Cette proposition, qui vise à rénover l’immobilier de l’État tout en rationalisant les dépenses en la matière, consacre la victoire du Rassemblement national sur quelques sujets. À la suite de nos négociations, cher François, je pense que tu auras compris que je parle en particulier du choix d’un Epic plutôt que d’une société privée ou d’une société anonyme. Il était en effet important pour notre groupe que la foncière soit une entreprise publique à capitaux majoritairement publics : il s’agit de bâtiments publics qui doivent rester dans les mains de l’État. Outre la création de cet Epic, nous avons également obtenu, par voie d’amendement, que les parlementaires soient représentés au sein du conseil d’administration de la foncière afin de contrôler son fonctionnement. J’attirerai toutefois l’attention de notre assemblée sur un élément. Je suis élu de Normandie, l’une des régions pilotes dans la mise en place de cette foncière, et j’ai pu constater les difficultés qui peuvent se présenter, notamment pour les bâtiments régaliens. Là encore, notre rapport avait pointé le fait que certains bâtiments ne pouvaient pas être gérés dans le cadre d’une foncière, pour des raisons que tout le monde comprendra. Quoi qu’il en soit, le Rassemblement national soutiendra cette proposition de loi, avec d’autant plus d’optimisme que la foncière doit voir le jour en janvier 2027 et que, quelques mois après, Marine Le Pen prendra, avec Jordan Bardella, la direction de notre pays.
Je commencerai par quelques chiffres parlants : 195 000 – c’est le nombre de bâtiments que possède l’État ; près de 100 millions de mètres carrés – c’est la surface dont il dispose ; près de 10 milliards d’euros – c’est le montant des dépenses immobilières annuelles ; enfin, près de 5 milliards d’euros – c’est la somme investie depuis 2018 dans la rénovation énergétique. Si je cite ces chiffres, c’est qu’ils donnent tout de suite une idée de l’ampleur du dossier. L’immobilier de l’État est un enjeu extrêmement important, tant en valeur qu’en termes d’administration, et il est important d’en reprendre la maîtrise car, depuis des années, sa gestion laisse à désirer. L’objectif de cette proposition de loi est donc de créer une foncière de l’immobilier de l’État, ainsi que nous l’avions proposé dans notre rapport, mon collègue François Jolivet et moi. La création de cette foncière permettra de mettre en œuvre une stratégie de long terme, car la gestion d’un parc immobilier ne peut s’annualiser et demande une vision de long terme, ce qui nécessite de disposer d’une structure dédiée – je sais que Jean-Paul Mattei, qui travaille depuis longtemps sur le sujet, sera d’accord sur ce point. Une foncière doit également permettre de mieux connaître le bâti, puisque force est de constater – cela est apparu lors de nos auditions – que l’État ne connaît pas bien, voire pas du tout, son parc immobilier, qu’il est incapable de fournir des données fiables le concernant. Dès lors, comment gérer un immobilier qu’on ne connaît pas ? La solution, je le répète, consiste à mettre en place une structure dédiée, dont l’objectif sera d’optimiser la gestion des bâtiments concernés, dont certains ne sont pas utilisés et d’autres sous-utilisés, mal ou pas entretenus. On ne peut pas, dans une économie développée comme la nôtre, entendre que l’on change des chaudières dans des bâtiments dont les toits fuient et qui sont mal isolés, tout simplement parce que cela correspond à la lubie du moment ! Il appartiendra à la foncière de mettre un terme à cette mauvaise gestion. Faciliter la valorisation et la cession des bâtiments est également l’un de nos objectifs, puisque nous savons aujourd’hui que de nombreux mètres carrés ne sont pas utilisés ou sont sous-utilisés, et qu’il apparaît donc inutile de les conserver. La création de cette foncière permettant de distinguer le propriétaire de l’occupant, elle conduira à davantage de responsabilisation dans l’usage des mètres carrés et, partant, à des économies, grâce auxquelles il sera possible d’accroître les crédits destinés à la modernisation des bâtiments et à une amélioration du cadre de travail et d’accueil, notamment dans les bâtiments ouverts au public. L’accélération de la rénovation énergétique des bâtiments passe aussi, malheureusement, par la création d’une foncière – je dis « malheureusement » parce que la gauche y est opposée, elle qui n’a pourtant que la rénovation énergétique à la bouche.
