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Sandrine Rousseau
2026 Jul 15 19:34:52
…et à Jean-Louis Touraine !

Il est des jours où il nous appartient de permettre à notre société de se préoccuper d’une question à la fois profondément intime et éminemment universelle : celle de la fin de vie, des derniers jours de l’existence et de la mort. Ces jours sont rares, ils sont précieux, ils nous obligent. À celles et à ceux qui nous écoutent aujourd’hui, à celles et à ceux qui ne sont plus parmi nous mais dont la mémoire demeure présente dans cet hémicycle, je voudrais dire : nous pensons à vous.

Trop souvent, la fin de vie est synonyme de souffrances que la médecine n’est plus à même de soulager, d’une ultime soumission aux cellules cancéreuses, à la maladie dégénérative, à un système qui ne vous reconnaît pas le droit à disposer pleinement de votre corps. Grâce à ce texte, la fin de vie sera le moment du choix en conscience, de la sérénité, de l’amour exprimé à celles et à ceux qui ont compté. Pouvoir dire les mots, tenir les mains si chères, se noyer une dernière fois dans le regard des gens que nous avons aimés : voilà autant de manières d’alléger, pour celles et ceux qui le souhaitent, pour celles et ceux qui vont mourir, ces derniers instants.

Oui, aujourd’hui, on meurt mal en France et il est temps de regarder en face la réalité. Aujourd’hui, il y a des médecins qui débranchent des patients ou forcent un peu la dose à leur demande. Il y a des patients qui interrompent leurs soins et dont les douleurs explosent. Il y a des personnes qui partent en Belgique ou en Suisse. Il y a celles et ceux qui se suicident. Il y a celles et ceux qui cherchent un moyen d’accéder à des médicaments interdits. Oui, il y a des morts clandestines en France.

Avec cette proposition de loi qui crée l’aide à mourir, le législateur ne détourne plus le regard. Il choisit d’affronter avec lucidité la question de la fin de vie, de lui donner un cadre exigeant. Nos nombreux débats en séance publique et en commission ont permis de renforcer encore les garanties qui entourent ce dispositif afin de prévenir toute dérive et de protéger les personnes les plus vulnérables. L’accès à l’aide à mourir ne reposera pas sur une simple demande : il sera soumis à des conditions strictes, toutes cumulatives, dont un médecin vérifiera qu’elles sont satisfaites dans le cadre d’une procédure rigoureuse.

Ce texte est le fruit d’un équilibre difficile, parfois douloureux, qui nous a conduits à faire des choix et à accepter certains renoncements. Nous avons choisi de ne pas ouvrir l’accès à l’aide à mourir sur le seul fondement des directives anticipées. Nous avons choisi de ne pas étendre ce droit aux mineurs. Nous avons refusé l’accès à l’aide à mourir aux personnes atteintes de maladies limitant leurs capacités cognitives qui ne sont en conséquence pas à même d’exprimer un consentement libre et éclairé.

Mes chers collègues, nous arrivons au terme des débats. Nous savons qu’aucune loi ne pourra jamais minimiser la douleur de la fin de vie pour les personnes qui partent comme pour celles qui restent. Mais un texte comme celui-ci offrira un cadre légal – juste cela, rien que cela, mais tout cela – aux patients, aux soignants, aux proches.

Nous ne votons pas aujourd’hui une loi magique sur les conditions de la fin de vie. Nous mettons seulement à distance les dogmes et les croyances pour les respecter tous dans leur diversité. Telle est la laïcité. Celui qui croyait au ciel et celui qui n’y croyait pas, chacun aura le choix des conditions de sa fin de vie.

Mes chers collègues, nous voterons majoritairement ce texte. Je me permets de remercier tous les collègues qui m’ont accompagnée depuis le début : Julie Laernoes, Sébastien Peytavie, Danielle Simonnet et l’ensemble du groupe écologiste. C’est avec responsabilité, mais aussi beaucoup d’émotion, qu’à titre personnel, je voterai en faveur de ce texte.

Permettez que mes derniers mots, lors de cette dernière lecture, soient pour ma chère, ma tendre, mon aimée maman.
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Sandrine Rousseau
2026 Jul 15 19:33:33
Puisse la laïcité, dans son sens le plus noble, le plus universel, entrer dans cet hémicycle ! Puisse la République accompagner les derniers moments de celui qui croyait au ciel comme de celui qui n’y croyait pas ! Il est en effet des jours, comme celui-ci, où notre vote, en tant que parlementaire, représentant du peuple, dépasse l’exercice ordinaire de l’élaboration de la loi, des jours où il nous est donné de créer de nouveaux droits, en l’occurrence le droit à l’aide à mourir, des jours où notre vote permet d’accompagner avec plus de liberté, d’égalité et de fraternité les personnes en fin de vie, où l’occasion nous est donnée de faire aboutir le combat mené de longue haleine par celles et ceux qui ont défendu avec force et courage une cause qui nous concerne tous et toutes.

Je pense aux associations, aux militants et en premier lieu, bien sûr, à Olivier Falorni, mais aussi à Jean-Luc Romero, à Jonathan Denis ainsi qu’à tous les membres de la Convention citoyenne sur la fin de vie…
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Sandrine Rousseau
2026 Jul 15 19:05:25
Nous aussi, on veut la préserver !
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Sandrine Rousseau
2026 Jul 15 16:19:38
Ouvrez les yeux !
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Sandrine Rousseau
2026 Jul 15 16:19:13
En une seconde : le pays est en train de s’effondrer parce que les associations tiennent notre cohésion sociale et que vous ne les soutenez plus !   
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Sandrine Rousseau
2026 Jul 15 16:16:42
Comme pour la canicule, vous répéterez : « l’État a tenu », mais vous n’avez plus que la poignée de la casserole dans la main, et il n’y a que vous pour ne pas voir le sinistre à l’œuvre.

