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Patrice Verchère
2020 juin 2
Madame la ministre de la cohésion des territoires, vous n’ignorez pas le formidable engagement de toutes les collectivités locales au cours de la crise sanitaire : les communes, les intercommunalités, les départements et les régions se sont montrés à la hauteur de l’urgence dès le premier jour en effectuant et en distribuant des commandes d’équipement de protection individuelle, et elles ont mis tous leurs moyens au service de leurs administrés. Leur rôle a été précieux, et je tiens à saluer les élus de ces collectivités ; elles ont probablement contribué à atténuer la colère de nos compatriotes contre les manquements et les carences manifestes de l’État au début de la crise.
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Patrice Verchère
2020 juin 2
Le plan d’aide de 4,5 milliards d’euros, annoncé le 29 mai, est bien loin de lever les inquiétudes. Les régions en sont d’emblée exclues, ce qui a suscité leur incompréhension, si ce n’est leur colère. De plus, pour les collectivités concernées, les recettes fiscales et domaniales sont loin d’être totalement couvertes, tandis que les recettes non tarifaires ne sont pas compensées. La crise va pourtant provoquer des dépenses supplémentaires pour les collectivités chargées de la politique sociale comme les départements et les communes.

Madame la ministre, le plan d’aide ne constitue qu’un premier pas, car il n’est pas à la hauteur de l’urgence que nous impose la crise sanitaire et économique. Estimées à plus de 7 milliards d’euros, les pertes des collectivités territoriales doivent être intégralement compensées. Les collectivités sont au cœur de la relance économique et elles le seront davantage demain, à travers la commande publique et le soutien apporté par les régions aux acteurs économiques des territoires.

Quand le Gouvernement présentera-t-il un plan d’aide pour l’ensemble des collectivités qui soit à la hauteur des enjeux ? Merci de bien vouloir rassurer les élus locaux.
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Patrice Verchère
2020 juin 2
C’est avec une certaine émotion, mais sans regret, que je m’adresse à vous pour ma dernière question en tant que député, un mandat que j’exerce depuis 2007 : j’ai en effet été réélu maire de la commune nouvelle de Cours, que j’avais dû quitter avec regret en raison du non-cumul des mandats, si cher à M. Darmanin.
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Patrice Verchère
2020 févr. 27
Ce sont les mots du Président de la République !
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Patrice Verchère
2020 févr. 27
Je ne pourrai citer l’ensemble de son propos mais je vous invite à lire le compte rendu de la séance publique du Sénat du 7 mars 2018.
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Patrice Verchère
2020 févr. 27
Cessez donc de prétendre que rien n’a été fait avant car, ce faisant, vous critiquez la plupart de vos collègues qui ont retourné leur veste au moment des élections législatives !

Le Gouvernement avait bloqué cette proposition de loi au Sénat, où son examen en séance publique avait débuté en mars 2018. Pour justifier ce blocage, il nous avait été précisé que la revalorisation des pensions des agriculteurs serait intégrée à la grande réforme des retraites. M. Castaner, qui était alors secrétaire d’État chargé des relations avec le Parlement, l’avait précisé à une occasion où il avait remplacé Mme Buzyn.
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Patrice Verchère
2020 févr. 27
Parlez pour vous ! Votre groupe est composé pour moitié de députés de droite et de gauche qui ont trahi !
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Patrice Verchère
2020 févr. 27
C’est vrai ! Mais nombreux sont sur les bancs de la majorité les anciens socialistes, anciens Républicains ou anciens membres d’UDI-Agir qui avaient eux-mêmes voté cette proposition à l’époque – y compris d’anciens ministres, ou députés devenus ministres !
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Patrice Verchère
2020 févr. 27
Je souhaite m’exprimer au sujet de l’article 5 en général. Vous le savez, les agriculteurs demandent de longue date une revalorisation urgente de leurs pensions de retraite ; ils ont renouvelé leur revendication encore récemment à l’approche du Salon de l’agriculture. Le Président de la République a jugé samedi dernier qu’il était impossible de revaloriser les pensions actuelles à 85 % du SMIC. Pourtant, cette mesure avait été largement promue par le Gouvernement lorsqu’il a commencé à présenter votre projet de loi. Vous avez mis en avant ce nouveau dispositif en vous gardant bien de préciser qu’il ne concernerait que les futurs retraités. Un espoir était né chez l’ensemble des retraités agricoles actuels, qui a été déçu, comme nous avons pu le constater cette semaine à l’occasion du Salon. Mais au tout début, cela leur avait réellement été vendu comme cela ! Peut-être est-ce une erreur de votre prédécesseur ; toujours est-il qu’elle a été faite.

