Chaque citoyen doit pouvoir bénéficier d’une formation de qualité et surtout de choix et d’orientations quant à son avenir professionnel. Choisir un métier est une décision importante, qui aura des effets toute la vie. Il faudrait améliorer l’information que reçoivent nos jeunes au sein des établissements scolaires, et aussi lors des stages qu’ils effectuent. Faire un seul stage en troisième ne permet pas de bien connaître les différents métiers ; souvent, ces stages sont d’ailleurs réalisés dans le territoire de proximité du jeune, proche de sa famille, de ses parents. Cela l’empêche de connaître des métiers différents, notamment ceux qui sont en tension. Peut-être faudrait-il que les entreprises proposent elles-mêmes des stages au sein des établissements scolaires, pour que les jeunes puissent découvrir ces nouveaux métiers ? Lorsqu’ils sont orientés vers l’apprentissage, les jeunes entendent encore trop souvent que c’est une voie de garage : il n’est pas suffisamment valorisé. Certes, il l’est dans les lycées en vue de l’après baccalauréat, et il faut poursuivre cet effort ; mais nos jeunes qui sont en troisième et qui voudraient choisir des filières d’apprentissage ont souvent peu de choix. Je vais caricaturer mais pour avoir travaillé longtemps dans le secteur de la petite enfance, je peux vous le dire : on conseille souvent aux jeunes filles qui sont en troisième de faire un CAP petite enfance. C’est dommage, car il y a de nombreux métiers en tension, pour lesquels on a besoin de main-d’œuvre. Il faudrait envoyer ces jeunes vers des métiers novateurs comme ceux des nouvelles technologies qui ont besoin de compétences. Nos jeunes ont des compétences à valoriser, mais ils ne connaissent pas toutes ces filières. Dans ce domaine, il faut vraiment que l’État, les régions, les entreprises et l’éducation nationale coordonnent leurs actions, afin de mettre en valeur ce choix. Quelles mesures comptez-vous prendre en termes d’accompagnement de nos jeunes afin qu’ils puissent s’ouvrir à tous les métiers, notamment à ceux des filières d’avenir ?
L’évolution de la santé psychique dans le contexte de la crise sanitaire mérite toute notre attention. Au cours des deux dernières années de pandémie, de multiples stratégies ont été appliquées pour limiter les risques sanitaires et les restrictions qu’elles comportaient ont eu des conséquences lourdes pour une partie importante de la population. Certes, le virus est toujours là et il faut maintenir une certaine vigilance mais à l’aide d’outils élaborés à travers un dialogue avec les acteurs de terrain. Les indicateurs révèlent un accroissement des troubles psychiques. Chaque jour, des psychologues alertent sur l’augmentation des demandes de thérapie ou de consultation. Ils disent même parfois n’être pas en mesure d’y répondre, tant elles sont nombreuses. Il est inacceptable qu’en 2021, 18 % des Français, soit près d’un citoyen sur cinq, présentent des signes de troubles dépressifs et 23 % un état anxieux. Ça l’est d’autant plus que ces chiffres étaient respectivement de 10 % et 14 % avant la pandémie. De surcroît, certaines études montrent que 10 % des Français auraient eu des pensées suicidaires au cours de l’année passée, soit deux fois plus qu’avant la pandémie. Le Gouvernement a déjà formulé plusieurs réponses face à la dégradation de l’état psychique des Français. Force est de constater que les différentes stratégies d’isolement ont eu un effet pervers pour nos concitoyens. Ce qu’il faut, c’est un accompagnement ciblé qui prenne en compte les spécificités des populations particulièrement fragilisées. Je pense aux écoliers, à la jeunesse, aux seniors et plus largement à l’ensemble de nos concitoyens en situation de fragilité économique, psychologique et affective. Je pense aux victimes de violences conjugales, lesquelles n’ont jamais été aussi massives que lors des confinements, exposant tous les membres d’une même famille à la maltraitance sans possibilité de s’en extraire. Du fait des contraintes induites par le passe sanitaire puis vaccinal, de nombreux résidents d’EHPAD et de maisons de retraite se sont retrouvés coupés de leurs proches, ce qui a précipité certains d’entre eux dans un état de chagrin et de désespoir, syndrome de glissement tout aussi dangereux que le risque épidémique. Quant aux familles qui ne peuvent, encore aujourd’hui, accompagner leurs proches dans leurs derniers instants, elles souffrent également de troubles, confrontées qu’elles sont à l’impossibilité d’engager un travail de deuil. Je pense aussi aux étudiants dont la détresse psychique témoigne d’une impossibilité de s’y retrouver, compte tenu des bouleversements qu’ils subissent. Les symptômes