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📜Loi pour des mesures d'urgence en faveur des intermittents de l'emploi
30 avr. 2021 ‱
Elsa Faucillon

Amendements examinĂ©s : đŸ–‹ïž0%
5 En attente
Liste des Amendements
Article 1
đŸ–‹ïž ‱ En attente ‱ 11 juin 2021 ‱
Marie-France Lorho

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Article 2
đŸ–‹ïž ‱ En attente ‱ 11 juin 2021 ‱
Marie-France Lorho

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Article 3
đŸ–‹ïž ‱ En attente ‱ 11 juin 2021 ‱
Marie-France Lorho

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Article 4
đŸ–‹ïž ‱ En attente ‱ 11 juin 2021 ‱
Marie-France Lorho

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Article 5
đŸ–‹ïž ‱ En attente ‱ 11 juin 2021 ‱
Marie-France Lorho

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ExposĂ© des motifs ‱ ⏱Lecture 5min.

Mesdames, Messieurs,

Depuis le dĂ©but de la crise sanitaire, les professionnels de l’évĂ©nementiel, du tourisme, de la restauration, les extras, les saisonniers, les intĂ©rimaires et plus largement les personnes travaillant dans des secteurs oĂč l’emploi discontinu est la norme, sont particuliĂšrement impactĂ©s par le choc Ă©conomique que subit notre pays sans que des rĂ©ponses Ă  la hauteur ne leur soient apportĂ©es par le Gouvernement. 

Si les salariĂ©s en emploi stable ont bĂ©nĂ©ficiĂ© de mesures de soutien pĂ©rennes Ă  travers la mise en place de l’activitĂ© partielle, les salariĂ©s en emplois discontinus restent pour la plupart sans mesures d’accompagnement. Les intermittents de l’emploi reprĂ©sentent plus de 2,3 millions de travailleuses et de travailleurs, dont une majoritĂ© se trouve Ă  prĂ©sent en fin de droits, en raison des pĂ©riodes de confinement et de restrictions sanitaires imposĂ©es Ă  leur secteur d’activitĂ©.

La promesse d’une aide garantissant un revenu de 900 euros pendant quatre mois, annoncĂ©e par le Gouvernement tardivement en novembre dernier, s’est en fait traduite en moyenne en une aide de 375 euros qui laisse encore Ă  l’écart l’immense majoritĂ© d’entre eux. Devant faire face Ă  une pĂ©nurie d’emplois, incapables de prĂ©tendre Ă  une indemnisation chĂŽmage faute de remplir les conditions d’activitĂ©, beaucoup se retrouvent dĂ©sormais sans filet de sĂ©curitĂ© sociale, basculant rapidement dans des situations de dĂ©tresse et de pauvretĂ©.

C’est pourquoi, il convient de rĂ©pondre au plus vite Ă  la dĂ©tresse financiĂšre, sociale, psychologique vĂ©cue par les intermittents de l’emploi.

PrĂ©caires car leurs mĂ©tiers imposent la succession de contrats de courte durĂ©e, les intermittents de l’emploi connaissent des conditions de travail dĂ©gradĂ©es avec des horaires flexibles et des salaires peu Ă©levĂ©s. Travailleurs Ă  la carte, ils jonglent avec les missions d’intĂ©rim, et cumulent les petits boulots. Ce sont ceux que l’employeur appelle Ă  la derniĂšre minute, ceux qui signent un contrat Ă  durĂ©e dĂ©terminĂ©e d’usage (CDDU) ou un contrat court au grĂ© des saisons, de l’activitĂ© touristique, des Ă©vĂ©nements ou festivals.

Pour ces derniers, le niveau de couverture de l’assurance chĂŽmage est trĂšs peu protecteur, particuliĂšrement depuis 2017 lorsqu’ils ont perdu le bĂ©nĂ©fice du rĂ©gime spĂ©cifique inscrit Ă  l’annexe 4 de la convention UnĂ©dic. Relevant dĂ©sormais du rĂ©gime gĂ©nĂ©ral, ces salariĂ©s « permittents » qui reprĂ©sentent 40 % des demandeurs d’emploi, ont vu leur indemnisation baisser. Des pertes qui mettent en Ă©vidence l’inadĂ©quation totale du rĂ©gime gĂ©nĂ©ral Ă  la pratique de leur activitĂ©.

