Je vais le retirer, mais je précise que, si la date de 2009 a été retenue, c’est pour viser tous les jeunes qui auront participé à la nouvelle journée de mobilisation, laquelle donnera l’occasion de leur expliquer qu’en tant que jeunes Français, ils devront se soumettre à une obligation annuelle de déclaration. L’idée est de s’adresser à un flux de jeunes, et non à toute une partie de la population, y compris à nos concitoyens qui approchent de la cinquantaine. Pour rendre le dispositif plus opérationnel, il suffirait que l’attestation de JDC – qui peut être demandée pour passer un examen ou un concours national – puisse être téléchargée et soit valable un an, à condition que les données aient été mises à jour.
Merci aux collègues pour leurs appréciations positives. L’obligation déclarative porte non seulement sur les coordonnées de chacun de nos concitoyens mais aussi sur les compétences attestées – permis de conduire ou qualification de guide de haute montagne, par exemple. Ce sont des compétences qui peuvent évoluer plus souvent qu’on ne change d’adresse. Nous avons discuté de la manière de simplifier la mise à jour de ces données et proposé d’utiliser éventuellement la déclaration fiscale annuelle. Par le présent amendement, je suggère une mesure incitative : le respect de l’obligation de mettre à jour chaque année les données en question serait une condition requise pour s’inscrire aux concours et examens organisés par l’État – concours de la fonction publique et examen du permis de conduire, notamment –, comme l’est déjà le respect de l’obligation de recensement et de participation à la JDC. Il s’agit de rendre l’actualisation des données aussi effective que possible pour le bon fonctionnement de notre défense nationale.
Je vous remercie pour ces indications, madame la ministre. Cela ne me choque pas d’utiliser la déclaration fiscale annuelle, et cela permettrait de faire comprendre à chacun que le paiement des impôts n’exonère pas de remplir le reste de ses obligations envers la société. Cependant, je comprends bien qu’il faille améliorer la rédaction de l’amendement. Compte tenu de l’engagement de la ministre d’y travailler, je le retire.
La défense est l’affaire de tous et il est capital que le ministère des armées ait les données actualisées de l’ensemble de nos concitoyens. C’est l’objet de cet article 23, qui permet d’étendre de 25 à 50 ans la limite d’âge, d’y ajouter l’adresse de courrier électronique et le numéro de téléphone portable ainsi que les compétences attestées. Néanmoins, si nous ne prévoyons pas une procédure simple pour nos concitoyens, il est illusoire de penser que ces données seront actualisées. C’est pourquoi je propose d’utiliser la déclaration fiscale annuelle pour permettre à nos concitoyens de mettre à jour leurs coordonnées, lesquelles seront transmises de l’administration fiscale au ministère des armées pour que celui-ci puisse en faire usage en cas de situation exceptionnelle.
Pour abonder dans le sens du rapporteur et de la ministre, il me semble que l’important, c’est la présence effective des bâtiments de la marine à proximité de Mayotte. Or cette présence se renforce : lors de mon dernier déplacement au Kenya, il y avait précisément, dans le port de Mombasa, un bâtiment qui s’apprêtait à cheminer vers Mayotte. Je rappelle ensuite qu’en commission, nous avons ouvert des enveloppes de subsidiarité. Ce sont 100 millions d’euros par an qui iront à la marine nationale, ce qui permettra d’acquérir facilement des moyens intermédiaires, plus petits que les patrouilleurs outre-mer et mieux adaptés, parce que moins gros que ces derniers, à la situation que nous avons évoquée.
J’avais compris que nous travaillions sur une loi de programmation militaire, non sur une loi de programmation du ministère des armées. Je ne prends pas parti sur le tuyau de financement adéquat pour financer les équipements à vocation militaire de la gendarmerie nationale : l’amendement a surtout pour objectif d’acter qu’un plan pour les remettre à niveau est nécessaire. Si nous le votons, nous pourrons ensuite agir en direction du ministère de l’intérieur pour obtenir le financement le plus large possible.
