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Mesdames, Messieurs,
Depuis le dĂ©but de la crise sanitaire, les professionnels de lâĂ©vĂ©nementiel, du tourisme, de la restauration, les extras, les saisonniers, les intĂ©rimaires et plus largement les personnes travaillant dans des secteurs oĂč lâemploi discontinu est la norme, sont particuliĂšrement impactĂ©s par le choc Ă©conomique que subit notre pays sans que des rĂ©ponses Ă la hauteur ne leur soient apportĂ©es par le Gouvernement.Â
Si les salariĂ©s en emploi stable ont bĂ©nĂ©ficiĂ© de mesures de soutien pĂ©rennes Ă travers la mise en place de lâactivitĂ© partielle, les salariĂ©s en emplois discontinus restent pour la plupart sans mesures dâaccompagnement. Les intermittents de lâemploi reprĂ©sentent plus de 2,3 millions de travailleuses et de travailleurs, dont une majoritĂ© se trouve Ă prĂ©sent en fin de droits, en raison des pĂ©riodes de confinement et de restrictions sanitaires imposĂ©es Ă leur secteur dâactivitĂ©.
La promesse dâune aide garantissant un revenu de 900 euros pendant quatre mois, annoncĂ©e par le Gouvernement tardivement en novembre dernier, sâest en fait traduite en moyenne en une aide de 375 euros qui laisse encore Ă lâĂ©cart lâimmense majoritĂ© dâentre eux. Devant faire face Ă une pĂ©nurie dâemplois, incapables de prĂ©tendre Ă une indemnisation chĂŽmage faute de remplir les conditions dâactivitĂ©, beaucoup se retrouvent dĂ©sormais sans filet de sĂ©curitĂ© sociale, basculant rapidement dans des situations de dĂ©tresse et de pauvretĂ©.
Câest pourquoi, il convient de rĂ©pondre au plus vite Ă la dĂ©tresse financiĂšre, sociale, psychologique vĂ©cue par les intermittents de lâemploi.
PrĂ©caires car leurs mĂ©tiers imposent la succession de contrats de courte durĂ©e, les intermittents de lâemploi connaissent des conditions de travail dĂ©gradĂ©es avec des horaires flexibles et des salaires peu Ă©levĂ©s. Travailleurs Ă la carte, ils jonglent avec les missions dâintĂ©rim, et cumulent les petits boulots. Ce sont ceux que lâemployeur appelle Ă la derniĂšre minute, ceux qui signent un contrat Ă durĂ©e dĂ©terminĂ©e dâusage (CDDU) ou un contrat court au grĂ© des saisons, de lâactivitĂ© touristique, des Ă©vĂ©nements ou festivals.
Pour ces derniers, le niveau de couverture de lâassurance chĂŽmage est trĂšs peu protecteur, particuliĂšrement depuis 2017 lorsquâils ont perdu le bĂ©nĂ©fice du rĂ©gime spĂ©cifique inscrit Ă lâannexe 4 de la convention UnĂ©dic. Relevant dĂ©sormais du rĂ©gime gĂ©nĂ©ral, ces salariĂ©s « permittents » qui reprĂ©sentent 40 % des demandeurs dâemploi, ont vu leur indemnisation baisser. Des pertes qui mettent en Ă©vidence lâinadĂ©quation totale du rĂ©gime gĂ©nĂ©ral Ă la pratique de leur activitĂ©.
Dans ce contexte, la rĂ©forme de lâassurance chĂŽmage imposĂ©e de maniĂšre dogmatique par le Gouvernement sans tenir compte des rĂ©alitĂ©s Ă©conomiques et sociales vĂ©cues par les privĂ©s dâemploi et qui doit entrer en vigueur au 1er juillet 2021 est un vĂ©ritable nonâsens. DâaprĂšs les derniĂšres projections rĂ©alisĂ©es par lâUnĂ©dic, elle impacterait nĂ©gativement 1,2 million de personnes qui, dĂšs la premiĂšre annĂ©e, verront leurs allocations baissĂ©es. Une rĂ©forme qui sera dâautant plus rĂ©gressive pour les intermittents de lâemploi.