dépressifs dont ils souffrent sont autant de signes révélateurs de leur mal-être face à un avenir opaque dans une société qui peine à dessiner une sortie de crise. Je pense encore aux écoliers qui portent un masque toute la journée, même en extérieur. Je pense au secteur scolaire et aux souffrances qu’il a dû endurer du fait de la valse des protocoles, qui a démontré l’incapacité du Gouvernement à avoir une claire vision des réalités du terrain. L’instauration du passe mais surtout le discours qui le soutient fracturent la population, engendrent des divisions au sein même des familles, créent des tensions parmi les professionnels. Ce clivage délétère ne favorise pas la cohésion de la nation, pourtant nécessaire pour faire face aux enjeux auxquels elle a à répondre dans cette crise qui dépasse celle de la covid. Nous devons être capables de proposer un système de soutien déployé sur l’ensemble du territoire avec des offres locales ciblées. La santé mentale est fréquemment perçue comme le parent pauvre du système de santé français. Elle se trouve réduite à chercher des solutions d’urgence pour protéger dans l’immédiateté les plus fragiles et les plus précaires. N’oublions pas que notre devise républicaine comporte le magnifique mot de « fraternité », ce lien spécifique qui nous unit et qui justifie que l’on prenne soin les uns des autres. Il est désormais temps de s’interroger sur des directives qui, par souci de protection, ont abouti à des protocoles ne tenant pas compte de ceux à qui ils s’appliquaient. Qu’entend faire le Gouvernement face aux plaintes du secteur de la psychiatrie hospitalière et des psychologues cliniciens auxquels je rends hommage pour leur travail ? Quelles mesures compte-t-il prendre pour répondre aux différents défis posés par la santé mentale dégradée de certaines populations fragilisées dans le contexte de la crise sanitaire ?
Monsieur le Premier ministre, depuis le 1er janvier, onze policiers se sont donné la mort. Je souhaite que nous ayons une pensée pour eux, pour leurs familles et pour leurs camarades. (Applaudissements sur les bancs des groupes LR, LaREM, Dem, SOC, Agir ens, UDI-I et LT.) Ces tragédies nous rappellent une triste réalité : les conditions de travail de la police sont de plus en plus difficiles, voire insupportables. Les effectifs sont insuffisants, et les policiers sont pris pour cibles dans de nombreuses cités, mais aussi stigmatisés par certains hommes politiques. Il est inadmissible que certains élus de la République tiennent des propos haineux envers nos forces de l’ordre. Notre police mérite toute notre considération : elle est la garantie de notre sécurité et de l’intégrité du territoire dans un contexte de tensions croissantes et d’explosion de la délinquance. Elle garantit la présence de la République dans des territoires où la sécurité est mise à mal. Le Gouvernement doit prendre le sujet à bras-le-corps et entendre cette détresse humaine. Nos forces de l’ordre ont besoin d’un soutien rapide et efficace. La cellule de soutien psychologique disponible vingt-quatre heures sur vingt-quatre depuis 2019 n’est pas suffisante. La réponse pénale n’est pas non plus à la hauteur du travail de terrain de nos forces de l’ordre. Le voyou qui touche à un uniforme doit dormir le soir même en prison. Cela fait cinq ans que nous vous demandons de remettre de l’ordre dans la rue. Nous ne pouvons pas accepter que certains serviteurs de la République préfèrent la mort à la vie. Monsieur le Premier ministre, ma question sera simple : allez-vous enfin agir pour restaurer l’autorité ? (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LR.)
…qu’il ne s’agit pas d’un vaccin, mais d’un traitement, car l’ARN messager vient se fixer sur la cellule et l’empêche d’être contaminée par le virus, sans l’empêcher de développer une immunité. Or, on perd cette immunité, puisqu’il faut refaire le vaccin régulièrement. Il me semble donc que vous qualifiez de vaccin un traitement contre la covid-19.
Je ne remets pas en cause son efficacité ni le fait qu’il empêche les patients de partir en réanimation et atténue les effets du virus qu’ils subissent. Cependant, j’ai l’impression…
Or le vaccin dont il est ici question doit être refait tous les quatre mois et n’immunise pas réellement, puisque la personne vaccinée peut quand même être contaminante.
Il vise à alléger le dispositif pour que la vie des citoyens soit plus libre et que chacun puisse librement se déplacer et avoir une vie culturelle et sportive, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Je parlerai simplement, avec mes humbles connaissances de préparatrice en pharmacie. Un vaccin est un virus qui a été atténué ou désactivé.