Dans ce contexte, la rĂ©forme de l’assurance chĂŽmage imposĂ©e de maniĂšre dogmatique par le Gouvernement sans tenir compte des rĂ©alitĂ©s Ă©conomiques et sociales vĂ©cues par les privĂ©s d’emploi et qui doit entrer en vigueur au 1er juillet 2021 est un vĂ©ritable non‑sens. D’aprĂšs les derniĂšres projections rĂ©alisĂ©es par l’UnĂ©dic, elle impacterait nĂ©gativement 1,2 million de personnes qui, dĂšs la premiĂšre annĂ©e, verront leurs allocations baissĂ©es. Une rĂ©forme qui sera d’autant plus rĂ©gressive pour les intermittents de l’emploi.

En effet, le nouvel modĂšle de calcul du « salaire journalier de rĂ©fĂ©rence », qui sert de rĂ©fĂ©rence pour dĂ©finir le niveau de l’allocation, impliquera mĂ©caniquement une baisse globale du niveau d’indemnisation des travailleurs qui alternent entre des pĂ©riodes d’activitĂ© en contrats courts et des pĂ©riodes non travaillĂ©es. Alors que ce « salaire journalier de rĂ©fĂ©rence » Ă©tait jusqu’à prĂ©sent calculĂ© en divisant le salaire brut perçu par le nombre de jours travaillĂ©s, tous les jours seront dĂ©sormais intĂ©grĂ©s dans la nouvelle formule, y compris les jours chĂŽmĂ©s entre deux contrats. « Cela devrait baisser notre allocation de 50 % », s’alarme le Collectif des prĂ©caires de l’hĂŽtellerie‑restauration et Ă©vĂ©nementiel (CPHRE), « en dessous des minimas sociaux pour certains ».

À cela s’ajoute le durcissement des conditions de rechargement des droits Ă  l’assurance chĂŽmage, mesure entrĂ©e en vigueur dans le cadre du premier volet de la rĂ©forme gouvernementale en novembre 2019. Pour prĂ©tendre Ă  une indemnisation, il faut dĂ©sormais avoir travaillĂ© six mois depuis sa derniĂšre ouverture de droits contre un mois auparavant.

Pour justifier ces rĂ©gressions, le Gouvernement invoque une mesure de justice entre ceux qui travaillent Ă  temps plein et ceux travaillant de maniĂšre discontinue sans tenir compte de la rĂ©alitĂ© de l’activitĂ© professionnelle des secteurs oĂč il est d’usage de recourir Ă  des CDD ou Ă  l’emploi saisonnier.

Pour les salariĂ©s de ces secteurs d’activitĂ©, c’est donc la double peine : outre le fait d’occuper des emplois prĂ©caires aux horaires atypiques et souvent mal rĂ©munĂ©rĂ©s, ils vont subir une rĂ©duction de leurs droits au chĂŽmage.

Cette posture dĂ©montre Ă  la fois une volontĂ© de faire porter le coĂ»t de la crise Ă  ceux qui en sont victimes en le camouflant par des mesures cosmĂ©tiques visant Ă  encadrer les contrats courts, et une mĂ©connaissance des secteurs concernĂ©s par l’intermittence de l’emploi. Ainsi, la dĂ©nonciation du « dĂ©veloppement trĂšs peu rĂ©gulĂ© des CDDU » est particuliĂšrement incantatoire. Dans de nombreux secteurs ou mĂ©tiers, l’intermittence est officiellement la norme reconnue comme un « usage » par un agrĂ©ment du ministĂšre du travail.

La perspective d’un CDI pour tous demeure donc Ă  ce stade illusoire. L’alternative Ă  laquelle ces salariĂ©s Ă  l’emploi discontinu sont confrontĂ©s dans la pratique est plutĂŽt celle d’une sortie du salariat, celle d’une flexibilitĂ© sans sĂ©curitĂ©. L’ubĂ©risation ne peut ĂȘtre une perspective qui leur est proposĂ©e. Et renvoyer ces salariĂ©s vers un statut d’autoentrepreneur ou d’indĂ©pendant reviendrait Ă  prĂ©cariser encore un peu plus cette population tout en rĂ©duisant leur protection sociale. De surcroĂźt, ces statuts, qui ne correspondant en rien Ă  la rĂ©alitĂ© de leurs mĂ©tiers, s’apparentent en fait Ă  du salariat dissimulĂ© et les mettent ainsi en situations d’illĂ©galitĂ©.