De nombreux agriculteurs considèrent aujourd’hui qu’ils ont été menés en bateau par le Gouvernement. Il me semble important de rappeler qu’en février 2017, l’Assemblée nationale avait voté à l’unanimité la proposition de loi de notre collègue Chassaigne prévoyant cette revalorisation. J’ai bien entendu la majorité, qui nous rappelle que c’était deux mois avant les élections législatives…
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Patrice Verchère
2020 févr. 26
La forte mobilisation de l’ensemble des avocats de France suggère que ceux qui ont raison de s’inquiéter sont ceux qui exercent cette profession. J’entends dire, sur les bancs de la majorité, que les avocats ont tort ; c’est plutôt vous qui avez tort de ne pas les écouter, chers collègues, d’autant plus que cela pose un problème en matière de fonctionnement de la justice. En effet, leur grève provoque le report de nombreux jugements, ce qui pose un véritable problème aux nombreux citoyens concernés. Écoutez les avocats ! J’estime qu’ils ont raison. Leur caisse autonome est financée par leurs propres cotisations. Je ne vois pas pourquoi on les agrégerait à un régime prétendument universel.
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Patrice Verchère
2020 févr. 26
Votre conception, c’est de leur piquer leur fric !
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Patrice Verchère
2020 févr. 26
Par cet amendement, qui s’inscrit dans la continuité de ceux que nous avons défendus sur la profession d’avocat, nous dénonçons une atteinte à l’indépendance des professionnels libéraux.

À la différence des régimes spéciaux, qui, fortement déficitaires, survivent grâce à des subventions publiques, les caisses autonomes que gèrent les médecins, les kinésithérapeutes, les infirmiers et d’autres professionnels libéraux sont équilibrées, voire bénéficiaires.

Dans les professions médicales et paramédicales, le risque est réel de voir disparaître les petites entités. Aussi, s’il appliquait la méthode proposée, le Gouvernement condamnerait des territoires déjà fortement touchés par la désertification médicale. On ne peut pas prendre ce risque.