Il s’oppose à l’instauration du passe vaccinal pour les mineurs. Il n’est en effet pas souhaitable d’adopter une stratégie qui priverait nos jeunes d’une vie sociale et d’activités culturelles ou sportives. En outre, le bénéfice individuel du vaccin n’est pour eux absolument pas constaté, et le fait de n’être pas vacciné leur permet également de se créer une véritable immunité naturelle, ce qui me semble essentiel.
Je ne remets pas en cause l’obligation vaccinale, ni même l’efficacité du vaccin, mais le modèle de société que vous avez créé : une société où l’on impose, où l’on refuse l’accès à des lieux publics, où l’on introduit un véritable clivage entre les citoyens, où les enfants ne peuvent plus adhérer à des associations ou clubs sportifs parce qu’ils ne sont pas vaccinés. Voilà ce contre quoi je proteste : non pas contre le vaccin, mais contre cette société que vous créez, une société clivée entre vaccinés et non-vaccinés, où il existe une grande différence de traitement entre les citoyens et où le vivre-ensemble n’existe plus – ce qui est vraiment regrettable. (MM. Nicolas Dupont-Aignan et Marc Le Fur applaudissent.)
Elle a invoqué pour cela le respect du dialogue social. Pourtant, lorsqu’il a fallu tordre le bras aux partenaires sociaux pour leur faire renégocier la convention UNEDIC, en 2018, il n’était pas question de respecter ce dialogue ; quand il a fallu lancer la réforme de l’assurance chômage non plus. Il a été dit en commission que le Gouvernement et la majorité se battent depuis cinq ans contre le chômage des travailleurs expérimentés. Mais alors, pourquoi le chômage des 50 ans et plus est-il le seul à connaître une telle augmentation, selon les indicateurs de Pôle emploi d’octobre 2021 ? Il nous faut passer de la parole aux actes. Le label 50+, proposé par l’article 1er, est une mesure intéressante. Il permettra de reconnaître les entreprises qui agissent en faveur du maintien en emploi des travailleurs expérimentés et de promouvoir les bonnes pratiques, tout comme l’entretien de mi-carrière permettant de faire un point sur la seconde partie de sa vie professionnelle, notamment en matière de formation professionnelle. Malheureusement, ces deux mesures, les seules réellement maintenues par la majorité, ne suffiront pas pour changer réellement la situation des travailleurs expérimentés. Madame la rapporteure, le groupe Les Républicains soutiendra votre proposition de loi et vous remercie pour celle-ci. (Applaudissements sur les bancs du groupe UDI-I)
Elle a ainsi supprimé les indicateurs de l’emploi des travailleurs expérimentés dans les entreprises de plus de 500 salariés, l’intégration de l’emploi des travailleurs expérimentés dans la convention UNEDIC visant à améliorer leur prise en charge spécifique par Pôle emploi, ou encore le renforcement du cumul emploi-retraite.
La question de l’emploi des travailleurs expérimentés est essentielle, tant pour ceux-ci que pour notre pays. En 2019, le taux d’emploi des 55-64 ans n’était que de 53 %. Pourtant, être un travailleur expérimenté, c’est avoir des compétences et une expérience reconnues. Il est inadmissible qu’un travailleur expérimenté ait peur de perdre son travail parce qu’incontestablement il aura moins de chances d’en retrouver un et que la probabilité de connaître le chômage de longue durée est plus forte pour lui que pour les salariés plus jeunes. Cette discrimination à l’emploi liée à l’âge est intolérable ! En outre, comme nous l’avons constaté au cours des travaux de la délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes, les femmes sont encore plus touchées par le problème et se trouvent souvent en situation de vulnérabilité. En effet, les critères de l’âge et du sexe se cumulent comme des freins spécifiques. Près d’un tiers des femmes entre 50 et 64 ans sont à temps partiel avec des contrats précaires, comme l’ont révélé plusieurs études, telle que celle, récente, de l’INSEE sur le taux d’activité de cette population. Les femmes rencontrent d’autant plus de difficultés que les postes occupés ne correspondent pas à leur niveau de formation et de compétences. De nombreux efforts ont été faits ces dernières années pour améliorer l’emploi des jeunes. Cela est nécessaire, mais il ne faut pas oublier les travailleurs expérimentés et nous ne devons laisser personne de côté. Le travail sur ce sujet est d’autant plus nécessaire que l’avenir de notre système de retraite ne peut passer que par un allongement de la durée du travail. Nous devons tenir un discours de vérité aux Françaises et aux Français. Oui, pour sauver nos retraites, nous devrons travailler plus longtemps, mais dans le respect du travail fourni et de l’expérience acquise ! Je remercie Mme la rapporteure, Valérie Six, et le groupe UDI-I d’avoir inscrit ce sujet essentiel à l’ordre du jour de notre assemblée. Les mesures proposées par ce texte sont tirées d’une mission d’information présidée par vous, madame la rapporteure, et menée par nos collègues Stéphane Viry et Didier Martin. Je salue leur excellent rapport, dont les conclusions ont d’ailleurs été adoptées à l’unanimité par la commission des affaires sociales. Malgré cela, la majorité a décidé de saboter cette proposition de loi en commission.