Dans ce contexte, il apparaĂźt indispensable d’amĂ©liorer le sort des intermittents de l’emploi.  C’est tout le sens de cette proposition de loi qui vise un double objectif : rĂ©pondre Ă  l’urgence sociale avec des mesures de soutien financier, et instaurer de maniĂšre pĂ©renne des droits relevĂ©s en matiĂšre d’assurance chĂŽmage pour ces travailleuses et travailleurs en emploi discontinu.

L’article 1 instaure une aide de l’État au profit de l’ensemble des intermittents de l’emploi et des intĂ©rimaires inscrits comme demandeurs d’emploi afin d’indemniser la totalitĂ© des pertes de revenus subies depuis le dĂ©but de la crise sanitaire, en prenant comme rĂ©fĂ©rence les salaires bruts perçus sur les trois derniĂšres annĂ©es avant l’annĂ©e 2020. Toutefois, l’aide s’applique Ă©galement aux intermittents de l’emploi qui auraient travaillĂ© en 2018 et 2019 ou seulement en 2019.

L’article 2 rĂ©tablit un rĂ©gime d’assurance chĂŽmage spĂ©cifique pour les intermittents de l’emploi et les intĂ©rimaires permettant de leur assurer une meilleure couverture chĂŽmage entre deux pĂ©riodes d’emploi. Ces nouvelles rĂšgles auraient vocation Ă  ĂȘtre nĂ©gociĂ©es par les organisations syndicales et les reprĂ©sentants des employeurs dans chaque branche professionnelle concernĂ©e. À dĂ©faut, les rĂšgles seraient fixĂ©es par les partenaires sociaux au niveau national et interprofessionnel.

Pour la pleine application de cette derniĂšre mesure, l’article 3 prĂ©voit l’adhĂ©sion des employeurs des secteurs concernĂ©s au rĂ©gime d’assurance chĂŽmage spĂ©cifique des intermittents de l’emploi. L’article 4 prĂ©voit enfin le rĂ©tablissement d’une annexe spĂ©cifique pour ces travailleurs au sein de la convention UnĂ©dic.

Article 1

I. – Sont Ă©ligibles Ă  une aide de l’État calculĂ©e sur la base des derniers salaires perçus les personnes rĂ©sidant sur le territoire national et inscrites comme demandeurs d’emploi entre mars 2020 et avril 2021 qui satisfont aux conditions suivantes :

1° Elles ont occupĂ©, au cours des annĂ©es 2017, 2018 et 2019, un emploi relevant du 3° de l’article L. 1251‑6 du code du travail ou un emploi en contrat de travail temporaire ;

2° Les salaires bruts tirĂ©s des activitĂ©s professionnelles salariĂ©es, exercĂ©es en France ou Ă  l’étranger, calculĂ©s sur les seuls jours d’emploi ou assimilĂ©s au titre de l’annĂ©e 2020 sont infĂ©rieurs Ă  la moyenne des salaires bruts de mĂȘme nature qu’elles ont perçus au titre des annĂ©es 2017, 2018 et 2019 ;

3° Elles justifient d’une activitĂ© salariĂ©e accomplie entre le 1er janvier 2018 et le 31 dĂ©cembre 2019 d’au moins 88 jours ou 610 heures ;

Les personnes qui ont occupĂ© un emploi mentionnĂ© au 1° du prĂ©sent I au cours des annĂ©es 2018 et 2019 uniquement ou au cours de l’annĂ©e 2019 uniquement sont Ă©ligibles Ă  l’aide prĂ©vue au mĂȘme I si les salaires bruts tirĂ©s des activitĂ©s professionnelles salariĂ©es, exercĂ©es en France ou Ă  l’étranger, qu’elles ont perçus au titre de l’annĂ©e 2020 sont infĂ©rieurs, selon le cas, Ă  la moyenne des salaires bruts de mĂȘme nature qu’elles ont perçus au titre des annĂ©es 2018 et 2019 ou aux salaires bruts de mĂȘme nature qu’elles ont perçus au titre de l’annĂ©e 2019.