C’est pourquoi nous vous proposons d’exclure les professionnels libéraux, notamment les avocats, du dispositif du régime général, c’est-à-dire de leur permettre de préserver et de conserver la maîtrise de leurs caisses autonomes, qui sont excédentaires et disposent de réserves importantes, constituées pendant plusieurs années par les cotisations de leurs adhérents. Non au hold-up sur les caisses des régimes autonomes !
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Patrice Verchère
2020 févr. 26
Eh oui !
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Patrice Verchère
2020 févr. 22
Mes chers collègues, je vous invite à adopter ces amendements identiques pour que le futur système de retraite tienne compte de la situation des personnes ayant un handicap. Il apparaît légitime de les mentionner clairement.
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Patrice Verchère
2020 févr. 22
Comme cela vient d’être rappelé, la conférence nationale du handicap du 11 février dernier s’est achevée sur des déclarations fortes du Gouvernement. Il est donc désormais essentiel d’agir en faveur des personnes en situation de handicap. Or, vous le savez, monsieur le secrétaire d’État, votre projet de loi a suscité une levée de boucliers de la part des associations du champ du handicap, alertées par des dispositions en pointillé et des mesures à trous dans un texte qui a son lot d’imprécisions. Ainsi, le Comité pour le droit au travail des handicapés et l’égalité des droits redoute « le pire » et déplore que « les personnes handicapées ne sont jamais citées ». La FNATH – Fédération nationale des accidentés du travail et des handicapés – déclare qu’elle n’est « pas dupe » et que « le compte n’y est pas ». Enfin, l’UNAPEI – l’Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis – et APF France handicap, réunis dans un collectif, dénoncent « une réforme opaque ».
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Patrice Verchère
2020 févr. 22
Déposé à l’initiative de notre collègue Le Fur, il vise à substituer aux mots « la pénibilité des métiers et fonctions exercés » les mots « l’exposition aux facteurs de pénibilité », que sont le port de charges, le travail de nuit, le travail posté, le travail en températures contraintes, les gestes répétitifs entraînant des troubles musculo-squelettiques, l’exposition à des substances chimiques, l’exposition au bruit et l’exposition aux vibrations, que connaissent les salariés de secteurs aussi divers que l’agroalimentaire ou le BTP.
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Patrice Verchère
2019 juil. 17
Le CETA est signé depuis dix-huit mois !
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Patrice Verchère
2019 juil. 10
À travers son avis de sagesse, M. le ministre promeut la souplesse. Nous espérons avoir réussi à vous convaincre qu’il n’y avait rien de politique ni de polémique dans nos amendements, simplement le désir, que nous partageons tous, de laisser de la liberté aux élus en fonction des circonstances locales.
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Patrice Verchère
2019 juil. 10
Un dernier mot. Si l’on écoute bien les différents orateurs et l’avis de sagesse donné par  M. le ministre – qui a l’expérience de ces choses-là –, on s’aperçoit que nous sommes tous d’accord. En effet, ce qui est proposé à travers ces amendements, c’est le choix entre l’option défendue par Mme la rapporteure et M. Rebeyrotte et la nôtre. Ce que nous souhaitons, c’est donner de la liberté.
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Patrice Verchère
2019 juil. 10
Cet amendement, identique au précédent, est inspiré par l’expérience. Si nous voulons que les communes nouvelles perdurent et se développent, il faut de la liberté. L’amendement, qui n’impose rien, vise seulement à leur donner plus de liberté, plus de choix.  

Comme l’a rappelé M. Nury, à l’heure actuelle, le maire d’une commune nouvelle peut également exercer, lors de la création de celle-ci, et sans possibilité de cumul des indemnités, les fonctions de maire délégué. Cela ne sera plus possible demain.  

Je citerai un cas pratique que j’ai rencontré dans la commune que j’ai créée quand j’étais maire. Celle-ci se situe dans le département de Rhône, sur le premier territoire qui ait vu naître des communes nouvelles, à l’époque où Michel Mercier, lui-même créateur d’une commune nouvelle, était ministre. Mais le cas peut se produire ailleurs.

Que, quand une commune nouvelle réunit des petites communes et une commune importante en nombre d’habitants, les maires de petites communes deviennent maires délégués, afin de conserver l’identité du lieu et constituer des relais, cela semble aller de soi. En revanche, des tensions peuvent naître si le maire délégué de la commune qui réunit 60 % à 70 % des habitants ne peut pas être maire de la commune nouvelle.

Nous souhaitons que, si tel est le choix local – nous ne proposons que de créer une liberté –, la même personne puisse cumuler les fonctions de maire délégué de la commune la plus importante et de maire de la commune nouvelle. Il me semble essentiel, si nous voulons que les communes nouvelles continuent à se développer – pour d’autres raisons que l’avantage résultant d’une augmentation de 5 % de la DGF, la dotation globale de fonctionnement, avantage qui existait déjà –, de leur offrir davantage de souplesse et de liberté.

 
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Patrice Verchère
2019 juin 26
Inadmissible !
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Patrice Verchère
2019 mai 21
Je vous remercie, madame la ministre, pour votre réponse.

Au regard de ce que vous avez dit, notamment à la fin de celle-ci, je comprends que vous avez conscience de la difficulté de ce dossier.