Monsieur le ministre, monsieur le rapporteur, mes chers collègues, cher François, je suis heureux de m’exprimer devant vous ce soir. Je dis « cher François » parce que François Jolivet et moi-même avons rendu, dans le cadre du comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques, un rapport sur la politique immobilière de l’État, et cela fait plaisir de voir que, parfois, certains rapports ne servent pas à caler les bureaux, mais sont utiles et débouchent sur des actions concrètes. Je m’en félicite – et je pense que François en fera de même dans quelques instants.
Madame la rapporteure, vous estimez que le problème de ces peines de prison, c’est qu’elles arrivent après les actes. Mais, malheureusement, bien souvent, elles arrivent aussi avant de nouveaux actes : lorsqu’un récidiviste a déjà été condamné – que vous lui avez fait des câlins –, il est sorti, il a recommencé. Nous, nous disons stop ! À partir du moment où quelqu’un touche à l’un de nos enfants, il reste en prison, point barre ! Arrêtons de faire des câlins aux criminels et protégeons la société, avec la perpétuité réelle.
Stop à la justice version Montessori ! Pour nous, la justice n’est pas là pour faire de la câlinothérapie aux délinquants et aux criminels, surtout quand on parle de protéger les enfants. Avec votre justice-câlinothérapie, vous pensez avant tout aux délinquants, aux criminels et à leur réinsertion. Or nous débattons d’un texte relatif à la protection des enfants, et le premier but de la justice, c’est de protéger la société. C’est pourquoi nous assumons d’être favorables à la perpétuité réelle – une vraie perpétuité. Pourquoi ? Parce que lorsqu’un criminel – notamment un prédateur sexuel – est derrière les verrous et y reste toute sa vie, je suis désolé de devoir vous le rappeler, il ne recommencera pas.
Oui, c’est leur choix : laissez-les décider ! Ils sont venus me dire qu’ils ne voulaient pas pouvoir injecter de dose létale et qu’ils avaient choisi leur profession pour soigner. Une dose létale n’est pas un médicament ; elle en est tout le contraire, puisqu’elle conduit à la mort.
Tout à fait, seuls les médecins y sont soumis. Vous me coupez sans même écouter mon argument ; c’est normal que vous ne compreniez rien. Les médecins sont soumis au serment d’Hippocrate, or c’est par ce serment qu’était motivé l’amendement no 221 qui a été adopté tout à l’heure, lorsque vous étiez tous absents. C’est pourquoi les infirmiers n’y sont pas mentionnés. Le Rassemblement national a déposé des amendements visant à exclure médecins et infirmiers de l’administration de l’injection létale. Malheureusement, ils n’ont pas été adoptés, car vous étiez alors présents. Toutefois, comme les autres députés, nous déposons parfois des amendements dits de repli, visant à parvenir à nos fins par divers moyens. Nous avons donc déposé des amendements séparés visant à exclure du dispositif, respectivement, les infirmiers et les médecins. L’amendement qui a été voté lorsque vous étiez en train de manger votre dessert était fondé sur le serment d’Hippocrate, il avait donc pour objet de supprimer la participation des médecins au dispositif. Je vous rassure : s’il est possible de supprimer aussi celle des infirmiers, nous le ferons. D’ailleurs, les amendements dont nous débattons en ce moment mentionnent à la fois les médecins et les infirmiers. Puisque vous affirmez sans cesse que les médecins souhaitent pouvoir injecter des doses létales, j’ajouterai que de nombreux médecins et infirmiers m’ont contacté pour me demander non de les autoriser à donner la mort, mais de tout faire pour le leur éviter.
