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Guillaume Peltier
2020 juin 11
Comme nous l’avons dit en commission et lors de ce débat, par souci d’être constructifs d’une part et au nom d’un idéal de justice d’autre part, cet amendement vise également à abaisser à 2,5 fois le SMIC le plafond d’exonération.
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Guillaume Peltier
2020 juin 11
Tant mieux si d’autres idées, d’autres propositions sont formulées dans les prochaines semaines mais notre jeunesse attend des réponses très concrètes dès aujourd’hui. Dès lors, dire que l’idée est bonne mais que nous l’examinerons plus tard n’est pas un argument valable. Sur cet enjeu ô combien grave, on ne peut pas remettre à plus tard.

Concernant l’amendement no 4 et les propos de Pascal Brindeau, je ferai la même réponse qu’à M. Zumkeller. Bien sûr, s’il fallait fixer des priorités, le fait de cibler les petites entreprises ou les CDI irait dans le bon sens. Mais, encore une fois, la situation actuelle est trop grave. Qu’une entreprise propose un CDI à un jeune, c’est l’idéal. Mais qu’elle lui propose un CDD d’au moins six mois, compte tenu des circonstances, c’est déjà une perspective d’espoir. Et c’est ce qui nous importe.
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Guillaume Peltier
2020 juin 11
Je vous remercie, ainsi que tous les autres députés qui ont fait de même, d’avoir déposé un amendement car cela prouve l’intérêt que vous portez à cette proposition de loi.

La situation est urgente, nous ne pouvons pas attendre.
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Guillaume Peltier
2020 juin 11
Je suis favorable à l’idée d’abaisser à 2,5 SMIC le plafond d’exonération, mais pas à donner la priorité aux TPE et aux PME – même si je comprends vos intentions. La situation est si grave qu’il est préférable de permettre à une grande entreprise d’embaucher un jeune grâce à ce dispositif, quelles que soient ses qualifications ou sa formation, plutôt que de le laisser au chômage.

Chaque entreprise doit prendre conscience de la situation violente que subit notre jeunesse. L’urgence est telle que l’on ne saurait soumettre l’exonération à des critères tels que le statut ou la taille de l’entreprise. Nous privilégions une approche large sur cette question.
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Guillaume Peltier
2020 juin 11
L’émancipation, c’est le travail. C’est par le travail que l’on prend l’ascenseur social, que l’on bénéficie de l’égalité des chances, que l’on accède à l’autonomie, à la dignité, à la responsabilité et à la liberté, qui sont des valeurs essentielles. Arrêtons d’avoir pour notre jeunesse un esprit de défaite, mais ayons un esprit de conquête. Cessons de faire de la vie une menace, et faisons-en plutôt une promesse. Ce n’est pas avec le RSA que nous pourrons faire de notre jeunesse une jeunesse heureuse.

Par ailleurs, pour ce qui concerne les mesures complémentaires que de nombreux orateurs ont appelé à prendre – et dont certaines sont d’ailleurs fort intéressantes –, je vous invite à relire le programme des Républicains : ni Éric Woerth ni moi-même n’avons jamais prétendu que les propositions de loi que nous défendons aujourd’hui suffiraient, à elles seules, à redresser notre nation. Il y faut un plan de relance général, qui passe par l’investissement, la réorientation de l’épargne, une baisse des impôts, de la TVA, des cotisations et des charges et, bien entendu, par une hausse des rémunérations, des revenus et des salaires, pour qu’enfin dans notre pays il y ait à nouveau un écart entre les revenus du travail et ceux de l’assistance.
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Guillaume Peltier
2020 juin 11
Monsieur Taché, vous avez dit que les dispositifs d’exonérations de charges déjà en vigueur sur les bas salaires existants étaient suffisants. Il est vrai que des dispositions ont été adoptées au cours des dernières années qui vont dans le bon sens. Mais, à l’heure actuelle, pour un salaire de 1 200 euros net, le poids annuel des cotisations patronales et salariales reste de 7 000 euros, et de plus de 10 000 euros pour un salaire de 1 500 euros net. Notre proposition est donc tout sauf anecdotique. Pour un chef d’entreprise, 7 000 ou 10 000 euros sont une somme – pour l’avoir été moi-même pendant huit ans, après une carrière de professeur d’histoire et géographie à l’éducation nationale, je sais combien, à l’instar de la paperasse, le poids des charges peut faire obstacle à l’embauche d’un nouveau salarié.

