C’est enfin un quinquennat perdu pour le pouvoir d’achat des Français alors que l’investissement dans le nucléaire aurait permis de faire baisser la facture énergétique de nos concitoyens.
…pour notre souveraineté énergétique et industrielle. C’est aussi un quinquennat perdu pour le climat puisque vous avez été obligés de réactiver les centrales à charbon alors que le nucléaire est une énergie entièrement décarbonée.
Nous avons réclamé des investissements massifs dans de nouveaux réacteurs quand votre majorité s’obstinait à réduire la part de l’électricité produite par le nucléaire. Voulez-vous nous rendre dépendants du gaz russe et du charbon ? À quelques semaines de l’élection présidentielle, le candidat Macron nous a enfin donné raison. Cette soudaine conversion au nucléaire – peut-être sur son chemin de Damas – constitue l’un des plus spectaculaires retournements de veste de toute la Ve République. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LR.) Résultat : votre « en même temps » nous a fait perdre cinq ans. C’est un quinquennat perdu…
N’oublions pas que le Président de la République, qui s’improvise aujourd’hui, d’un seul coup, pronucléaire, fermait Fessenheim en 2018 et annonçait la suppression de quatorze réacteurs d’ici à 2035.
N’oublions pas que la ministre de la transition énergétique actuelle jugeait en 2018 « complètement aberrant » et totalement « absurde » d’envisager la construction de nouveaux réacteurs nucléaires.
Cette question pouvait s’adresser à M. le ministre de l’intérieur, mais je comprends parfaitement qu’elle intéresse directement Mme la ministre de la transformation et la fonction publiques. Compte tenu de la banalisation de la petite délinquance et du risque terroriste toujours prégnant, les policiers municipaux jouent un rôle de plus en plus important dans la protection de nos concitoyens. Les communes peinent pourtant à recruter : 3 000 à 4 000 offres d’emploi restent non pourvues. La loi pour une sécurité globale préservant les libertés adoptée en mai 2021 a encore étendu les missions qui leur sont confiées, sans jamais aborder la question du statut des agents. Il faut rendre leur métier plus attractif. Pour ce faire, une attention particulière devrait être portée à un des leviers disponibles pour y parvenir : leur retraite. Pour évoquer ce sujet, j’ai rencontré dernièrement les policiers municipaux de ma ville, Dole, dans le Jura, où j’ai d’ailleurs eu le plaisir de vous accueillir le 19 novembre dernier. Je tiens à saluer leur travail et celui de l’ensemble de leurs collègues, partout dans le pays. Toutefois, l’actuel mode de calcul des pensions de retraite des policiers municipaux n’est pas assez intéressant, surtout comparé à celui des policiers nationaux, des gendarmes, des personnels pénitentiaires et des douaniers. Très concrètement, les policiers municipaux ne bénéficient pas d’une annuité supplémentaire tous les cinq ans, qui leur permettrait de réduire leur durée de cotisation. Les primes qu’ils perçoivent tout au long de leur carrière ne sont pas prises en compte dans le calcul du montant de leur pension. Enfin, ils sont exclus du RIFSEEP, nouveau régime de la fonction publique qui permet d’obtenir des compléments de rémunération en fonction des responsabilités confiées. Il en résulte qu’un brigadier-chef de la police nationale, qui part à la retraite à 57 ans – ce qui est juste – touche une pension mensuelle probable de 2 700 euros net alors qu’un brigadier-chef issu de la police municipale, perçoit au même âge 994 euros net, soit 55 % de moins. Ma question est donc simple : le Gouvernement envisage-t-il d’améliorer le régime de retraite des policiers municipaux de notre pays ?