Seul un étudiant sur quatre est boursier, et seuls 2 % des boursiers sont à l’échelon 7. Allez dans un amphithéâtre et demandez aux étudiants qui, parmi eux, vit sous le seuil de pauvreté fixé à 1 288 euros, ils vont absolument tous lever la main ! Cela vaut même pour certains enfants de familles riches : ce n’est pas parce que vos parents sont riches que vous avez les moyens. Je connais des étudiants qui ne sont pas aidés par leurs parents parce qu’ils sont homosexuels – c’est une situation très concrète. À une époque, on considérait que si les retraités étaient pauvres, c’était parce qu’ils n’avaient pas assez cotisé tout au long de leur vie, que c’était leur propre responsabilité, et qu’il ne devait donc pas y avoir de système de retraites. Pour les étudiants, c’est pire : pour justifier qu’ils n’aient pas de revenus, on dit que c’est leur propre famille qui est responsable. Je vais vous donner un exemple d’aide qui ne dépend pas de votre niveau de revenu : quand vous allez à l’hôpital ou quand vous avez besoin d’un médicament, on ne regarde pas votre classe sociale, parce qu’on considère qu’il s’agit d’un droit humain. Pour un jeune, le fait de pouvoir étudier et de pouvoir vivre sans dépendre de sa famille, nous considérons que c’est un droit humain. Tant que vous ne comprendrez pas que tous les étudiants sont pauvres, que les familles n’ont même plus les moyens d’aider leurs enfants avec les 25 % d’inflation, et qu’il y a urgence à indexer les bourses sur l’inflation – pardon de la demande, pardon d’être trop exigeant –, tant que vous ne comprendrez pas cela, il y aura des files d’attente devant la banque alimentaire. Et tant que ce sera le cas, il y aura des étudiants – et nous-mêmes – pour aller vous attraper et vous dire que tant que vous n’augmenterez pas les bourses, on ne vous lâchera pas la veste. C’est une question de liberté, d’égalité et de fraternité.
…sans compensation aucune. Certains objectent que les étudiants n’ont qu’à se débrouiller. Se débrouiller comment ? Trouver un job ? Un job étudiant représente 600 euros par mois ; il faut y ajouter une bourse à l’échelon maximal, celui dont profitent seulement 2 % des étudiants, pour vivre à peine au-dessus du seuil de pauvreté. Trouver un stage ? Un stage rapporte 200 ou 300 euros par mois, encore faut-il payer des entreprises de Dubaï pour obtenir une convention. Compter sur la solidarité familiale, fondement du système actuel ? Les 25 % d’inflation ont aussi tapé les familles, elles ne sont plus en mesure d’aider un enfant ; d’où ces étudiants qui se massent devant les banques alimentaires. Encore une fois, je le dis solennellement : quatre ans se sont écoulés depuis la dernière élection présidentielle et nous nous demandons seulement maintenant s’il ne serait pas pertinent de revaloriser un tout petit peu les bourses ! À chaque rentrée universitaire, tout le monde continuera de s’apitoyer sur le sort des étudiants et de rappeler l’instauration, dans les restaurants des centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires (Crous), des repas à 1 euro. Pardon, mais c’est contraints et forcés que vous avez adopté cette mesure, dont le financement a d’ailleurs entraîné une diminution des quantités servies ! Si vous voulez sortir de la galère les étudiants et plus généralement les jeunes, comprenez que nous ne sommes plus en 1958, où l’on était autonome, avec un emploi et un logement stables, dès 21 ou 22 ans, contre 27 ans en moyenne aujourd’hui. Comprenez qu’il n’est plus possible de compter sur la famille : tout le monde n’a pas la chance, lorsqu’il s’agit de financer ses études, d’avoir papa ou maman pour député. Il faut substituer à la solidarité familiale une solidarité sociale, nationale, en donnant un revenu aux étudiants – comme cela a été fait pour les retraités, qui, depuis qu’ils ne dépendent plus de leurs enfants, s’en sortent un peu mieux.
Si vous voulez des gens sérieux, que rien ne fera jamais céder et qui proposent autre chose que des coupes dans les services publics et la baisse des salaires, il n’y a qu’un seul bulletin de vote possible, c’est celui pour Jean-Luc Mélenchon ! Monsieur le rapporteur, vous dites que l’Ondam a été tenu. On a demandé à l’hôpital public de faire 4 milliards d’euros d’économie ; il en a fait 5 ! Comment pensez-vous qu’il soit encore possible de faire des économies dans l’hôpital public ? Aucun des libéraux qui se sont succédé à la tribune n’a mentionné les besoins essentiels des Français. Personne n’a parlé de désert médical ! Personne n’a parlé de la précarité des familles ! Personne n’a parlé de la difficulté à trouver une place en crèche ! Vous nous dites qu’il est inutile de rejeter ce projet de loi d’approbation des comptes de la sécurité sociale de l’année 2025, parce que ça ne changerait rien. Dans ce cas, l’adopter ne changera absolument rien non plus ! On sait qu’il ne propose qu’une photographie. Ce n’est pas elle qui nous pose problème, mais le photographe, parce qu’il doit de l’argent au peuple français et qu’il n’a aucune légitimité politique à demander l’approbation d’un budget qu’il n’a même pas été capable de respecter, alors qu’il l’a fait passer par 49.3 ! Nous vous donnons une leçon de politique et de respect du suffrage universel ! Le peuple français en a marre de la politique que vous menez ! Il est dégoûté de ce que vous faites des services publics et il est catastrophé de ce que vous faites de la sécurité sociale. Nous le rassurons : dans un an, avec l’élection présidentielle, viendront les jours heureux !