Selon le code de la défense, la gendarmerie est une force armée sous statut militaire qui fait partie intégrante de notre défense nationale. En cas d’engagement majeur, comme le décrit le scénario central de la revue nationale stratégique (RNS), la gendarmerie serait appelée à tenir un rôle significatif – que ce soit sur le territoire national, pour protéger l’ensemble des capacités défensives et notamment les entreprises de défense, ou à l’étranger, aux côtés de nos armées, pour défendre l’arrière, dans le moindre des cas, ou pour tenir des postures défensives de combat. Je remercie le président de la commission d’avoir rappelé à ce sujet que le 7 mai était la date anniversaire de la bataille de Diên Biên Phu, bataille à laquelle plusieurs dizaines de gendarmes ont pris part, la moitié d’entre eux y trouvant la mort. Depuis la fin de la guerre froide, une grande partie des matériels à vocation militaire de la gendarmerie n’a pas été remplacée. Je n’ignore pas, madame la ministre, que leur financement relève avant tout du ministère de l’intérieur – y compris quand ils ont une vocation militaire –, mais il me semble important d’acter un plan pour les remettre à niveau. C’est ce que nous proposons avec l’amendement no 467.
Je prends la parole pour remercier tous mes collègues – en particulier le rapporteur – pour leur travail, ainsi que les groupes pour leur implication. Je soutiens cet amendement du gouvernement, indispensable pour les rapatriés d’Indochine, afin de les placer dans la même logique que celle appliquée aux harkis. Les dates ouvrant droit à réparation ne doivent pas être arbitraires : la borne de fin de période d’indemnisation doit correspondre au moment où la politique de contrainte est levée. Pour les harkis, ce moment est situé en 1975, à la suite d’une décision prise en conseil des ministres le 8 août 1975. Pour les rapatriés d’Indochine, c’est bien l’année 1966 qui constitue la date charnière. Pourquoi ? Parce que la loi de finances pour 1966 acte le passage d’une politique de contrainte exercée par le ministère de l’intérieur à une politique d’accompagnement social pilotée par le ministère de la santé publique et des populations. À partir de 1966, l’État n’est plus dans une logique de privation de liberté. Le rapporteur a évoqué le camp de Sainte-Livrade-sur-Lot mais, dès 1966, l’État incite ses résidents à en sortir. Une deuxième école communale est même ouverte dans la commune, afin d’accueillir les enfants des rapatriés d’Indochine hors du camp. C’est pourquoi nous devons soutenir l’amendement du gouvernement, et la date de 1966. Comme l’a bien expliqué la ministre, la date de 1975 ne correspond à rien pour les rapatriés d’Indochine. La conserver fragiliserait le dispositif construit pour eux et, en niant le caractère objectif de la borne de 1975, reconnue par le Conseil d’État, cela affaiblirait également les dispositions de la loi portant reconnaissance de la nation envers les harkis.
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💬 • Thomas Gassilloud, Président de la commission de la défense nationale et des forces armées • 2024 Mar 12 19:42:13
Produire plus d’équipements militaires, plus rapidement et pour moins cher doit être notre priorité. Nous devons enfin réinventer l’esprit de défense et renouer avec une défense globale adaptée à notre siècle, compte tenu de la nature et de l’intensité des menaces auxquelles nous sommes confrontés. L’Ukraine nous rappelle par ailleurs que si les armées font la guerre, ce sont les nations qui les gagnent. Dans ce contexte où les démocraties ne doivent pas faiblir, la France sera forte si chaque citoyen est conscient qu’il est personnellement concerné par notre défense. En fin de compte, je suis porteur de trois messages simples : une partie de notre sécurité se joue en Ukraine, et nous devons soutenir ce pays sans faiblir. Nous devons aussi poursuivre, voire accélérer notre effort de réinvestissement dans la défense. Enfin, l’esprit de défense doit animer toute la nation. La route, encore longue, exige des efforts de chacun – nous devons expliquer à nos concitoyens que notre liberté a un prix. C’est pourquoi, mes chers collègues, en vous rappelant que vous pouvez compter sur le travail de la commission de la défense, je vous appelle à approuver les orientations que vient de nous présenter le Gouvernement.
