponse rapide aux enfants et à leurs familles. Tout le monde le reconnaît : quand les notifications de la MDPH sont tardives, quand les moyens humains sont manquants, on se retrouve avec des enfants qui n’ont pas de solution.

Les PAS ne remplaceront pas la notification de la MDPH, mais ils permettront d’avoir une réponse rapide, pragmatique et concrète, pour l’enfant comme pour l’enseignant – M. le ministre a évoqué un délai de douze jours en moyenne. Par conséquent, j’ai du mal à comprendre ceux qui trouvent que le dispositif n’aide pas les familles et les enfants – c’est quelque chose qui me dépasse. Par ailleurs, les PAS sont déjà déployés et vous voudriez empêcher l’Assemblée nationale de leur donner un cadre juridique ! Ne laissons pas cela au pouvoir réglementaire.

Madame Herouin-Léautey, en commission, vous avez dit que les PAS avaient été déployés sans concertation avec les parlementaires. C’est vrai, mais alors que nous avons maintenant les moyens de légiférer sur le sujet, vous voulez nous en empêcher !
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Julie Delpech
• 2026 May 11, 19:05:15
J’émets un avis favorable sur les amendements no 30 et identiques, et je demande le retrait de l’amendement no 43, qui diffère sur la date d’entrée en vigueur – 2027 au lieu de 2029.
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Julie Delpech
• 2026 May 11, 18:48:13
Comme je l’ai dit en commission, je suis d’accord, sur le fond, avec l’objectif de l’amendement ; une disposition en ce sens figurait d’ailleurs dans le texte initial de la proposition de loi, avant d’être supprimée par le Sénat. Ce serait là un complément utile, car il nous revient trop souvent du terrain qu’enseignants, AESH et autres personnels ont du mal à travailler ensemble.

J’émettrai donc un avis favorable, tout en attirant votre attention sur le fait que la commission a réintroduit dans le texte « une formation pluricatégorielle et interministérielle », objet de l’article 3. Mieux vaudrait dès lors adopter l’amendement – ce qui présenterait l’avantage d’intégrer cette formation au code de l’éducation – et, le moment venu, rejeter l’article que je viens de mentionner.
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Julie Delpech
• 2026 May 11, 18:44:13
Comme pour les amendements précédents, avis défavorable : nous avons déjà suffisamment élargi le périmètre du rapport annuel. Évaluer les effets de la mutualisation des AESH sur l’accompagnement des élèves pourrait en effet se révéler pertinent, mais relève plutôt d’un rapport thématique, ponctuel.
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Julie Delpech
• 2026 May 11, 18:40:54
Je l’ai déjà évoqué, et nous en avions discuté en commission : je suis favorable à l’ajout d’un volet spécifique consacré à l’outre-mer.
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Julie Delpech
• 2026 May 11, 18:38:25
Ce n’est pas ce que j’ai dit !
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Julie Delpech
• 2026 May 11, 18:37:31
La question du délai d’attente en IME relève plutôt du pilotage dans le champ médico-social. Or l’objet central du rapport est l’école inclusive.

En outre, nous avons déjà considérablement élargi le périmètre de ce rapport. À l’exception de l’ajout d’un volet consacré à l’outre-mer – qui répond à une problématique réelle et spécifique sans modifier substantiellement l’objet du rapport –, je serai défavorable aux ajouts proposés.
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Julie Delpech
• 2026 May 11, 18:33:27
En outre, les travaux de ce comité national ont été relancés par les ministres Parmentier-Lecocq et Borne. Enfin, les structures départementales assurent le maillage territorial. Il n’est donc pas nécessaire de créer une énième structure.
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Julie Delpech
• 2026 May 11, 18:33:20
Les comités départementaux font remonter les informations au Comité national de suivi de l’école inclusive, madame Belouassa-Cherifi.
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Julie Delpech
• 2026 May 11, 18:31:19
Au CNSEI !
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