Depuis de nombreux mois, des malades de la covid-19 souffrent de symptômes persistants. Fatigue intense, faiblesses musculaires, douleurs aiguës dans les bras et les jambes, troubles digestifs et intestinaux, troubles cardiaques, troubles cognitifs, troubles neurologiques, problèmes dermatologiques : plus de cent symptômes ont été répertoriés par les patients dès le mois de juin 2020. Ces symptômes sont révélateurs de séquelles à long terme empêchant la reprise d’une vie normale, qu’elle soit professionnelle ou privée. Les conséquences sont telles que, plusieurs mois après avoir contracté la covid-19, les patients restent épuisés, atteints physiquement, psychologiquement mais également financièrement. Certains sont pris dans une véritable errance médicale, après avoir pourtant consulté plusieurs médecins et plusieurs spécialistes. Si les chiffres varient fortement et si nous ne disposons pas d’étude nationale aboutie sur le sujet, tous les indicateurs révèlent que de nombreuses personnes sont touchées, quel que soit leur âge. Concernant les enfants, le Bureau national de la statistique britannique a estimé que, sur 500 000 enfants positifs à la covid-19, 14,5 % des 12-16 ans et 12,9 % des 2-11 ans présentaient au moins un symptôme cinq semaines après l’infection. Qu’il s’agisse d’adultes ou d’enfants, ce sujet mérite donc toute notre attention. Je salue l’initiative de notre collègue Michel Zumkeller à l’origine de cette proposition ; nous devons accompagner et soutenir comme il se doit tous les malades – et ce d’autant plus que, sur ce sujet difficile, nos connaissances restent partielles, que de nombreuses questions demeurent et qu’il est difficile de diagnostiquer un covid long en l’absence d’un protocole scientifique établi. La création d’une plateforme, comme il est proposé dans ce texte, contribuera à répondre à ces questionnements. Dans cette proposition de loi, vous évoquez ces milliers de concitoyens qui se sont rassemblés dans les groupes de soutien Action covid long, #apresJ20, #apresJ60 ou encore #apresJ120. Je vous avoue que c’est auprès d’eux que, moi aussi, j’ai trouvé du réconfort lorsque j’ai déclaré un covid long. Il faut que nous ayons connaissance de cette maladie et de ces patients qui souffrent de symptômes persistants et ne se sentent pas toujours écoutés et suivis de façon sérieuse ; ils sont pour beaucoup en souffrance, en errance médicale. Parfois, ils vivent dans l’incompréhension de leurs proches ou de leur employeur et font l’objet d’un déni de certains professionnels de santé qui n’envisagent pas ou n’avaient pas envisagé l’existence de symptômes persistants. Tous ces patients, ces femmes et ces hommes qui pour certains sont malades depuis mars 2020, doivent donc être véritablement pris en considération par la puissance publique. En juin 2020, j’ai déposé une proposition de loi visant à une reconnaissance des symptômes persistants du covid-19 et la prise en charge des personnes atteintes. En ce sens, la création d’une plateforme spécifiquement dédiée aux malades post covid est une nécessité. Toutes les personnes qui le souhaitent pourront se faire référencer comme souffrant ou ayant souffert de symptômes persistants. L’outil numérique est un atout dans la prise en charge et l’accompagnement des personnes souffrant de covid long. Cette base d’information à grande échelle permettra de faire avancer plus vite les recherches d’ores et déjà engagées sur ces symptômes post-viraux trop peu connus. Nous le devons à nos concitoyens. Enfin, le suivi personnalisé sera facilité par ce texte, grâce à la coordination des ARS avec les établissements hospitaliers de proximité. Ces propositions vont dans le bon sens. Si de nombreuses actions ont été entreprises, elles doivent être complétées. Dès février 2021, notre assemblée adoptait à l’unanimité la résolution de Julien Borowczyk et de Patricia Mirallès visant à reconnaître et prendre en charge les complications à long terme de la covid-19. Dans la droite ligne de cette résolution, la proposition de loi apporte une nouvelle pierre à l’édifice. Je salue d’autant plus cette initiative que c’est dans un esprit transpartisan qu’elle a été proposée. Le groupe Les Républicains soutiendra donc cette proposition de loi visant la création d’une plateforme de référencement et de prise en charge des malades chroniques de la covid-19. (Applaudissements sur les bancs du groupe UDI-I. – M. le rapporteur applaudit également.)