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💬 • Thomas Gassilloud, Président de la commission de la défense nationale et des forces armées • 2024 Mar 12 19:38:25
Deux ans d’ingérence, d’agression et de crimes du côté de la Russie ; deux ans de guerre, de souffrance et d’héroïsme du côté de l’Ukraine. Ce triste anniversaire nous oblige à répondre à deux questions : que doit-on encore faire pour l’Ukraine ? Quelles leçons en tirer pour notre défense ? La Russie a choisi la guerre et cherche à intimider tous ceux qui soutiennent l’Ukraine. À cette fin, elle utilise toutes les stratégies indirectes à sa disposition – désinformation, pression énergétique et alimentaire, cyberattaques. En s’en prenant à nous plus ou moins directement, en agitant le spectre de la cobelligérance et en essayant de se faire passer pour l’État agressé, la Russie cherche à fragiliser l’unité de nos nations démocratiques. Tomber dans ce piège serait irresponsable, tant le projet du régime russe dépasse les objectifs de conquête territoriale en Ukraine. Ce qui se joue aujourd’hui, c’est la capacité des démocraties à assumer un rapport de force qui déterminera l’avenir des relations internationales et conditionnera notre sécurité future. Nous devons donc aider l’Ukraine à ne pas céder au chantage russe. Tel est le sens des engagements pris par les nations démocratiques qui signent les unes après les autres des accords politiques de solidarité pour faire plus et mieux. Tel est aussi le sens de l’accord signé par la France dès le 16 février : aider davantage l’Ukraine et signaler à la Russie que ses efforts pour nous décourager ont échoué. Précisons toutefois que la France n’est pas en guerre contre la Russie. N’en déplaise aux propagandistes du Kremlin, son soutien s’inscrit strictement dans le cadre de la Charte des Nations unies. L’établissement d’un rapport de force favorable à l’Ukraine est un préalable nécessaire à un règlement politique du conflit, car une paix inconditionnelle avec l’agresseur serait une capitulation dangereuse. Nous devons donc assumer ce rapport de force. Quelles leçons devons-nous tirer de cette situation pour notre défense ? L’Europe redécouvre tardivement que le monde est tragique, dangereux et parfois irrationnel, en tout cas au regard de nos logiques occidentales. Depuis trente ans, la France a moins baissé la garde que d’autres pays, en conservant des capacités militaires complètes et opérationnelles. Elle n’a toutefois pas échappé à l’illusion de pouvoir toucher les dividendes de la paix. Les lois de programmation militaire votées depuis 2017 parent au plus urgent en privilégiant la dissuasion, la cohérence et la réactivité de nos forces. Étant donné le monde qui se dessine sous nos yeux, nous ne pourrons cependant pas faire durablement l’impasse sur l’augmentation de nos moyens militaires si nous voulons parvenir à une autonomie stratégique européenne. Gardons en tête que même si l’effort de défense consenti actuellement est massif au vu de nos contraintes budgétaires, il reste dans les basses eaux si l’on considère l’effort militaire fourni depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Nous devons donc impérativement poursuivre le réarmement commencé en 2017. Il nous faut ensuite réapprendre ce que doit être une économie de combat, capable de soutenir de façon réactive et massive nos forces, mais aussi nos partenaires. Nous sommes encore trop loin de cet objectif. Reconnaissons que le temps stratégique que nous a accordé la résistance ukrainienne depuis 2014 n’a pas été suffisamment exploité. C’est pourquoi je salue le travail structurant du ministre des armées, de la direction générale de l’armement et de nos industriels, ingénieurs et ouvriers pour développer nos capacités industrielles de défense.