Le monde associatif et solidaire porte à bout de bras une cohésion sociale que l’État attaque à la tronçonneuse. Quand déploierez-vous un plan de soutien financier d’urgence pour le secteur associatif ?
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Sandrine Rousseau
2026 Jul 15 16:15:08
Cette question s’adresse à David Amiel, ministre du budget, qui semble avoir disparu.

Alors que, depuis 2024, les associations ont perdu 2,2 milliards d’euros d’argent public, en 2026, 1 milliard supplémentaire s’est évaporé dans le budget de l’État. Partout, c’est la même injonction à diversifier les fonds ou l’annonce du non-remboursement des sommes avancées par les associations. Circulez, il n’y a plus rien à voir !

Cela se produit partout, dans le secteur culturel des pays de la Loire, les tiers lieux d’Angoulême, dans les maisons de l’Europe – telle celle de Laval –, au planning familial de Gironde ou dans le centre d’information sur les droits des femmes et des familles, dans une association pour le relogement à Sète, une association pour la protection de l’environnement en Bretagne ou chez des mandataires de justice de ma circonscription. En plus des personnes accompagnées, ces coupes budgétaires menacent 20 millions de bénévoles et 1,8 million de salariés. Près d’une association sur deux déclare réduire sa masse salariale cette année. Pour un gouvernement qui prétend défendre l’emploi, chacun appréciera…

Dans le budget, les crédits pour l’insertion par l’activité sont réduits de 200 millions d’euros ; pour la jeunesse, de 222 millions ; pour l’économie circulaire, de 70 millions ; les dispositifs des quartiers et les politiques de la ville perdent 33 millions et l’on pourrait continuer sur le droit des femmes, l’environnement, la solidarité, etc. Les gels et annulations de crédits dans l’économie sociale et solidaire fragilisent un secteur très largement associatif, qui a déjà supprimé plus de 12 000 emplois.
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Sandrine Rousseau
2026 Jul 15 15:25:26
Bah, avec un peu de clim, tout serait réglé, n’est-ce pas ?
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Sandrine Rousseau
2026 Jun 30 15:24:42
Démissionnez !
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Sandrine Rousseau
2026 Jun 30 15:24:18
Ce n’est pas le sujet !
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Sandrine Rousseau
2026 Jun 27 18:38:34
Mais non !
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Sandrine Rousseau
2026 Jun 27 18:37:13
Le sujet n’est pas le droit des personnes : celles-ci auront évidemment accès à l’aide à mourir, dès lors que les critères sont clairement définis. Mon désaccord avec vous, monsieur Monnet, porte sur la pression qui pourrait s’exercer devant les établissements, ce qui n’est pas la même chose qu’une entrave à un geste individuel ou une décision individuelle, vous le savez bien ! D’ailleurs, la pression est déjà réelle : il n’y a qu’à voir le site priepourundepute.fr. Des groupes religieux protesteront devant les hôpitaux et les cliniques. Si nous ne voulons pas connaître une dérive à l’américaine, il faut voter la création de ce délit d’entrave !
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Sandrine Rousseau
2026 Jun 27 18:24:32
Il vise à rétablir le délit d’entrave. De manière parallèle aux dispositions de la loi sur l’IVG, nous souhaitons éviter que des groupes, notamment religieux, campent devant les établissements qui procèdent à l’aide à mourir, culpabilisent l’entourage et empêchent la sérénité des derniers instants des personnes qui demandent cette aide. Pour que ce droit soit effectif, il importe qu’il ne soit pas un lieu de bataille culturelle et identitaire pour des réactionnaires.

Rétablir le délit d’entrave nous semble donc absolument indispensable.
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Sandrine Rousseau
2026 Jun 27 16:37:44
C’est pour cela qu’il y a une clause de conscience !
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Sandrine Rousseau
2026 Jun 27 16:31:08
Si le patient le demande !
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Sandrine Rousseau
2026 Jun 27 16:28:04
Les murs en effet ne soignent pas !
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Sandrine Rousseau
2026 Jun 27 16:24:22
Eh oui ! Elle n’a pas de conscience !
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Sandrine Rousseau
2026 Jun 27 16:17:32
Quoi ? !
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Sandrine Rousseau
2026 Jun 27 15:57:27
Quel cinéma !
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Sandrine Rousseau
2026 Jun 27 15:55:44
La clause de conscience n’est pas une clause de blocage !
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Sandrine Rousseau
2026 Jun 27 12:41:19
Ces amendements visent à faciliter les entraves et à compliquer l’accès au droit à l’aide à mourir. Toute personne pourra interrompre la procédure à tout moment.

Le texte prévoit la liberté individuelle jusqu’à la fin de la procédure. Madame Gruet, vous avez dit tout à l’heure que nous étions pour la liberté individuelle en dehors de tout cadre. Au contraire, nous avons défini le cadre à l’intérieur duquel la personne doit pouvoir exercer sa propre liberté. Et là, vous voulez empêcher que les patients en fin de vie aient la capacité de décider. Vous instaurez des entraves alors que nous avons fait tout ce texte pour éviter qu’il y en ait jusqu’au dernier moment.
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Sandrine Rousseau
2026 Jun 27 12:37:00
Cet amendement permettrait de contourner le délit d’entrave. Le médecin généraliste pourrait, sans faire valoir sa clause de conscience ni même la mentionner – on ne saurait même pas s’il est d’accord ou non avec le principe –, intervenir pour interrompre la procédure.
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Sandrine Rousseau
2026 Jun 27 10:19:55
La blague !
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Sandrine Rousseau
2026 Jun 27 10:17:59
Quelle surprise !
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