Certains suggèrent de donner aux moins de 25 ans l’accès au RSA. Bien sûr, les plus fragiles et les plus démunis d’entre nous méritent le soutien de la solidarité nationale, mais c’est manquer de respect à notre jeunesse que de lui offrir pour tout horizon les minima sociaux, le RSA ou les allocations chômage !
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Guillaume Peltier
2020 juin 11
Tel est l’idéal de la République : lutter contre ceux qui trichent et qui fraudent, où qu’ils se trouvent. C’est à eux qu’il faut s’en prendre pour enfin rééquilibrer les comptes sociaux, au lieu de faire toujours payer aux mêmes – ceux du milieu de cordée, les classes moyennes, les travailleurs, les jeunes et les anciens – le coût de notre modèle social.

Des améliorations peuvent être apportées au texte, a-t-on entendu. Eh bien, c’est le moment ! Des amendements ont été déposés que nous étudierons, j’espère, avec attention. Ainsi, vous avez été nombreux à proposer, dès l’examen du texte en commission, d’abaisser à 2,5 SMIC le plafond de rémunération. En réalité, si Éric Woerth et moi-même avons proposé 4,5 SMIC, c’était en prenant pour modèle les mesures prises par le Gouvernement en matière de chômage partiel : il s’agissait de ne pas séparer les jeunes en différentes catégories. J’ai cependant déposé un amendement pour abaisser ce seuil, et je sais que d’autres ont déposé un amendement identique. Si leur adoption pouvait suffire à faire accepter la proposition de loi, nous nous en réjouirions.

Je suis en revanche dubitatif s’agissant de l’objection relative à la taille des entreprises. Compte tenu de la gravité de la situation, il importe peu que les 700 000 jeunes qui arrivent sur le marché du travail soient embauchés par une TPE, une PME, un artisan, un commerçant ou un grand groupe : trouver un travail est ce qui pourra leur arriver de mieux.
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Guillaume Peltier
2020 juin 11
C’est par le travail que l’on peut vivre dignement ; c’est par le travail qu’on peut fonder une famille ; c’est par le travail qu’on peut payer son loyer ; c’est par le travail qu’on peut regagner sa dignité.

La jeunesse n’est pas une période de la vie qui doit prolonger indéfiniment l’enfance. La jeunesse, c’est l’autonomie, c’est le rêve d’ascension sociale, c’est l’égalité des chances. C’est cette idée d’alchimie et d’alliance entre les droits et les devoirs. La jeunesse c’est étudier, se former, travailler, entreprendre, comprendre, apprendre. La jeunesse c’est être libre, c’est être responsable, c’est conquérir et c’est s’engager.

Bien sûr, nous devrons faire beaucoup plus et aller beaucoup plus loin. Nous devrons réhabiliter les savoirs fondamentaux et l’apprentissage, qui est une voie d’excellence. Il faudra aussi réhabiliter les métiers manuels, et rappeler à chacun que l’intelligence de la main vaut l’intelligence de l’esprit. Nous devrons mieux récompenser le travail, parce que, je le dis : les salaires sont trop bas. Nous devrons tourner le dos à l’esprit de la rente et à l’esprit d’assistanat qui n’augurent jamais rien de bon. Mais à tous les étudiants, à tous les apprentis, à tous les alternants, à tous les jeunes, à tous les fils et filles des CAP et des BEP des lycées professionnels et des magnifiques métiers manuels, la représentation nationale doit affirmer : « Soyez fiers, ne laissez personne, jamais, vous voler vos rêves d’absolu, d’idéal, de travail, de dignité, d’indépendance et de responsabilité ! Avoir la vie devant soi est un immense privilège, et personne ne doit vous voler ce trésor. » À toute notre jeunesse, à Kevin, à Farida, à Charlotte, à Cédric, à Chloé, nous pourrons dire, et je le dis en cet instant : « Je ne veux pas vous aider à rester jeunes le plus longtemps possible, je veux vous permettre de devenir des adultes pour qu’un jour enfin vous puissiez accomplir vos rêves de jeunesse. »
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Guillaume Peltier
2020 juin 11
Quand Jean Jaurès s’exprimait devant les lycéens en parlant du surcroît d’efforts et des trésors inviolables que représente le travail, c’était le contraire du nivellement. Quand Léon Blum parlait à la jeunesse de l’émulation scolaire et du développement des puissances individuelles, c’était le contraire de l’égalitarisme.