En effet, le nouvel modĂšle de calcul du « salaire journalier de rĂ©fĂ©rence », qui sert de rĂ©fĂ©rence pour dĂ©finir le niveau de lâallocation, impliquera mĂ©caniquement une baisse globale du niveau dâindemnisation des travailleurs qui alternent entre des pĂ©riodes dâactivitĂ© en contrats courts et des pĂ©riodes non travaillĂ©es. Alors que ce « salaire journalier de rĂ©fĂ©rence » Ă©tait jusquâĂ prĂ©sent calculĂ© en divisant le salaire brut perçu par le nombre de jours travaillĂ©s, tous les jours seront dĂ©sormais intĂ©grĂ©s dans la nouvelle formule, y compris les jours chĂŽmĂ©s entre deux contrats. « Cela devrait baisser notre allocation de 50 % », sâalarme le Collectif des prĂ©caires de lâhĂŽtellerieârestauration et Ă©vĂ©nementiel (CPHRE), « en dessous des minimas sociaux pour certains ».
Ă cela sâajoute le durcissement des conditions de rechargement des droits Ă lâassurance chĂŽmage, mesure entrĂ©e en vigueur dans le cadre du premier volet de la rĂ©forme gouvernementale en novembre 2019. Pour prĂ©tendre Ă une indemnisation, il faut dĂ©sormais avoir travaillĂ© six mois depuis sa derniĂšre ouverture de droits contre un mois auparavant.
Pour justifier ces rĂ©gressions, le Gouvernement invoque une mesure de justice entre ceux qui travaillent Ă temps plein et ceux travaillant de maniĂšre discontinue sans tenir compte de la rĂ©alitĂ© de lâactivitĂ© professionnelle des secteurs oĂč il est dâusage de recourir Ă des CDD ou Ă lâemploi saisonnier.
Pour les salariĂ©s de ces secteurs dâactivitĂ©, câest donc la double peine : outre le fait dâoccuper des emplois prĂ©caires aux horaires atypiques et souvent mal rĂ©munĂ©rĂ©s, ils vont subir une rĂ©duction de leurs droits au chĂŽmage.
Cette posture dĂ©montre Ă la fois une volontĂ© de faire porter le coĂ»t de la crise Ă ceux qui en sont victimes en le camouflant par des mesures cosmĂ©tiques visant Ă encadrer les contrats courts, et une mĂ©connaissance des secteurs concernĂ©s par lâintermittence de lâemploi. Ainsi, la dĂ©nonciation du « dĂ©veloppement trĂšs peu rĂ©gulĂ© des CDDU » est particuliĂšrement incantatoire. Dans de nombreux secteurs ou mĂ©tiers, lâintermittence est officiellement la norme reconnue comme un « usage » par un agrĂ©ment du ministĂšre du travail.
La perspective dâun CDI pour tous demeure donc Ă ce stade illusoire. Lâalternative Ă laquelle ces salariĂ©s Ă lâemploi discontinu sont confrontĂ©s dans la pratique est plutĂŽt celle dâune sortie du salariat, celle dâune flexibilitĂ© sans sĂ©curitĂ©. LâubĂ©risation ne peut ĂȘtre une perspective qui leur est proposĂ©e. Et renvoyer ces salariĂ©s vers un statut dâautoentrepreneur ou dâindĂ©pendant reviendrait Ă prĂ©cariser encore un peu plus cette population tout en rĂ©duisant leur protection sociale. De surcroĂźt, ces statuts, qui ne correspondant en rien Ă la rĂ©alitĂ© de leurs mĂ©tiers, sâapparentent en fait Ă du salariat dissimulĂ© et les mettent ainsi en situations dâillĂ©galitĂ©.
Dans ce contexte, il apparaĂźt indispensable dâamĂ©liorer le sort des intermittents de lâemploi. Câest tout le sens de cette proposition de loi qui vise un double objectif : rĂ©pondre Ă lâurgence sociale avec des mesures de soutien financier, et instaurer de maniĂšre pĂ©renne des droits relevĂ©s en matiĂšre dâassurance chĂŽmage pour ces travailleuses et travailleurs en emploi discontinu.