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💬 • Thomas Gassilloud, Président de la commission de la défense nationale et des forces armées • 2023 Nov 21 19:58:31
…permet de dépasser un modèle épuisé d’aide au développement. Le sommet de Montpellier ouvre de nouvelles voies à nos relations avec les sociétés civiles africaines. Cependant, réinventer la relation entre l’Afrique et la France est un travail de longue haleine, qui doit faire l’objet d’une évaluation permanente. Un des questionnements importants concerne notre action militaire : la présence de forces prépositionnées, la coopération de défense, les modalités de nos opérations. C’est pourquoi la commission de la défense a lancé la semaine dernière un cycle de travail à ce sujet – je remercie les orateurs qui l’ont mentionné. Nos travaux, à périmètre continental, visent à replacer les enjeux de défense dans le cadre beaucoup plus large des mutations africaines en cours et de leurs impacts sur nos intérêts, que nous devons défendre. Notre objectif est de conclure ces travaux en début d’année prochaine. Bien entendu, nous nous appuierons sur les débats de ce jour ainsi que sur le rapport récent de Bruno Fuchs et de Michèle Tabarot. Plus généralement, nous avons chacun la responsabilité de contribuer à bâtir des ponts avec l’Afrique, car comme l’écrivait Léopold Senghor, notre « tâche est d’éveiller [nos] peuple[s] aux futurs flamboyants ». Nos relations interparlementaires doivent y contribuer, afin de permettre à nos sociétés de se parler, de se comprendre et de construire un avenir commun. Ainsi, la France sera au rendez-vous de ses valeurs et de ses intérêts.
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💬 • Thomas Gassilloud, Président de la commission de la défense nationale et des forces armées • 2023 Nov 21 19:56:14
Je tiens à remercier le Gouvernement d’avoir organisé ce débat sur les partenariats renouvelés entre la France et les pays africains. Permettez-moi, pour commencer, de vous faire part d’une conviction : l’Afrique, berceau de l’humanité, est aussi son avenir. Sa dynamique démographique l’explique en grande partie, puisque le continent comptera 2,5 milliards d’habitants en 2050, soit un quart de l’humanité. L’Afrique est aussi en pleine mutation politique, écologique, technologique, économique et sécuritaire. Les mutations africaines redessinent le monde et donc les conditions dans lesquelles nous devons déployer une politique utile à la France et à l’Europe comme à nos partenaires africains. Bien sûr, il serait plus facile et prudent de temporiser, mais rappelons-nous ce que disait le général de Gaulle en 1944 à Brazzaville : « Rien ne serait, en réalité, […] plus imprudent que cette prudence. » En restant engagée auprès de ses partenaires, la France s’est toujours adaptée aux réalités changeantes de l’Afrique, pour être fidèle à sa vocation universelle au service des équilibres du monde, mais aussi pour veiller à la défense de ses intérêts. Nous avons notamment payé un prix élevé pour la sécurité du continent : depuis 1963, 255 de nos militaires sont morts pour la France en Afrique, dont 58 ces dix dernières années. En leur rendant hommage, je souhaite mettre l’accent sur l’importance de leur sacrifice pour la France, pour nos concitoyens et, plus largement, pour l’Afrique elle-même. Nous pouvons être fiers de ce que nos armées ont réalisé ces dernières années au Sahel : elles ont protégé Sévaré, libéré Tombouctou, sauvé des soldats nigériens à Tongo Tongo, appuyé les Burkinabés pour reprendre l’hôtel Splendid. Toutes ces opérations ont été réalisées à la demande des pays concernés. Depuis 2017, en complément de cette action de sécurité et à la suite du discours du Président de la République à Ouagadougou, plusieurs actes forts ont été réalisés. Les rapports de Benjamin Stora sur les questions mémorielles portant sur la colonisation et la guerre d’Algérie et de Vincent Duclert sur les archives françaises relatives au Rwanda et au génocide des Tutsis contribuent à l’apaisement courageux des mémoires. Le rapport de Bénédicte Savoy et Felwine Sarr ouvre la restitution du trésor d’Abomey au Bénin. Nous avons entrepris une réforme ambitieuse pour faire évoluer le franc CFA. Nous faisons preuve d’une plus grande ouverture envers les pays anglophones et lusophones. L’initiative Choose Africa…
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💬 • Thomas Gassilloud, Président de la commission de la défense nationale et des forces armées • 2023 Nov 07 18:08:31
Nous allons faire un voyage dans le temps !
