Tous les ministres disent la même chose : cela va aller mieux car on investit. Mais la réalité quotidienne des usagers n’est pas celle-là : ils paient cher pour un service qui, la plupart du temps, n’est pas rendu. J’aimerais également pouvoir vous parler de vive voix de la ligne S, sur laquelle il faudrait aussi intervenir.
J’adresse également mes meilleurs vœux à toutes et à tous, notamment au personnel de l’Assemblée nationale et à leurs familles. Le prix mensuel du passe Navigo est passé de 70 euros en 2015 à 90,80 euros en 2026, soit près de 30 % d’augmentation. Cette hausse a été décidée par la droite francilienne, dirigée par Valérie Pécresse, alors que la qualité du service rendu aux usagers se dégrade de plus en plus. Dans ma circonscription, à Évry-Courcouronnes ou à Corbeil-Essonnes, des milliers d’habitants dépendent quotidiennement du RER D pour travailler, étudier, ou simplement tenter de se soigner quand ils le peuvent. Ils subissent des suppressions de trains, des retards chroniques, des interruptions totales de circulation pendant des week-ends entiers. En semaine, à partir de 22 heures, plus aucun train ne circule. Ils doivent alors prendre des bus de substitution saturés et très lents, notamment sur la branche sud du RER D, dans l’Essonne. Ces difficultés ne datent pas d’hier. J’habite Évry depuis 1996 et, quels que soient les gouvernements ou les majorités régionales, les usagers du RER D entendent les mêmes promesses mais subissent toujours les mêmes dysfonctionnements. Les Franciliens paient leur abonnement toujours plus cher, mais quelles exigences concrètes l’État entend-il imposer à Île-de-France Mobilités (IDFM) pour garantir – enfin – un service fiable sur le RER D, une gestion des travaux compatible avec la vie quotidienne des usagers, et une information digne de ce nom ? Pouvez-vous vous engager sur un suivi des résultats public, transparent et contraignant, ligne par ligne, dès 2026 ?