Au milieu de tous les rêves, de tous les espoirs, de toutes les promesses que lui offre le monde, au milieu de tous les obstacles qui se dressent devant elle, et qui l’empêchent de prendre son élan, nous savons, dans cet hémicycle, que la jeunesse hésite sans cesse entre la joie et la peur de vivre. Notre rôle, celui des députés membres du groupe Les Républicains, celui de nous tous, consiste à permettre que la vie, devenue bien souvent une menace pour notre jeunesse, soit à nouveau une promesse.

Dans la vie, il y a les spectateurs et les acteurs, ceux qui regardent et ceux qui agissent. La France a besoin des désirs et des rêves de sa jeunesse. Mais à quoi servent des rêves inaccomplis ? Vouloir bâtir une France nouvelle sans avoir la possibilité de travailler, vouloir la bâtir sur des utopies comme l’égalitarisme, une vie consacrée aux seuls loisirs, l’impossibilité de travailler, le refus des efforts, c’est déjà se condamner à l’échec. La France a besoin de sa jeunesse et, en vérité, ce n’est pas rendre service à cette dernière que de déprécier l’effort. Ce n’est pas rendre service à notre jeunesse que de dévaloriser le travail et le mérite. La France sera réveillée par ceux qui se lèvent tôt, par ceux qui se retroussent les manches pour accomplir leurs rêves.
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Guillaume Peltier
2020 juin 11
Ensuite, lors de nos échanges et débats nourris en commission – ce dont je me réjouis –, vous avez tous annoncé votre intention de soutenir cette idée à la condition que le seuil de déclenchement de l’exonération soit de 2,5 SMIC ; j’y suis favorable. Je déposerai un amendement en ce sens, et je soutiendrai tout amendement similaire.

Enfin, sachant qu’en moyenne, les jeunes entrent sur le marché du travail à 22 ans, et que 75 % d’entre eux perçoivent un salaire, bien trop bas, qui ne dépasse pas les 1 500 euros net, je veux souligner que, concrètement, cette mesure n’a rien de symbolique. Pour 1 500 euros net, il faut compter près de 10 000 euros de cotisations et de charges par an, avec 5 000 euros de cotisations patronales.

Bien sûr, cette proposition de loi est perfectible. Bien sûr, elle ne prétend pas à l’exhaustivité et nous sommes ouverts à toutes les améliorations, mais il s’agit d’une loi d’espoir, d’une loi de confiance et d’une loi de justice.

Pensons à notre jeunesse. La jeunesse est une promesse d’émancipation, et le travail est la concrétisation de l’émancipation. Chacun a le droit de vivre, de travailler, de progresser selon son talent, de vivre mieux que ses propres parents, de vivre mieux pour offrir mieux à ses propres enfants. La jeunesse mérite mieux qu’un esprit de défaite, elle mérite mieux que des primes, que des contrats au rabais ou que des allocations. Qui peut croire que l’on grandit avec pour seul horizon les minima sociaux, le RSA ou les allocations chômage ? Qui peut croire que l’on grandit sans travail et sans effort ?

La jeunesse est l’inverse du jeunisme, du nivellement et de l’égalitarisme.
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Guillaume Peltier
2020 juin 11
Elle est juste, parce que le bénéfice de ce dispositif est conditionné à l’embauche du jeune en contrat à durée indéterminée ou en contrat à durée déterminée d’au moins six mois.

Elle est crédible, car, comme le rappelait il y a un instant Éric Woerth, elle s’appuie sur des mesures qui ont fait leurs preuves dans le passé, en 2008, en 2010 et en 2012. Selon les travaux des économistes Pierre Cahuc et Stéphane Carcillo, une mesure similaire avait permis la création de plus de 30 000 emplois pour la seule année 2009.

