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Laurence Maillart-Méhaignerie
2024 Jun 07 12:43:30
La procédure, telle que la prévoit l’article 11, le garantit déjà ; son alinéa 3 dispose que le médecin ou l’infirmier « vérifie que la personne confirme qu’elle veut procéder à l’administration ». Avis défavorable.
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Laurence Maillart-Méhaignerie
2024 Jun 07 12:29:06
Les quelque 1 700 amendements qui les concernent en sont d’ailleurs la preuve. Comme vous, je suis très attentive aux risques de pressions et abus de faiblesse, qui existent bel et bien : nous ne sommes pas naïfs et les garanties que j’évoquais doivent les prévenir.

Nul ne conteste la vulnérabilité d’une personne malade, en grande souffrance et qui sait qu’elle va mourir. En revanche, une personne dans cette situation n’est pas dépourvue de discernement et conserve une certaine capacité d’agir et d’exprimer sa volonté.

L’une des garanties prévues à l’alinéa 4 de l’article 8 consiste à ce que la volonté du malade soit affirmée à deux reprises au moins, à l’issue d’un délai minimal de deux jours, après que le médecin s’est prononcé en faveur de l’aide à mourir.

Pour mémoire, la commission spéciale a précisé que « ce délai peut être abrégé à la demande de la personne si le médecin estime que cela est de nature à préserver la dignité de ce dernier telle que celui-ci la conçoit ». La personne réitère donc sa demande avant l’administration de la substance létale.

En outre, le « caractère libre et éclairé » de la manifestation de la demande doit être vérifié dans deux hypothèses : premièrement, en l’absence de confirmation de la demande dans un délai de trois mois à compter de la notification de la décision du médecin – la version initiale du texte le prévoyait déjà ; deuxièmement, si la date retenue pour procéder à l’administration de la substance létale est postérieure à un délai d’un an, en vertu de l’alinéa 3 de l’article 9. Vous pouvez ainsi le constater : le texte prévoit des garanties, il est rigoureux et précis. Toutes ces questions sont abordées par les articles qui suivent l’article 6. J’émets donc un avis défavorable sur l’ensemble de ces amendements en discussion commune.
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Laurence Maillart-Méhaignerie
2024 Jun 07 12:28:47
Ces amendements évoquent des sujets importants, mais qui sont traités après l’article 6. Les articles à venir prévoient de nombreuses garanties procédurales.
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Laurence Maillart-Méhaignerie
2024 Jun 07 12:20:33
Il est défavorable.
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Laurence Maillart-Méhaignerie
2024 Jun 07 12:00:39
Le projet de loi protège les personnes souffrant de maladies psychiques ou psychiatriques, puisque la cinquième condition cumulative pour accéder à l’aide à mourir est la suivante : « Être apte à manifester sa volonté de façon libre et éclairée. » La conscience, le libre arbitre, le libre choix et le discernement constituent le fil rouge du projet de loi, que nous avons observé tout au long de nos travaux. Pour preuve, je vous renvoie à l’alinéa 3 de l’article 8, qui est très clair et dénué d’ambiguïté : « La personne dont une maladie altère gravement le discernement lors de la démarche de demande d’aide à mourir ne peut pas être regardée comme manifestant une volonté libre et éclairée. »

En commission spéciale, nous avons ajouté à l’article 7 un onzième alinéa, rédigé comme suit : « Propose à la personne de l’orienter vers un psychologue clinicien ou un psychiatre ». De plus, à chaque étape, un médecin et une équipe médicale entourent le patient, établissent des diagnostics, donnent leur accord et restent à l’écoute du patient, notamment si sa maladie occasionnait des troubles. Enfin, tous les troubles psychiques n’entraînent pas une altération du discernement. Avis défavorable.
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Laurence Maillart-Méhaignerie
2024 Jun 07 11:52:17
Le bon déroulement de la procédure et le respect de la volonté de la personne sont déjà suffisamment garantis par les dispositions du projet de loi. Avis défavorable.
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Laurence Maillart-Méhaignerie
2024 Jun 07 11:45:43
Exactement !
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Laurence Maillart-Méhaignerie
2024 Jun 07 11:42:27
Oui !
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Laurence Maillart-Méhaignerie
2024 Jun 07 11:39:10
Je suis très gênée car le point soulevé n’a pas du tout été abordé en commission spéciale. Voici la lecture que je fais de l’alinéa 8. Le patient doit présenter une souffrance réfractaire aux traitements ou insupportable en l’absence de traitement. Le traitement peut exister et ne pas soulager la souffrance ; il peut ne pas exister ; le patient peut également avoir choisi de ne pas recevoir le traitement – c’est la loi Kouchner de 2002. Je ne souhaite pas que nous changions cette rédaction. Mon avis reste défavorable.
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Laurence Maillart-Méhaignerie
2024 Jun 07 11:29:29
Exactement !
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Laurence Maillart-Méhaignerie
2024 Jun 07 11:28:45
Je suis défavorable à votre proposition de rédaction, monsieur Dharréville.
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Laurence Maillart-Méhaignerie
2024 Jun 07 11:28:07
Les uns et les autres ont évoqué différents cas de figure, y compris le choix du patient de ne plus recevoir de traitement, droit inscrit dans la législation depuis la loi Kouchner de 2002.