II. – Le montant de l’aide est Ă©gal au montant correspondant Ă  la diffĂ©rence entre :

1° D’une part, la moyenne des salaires bruts mentionnĂ©s au 2° du I du prĂ©sent article perçus au titre des annĂ©es 2017, 2018 et 2019 ou, si la personne relĂšve du dernier alinĂ©a du I du prĂ©sent article, soit la moyenne des salaires bruts de mĂȘme nature perçus au titre des annĂ©es 2018 et 2019, soit les salaires bruts de mĂȘme nature perçus au titre de l’annĂ©e 2019 ;

2° Et, d’autre part, les salaires bruts de mĂȘme nature perçus au titre de l’annĂ©e 2020.

III. – L’aide est versĂ©e, pour le compte de l’État, par PĂŽle emploi, avec lequel il conclut une convention. Elle est versĂ©e mensuellement sur une pĂ©riode maximale de six mois Ă  compter du premier du jour du mois qui suit la publication de la prĂ©sente loi, dans des conditions dĂ©finies par dĂ©cret.

IV. – Dans un dĂ©lai de six mois Ă  compter de la publication de la prĂ©sente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l’évaluation de l’aide de l’État mentionnĂ©e au I du prĂ©sent article. Ce rapport formule notamment des recommandations sur l’opportunitĂ© de prolonger cette aide aux bĂ©nĂ©ficiaires au regard de l’évolution de la situation Ă©conomique.

Article 2

Le chapitre IV du titre II du livre IV de la cinquiÚme partie du code du travail est complété par une section 5 ainsi rédigée :

« Section 5

« Intermittents de l’emploi

« Art. L. 5424‑29. – I. – Pour tenir compte des modalitĂ©s particuliĂšres d’exercice des professions relevant du 3° de l’article L. 1251‑6 et des emplois en contrat de travail temporaire, les accords relatifs au rĂ©gime d’assurance chĂŽmage mentionnĂ©s Ă  l’article L. 5422‑20 comportent des rĂšgles spĂ©cifiques d’indemnisation des intermittents de ces professions, annexĂ©es au rĂšglement gĂ©nĂ©ral annexĂ© Ă  la convention relative Ă  l’indemnisation du chĂŽmage.

« Sont considĂ©rĂ©s comme des intermittents, au sens du premier alinĂ©a du prĂ©sent I, les salariĂ©s recrutĂ©s par contrat aux fins de l’accomplissement d’une mission relevant du 3° du de l’article L. 1251‑6 ou de l’article L. 1251‑1.

« II. – Les organisations d’employeurs et de salariĂ©s reprĂ©sentatives de l’ensemble des professions mentionnĂ©es au premier alinĂ©a du I du prĂ©sent article nĂ©gocient entre elles les rĂšgles spĂ©cifiques mentionnĂ©es au mĂȘme alinĂ©a. À cette fin, dans le cadre de la nĂ©gociation des accords relatifs au rĂ©gime d’assurance chĂŽmage mentionnĂ©s Ă  l’article L. 5422‑20, les organisations professionnelles d’employeurs et les organisations syndicales de salariĂ©s reprĂ©sentatives au niveau national et interprofessionnel leur transmettent en temps utile un document de cadrage.

« Ce document prĂ©cise les objectifs de la nĂ©gociation en ce qui concerne le respect de principes gĂ©nĂ©raux applicables Ă  l’ensemble du rĂ©gime d’assurance chĂŽmage. Il fixe le dĂ©lai dans lequel cette nĂ©gociation doit aboutir.

« III. – Les rĂšgles spĂ©cifiques prĂ©vues par un accord respectant les objectifs dĂ©finis par le document de cadrage mentionnĂ© au II du prĂ©sent article et conclu dans le dĂ©lai fixĂ© par le mĂȘme document sont reprises dans les accords relatifs au rĂ©gime d’assurance chĂŽmage mentionnĂ©s Ă  l’article L. 5422‑20. À dĂ©faut de conclusion d’un tel accord, les organisations professionnelles d’employeurs et les organisations syndicales de salariĂ©s reprĂ©sentatives au niveau national et interprofessionnel fixent les rĂšgles d’indemnisation du chĂŽmage applicables aux intermittents des professions mentionnĂ©es au premier alinĂ©a du I du prĂ©sent article, dans le respect des conditions dĂ©finies au second alinĂ©a de l’article L. 5422‑22.