J’en viens à quelques observations complémentaires. Tout d’abord, selon nos estimations, ce dispositif permettrait de créer près de 100 000 emplois pour notre jeunesse, pour un coût brut pour l’État de 200 millions d’euros. Cette somme serait très rapidement remboursée si l’on considère l’idée simple, trop facilement oubliée dans notre pays, qu’un travailleur coûte beaucoup moins cher à l’État qu’un chômeur.
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Guillaume Peltier
2020 juin 11
Si nous devons nous préoccuper de toute la jeunesse, nous devons porter une attention particulière à la jeunesse de la France oubliée, celle de la France périphérique, de la France des campagnes et des provinces, de la France des quartiers populaires, de cette jeunesse qui n’a ni carte de visite, ni carnet d’adresses, ni réseau, ni famille, susceptibles de l’aider

Aujourd’hui, la jeunesse nous regarde. Et il est hors de question que nous l’abandonnions.
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Guillaume Peltier
2020 juin 11
Chacun, sur ces bancs, sait la gravité de la crise sanitaire que nous avons connue. Chacun, sur ces bancs, mesure la puissance de la crise économique et sociale que nous allons affronter. Jamais, depuis la guerre, la richesse nationale de notre patrie ne s’est à ce point effondrée – plus de dix points de récession, soit trois à quatre fois plus que pendant la crise de 2008. Jamais, depuis que les statistiques existent, le chômage n’avait à ce point augmenté dans notre pays – plus de 840 000 chômeurs rien que pour le mois d’avril. Jamais des pans entiers de notre économie n’avaient douté d’eux-mêmes et de leur propre survie : je pense tout particulièrement à nos artisans, à nos commerçants, à nos entrepreneurs, à nos restaurateurs, à nos hôteliers et à nos professionnels du tourisme.

Comment ne pas s’alarmer non plus pour notre jeunesse ? Les chiffres sont terrifiants : on a compté 150 000 jeunes chômeurs de plus au mois d’avril. Plus de 2 millions de nos jeunes, qui quittent leur qualification ou leurs études, se présenteront sur le marché du travail au cours des trois prochaines années : ils seront 700 000 dès cet été, parmi lesquels 200 000 jeunes issus de nos lycées professionnels.

Mais, si je suis monté à la tribune de l’Assemblée nationale, ce n’est pas simplement pour égrener des chiffres, aussi durs soient-ils. Je me présente devant vous pour des noms, des regards, des parcours, des détresses, des visages. Je me présente devant vous au nom de Kevin, étudiant, de Farida, programmatrice en alternance, de Cédric, en CAP – certificat d’aptitude professionnelle – conducteur d’engins, de Chloé, qui cherche un stage ou encore de Charlotte, élève en apprentissage. Nous, la représentation nationale, sommes ici pour défendre une jeunesse aujourd’hui assignée à résidence.

Et si, avec le groupe Les Républicains et Éric Woerth, nous n’agissions pas avec force, nous pourrions être collectivement accusés de non-assistance à jeunesse en danger.
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Guillaume Peltier
2020 juin 11
Éric Woerth, Damien Abad, l’ensemble des membres du groupe Les Républicains et moi-même avons pris note avec gourmandise des compliments que vous avez adressés à ce texte. Mme la ministre et Mme Firmin Le Bodo, du groupe Agir ensemble, qualifient la proposition de loi de louable, tandis que Mme Elimas, du groupe MODEM, la juge séduisante. M. David Habib, du groupe socialiste, estime quant à lui qu’elle est vertueuse et simple, quand M. Zumkeller considère qu’elle est pertinente. Enfin, Mme Buffet, du groupe de la Gauche démocrate et Républicaine, lui reconnaît le mérite d’exister.

J’espère que vous aurez, au-delà de ces compliments, la volonté de soutenir concrètement ce texte et de vous engager, par votre vote, en faveur de la jeunesse. Je remercie tout particulièrement Marc Le Fur et Isabelle Valentin, qui ont parfaitement bien compris l’esprit et les détails de la proposition de loi.
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Guillaume Peltier
2020 juin 11
Nous sommes favorables à tout ce qui permet d’aider les jeunes et de soulager les entreprises. Je suis donc favorable à votre amendement, qui me semble juste et pertinent.
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Guillaume Peltier
2020 juin 11
Partout, en effet. Il y a les profiteurs du haut et les profiteurs du bas.
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Guillaume Peltier
2020 juin 11
C’est la raison pour laquelle, avec Éric Woerth et le groupe Les Républicains, nous vous présentons cette proposition de loi forte, juste et crédible.