Près de 25 % des ouvriers qui ont travaillé dans cette usine souffrent de pathologies malheureusement très lourdes, puisqu’il s’agit, dans certains cas, de cancers. 25 %, ce n’est pas rien.

Je demande l’inscription sur cette liste pour la simple et bonne raison que, s’il existe des procédures alternatives à celle-ci, elles sont très anxiogènes pour des gens qui sont déjà malades ou pour des femmes ou des enfants, qui ont perdu ou s’apprêtent malheureusement à perdre un mari ou un père.

L’idée était de dire : voilà, les quatre sites qui ont bénéficié d’une telle inscription étaient quasiment identiques – certes, pas à 100 % –  à celui de Givors, et l’inscription de ce dernier dispenserait ces ouvriers d’effectuer toutes ces démarches administratives en matière de droit du travail ou auprès de la sécurité sociale.

Voilà en quoi consistait mon initiative à laquelle s’est associée une sénatrice communiste de la Loire – vous voyez que ma démarche n’est pas politique –, qui a posé la même question au Gouvernement il y a quelques jours.
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Patrice Verchère
2019 mai 21
Madame la ministre, je souhaite vous interpeller sur la situation sanitaire des anciens ouvriers de la verrerie de Givors.

L’association des anciens verriers de Givors est née en 2003, lors de la fermeture de l’entreprise. Elle rassemble aujourd’hui des ouvriers retraités ou encore en activité, mais aussi, malheureusement, des veuves et des enfants de salariés décédés d’un cancer.

Après la fermeture de l’usine, les verriers ont entrepris un long chemin institutionnel et judiciaire pour obtenir le classement de l’usine sur la liste des sites industriels amiantés. En effet, une enquête réalisée au printemps 2009 par l’association auprès de 353 d’entre eux, qui a été transmise aux services de l’État, a relevé soixante et onze pathologies consécutives à l’exposition à l’amiante. Sept cancers ont été reconnus par la sécurité sociale comme des maladies professionnelles, et deux autres l’ont été par le tribunal des affaires de sécurité sociale en raison d’une poly-exposition à l’amiante, aux hydrocarbures et aux solvants. L’entreprise a par ailleurs été condamnée pour faute inexcusable.

S’appuyant sur ces reconnaissances institutionnelles ou judiciaires, l’association des anciens verriers a décidé de solliciter l’État le 1er juillet 2013 afin que la verrerie soit inscrite sur la liste des sites amiantés. Je tiens à rappeler que, dans un rapport datant du 1er août 2013, l’inspection du travail a indiqué « qu’il n’y a aucun doute quant à l’exposition des salariés au risque amiante. » En décembre 2013, une délégation fut même reçue au ministère du travail qui confirma oralement le principe de l’inscription du site.

Cependant, par courrier en date du 17 octobre 2014, le ministre du travail de l’époque a finalement rejeté cette demande comme infondée.

Dès lors, n’ayant obtenu gain de cause, l’association a saisi le tribunal administratif.

Sa demande ayant été rejetée par ce dernier, ses membres ont porté l’affaire devant la cour d’appel administrative de Lyon qui, par une décision rendue le 11 octobre 2018, a malheureusement à nouveau rejeté la demande.

Pourtant, l’inscription de la verrerie de Givors sur la liste des sites amiantés permettrait aux anciens salariés d’obtenir un suivi médical post-professionnel, ainsi qu’une reconnaissance en maladie professionnelle.

Madame la ministre, afin d’éviter de longues procédures, de surcroît largement anxiogènes pour ces anciens verriers, et alors que les tribunaux ont procédé à l’inscription sur cette liste de quatre verreries semblables à celle de Givors, je vous demande solennellement d’inscrire la verrerie de Givors sur la liste des sites industriels amiantés.

Je vous demande également que les services du ministère de la santé assurent un suivi médical renforcé de ces ouvriers.
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Patrice Verchère
2019 avr. 30
C’est le secrétaire d’État qui répond ! Cela prouve le niveau de Castaner !
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