« Art. L. 5424‑30. – Du fait de l’amĂ©nagement de leurs conditions d’indemnisation, l’allocation d’assurance versĂ©e aux travailleurs privĂ©s d’emploi relevant des professions mentionnĂ©es au premier alinĂ©a du I de l’article L. 5424‑29 peut, en sus de la contribution des employeurs prĂ©vue au 1° de l’article L. 5422‑9, ĂȘtre financĂ©e par une contribution spĂ©cifique Ă  la charge des employeurs, y compris ceux mentionnĂ©s Ă  l’article L. 5424‑3, et des salariĂ©s relevant de ces professions, assise sur la rĂ©munĂ©ration brute dans la limite d’un plafond, dans des conditions fixĂ©es par l’accord prĂ©vu Ă  l’article L. 5422‑20.

« La contribution spĂ©cifique est recouvrĂ©e et contrĂŽlĂ©e par les organismes chargĂ©s du recouvrement mentionnĂ©s Ă  l’article L. 5427‑1 selon les rĂšgles applicables aux contributions mentionnĂ©es aux 1° à 3° de l’article L. 5422‑9. Les diffĂ©rends relatifs au recouvrement de cette contribution suivent les rĂšgles de compĂ©tence prĂ©vues Ă  l’article L. 5422‑16.

« Les fins de contrat de travail des travailleurs relevant de la contribution spĂ©cifique prĂ©vue au prĂ©sent article ne sont pas prises en compte au titre du 1° de l’article L. 5422‑12 et la majoration ou la minoration de contributions qui rĂ©sulte de l’application du mĂȘme 1° n’est pas applicable Ă  ces contrats.

« Art. L. 5424‑31. – Les travailleurs privĂ©s d’emploi et qui ont Ă©puisĂ© leurs droits Ă  l’assurance chĂŽmage au titre des dispositions spĂ©cifiques relatives aux professions mentionnĂ©es au premier alinĂ©a du I de l’article L. 5424‑29, annexĂ©es au rĂšglement gĂ©nĂ©ral annexĂ© Ă  la convention relative Ă  l’indemnisation du chĂŽmage, peuvent bĂ©nĂ©ficier d’allocations spĂ©cifiques d’indemnisation du chĂŽmage au titre de la solidaritĂ© nationale dans les conditions suivantes :

« 1° Ne pas satisfaire aux conditions pour bĂ©nĂ©ficier de l’allocation des travailleurs indĂ©pendants prĂ©vue Ă  l’article L. 5424‑25 ni aux conditions pour bĂ©nĂ©ficier de l’allocation de solidaritĂ© spĂ©cifique prĂ©vue Ă  l’article L. 5423‑1 ;

« 2° Satisfaire Ă  des conditions d’activitĂ© professionnelle antĂ©rieure et de prise en charge au titre d’un revenu de remplacement.

« Ces allocations sont Ă  la charge de l’État. Leur gestion est assurĂ©e par PĂŽle emploi dans les conditions prĂ©vues par une convention conclue avec l’État.

« Ces allocations sont cessibles et saisissables dans les mĂȘmes conditions et limites que les salaires. »

« Art. L. 5424‑32. – Un dĂ©cret en Conseil d’État dĂ©termine les modalitĂ©s d’application de la prĂ©sente section. »

Article 3

À l’article L. 5424‑3 du code du travail, aprĂšs le mot : « spectacle », sont insĂ©rĂ©s les mots : « ou de l’une des professions mentionnĂ©es au premier alinĂ©a du I de l’article L. 5424‑29 ».

Article 4

Les rĂšgles spĂ©cifiques d’indemnisation des travailleurs privĂ©s d’emploi mentionnĂ©es au premier alinĂ©a du I de l’article L. 5424‑29 du code du travail sont annexĂ©es au rĂšglement gĂ©nĂ©ral annexĂ© Ă  la premiĂšre convention relative Ă  l’indemnisation du chĂŽmage qui prend effet Ă  compter du premier jour du sixiĂšme mois suivant la publication de la prĂ©sente loi.

Article 5

I. – La charge pour l’État est compensĂ©e Ă  due concurrence par la crĂ©ation d’une taxe additionnelle aux droits visĂ©s aux articles 575 et 575 A du code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts.

II. – La charge pour les organismes de sĂ©curitĂ© sociale est compensĂ©e Ă  due concurrence par la majoration des droits mentionnĂ©s aux articles 575 et 575 A du code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts.

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