Elle est forte parce qu’elle a le mérite d’être simple. Elle vise à mettre en place, à compter du 15 juin 2020 et pour une durée de deux ans, un dispositif « zéro charge » pour toute embauche d’un jeune de moins de 25 ans au sein d’une entreprise, d’une collectivité ou d’une association.
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Guillaume Peltier
2020 juin 11
Les différents orateurs ont évoqué quatre obstacles à l’adoption de la proposition de loi. Ils ont tout d’abord souligné très légitimement le coût que représenterait le dispositif pour les comptes sociaux. Mais comme l’a très justement rappelé tout à l’heure Éric Woerth, un travailleur coûte beaucoup moins cher à l’État qu’un chômeur. C’est une évidence et un enfant le comprendrait. Tant que l’on ne sortira pas de cette croyance absurde selon laquelle l’augmentation des charges, des taxes et des impôts est susceptible d’améliorer le fonctionnement de notre système, on n’aboutira à rien. Oui, il vaut mieux investir sur l’avenir. Il vaut mieux avoir des travailleurs que des chômeurs, parce que, jusqu’à nouvel ordre, aucun chômeur ne peut favoriser l’équilibre des comptes sociaux.

Par ailleurs, si vous manquiez d’idées pour rétablir cet équilibre, il est une piste que nous sommes plusieurs à proposer sur les bancs de cette assemblée : renforcer la lutte contre les fraudes fiscale et sociale, qui nous coûtent en tout, selon les experts, environ 100 milliards d’euros – 60 à 80 milliards pour la fraude fiscale et 20 à 30 milliards pour la fraude sociale. Alors allons-y ! nous pourrions être beaucoup plus intraitables et beaucoup plus fermes à l’égard de ceux qui, tout en haut ou tout en bas, s’attaquent au pacte républicain et s’opposent à l’esprit d’égalité qui l’anime.
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Guillaume Peltier
2020 févr. 4
Ma question s’adresse à M. le Premier ministre. Nous, députés de la nation, voyons chaque jour nos compatriotes s’alarmer à juste titre du travail qui ne paye pas, des salaires trop bas, des impôts trop lourds et des provinces méprisées. Mais partout, les Français nous parlent aussi, à voix basse ou avec éclat, du grand défi de notre siècle, qui touche à l’âme de notre nation: je veux bien sûr parler de l’islam politique qui est notre adversaire, et qui ronge notre République.

Il est inacceptable que des familles soient contraintes de déménager parce qu’elles sont juives. Il est inacceptable que dans des écoles, des professeurs ne puissent pas enseigner librement la Shoah. Il est inacceptable que, dans des hôpitaux, des hommes ou des femmes refusent de se faire soigner par des médecins ou des infirmiers parce qu’ils sont de sexe opposé. Inacceptable aussi que, selon les chiffres de votre ministre de l’intérieur, 150 quartiers soient sous l’emprise de l’islam radical. Inacceptable qu’une jeune fille, Mila, soit menacée par les plus fanatiques et abandonnée par les plus lâches.

Rappelons ici, aux yeux du monde, que la laïcité chez nous n’est pas une valeur négociable, car elle permet de faire vivre ensemble ceux qui croient au ciel et ceux qui n’y croient pas. Aucune loi religieuse ne doit s’imposer aux lois de la République, car, si la loi doit protéger la foi ou l’absence de foi, la foi quant à elle ne doit jamais dicter la loi. La République ne doit plus céder !

La France doit se lever ! C’est au prix de cette fermeté que nous pourrons refaire de notre nation le grand pays de l’unité nationale. Ma question est simple, monsieur le Premier ministre : que comptez-vous faire maintenant – j’ai bien dit : maintenant – pour éradiquer l’islam politique et rétablir l’autorité et la fermeté dans notre patrie ?
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Guillaume Peltier
2018 mai 15
Madame la secrétaire d’État, l’entreprise Carrier et le groupe UTC ont perçu, grâce au CICE, des aides d’État. Leur décision brutale et inopportune rend nécessaire le remboursement de ces aides. C’est une demande forte, légitime et juste non seulement des élus locaux et des parlementaires, mais aussi des salariés et des représentants syndicaux. Il s’agit d’une question de justice : ces sommes doivent être remboursées et transmises aux salariés en vue de leur reclassement.