Il vise à inclure l’ensemble des harkis et autres personnes anciennement de statut civil de droit local dans le champ de cette reconnaissance. En effet, certains harkis sont arrivés en France par leurs propres moyens et, n’ayant pas séjourné dans des structures d’accueil, ont connu la plus grande précarité. Le préjudice est bien réel, et ces personnes doivent être indemnisées. Limiter cette loi à l’espace déterminé des structures d’hébergement et de transit les exclurait, alors qu’ils ont vécu des moments très durs.
Il vise à inclure les ayants droit parmi les personnes à l’égard desquelles l’État a commis une faute. La deuxième génération a subi une perte de chance caractérisée du fait des conditions de vie dans certaines structures d’hébergement et de l’absence de scolarisation. Il y a eu rupture d’égalité avec les autres citoyens et enfants de la République.
Depuis deux ans, les jeunes sont restés sans pratique sportive et les associations sportives ont vu diminuer de 50 % le nombre d’inscriptions de mineurs de plus de 12 ans. Il est donc vraiment nécessaire de supprimer le passe sanitaire pour les activités sportives, afin que nos jeunes puissent retrouver une activité normale, faire du sport et sortir, et qu’ils ne restent pas chez eux, devant les écrans de télévision ou d’ordinateur, ou devant leur téléphone. (« Très juste ! » sur plusieurs bancs du groupe LR. – M. Marc Le Fur applaudit.)
Cet amendement vise à supprimer l’article 1er, afin que les Français puissent retrouver leur liberté individuelle et que le Parlement puisse faire correctement son travail et légiférer lorsque cela est nécessaire plutôt que d’être privé de ses droits comme le sont actuellement nos concitoyens.
Vous avez raison, 2022. Mais peut-être que 2021 aurait mieux valu ! Cette semaine, j’ai vu un enfant de 12 ans et demi se voir refuser l’entrée du stade de foot. Pour moi, ce n’est pas la liberté. En France, nous ne sommes plus libres de vivre normalement, alors même que l’état sanitaire s’améliore. (Protestations sur les bancs du groupe LaREM.) Réfléchissez bien, parce que ce texte est une atteinte : vous privez les Français de nombreuses libertés ! (Exclamations sur les bancs du groupe Dem.)
Le 16 octobre 2020, Samuel Paty perdait la vie. Professeur d’histoire-géographie, il a été assassiné par un terroriste islamiste. Enseignant depuis des années, il aimait son métier et était investi, soucieux de la réussite de ses élèves. Il est mort au service d’un idéal : celui d’une société éclairée et instruite. Au nom du groupe Les Républicains, je tiens à lui rendre hommage et à saluer son engagement. (Mmes et MM. les députés se lèvent et applaudissent longuement.) Je tiens également à exprimer notre reconnaissance aux 900 000 enseignants qui, jour après jour, transmettent et forment les générations futures. Ils sont le pilier de la République, un rempart face à l’obscurantisme. Beaucoup de chemin reste encore à parcourir. Un an plus tard, lors de l’hommage à Samuel Paty, quatre-vingt-dix-huit incidents ont été recensés dans les établissements scolaires. De nombreux enseignants subissent des pressions ; notre laïcité et notre République reculent encore. À Marseille, un couple d’enseignants a reçu plusieurs menaces de mort, accompagnées d’une photo de Samuel Paty. Le 16 octobre, jour de l’hommage rendu à l’enseignant assassiné, ces professeurs ont de nouveau été menacés. La République a trop reculé, elle ne peut plus le faire davantage : il y va de notre école, de notre société, de notre liberté. Nous devons en finir avec la politique du « pas de vague » et de l’accommodement. Nos enseignants doivent se sentir pleinement soutenus. Notre école doit être un sanctuaire et nos professeurs doivent travailler sereinement. Que comptez-vous faire pour que nos enseignants puissent travailler en sécurité, à l’abri des menaces islamistes ? (Applaudissements sur les bancs des groupes LR et UDI-I, ainsi que parmi les députés non inscrits.)
Cela a déjà été dit par mes collègues, les professionnels des métiers de la restauration et des services à la personne souffrent énormément car ils ont beaucoup de mal à recruter des salariés. Cet amendement vise à alléger les charges sur les heures supplémentaires, afin que les salariés puissent en effectuer davantage, et à accompagner les entreprises en cette période de reprise économique après les difficultés éprouvées lors du covid.