Je me suis assez peu exprimé depuis le début de l’examen du texte, mais les propos que j’entends me donnent envie d’intervenir. Les infirmiers sont-ils soumis au serment d’Hippocrate ? Non, que je sache.
…mais ils ont précisé qu’ils surveillaient cela de près parce qu’il existait un risque. À moins de considérer que les services qui sont sous votre autorité depuis dix ans sont incompétents, il faut donc reconnaître que ce risque existe, comme mon collègue Jacobelli l’a fort bien expliqué. L’incompétence n’est pas chez nous mais bien chez vous !
Je me doutais que le débat sur la dette européenne reviendrait avec l’intervention de M. von der Sitzenstuhl. Commençons par remettre les choses en perspective. Vous dites que nous sommes des incompétents. Je tiens à rappeler que les 3 600 milliards d’euros de dette, ce n’est pas nous, c’est vous ! L’incompétence, c’est vous. S’agissant de la dette de l’Union européenne, je vous invite à consulter le site de l’Assemblée nationale et à vous rendre sur la page de la commission des affaires européennes. Il y a quelques semaines, j’ai présenté une communication sur la dette de l’Union européenne, dont le montant a été multiplié par sept en quelques années seulement et qui devrait dépasser les 1 000 milliards d’euros dès l’année prochaine. Mais écoutez ! Vous parlez d’incompétence, mais si vous êtes incompétents, c’est peut-être parce que vous n’écoutez pas. Quand j’ai auditionné les services de l’État qui surveillent l’endettement européen, ils ont eux-mêmes utilisé le terme de « cannibalisation de la dette ». Ils redoutent une cannibalisation des liquidités par l’Union européenne qui aurait pour effet, en raréfiant les liquidités disponibles pour l’endettement français, d’augmenter notre taux d’intérêt. Il s’agit d’un marché, qui répond à la logique de l’offre et de la demande : si les possibilités de liquidités s’orientent trop vers l’Union européenne parce que les programmes d’endettement se multiplient, alors l’endettement franco-français, lui, en pâtira.
Est-on en train de créer un précédent qui m’autoriserait à poser des questions sur les dérives de la charge de la dette à M. le ministre de l’intérieur ?
L’article 58 dispose que les rappels au règlement sont de droit. Or il m’a été refusé d’en faire un tout à l’heure. Par ailleurs, l’alinéa 6 de l’article 54 précise que les orateurs ne doivent pas s’éloigner de la question en débat. Or l’article 8 de la proposition de loi traite des CRA. Il ne parle pas des attaques ou des écoutes dirigées contre une élue.
Cependant, je vous propose de revenir au fond des amendements pour que nous avancions enfin et de reporter le procès de Mme Hassan à plus tard, lorsque l’enquête sera terminée.
J’entends que La France insoumise veut absolument défendre son eurodéputée accusée de faire l’apologie du terrorisme – ce qui est particulièrement grave.
Il se fonde sur l’article 54, alinéa 6. Certes, la loi Yadan a été retirée de l’ordre du jour, mais elle n’a pas été remplacée par la loi Hassan. J’aimerais donc que nous puissions revenir sur le fond des amendements. Ceux dont nous parlons actuellement portent sur les CRA – ils n’ont donc rien à voir avec la situation de Rima Hassan.
J’interviens assez rarement car je crois que, sur un tel sujet qui touche si profondément à l’intime, personne n’a raison et personne n’a tort. J’aurais d’ailleurs préféré que nous puissions en débattre directement avec les Français avant qu’ils ne soient invités à trancher eux-mêmes. Hélas, ce n’est pas le cas, et l’on nous demande de décider, en quelques heures seulement, s’il vaut mieux laisser les gens vivre ou mourir. L’amendement, en l’espèce, vise à ce que les professionnels de santé puissent avoir réellement le choix d’accepter ou non de donner la mort à un patient. Matthias Renault l’a rappelé, les médecins ont prêté le serment d’Hippocrate avant d’exercer leur vocation, qui est de soigner, de soulager la souffrance, de sauver la vie, mais pas d’abréger la vie. C’est un point de vue personnel et je ne sais pas si j’ai raison. Mais précisément parce que personne ne saurait avoir raison ou tort en l’espèce, je crois nécessaire de laisser les médecins décider en leur âme et conscience de participer à l’administration de la mort à l’un de leurs patients.
