Nous voulons donner un maximum de garanties pour que la vie puisse l’emporter. Il y a une différence majeure entre l’intention, voire le projet, et le passage à l’acte. Le patient doit pouvoir exprimer clairement sa volonté libre et éclairée, en toute lucidité, jusqu’à la dernière minute. Tel est l’objet de l’amendement.
Il est identique au précédent. En tant que concitoyens, et a fortiori en tant que législateurs, nous avons pour devoir de protéger les plus faibles, en particulier ceux qui seraient atteints d’une pathologie psychiatrique. Dans un souci de clarté, cette pathologie doit être attestée par le diagnostic d’un médecin psychiatre. La condition supplémentaire que nous proposons doit servir de garantie aux personnes fragiles ou fragilisées.
Nous refusons totalement cette logique. Nous soutenons donc l’amendement de notre collègue Dharréville, qui prend acte du fait qu’une personne est libre de refuser un traitement, même si celui-ci existe et qu’il est à sa disposition.
…mais si le traitement existe et qu’il est indisponible, que se passe-t-il ? Nous vivons une période de pénurie – interrogez les pharmaciens ! –, nous ne sommes pas là pour l’accepter et en tirer des conséquences sur la mort.
Madame la rapporteure, vous voulez maintenir qu’un patient qui ne reçoit pas de traitement pourrait avoir accès au suicide assisté ou l’euthanasie. Je pourrais comprendre votre intention si cette absence de traitement résultait de l’incapacité de la science à fournir une molécule efficace,…
L’amendement tend à supprimer les mots « accompagnée éventuellement d’une souffrance psychologique liée à cette affection ». Il me semble que la notion de souffrance psychologique n’est pas suffisamment claire pour que nous en fassions un critère. Quant au terme « éventuellement », c’est le contraire du droit : une souffrance physique est accompagnée d’une souffrance psychologique ou elle ne l’est pas, mais l’adverbe « éventuellement » ne ressemble à rien. L’objectif étant d’adopter un texte intelligible, je ne vois pas bien ce qu’apporte cette disposition.
Alors évitons d’associer les tétraplégiques à ce débat, ce n’est vraiment pas le lieu. (Applaudissements sur les bancs du groupe LR et sur plusieurs bancs du groupe RN.)
C’était une formidable leçon d’optimisme : ces personnes ont un goût de la vie et une aspiration à vivre exceptionnels. (Protestations sur divers bancs.)
Les débats sur l’aide à mourir – le suicide assisté – ont été l’occasion d’aborder la question des tétraplégiques – et je remercie notre collègue Peytavie pour son intervention. Il y a dans ma circonscription une association, Handi’Chiens, qui forme des chiens d’assistance pour accompagner des personnes lourdement handicapées, notamment des tétraplégiques. J’ai eu l’occasion d’assister à des stages…
Je tiens à rappeler, pour que chacun, y compris à l’extérieur de cette enceinte, en soit conscient, que, lors du débat qui a précédé le dîner, vous avez été minoritaire dans votre majorité, madame la ministre. Une ministre minoritaire dans une majorité relative, ça finit par faire léger ! (Sourires et applaudissements sur les bancs des groupes LR et RN.) La seule solution, madame la ministre, c’est de les inviter à petit-déjeuner, à déjeuner et à dîner, comme cela a été fait récemment ! (Protestations sur les bancs des groupes RE et Dem.)