Lâarticle 1 instaure une aide de lâĂtat au profit de lâensemble des intermittents de lâemploi et des intĂ©rimaires inscrits comme demandeurs dâemploi afin dâindemniser la totalitĂ© des pertes de revenus subies depuis le dĂ©but de la crise sanitaire, en prenant comme rĂ©fĂ©rence les salaires bruts perçus sur les trois derniĂšres annĂ©es avant lâannĂ©e 2020. Toutefois, lâaide sâapplique Ă©galement aux intermittents de lâemploi qui auraient travaillĂ© en 2018 et 2019 ou seulement en 2019.
Lâarticle 2 rĂ©tablit un rĂ©gime dâassurance chĂŽmage spĂ©cifique pour les intermittents de lâemploi et les intĂ©rimaires permettant de leur assurer une meilleure couverture chĂŽmage entre deux pĂ©riodes dâemploi. Ces nouvelles rĂšgles auraient vocation Ă ĂȘtre nĂ©gociĂ©es par les organisations syndicales et les reprĂ©sentants des employeurs dans chaque branche professionnelle concernĂ©e. Ă dĂ©faut, les rĂšgles seraient fixĂ©es par les partenaires sociaux au niveau national et interprofessionnel.
Pour la pleine application de cette derniĂšre mesure, lâarticle 3 prĂ©voit lâadhĂ©sion des employeurs des secteurs concernĂ©s au rĂ©gime dâassurance chĂŽmage spĂ©cifique des intermittents de lâemploi. Lâarticle 4 prĂ©voit enfin le rĂ©tablissement dâune annexe spĂ©cifique pour ces travailleurs au sein de la convention UnĂ©dic.
I. â Sont Ă©ligibles Ă une aide de lâĂtat calculĂ©e sur la base des derniers salaires perçus les personnes rĂ©sidant sur le territoire national et inscrites comme demandeurs dâemploi entre mars 2020 et avril 2021 qui satisfont aux conditions suivantes :
1° Elles ont occupĂ©, au cours des annĂ©es 2017, 2018 et 2019, un emploi relevant du 3° de lâarticle L. 1251â6 du code du travail ou un emploi en contrat de travail temporaire ;
2° Les salaires bruts tirĂ©s des activitĂ©s professionnelles salariĂ©es, exercĂ©es en France ou Ă lâĂ©tranger, calculĂ©s sur les seuls jours dâemploi ou assimilĂ©s au titre de lâannĂ©e 2020 sont infĂ©rieurs Ă la moyenne des salaires bruts de mĂȘme nature quâelles ont perçus au titre des annĂ©es 2017, 2018 et 2019 ;
3° Elles justifient dâune activitĂ© salariĂ©e accomplie entre le 1er janvier 2018 et le 31 dĂ©cembre 2019 dâau moins 88 jours ou 610 heures ;
Les personnes qui ont occupĂ© un emploi mentionnĂ© au 1° du prĂ©sent I au cours des annĂ©es 2018 et 2019 uniquement ou au cours de lâannĂ©e 2019 uniquement sont Ă©ligibles Ă lâaide prĂ©vue au mĂȘme I si les salaires bruts tirĂ©s des activitĂ©s professionnelles salariĂ©es, exercĂ©es en France ou Ă lâĂ©tranger, quâelles ont perçus au titre de lâannĂ©e 2020 sont infĂ©rieurs, selon le cas, Ă la moyenne des salaires bruts de mĂȘme nature quâelles ont perçus au titre des annĂ©es 2018 et 2019 ou aux salaires bruts de mĂȘme nature quâelles ont perçus au titre de lâannĂ©e 2019.
II. â Le montant de lâaide est Ă©gal au montant correspondant Ă la diffĂ©rence entre :
1° Dâune part, la moyenne des salaires bruts mentionnĂ©s au 2° du I du prĂ©sent article perçus au titre des annĂ©es 2017, 2018 et 2019 ou, si la personne relĂšve du dernier alinĂ©a du I du prĂ©sent article, soit la moyenne des salaires bruts de mĂȘme nature perçus au titre des annĂ©es 2018 et 2019, soit les salaires bruts de mĂȘme nature perçus au titre de lâannĂ©e 2019 ;
2° Et, dâautre part, les salaires bruts de mĂȘme nature perçus au titre de lâannĂ©e 2020.