Il va dans le même sens que les précédents. L’objectif est qu’un député et un sénateur siègent au conseil d’administration de la foncière, pour que la représentation nationale ait un regard sur la gestion du patrimoine immobilier public.
Je comprends qu’il faille préserver une certaine souplesse, mais je me contenterai de vous lire le dispositif de mon amendement : « En cas de sous-occupation constatée sur une durée définie [qui serait, c’est moi qui le précise, fixée par décret], l’établissement public peut proposer une réaffectation à un autre service public, à un projet – logement, équipements – ou une cession de l’actif, après procédure contradictoire. » Il n’y a pas de contrainte– c’est une faculté pour l’établissement public, pas une obligation – ni de durée définie dans l’amendement. Il s’agit seulement de graver dans le marbre que la raison d’être de cette foncière, c’est d’avoir à sa main la possibilité d’agir sur l’immobilier, de « jouer » avec pour le rentabiliser, le rationaliser.
Il permet, en cas de sous-occupation constatée sur une durée définie et au terme d’une procédure contradictoire, d’organiser la réaffectation des surfaces à un autre service public ou la reprise du bien par la foncière. Il serait ainsi gravé dans le marbre que si des biens appartenant à l’État sont inoccupés ou sous-occupés, la foncière aura la possibilité, au bout d’un certain temps, de les réattribuer à d’autres administrations, de les louer ou de les revendre, bref de rationaliser l’immobilier de l’État.
Nous nous opposons à cet amendement car nous ne sommes pas sûrs que mon amendement no 3, que nous examinerons juste après, sera adopté. Or je proposerai avec celui-ci une nouvelle rédaction de l’amendement adopté en commission des finances et qui a permis d’introduire la disposition que vous souhaitez à présent supprimer. En commission, M. le rapporteur avait formulé certaines remarques et expliqué que, si nous en tenions compte, il pourrait émettre un avis positif ou de sagesse. Nous avons donc enrichi l’amendement à partir de ses observations. J’en profite pour répondre au collègue Maurel, qui a expliqué à plusieurs reprises qu’il aurait été préférable de renforcer la DIE. Sachez que nous avons failli nous entendre sur ce point. En effet, au début des travaux – François Jolivet, avec qui j’ai mené les auditions et rédigé le rapport, s’en souvient certainement –, nous étions opposés sur le sujet : M. Jolivet était favorable à une foncière sous la forme d’une société anonyme tandis que je plaidais pour un renforcement de la DIE et non pour une agence. Au fil des auditions, nos points de vue ont convergé : il a admis que l’établissement devait rester public et, de mon côté, j’ai reconnu que l’opération serait plus efficace si nous options pour une agence. En effet, avec une agence, un cercle vertueux se crée car les loyers permettent d’assurer un entretien de l’immobilier tandis que, avec la DIE, le financement ne serait pas orienté vers l’immobilier. Même si la DIE était renforcée, elle ne pourrait pas contraindre les ministères à assurer l’entretien de leurs biens. Le choix de l’Epic pour la foncière est donc le fruit d’un accord entre ceux qui, au départ, préféraient le maintien de la société anonyme et ceux qui, comme moi, étaient à l’origine partisans d’une DIE renforcée.