Mais, dans sa formulation, l’alinéa 8 prend aussi en compte le fait qu’il n’existe pas de traitement pour certaines maladies. C’est pourquoi je ne souhaite pas qu’on change cette formulation afin de ne pas exclure ce cas de figure – des douleurs devenues insupportables en l’absence de traitement.

Les patients concernés n’ont pas de choix, ils subissent la situation s’il n’existe pas de traitement.
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Laurence Maillart-Méhaignerie
2024 Jun 07 11:19:29
Défavorable.
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Laurence Maillart-Méhaignerie
2024 Jun 07 11:11:00
Bien qu’elle ait une dimension subjective et qu’il soit très important de prendre en compte l’appréciation de la personne malade, la souffrance peut être objectivement évaluée par le corps médical au moyen de l’observation des symptômes.

Son évaluation doit donc reposer à la fois sur les déclarations du patient et sur l’analyse objective du corps médical. Nous sommes bien conscients que la prise en charge de la douleur a des progrès à faire, mais, en l’état, je donne un avis défavorable sur ces deux amendements.
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Laurence Maillart-Méhaignerie
2024 Jun 07 00:16:52
Lisez. C’est clair dans l’alinéa.
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Laurence Maillart-Méhaignerie
2024 Jun 07 00:16:21
Soit. Je lis à nouveau le projet de loi tel qu’il est rédigé : « Présenter une souffrance physique ou psychologique liée à cette affection qui est soit réfractaire aux traitements, soit insupportable lorsque la personne ne reçoit pas ou a choisi d’arrêter de recevoir des traitements »
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Laurence Maillart-Méhaignerie
2024 Jun 07 00:16:15
J’ignore pourquoi c’est toujours moi que vous interpellez sur des questions de fond.
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Laurence Maillart-Méhaignerie
2024 Jun 07 00:11:14
Parmi les défenseurs des amendements, certains ont affirmé que nous aurions modifié en commission spéciale la rédaction de la fin de l’alinéa 8. Tel n’est pas le cas. Ce que nous avions fait évoluer, c’est le début de l’alinéa – nous venons d’en parler et de rétablir la rédaction initiale proposée par le Gouvernement. Ne faisons pas croire que tout a été bouleversé en commission.

Pour le reste, je ne suis pas favorable à l’ensemble des amendements. Depuis la loi Kouchner, toute personne est libre d’arrêter les traitements. Il n’existe aucune obligation de soins : cela relève de la liberté du patient et l’on n’a pas à porter de jugement sur sa décision.
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Laurence Maillart-Méhaignerie
2024 Jun 07 00:03:11
Je souhaite rappeler l’avis de la commission sur ces amendements en discussion commune : avis favorable sur l’amendement no 1321 et les amendements identiques ; demande de retrait ou, à défaut, avis défavorable sur les autres.
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Laurence Maillart-Méhaignerie
2024 Jun 06 23:58:21
Exactement !
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Laurence Maillart-Méhaignerie
2024 Jun 06 23:57:41
Voilà !
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Laurence Maillart-Méhaignerie
2024 Jun 06 23:53:05
Non ! La souffrance psychique n’est pas la dépression !
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Laurence Maillart-Méhaignerie
2024 Jun 06 23:41:58
Je ne l’ai pas entendu ainsi, mais peut-être ai-je mal compris. C’est pourquoi je préférais clarifier les choses.

Par ailleurs, je rappelle que la rédaction initiale du texte, avant l’examen en commission spéciale, prévoyait que, pour demander l’aide à mourir, il fallait « présenter une souffrance physique ou psychologique » liée à une affection grave et incurable. Le critère était alternatif : il pouvait s’agir soit d’une souffrance physique – accompagnée ou non d’une souffrance psychologique –, soit d’une souffrance psychologique – accompagnée ou non d’une souffrance physique.

Un amendement rédigé et adopté en commission a modifié la rédaction, qui exige désormais l’existence d’une souffrance physique, accompagnée ou non d’une souffrance psychologique liée à l’affection. En conséquence, l’existence seule d’une souffrance psychologique liée à l’affection grave et incurable ne saurait être suffisante.

Comme plusieurs de nos collègues l’ont expliqué, cela introduit une hiérarchie entre les souffrances. À titre personnel, je suis donc favorable au retour à la rédaction initiale du texte, celle précédant l’examen en commission. En conséquence, je donne un avis favorable à l’ensemble des amendements qui vont en ce sens.
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Laurence Maillart-Méhaignerie
2024 Jun 06 23:41:34
Je tenterai de clarifier le débat. Avant de donner mon avis, permettez-moi néanmoins de revenir sur les propos de M. Juvin : les souffrances psychologiques ne sont pas nécessairement liées à une dépression.
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