La création d’emplois, du fait du partage du temps de travail, de la relance de la consommation et de la planification écologique, fera entrer des cotisations dans les caisses et permettra par exemple de financer l’hôpital sur le dos duquel vous avez fait 5 milliards d’économies cette année. Vous observerez, mesdames et messieurs les députés, qu’il est possible de parler de politique sans avoir à revenir à votre obsession permanente de l’islam et de l’immigration. L’avenir écologique, l’emploi, les salaires ou le service public, voilà les questions auxquelles le peuple de France nous demande de répondre. Nous lui proposons le remboursement intégral des soins prescrits – dentaires, optiques, auditifs – par le 100 % sécu ; l’embauche de fonctionnaires dans les domaines de la santé, l’éducation, la justice ; le rétablissement et le renforcement de l’impôt de solidarité sur la fortune : un plan massif d’investissement dans l’hôpital, les Ehpad, la petite enfance ; une taxe sur les superprofits et les dividendes ; la lutte contre la fraude fiscale, dont le montant estimé se situe entre 80 et 120 milliards d’euros par an, et la lutte contre l’évasion vers les paradis fiscaux.
…les côtes françaises seront submergées par la hausse du niveau de la mer ; le secteur agricole sera bouleversé par les variations climatiques. Tel est l’enjeu économique existentiel dont nous devons tenir compte. En conséquence, les aides publiques de l’État seront intégralement orientées vers la planification écologique pour reprendre notre souveraineté agricole, énergétique et industrielle. Nous ne ferons pas ce que vous avez fait aux générations futures. L’objectif premier du peuple français sera l’harmonie économique avec les écosystèmes et la nature. Troisième étape : le partage du temps de travail. Nous ne reconnaissons pas la légitimité du 49.3 de la réforme des retraites d’Élisabeth Borne, et contrairement au Rassemblement national, nous l’abrogerons ! Nous ferons la retraite à 60 ans ! La place de nos grands-parents n’est pas sur une chaîne de production, mais à la maison pour profiter légitimement de leur retraite.
Deuxième étape : grâce à l’augmentation les salaires les gens reconsommeront, ce qui relancera la production. Les milliards d’euros de cadeaux fiscaux et d’aides publiques seront réorientés vers la planification écologique. Au rythme auquel nous allons, le réchauffement climatique dépassera les 3 oC : au cœur des villes, il fera plus de 50 oC en été ;…
Il suit, il regarde, il comprend, et c’est à son intelligence que nous voulons parler. C’est l’exact inverse de la politique macron-lepéniste qu’il faut mener. Première étape : augmenter les salaires et passer le smic à 1 700 euros pour permettre aux familles de vivre et de respirer. Pour les petites entreprises qui ne peuvent pas payer, nous mettrons en place une caisse de péréquation des salaires qui sera financée par les grandes entreprises. Ça s’appelle la justice !
Finalement, la politique économique de Jordan Bardella, c’est la même que celle de Macron, mais en plus raciste. Contrairement à l’image que vous vous en faites, le peuple de France n’est pas un peuple d’idiots.
C’est un mauvais remake ! Les neuf milliardaires qui possèdent 90 % des médias prennent un type sorti de nulle part, ils lui font fait faire la une et du people, ils répètent qu’il est jeune, qu’il est beau et que c’est un cadre dynamique.
…et vous ne deviez pas tourner qu’au Pépito ce jour-là, car vous proposez même de faire travailler les gens jusqu’à 67 ans. Vous êtes contre l’augmentation sans conditions du smic : ce sera seulement si le patron la veut bien et qu’elle est défiscalisée. C’est donc de l’argent en moins pour la sécurité sociale. Je vous apprends plein de choses, en voici une autre : ça existe déjà, c’est la prime Macron !
Vous êtes tellement mauvais que le grand patronat vous trompe. Cette bande d’irresponsables se presse d’aller prendre des repas avec Jordan Bardella dans les restos huppés de Paris. Plus la note est élevée, plus le RN change de position facilement – note payée avec l’argent public que le Rassemblement national détourne, cela va de soi. Au Rassemblement national, vous avez carrément abandonné l’abrogation de la réforme des retraites,…