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💬 • Thomas Gassilloud, Président de la commission de la défense nationale et des forces armées • 2023 Jul 12 16:48:09
Il est garanti !
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💬 • Thomas Gassilloud, Président de la commission de la défense nationale et des forces armées • 2023 Jul 12 16:25:47
En d’autres termes, mes chers collègues, la LPM ne représente que le noyau capacitaire de notre défense nationale qui, pour être efficace, doit s’élargir à l’ensemble des parties prenantes de la nation, des citoyens aux collectivités territoriales, des entreprises aux ministères. Il importe de remobiliser ces derniers, de l’économie aux transports, de l’énergie à la santé, de la culture à l’éducation, en vue de promouvoir une vision interministérielle des questions de défense. C’est ensemble que se construit une société résiliente, jamais elle ne doit reposer sur la seule confiance placée dans nos armements. Je compte aussi sur vous, mes chers collègues, pour que chacun d’entre vous soit acteur du développement d’une culture de défense pour notre pays. Nous ne pouvons tirer qu’une grande satisfaction de cette LPM que je vous invite à voter. Le travail de renforcement de notre défense nationale ne fait que commencer. Alors, mobilisons-nous tous ensemble !
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💬 • Thomas Gassilloud, Président de la commission de la défense nationale et des forces armées • 2023 Jul 12 16:23:10
…dans des milieux toujours plus nombreux, afin de protéger les Français, en France et partout où cela sera nécessaire, comme cela a été le cas récemment à Khartoum avec l’opération Sagittaire. Ma deuxième remarque concerne la méthode sur laquelle a reposé l’élaboration de cette LPM. Il n’échappe à personne que notre situation politique est complexe mais le processus d’adoption de ce projet de loi démontre que nous pouvons dépasser nos désaccords et nous rassembler quand l’essentiel est en jeu. Notre travail parlementaire fut un grand moment démocratique. La commission de la défense s’y est préparée depuis des mois mais le débat a été élargi bien au-delà de son périmètre. J’ai choisi de déléguer plusieurs articles à la commission des lois, tandis que la commission des affaires étrangères et la commission des finances se sont saisies pour avis. Autrement dit, la moitié des huit commissions permanentes de notre assemblée se sont penchées sur ce texte. Par ailleurs, j’ai demandé à l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et techniques (Opecst) de nous remettre un rapport destiné à évaluer les retombées civiles des innovations militaires. Enfin, la commission des affaires européennes s’est également saisie du texte. Toutes les oppositions ont été entendues, chacune a pu faire adopter des propositions, souvent grâce au regard bienveillant de notre ministre. Les travaux au Sénat puis en commission mixte paritaire ont confirmé que nous pouvions bâtir ensemble pour la France et les Français. Ce processus a également été l’occasion de faire passer des messages très clairs à nos alliés et nos compétiteurs : consacrer trois heures de débat à la dissuasion, voilà qui est de nature à conforter sa crédibilité et sa durabilité ; échanger longuement sur notre rôle dans l’Alliance atlantique et l’Union européenne, c’est montrer à nos alliés que nos engagements sont forts car ils sont réfléchis et partagés. Cela étant, il me faut immédiatement préciser que notre travail ne fait que commencer, chers collègues. D’abord, parce que les effets concrets de cette programmation ne se manifesteront qu’à travers les lois de finances successives et leur parfaite exécution. Les huit rapporteurs de la commission de la défense se mobilisent déjà pour vous formuler leurs avis budgétaires. Je compte sur chacun d’entre vous pour être fidèle aux engagements importants que vous prenez aujourd’hui devant les Français. Depuis la fin de la guerre froide, nous avons non seulement désinvesti dans notre appareil militaire, en touchant les fameux dividendes de la paix, mais nous avons également beaucoup désappris en matière de défense globale. Ce que l’Ukraine nous rappelle, c’est qu’il n’est pas de défense efficace sans implication de la nation tout entière. Il nous reste à faire en sorte que chaque citoyen, quelles que soient ses capacités, se sente impliqué, je dirai même engagé, dans notre défense nationale.