Pouvez-vous nous indiquer si vous comptez, avec fermeté, faire droit à cette demande, qui est conforme à l’idéal de justice ?
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Guillaume Peltier
2018 mai 15
Madame la secrétaire d’État, je voudrais, devant la représentation nationale, vous parler de la situation dramatique dans laquelle sont plongés 88 salariés de ma circonscription, à Romorantin, dans le Loir-et-Cher, et qui témoigne du déclassement industriel que connaît notre pays. Le 17 avril dernier, en effet, le comité d’entreprise de l’entreprise Carrier, qui est une filiale du conglomérat américain UTC et fabrique des vitrines réfrigérées pour la grande distribution, a décidé de manière unilatérale, sans consulter les élus locaux ni les parlementaires, de fermer l’usine de Romorantin.

Chacun s’est alors interrogé sur les raisons de cette fermeture soudaine. Était-elle due à des problèmes de rentabilité de l’usine elle-même ? Non, car le site de Romorantin dégage 1 million d’euros de bénéfices nets en 2017. Était-elle due, plus largement, à un problème de rentabilité du groupe UTC au niveau mondial ? Non, car ce groupe a réalisé 5 milliards d’euros de bénéfices nets en 2017. Était-elle due, alors, à un problème de compétence des salariés ? Non, car dans le Loir-et-Cher et dans toute la région Centre-Val-de-Loire, chacun s’accorde à reconnaître le savoir-faire et la compétence remarquables des salariés du site de Romorantin.

La véritable raison, hélas, est bien connue : c’est la course folle à l’argent roi et aux profits immédiats. Les conséquences sont dramatiques : 88 salariés perdent leur emploi, 88 familles sont plongées dans la détresse. Ils sont emplis d’une colère légitime.

Mes questions sont simples et concrètes. Premièrement, le Gouvernement est-il prêt à nous aider pour trouver un repreneur au site de Romorantin, qui est solide et sain ? Deuxièmement, que ferez-vous pour obliger le groupe Carrier à rembourser toutes les sommes qu’il a perçues au titre du CICE ? Lorsqu’une entreprise délocalise de manière aussi soudaine, sans qu’il y ait aucun fondement à cette décision, elle devrait rembourser toutes les aides qu’elle a perçues, car ces aides ont été payées par les contribuables français. Troisièmement, que comptez-vous faire pour nous permettre d’accompagner dignement la reconversion et la formation des 88 salariés de Romorantin ?

En un mot, que comptez-vous faire pour nous aider à lutter contre la financiarisation redoutablement dangereuse de l’économie, afin de rétablir le seul capitalisme qui vaille, le capitalisme populaire ?
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Guillaume Peltier
2018 avr. 5
Ne continuez pas ainsi en opposant, au sein de l’hémicycle, une vision autoritaire du monde et l’écoute profonde de la démocratie ! Votre motion de rejet est un refus du débat. Écoutez au moins – cela fait toujours du bien – les voix concrètes et apaisantes de l’opposition.
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Guillaume Peltier
2018 avr. 5
Ne caricaturez pas l’opposition lorsqu’elle propose à la représentation nationale, avec clarté, simplicité, calme et sérénité, des mesures incroyablement concrètes et, je le répète, populaires !

Ensuite, à défaut d’être d’accord sur le fond, convenez au moins, au nom de la démocratie, que si cinq groupes parlementaires sur sept ont émis un avis favorable sur une proposition de loi, il faut accepter le temps du débat.

Votre motion de rejet préalable est un refus du débat démocratique. Nous devons, par le biais des prises de parole et de l’étude des articles et des amendements, entendre toutes les sensibilités de la représentation nationale. Vous avez décidé de réduire le pouvoir d’achat et d’opposer les villes et les campagnes.
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Guillaume Peltier
2018 avr. 5
Hélas, nous ne serons pas d’accord sur le fond, même si vous me permettrez, au nom des différents groupes d’opposition, de ne pas accepter que vous usiez du terme « populiste » pour qualifier une mesure incroyablement populaire. Nous sommes des dizaines de millions à attendre des mesures concrètes en faveur du pouvoir d’achat et de l’égalité des territoires. Vous avez, et c’est votre droit, décidé d’engager une politique de baisse du pouvoir d’achat, de division des Français, et d’opposition entre les territoires ruraux et les agglomérations. Assumez ce choix, mais ne caricaturez pas !
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