III. â Lâaide est versĂ©e, pour le compte de lâĂtat, par PĂŽle emploi, avec lequel il conclut une convention. Elle est versĂ©e mensuellement sur une pĂ©riode maximale de six mois Ă compter du premier du jour du mois qui suit la publication de la prĂ©sente loi, dans des conditions dĂ©finies par dĂ©cret.
IV. â Dans un dĂ©lai de six mois Ă compter de la publication de la prĂ©sente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur lâĂ©valuation de lâaide de lâĂtat mentionnĂ©e au I du prĂ©sent article. Ce rapport formule notamment des recommandations sur lâopportunitĂ© de prolonger cette aide aux bĂ©nĂ©ficiaires au regard de lâĂ©volution de la situation Ă©conomique.
Le chapitre IV du titre II du livre IV de la cinquiÚme partie du code du travail est complété par une section 5 ainsi rédigée :
« Section 5
« Intermittents de lâemploi
« Art. L. 5424â29. â I. â Pour tenir compte des modalitĂ©s particuliĂšres dâexercice des professions relevant du 3° de lâarticle L. 1251â6 et des emplois en contrat de travail temporaire, les accords relatifs au rĂ©gime dâassurance chĂŽmage mentionnĂ©s Ă lâarticle L. 5422â20 comportent des rĂšgles spĂ©cifiques dâindemnisation des intermittents de ces professions, annexĂ©es au rĂšglement gĂ©nĂ©ral annexĂ© Ă la convention relative Ă lâindemnisation du chĂŽmage.
« Sont considĂ©rĂ©s comme des intermittents, au sens du premier alinĂ©a du prĂ©sent I, les salariĂ©s recrutĂ©s par contrat aux fins de lâaccomplissement dâune mission relevant du 3° du de lâarticle L. 1251â6 ou de lâarticle L. 1251â1.
« II. â Les organisations dâemployeurs et de salariĂ©s reprĂ©sentatives de lâensemble des professions mentionnĂ©es au premier alinĂ©a du I du prĂ©sent article nĂ©gocient entre elles les rĂšgles spĂ©cifiques mentionnĂ©es au mĂȘme alinĂ©a. Ă cette fin, dans le cadre de la nĂ©gociation des accords relatifs au rĂ©gime dâassurance chĂŽmage mentionnĂ©s Ă lâarticle L. 5422â20, les organisations professionnelles dâemployeurs et les organisations syndicales de salariĂ©s reprĂ©sentatives au niveau national et interprofessionnel leur transmettent en temps utile un document de cadrage.
« Ce document prĂ©cise les objectifs de la nĂ©gociation en ce qui concerne le respect de principes gĂ©nĂ©raux applicables Ă lâensemble du rĂ©gime dâassurance chĂŽmage. Il fixe le dĂ©lai dans lequel cette nĂ©gociation doit aboutir.
« III. â Les rĂšgles spĂ©cifiques prĂ©vues par un accord respectant les objectifs dĂ©finis par le document de cadrage mentionnĂ© au II du prĂ©sent article et conclu dans le dĂ©lai fixĂ© par le mĂȘme document sont reprises dans les accords relatifs au rĂ©gime dâassurance chĂŽmage mentionnĂ©s Ă lâarticle L. 5422â20. Ă dĂ©faut de conclusion dâun tel accord, les organisations professionnelles dâemployeurs et les organisations syndicales de salariĂ©s reprĂ©sentatives au niveau national et interprofessionnel fixent les rĂšgles dâindemnisation du chĂŽmage applicables aux intermittents des professions mentionnĂ©es au premier alinĂ©a du I du prĂ©sent article, dans le respect des conditions dĂ©finies au second alinĂ©a de lâarticle L. 5422â22.