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💬 • Thomas Gassilloud, Président de la commission de la défense nationale et des forces armées • 2023 Jul 12 16:22:21
Notre débat intervient à un moment important de la seizième législature. Dans un monde où les mutations technologiques s’accélèrent, où le droit international est remis en cause par la force des armes, nous sommes sur le point de voter la poursuite d’un effort historique, engagé dès 2018, pour nos armées. En tant que président de la commission de la défense nationale et des forces armées de notre assemblée, je formulerai trois remarques. La première porte sur le montant et le contenu de cette LPM, sur lequel les orateurs de la discussion générale reviendront plus en détail. Ses plus de 400 milliards de crédits représentent un effort considérable, à la hauteur de menaces elles-mêmes considérables. Entre 2017 et 2030, nous aurons plus que doublé le budget annuel consacré à la défense pour permettre à nos armées d’agir plus vite, plus fort, plus loin,…
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💬 • Thomas Gassilloud, Président de la commission de la défense nationale et des forces armées • 2023 May 31 16:11:55
Chers amis, puisque nous écrivons ici la loi, rappelons-nous que la loi sans la force n’est rien. Compte tenu du contexte mondial difficile, il est de notre devoir de continuer à débattre pour faire progresser l’examen de la loi de programmation militaire.
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💬 • Thomas Gassilloud, Président de la commission de la défense nationale et des forces armées • 2023 May 31 16:11:45
Cela implique que nous débattions de manière responsable. Cela dépasse notre intérêt personnel : nous sommes tous concernés.
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💬 • Thomas Gassilloud, Président de la commission de la défense nationale et des forces armées • 2023 May 31 16:11:37
Je le répète, les démocraties doivent rester compétitives à l’échelle mondiale.
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💬 • Thomas Gassilloud, Président de la commission de la défense nationale et des forces armées • 2023 May 31 16:11:13
…ce qui témoigne de notre travail en commun et de l’ouverture du Gouvernement. D’ailleurs, quarante et un amendements du groupe Renaissance ont été adoptés. L’ouverture s’étend donc à tous les bancs et nous pouvons compter sur un gouvernement particulièrement constructif.
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💬 • Thomas Gassilloud, Président de la commission de la défense nationale et des forces armées • 2023 May 31 16:11:05
Je tiens à rappeler aux groupes de la NUPES que quarante-huit de leurs amendements ont été adoptés ,…
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💬 • Thomas Gassilloud, Président de la commission de la défense nationale et des forces armées • 2023 May 31 16:10:54
Au-delà de la capacité des armes, ces débats constructifs constituent pour notre démocratie un gage de crédibilité et de durabilité de l’effort de défense.
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💬 • Thomas Gassilloud, Président de la commission de la défense nationale et des forces armées • 2023 May 31 16:10:27
Ils ont même permis de faire converger certaines de nos positions. Il y a quelques mois encore, nous étions en désaccord au sujet de nombreux sujets structurants comme la dissuasion ou encore les collaborations européennes, mais les débats nous ont donné l’occasion de nous rassembler dans l’intérêt de notre défense et de construire ensemble progressivement le texte, sans pour autant partager les mêmes convictions.