Commençons par quelques chiffres, particulièrement parlants. L’immobilier de l’État regroupe une grande diversité de locaux : 200 000 bâtiments en France, soit près de 100 millions de mètres carrés. Un autre chiffre parlant : 140 à 150 milliards d’euros. C’est le montant estimé par la Cour des comptes des travaux nécessaires d’ici à 2050 pour entretenir l’immobilier de l’État. Cette proposition de loi est discutée alors que la gestion des finances de l’État est particulièrement compliquée, que l’immobilier de l’État est particulièrement mal entretenu et mal connu. C’est pourquoi ce texte va dans le bon sens. Le rapport d’information sur la politique immobilière de l’État que j’ai remis il y a quelques mois avec mon collègue François Jolivet le confirme. Je commencerai par un état des lieux de la situation actuelle et une présentation du fonctionnement actuel de l’immobilier de l’État, avant d’expliquer comment cela fonctionnerait demain et pourquoi nous avons besoin de la foncière d’État. En l’état actuel, la gestion de l’immobilier de l’État est assurée par les ministères : chaque ministère entretient son immobilier avec le budget qui lui est alloué. En réalité, il utilise ce budget comme il le souhaite. En conséquence, parce qu’il n’y a pas de réel pouvoir contraignant de la direction de l’immobilier de l’État, les ministères n’entretiennent pas leurs bâtiments. Quand ils le font, c’est dans le cadre de grands plans, tels que les plans écologiques qui visent au remplacement des chaudières à fioul. Lors des auditions que nous avons menées avec François Jolivet afin de préparer notre rapport, nous avons constaté des choses ubuesques : pour profiter d’un budget supplémentaire de l’État, on change les chaudières dans des bâtiments sous-utilisés, voire non utilisés, qui fuient ou qui sont mal isolés. Bref, les travaux sont effectués dans le mauvais ordre. On est très loin de travaux « en bon père de famille ». Le toit fuit, mais on remplace la chaudière : pourquoi ? La foncière d’État présente l’avantage d’assurer l’entretien de l’immobilier de l’État. Nos collègues Insoumis craignent que la location de parties de bâtiments publics à des entreprises, éventuellement privées, conduise à supprimer des services publics pour les Français. Je pense au contraire que cette mesure permettra de faire entrer dans les caisses de l’État les sommes qui lui permettront d’entretenir son patrimoine immobilier utile aux services publics, et d’en améliorer la qualité. Aujourd’hui, nous souffrons d’une mauvaise connaissance de notre parc immobilier, qui va de pair avec un manque de données. Nous ne connaissons pas la situation du parc, nous ne connaissons pas la satisfaction réelle de ses usagers ou l’état de santé des bâtiments. Pour un grand nombre d’entre eux, nous ne savons pas, par exemple, si on y trouve de l’amiante, ce qui est pourtant majeur pour la santé de nos agents. La gestion immobilière est un métier et avec la foncière de l’État, nous disposerons d’un professionnel qui participera à la gestion du parc et recensera l’ensemble des données pour l’améliorer. L’accueil du public et les conditions de travail, notamment sanitaires, des salariés du secteur public seront améliorés. L’argent du contribuable est aujourd’hui gaspillé – en témoigne l’exemple de ces chaudières changées dans des bâtiments où d’autres travaux auraient pu être réalisés antérieurement. L’argent du contribuable est aussi mal dépensé : sans politique immobilière digne de ce nom, on construit par exemple des cités administratives censées héberger plusieurs services d’un département, mais on s’aperçoit à leur livraison que lesdits services se sont installés ailleurs ! Ces surfaces sont non seulement inutilisées, mais elles auront coûté de l’argent au contribuable. Un acteur professionnel tel qu’une foncière pour gérer l’immobilier et en avoir une vision transversale et de long terme permettrait d’éviter ces situations. Si les services doivent payer le loyer des surfaces dont ils disposent, une rationalisation aura lieu. En réalité, l’avantage de la foncière de l’immobilier de l’État est double. Elle permettra d’abord la rationalisation des surfaces utilisées – on en a besoin –, et ensuite l’amélioration des conditions de travail et d’accueil des agents et du public. Il ne faut pas oublier ce deuxième avantage ; c’est en tout cas celui que je retiens. Enfin, un Epic, c’est public. L’ensemble de l’immobilier public restera donc public.