« Art. L. 5424â30. â Du fait de lâamĂ©nagement de leurs conditions dâindemnisation, lâallocation dâassurance versĂ©e aux travailleurs privĂ©s dâemploi relevant des professions mentionnĂ©es au premier alinĂ©a du I de lâarticle L. 5424â29 peut, en sus de la contribution des employeurs prĂ©vue au 1° de lâarticle L. 5422â9, ĂȘtre financĂ©e par une contribution spĂ©cifique Ă la charge des employeurs, y compris ceux mentionnĂ©s Ă lâarticle L. 5424â3, et des salariĂ©s relevant de ces professions, assise sur la rĂ©munĂ©ration brute dans la limite dâun plafond, dans des conditions fixĂ©es par lâaccord prĂ©vu Ă lâarticle L. 5422â20.
« La contribution spĂ©cifique est recouvrĂ©e et contrĂŽlĂ©e par les organismes chargĂ©s du recouvrement mentionnĂ©s Ă lâarticle L. 5427â1 selon les rĂšgles applicables aux contributions mentionnĂ©es aux 1° Ă Â 3° de lâarticle L. 5422â9. Les diffĂ©rends relatifs au recouvrement de cette contribution suivent les rĂšgles de compĂ©tence prĂ©vues Ă lâarticle L. 5422â16.
« Les fins de contrat de travail des travailleurs relevant de la contribution spĂ©cifique prĂ©vue au prĂ©sent article ne sont pas prises en compte au titre du 1° de lâarticle L. 5422â12 et la majoration ou la minoration de contributions qui rĂ©sulte de lâapplication du mĂȘme 1° nâest pas applicable Ă ces contrats.
« Art. L. 5424â31. â Les travailleurs privĂ©s dâemploi et qui ont Ă©puisĂ© leurs droits Ă lâassurance chĂŽmage au titre des dispositions spĂ©cifiques relatives aux professions mentionnĂ©es au premier alinĂ©a du I de lâarticle L. 5424â29, annexĂ©es au rĂšglement gĂ©nĂ©ral annexĂ© Ă la convention relative Ă lâindemnisation du chĂŽmage, peuvent bĂ©nĂ©ficier dâallocations spĂ©cifiques dâindemnisation du chĂŽmage au titre de la solidaritĂ© nationale dans les conditions suivantes :
« 1° Ne pas satisfaire aux conditions pour bĂ©nĂ©ficier de lâallocation des travailleurs indĂ©pendants prĂ©vue Ă lâarticle L. 5424â25 ni aux conditions pour bĂ©nĂ©ficier de lâallocation de solidaritĂ© spĂ©cifique prĂ©vue Ă lâarticle L. 5423â1 ;
« 2° Satisfaire Ă des conditions dâactivitĂ© professionnelle antĂ©rieure et de prise en charge au titre dâun revenu de remplacement.
« Ces allocations sont Ă la charge de lâĂtat. Leur gestion est assurĂ©e par PĂŽle emploi dans les conditions prĂ©vues par une convention conclue avec lâĂtat.
« Ces allocations sont cessibles et saisissables dans les mĂȘmes conditions et limites que les salaires. »
« Art. L. 5424â32. â Un dĂ©cret en Conseil dâĂtat dĂ©termine les modalitĂ©s dâapplication de la prĂ©sente section. »
Ă lâarticle L. 5424â3 du code du travail, aprĂšs le mot : « spectacle », sont insĂ©rĂ©s les mots : « ou de lâune des professions mentionnĂ©es au premier alinĂ©a du I de lâarticle L. 5424â29 ».
Les rĂšgles spĂ©cifiques dâindemnisation des travailleurs privĂ©s dâemploi mentionnĂ©es au premier alinĂ©a du I de lâarticle L. 5424â29 du code du travail sont annexĂ©es au rĂšglement gĂ©nĂ©ral annexĂ© Ă la premiĂšre convention relative Ă lâindemnisation du chĂŽmage qui prend effet Ă compter du premier jour du sixiĂšme mois suivant la publication de la prĂ©sente loi.
I. â La charge pour lâĂtat est compensĂ©e Ă due concurrence par la crĂ©ation dâune taxe additionnelle aux droits visĂ©s aux articles 575 et 575 A du code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts.
II. â La charge pour les organismes de sĂ©curitĂ© sociale est compensĂ©e Ă due concurrence par la majoration des droits mentionnĂ©s aux articles 575 et 575 A du code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts.