…nous ne les examinons pas avec un enthousiasme débordant. Les habitants de la montagne n’en peuvent plus des leçons de morale systématiquement données par les réseaux d’extrême gauche, qui considèrent l’activité humaine comme un problème et le développement comme une faute. Les travailleurs, les habitants et les investisseurs en ont plus qu’assez que ces assoces de gauche plombent systématiquement les projets et bloquent les dynamiques économiques et humaines en montagne. Quand un amendement porte aussi ouvertement la marque d’une organisation militante d’extrême gauche, qui fait de la politique et de l’activisme environnemental,…
Cette association est une organisation militante, idéologiquement marquée à gauche. Elle fait de la politique : elle a plusieurs fois pris position, que ce soit contre les Jeux olympiques ou contre des projets de développement économique dans le Vercors, et elle a appelé à voter contre le Rassemblement national aux dernières élections présidentielles. Évidemment, lorsque des amendements sont coconstruits avec une association aussi politisée et idéologiquement engagée, systématiquement hostile à une certaine vision du développement économique de la montagne et à nos propres positions,…
Ces amendements, comme l’indiquent les exposés des motifs, ont été travaillés avec l’association Mountain Wilderness – cela a au moins le mérite de la transparence.
Le texte privilégie les infrastructures de recharge rapide en montagne ; mais pourquoi imposer partout la même réponse, sans regarder les usages réels des territoires ? Dans les stations, dans les hébergements touristiques, sur les parkings de départ d’activité, les véhicules restent stationnés plusieurs heures, parfois toute une journée, parfois davantage. Dans ces conditions, les territoires n’ont pas systématiquement besoin de bornes ultrarapides, dont le coût d’installation et de raccordement est considérable. Ils ont besoin d’un maillage cohérent, accessible et réellement adapté à leurs usages. C’est précisément l’objet de notre amendement : remplacer une logique uniforme par une logique fondée sur les besoins. Imposer la recharge rapide peut conduire à des investissements lourds sur les réseaux électriques, sans rapport avec les réalités de terrain. Nous proposons donc une approche plus ciblée, tenant compte des spécificités géographiques, climatiques et touristiques des territoires de montagne, et favorisant les solutions réellement adaptées aux usages locaux – en montagne, c’est exactement ce dont nous avons besoin.
…comme le Club Med, comme la Compagnie des Alpes, que des écologistes qui passent leur temps à expliquer pourquoi il ne faudrait plus rien faire en France. Alors, nous voterons évidemment contre ces amendements de suppression.
La montagne n’a pas besoin qu’on l’accompagne mais qu’on sécurise ses ressources en eau, qu’on autorise ses retenues, qu’on modernise ses infrastructures. C’est ça, défendre la ruralité et la France qui travaille. Je le dis franchement : la montagne française a davantage besoin de gens qui investissent comme Tony Parker,…
…il y a des familles, des saisonniers, des moniteurs, des restaurateurs, des commerçants, des maires de petites communes qui n’ont pas de plan B. Quand vous fermez une station, Messieurs-dames les bien-pensants de la gauche, vous ne sauvez pas la planète, vous tuez la montagne.
…que le ski, c’est fini ; que la montagne, c’est terminé ; que la neige, il n’y en aura plus ; que les canons à neige sont un crime et que les retenues collinaires sont des mégabassines ! À La Clusaz, une bataille juridique de cinq ans a été livrée pour bloquer une retenue de 148 000 mètres cubes quand une seule chute de neige de 10 centimètres sur la commune représente plus de 400 000 mètres cubes d’eau : cherchez l’erreur ! Parlons chiffres, puisque la gauche n’aime pas ça : en Savoie, la neige de culture représente moins de 0,10 % des prélèvements d’eau du département ; elle consomme 4 000 mètres cubes par hectare, contre 5 000 mètres cubes pour l’arboriculture, étant observé que – cela a été dit – la quasi-intégralité de l’eau projetée par les canons à neige retourne dans le sol au printemps. Enfin, les enneigeurs consomment dix fois moins d’énergie qu’il y a dix ans.
Notre débat est en train de se focaliser sur la question des canons à neige et des retenues collinaires. Alors que la France compte 250 stations de ski et 3 000 remontées mécaniques, alors que 550 millions d’euros ont été investis par les acteurs de la montagne cette année, la gauche nous dit…
Les députés du groupe RN soutiendront cet article parce qu’il traite d’un enjeu central pour l’avenir des territoires de montagne : la gestion de la ressource en eau. L’eau est au cœur de tous les équilibres de la montagne puisqu’elle conditionne l’accès à l’eau potable, l’activité agricole, la production énergétique, la sécurité civile, la préservation des milieux naturels mais aussi une part importante de l’activité économique et touristique de nombreux territoires. Précisément parce que cette ressource devient de plus en plus stratégique, nous devons sortir des oppositions caricaturales qui ont trop souvent dominé le débat public ces dernières années. Pendant longtemps, une partie de la gauche écologiste a abordé ces sujets dans une logique presque exclusivement restrictive où chaque projet de stockage, chaque retenue, chaque aménagement était immédiatement présenté comme une menace. La réalité des territoires est beaucoup plus complexe, la montagne doit pouvoir organiser un usage équilibré et partagé de la ressource en eau, conciliant les besoins humains, agricoles, énergétiques et environnementaux. Refuser systématiquement toute capacité de stockage ou toute adaptation des infrastructures reviendrait à terme à fragiliser l’ensemble des activités de montagne. Certaines de ces dispositions figurent déjà dans d’autres textes qui seront examinés plus tard, notamment dans le projet de loi d’urgence agricole, mais cela ne retire en rien la pertinence de leur réaffirmation dans un texte spécifiquement consacré à la montagne.
Les députés du groupe Rassemblement national sont défavorables à cet article, non pas parce que la question de la représentation des territoires de montagne dans les intercommunalités serait secondaire mais précisément parce qu’elle mérite mieux qu’un dispositif essentiellement cosmétique. Rien n’empêche les EPCI de créer dès à présent ce type de commission s’ils le souhaitent. Le problème est ailleurs. Il ne réside pas dans l’absence d’outil juridique mais dans la faible prise en compte des intérêts des communes de montagne, lorsqu’elles se trouvent dans des intercommunalités très étendues, où les équilibres démographiques et politiques conduisent parfois à marginaliser les territoires les plus ruraux, les plus enclavés. Les élus de montagne n’ont pas besoin d’une nouvelle réunion autour d’une table mais de réelles capacités d’action, d’un vrai poids politique et de simplification.
Nous abordons cette proposition de loi dans un état d’esprit favorable, parce qu’elle part d’un constat juste, que personne ici ne peut contester : la montagne n’est pas un sujet marginal, même si on en parle peu, mais un enjeu stratégique pour notre pays, un enjeu d’aménagement du territoire, un enjeu économique, énergétique et de souveraineté. La montagne française, ce ne sont pas seulement les plus beaux paysages du monde, ce sont aussi des territoires habités par des personnes qui travaillent, entreprennent, produisent, accueillent et, bien sûr, innovent. Des montagnes entières vivent certes du tourisme, mais aussi de l’agriculture, de l’élevage, de l’hydroélectricité, des services, de l’artisanat, du commerce, des petites industries. Bref, leur tissu économique est parfois fragile, mais dynamique. Nous sommes favorables aux objectifs de ce texte, mais son ambition restant en deçà de ce qu’attendent les élus et les habitants de la montagne, nous sommes loin du compte. La montagne française ne souffre pas d’un manque de diagnostics, mais d’un excès d’entraves. Elle ne manque pas de nouvelles déclarations de principes, mais de leviers, de décisions, de marges de manœuvre, de règles adaptées à sa réalité. Les élus de la montagne connaissent parfaitement cette réalité. Ce sont des contraintes géographiques, climatiques, foncières, logistiques qui rendent chaque projet plus complexe, plus coûteux, plus long à faire émerger. À ces contraintes naturelles, nous avons ajouté nos propres obstacles : des normes, des procédures, des délais, des études successives, des autorisations multiples, des contentieux et le manque d’ambition. Résultat, des projets utiles, parfois indispensables prennent des années ou n’aboutissent jamais. Pendant ce temps, les territoires attendent : le logement est bloqué, les mobilités sont insuffisantes, les investissements sont ralentis, les élus consacrent une énergie considérable à contourner la complexité administrative au lieu de développer leur territoire. Il faut bien nommer les responsables politiques qui se cachent derrière cette situation de blocage général. Depuis des années, la gauche impose une vision punitive de l’aménagement du territoire, fondée non sur l’accompagnement, mais sur la restriction, non sur l’adaptation, mais sur l’entrave. Tout devient suspect : un équipement, une infrastructure, un projet touristique, une adaptation d’urbanisme, une solution de mobilité. À chaque fois, le même réflexe : ralentir, conditionner, compliquer, limiter, interdire. Derrière les grands discours sur la sobriété se cache trop souvent une volonté de recul organisé de l’activité humaine dans les territoires. Comme si la montagne devait se contenter de survivre, comme si elle devenait un espace figé, sanctuarisé, vidé de sa dynamique économique. Nous rejetons cette vision, parce qu’une montagne qui ne peut pas investir ou se développer, c’est une montagne qui décline, c’est un échec politique, territorial et social. Nous défendons l’inverse : une écologie d’équilibre et de responsabilité, enracinée dans le réel, qui protège sans condamner toute l’activité humaine. Les gens qui vivent en montagne depuis longtemps n’ont aucune leçon à recevoir de ceux qui veulent importer le mode de vie bobo des centres-villes des métropoles. Les habitants de la montagne savent ce qu’ils doivent préserver, parce que leur environnement est leur cadre de vie, leur patrimoine, leur outil de travail, parfois leur héritage familial. La crise du logement est devenue insoutenable dans de nombreux territoires, certaines communes étant incapables de loger leurs saisonniers, leurs jeunes actifs, parfois même leurs agents publics. La montagne attend des propositions sur le diagnostic de performance énergétique (DPE), parce qu’une application rigide et aveugle de ce dispositif peut produire des effets absurdes et retirer des logements du marché là où ils sont indispensables. Elle en attend sur la mobilité, avec la reconnaissance des ascenseurs valléens et des solutions de désenclavement, mais aussi sur le tourisme quatre saisons, parce que la diversification touristique doit être une stratégie économique structurée permettant de sortir de la dépendance du ski. La faiblesse du texte, c’est d’aborder à plusieurs reprises des sujets essentiels sans aller au bout. Il identifie des difficultés sans créer les outils correspondants. Il affiche une intention plus qu’il ne crée des leviers pour produire l’effet attendu. Or la montagne n’a pas besoin de principes supplémentaires, mais de décisions. Nous refusons une montagne sanctuarisée et entravée. Alors, si ce texte permet tout de même un basculement, il aura été utile. Sinon il ne restera qu’une occasion manquée de plus pour des territoires qui n’ont plus le luxe d’attendre.
Aujourd’hui, elle pousse cette logique jusqu’au bout : elle refuse le débat parlementaire. Que nous dit cette motion ? Qu’il ne faudrait pas examiner un texte consacré à l’avenir de la montagne, qu’il ne faudrait pas discuter du logement, des mobilités, de l’accès aux soins, de l’activité économique, du pastoralisme ou des contraintes qui pèsent sur les élus locaux. Votre logiciel reste le même – dire non, même au débat. Vous qui réclamez toujours des concertations pour permettre à vos associations de venir phagocyter les débats et plomber les projets, vous bloquez le débat parlementaire. Vous prétendez défendre les territoires de montagne, mais vous combattez systématiquement tout ce qui leur permet de tenir économiquement. Vous rêvez d’une montagne sanctuarisée, transformée en décor pour citadins en quête de pureté environnementale, pendant que ceux qui y vivent devraient accepter de voir disparaître leurs emplois et leur mode de vie. Mesdames et messieurs de gauche, la montagne n’est pas votre terrain d’expérimentation doctrinale. La montagne, ce sont des habitants, des élus, des agriculteurs, des commerçants, des saisonniers, des familles qui veulent simplement vivre, travailler et transmettre quelque chose. Il va falloir accepter d’entendre qu’il existe encore des députés qui défendent l’économie de montagne, le tourisme, le ski, les infrastructures et une écologie qui ne rime pas avec décroissance forcée. Ce texte n’est pas parfait et il faudra le renforcer, l’enrichir, le durcir sur plusieurs points. Cependant, nous voterons évidemment contre cette motion de rejet.
Depuis des années, la gauche mène une offensive méthodique contre tout ce qui permet aux territoires de montagne de vivre, d’investir et de se développer.
Notre groupe votera cette proposition de résolution, mais je veux surtout dire pourquoi et sur quoi nous devons ouvrir les yeux. La Turquie n’est pas un simple partenaire difficile au sein de l’Otan, que l’on recadre par des protestations rituelles et des lamentations sur l’État de droit dont elle se fiche éperdument. C’est précisément quand nous jouons cette partition-là qu’elle nous méprise le plus et se sent encouragée à accentuer ses dérives. Les arrestations, les purges, les procès politiques, la mise au pas de l’espace public : ce n’est pas un feuilleton intérieur qui nous obligerait à commenter chaque épisode, mais un outil. Contrairement à la classe politique qui gouverne notre pays depuis des décennies, la Turquie est un État qui a une stratégie, une volonté de puissance et une vision du monde. La Turquie qui nous fait face s’est progressivement éloignée du cadre occidental kémaliste pour adopter une posture d’autonomie stratégique agressive, avec un récit civilisationnel assumé. Elle porte un projet politique global néo-ottoman, qui vise à inscrire le pays dans une continuité impériale et à lui redonner son ancienne zone d’influence, des Balkans au Caucase, du Levant à la Méditerranée, en passant par l’Afrique du Nord et les espaces turcophones. C’est une vision de long terme qui combine l’histoire, l’identité, la religion, la puissance militaire et une diplomatie d’influence globale très structurée. Son récit anti-occidental sert à consolider l’unité interne, à mobiliser l’opinion publique et à légitimer une politique extérieure de plus en plus offensive. Pour porter ce récit, Ankara utilise une panoplie d’outils d’influence : les médias, la production culturelle, les réseaux sociaux, les organismes de coopération et, surtout, un travail patient au sein des diasporas, qui peuvent devenir, lorsqu’elles sont instrumentalisées, des relais politiques et des leviers de pression pour les États dans lesquelles elles vivent. Ensuite, la dimension religieuse est centrale. La Turquie mobilise un islam politique qui lui sert à la fois de ciment interne et de force de projection et de légitimation externe. Elle se pose en puissance mère pour un espace musulman sunnite qu’elle veut influencer. Ce n’est pas une question théologique, mais géopolitique. Quand cette stratégie religieuse croise des intérêts sécuritaires, des rivalités régionales et des fractures communautaires, elle devient un facteur de déstabilisation. La dimension militaire est également présente. Ankara ne se contente pas de parler : elle agit, elle teste, elle avance, elle occupe des espaces, elle soutient des acteurs locaux et elle impose le fait accompli. En Méditerranée orientale, la Turquie a développé une doctrine maritime expansive qui revendique des droits et des zones et qui transforme la mer en théâtre de pression stratégique. Au Levant, elle a montré qu’elle était prête à engager la force pour sécuriser ses intérêts. Dans le Caucase, elle a trouvé des moyens d’influencer les équilibres régionaux. En Syrie, elle exerce une influence importante sur le nouveau gouvernement qu’elle a contribué à faire émerger. En Iran également, elle plaide pour des négociations qui impliqueront nombre d’alliés américains régionaux, dont l’Égypte et les pays du Golfe. Enfin, la tactique que la Turquie maîtrise tout particulièrement consiste à jouer sur tous les tableaux et à tirer avantage de tous les camps. Elle est membre de l’Otan, mais ne se prive pas d’agir avec hostilité contre des membres de l’Alliance, tout en conservant de bonnes relations avec son voisin russe. Elle se présente comme indispensable sur certains dossiers, tout en les utilisant pour obtenir des contreparties. Elle sait exploiter les divisions européennes, nos dépendances et nos hésitations. Elle n’hésite pas à utiliser le levier migratoire comme instrument de pression sur les pays européens. Elle sait utiliser la bureaucratie internationale, les procédures et les veto comme des monnaies d’échange. De cette manière, pendant que certains commentent et déplorent, elle obtient des résultats concrets. À partir de là, notre seul objectif ne doit pas être de faire la morale à Ankara. Si cela s’avère nécessaire dans le cas d’agissements contraires aux droits humains, nous devons conserver nos principaux objectifs : défendre nos intérêts, protéger notre souveraineté et empêcher qu’un projet politico-civilisationnel hostile à nos équilibres nous menace. La France doit avoir sa propre stratégie de puissance au Moyen-Orient et en Méditerranée. Par la force reconnue de sa diplomatie, elle peut et doit la fonder sur une présence réelle, des alliances solides, des partenariats énergétiques, une action maritime crédible et une diplomatie d’influence à la hauteur, qui ne doit pas se résumer à s’indigner ou à batailler sur les réseaux. Le Rassemblement national défend ce projet : que la France ne soit plus une puissance commentatrice des grands bouleversements, mais qu’elle redéploie ses atouts diplomatiques, militaires, géographiques et culturels pour exercer une véritable politique d’influence, d’équilibre et de défense de nos intérêts, en affirmant sa souveraine nationale.
Après une commission mixte paritaire conclusive, nous arrivons au terme de l’examen de ce texte. Depuis le début de ces débats, un discours revient sans cesse : le ski serait dépassé, la montagne devrait renoncer à ce qui fait son cœur économique et les Jeux olympiques d’hiver relèveraient d’un anachronisme. Ces affirmations ne résistent pas aux faits. Les chiffres sont éloquents : selon le volet hiver du baromètre montagne d’Atout France, 82 % des vacanciers en station déclarent vouloir continuer ou accentuer la pratique du ski dans les années à venir. Le ski reste la première motivation des séjours en montagne, pour les Français comme pour une large part des clientèles européennes. Le ski, autrement dit, n’est ni marginal ni résiduel. Il est central – central pour l’attractivité de nos stations, central pour l’emploi, central pour l’économie des vallées, central pour l’image de la montagne française dans le monde. Refuser de voir cette réalité, ce n’est pas faire de l’écologie, c’est nier la vie sociale et économique de territoires entiers. La montagne française n’est pas un décor mais un espace productif, organisé, structuré, avec des savoir-faire reconnus, transmis et adaptés au fil des années. Ce sont précisément ces savoir-faire que les Jeux olympiques d’hiver 2030 doivent valoriser. Rappelons un point essentiel : ces Jeux ne reposent pas sur une artificialisation massive. La très grande majorité des infrastructures existe déjà – domaines skiables, équipements sportifs, hébergements, accès. Il s’agit avant tout de moderniser, d’adapter et de remettre aux normes. On pourra maîtriser ainsi à la fois les coûts financiers et l’impact environnemental ; on pourra, surtout, laisser un héritage utile et durable aux habitants, bien après la fin des compétitions. Ce texte n’oppose pas sport et environnement. Il vise à les concilier intelligemment en s’appuyant sur l’existant et sur l’expérience du terrain. Au cœur du débat se trouve justement la confiance : confiance dans les élus locaux, qui savent ce que représente une saison ratée ou une station fragilisée ; confiance dans les professionnels de la montagne, qui vivent de leur territoire et n’ont aucun intérêt à le dégrader ; confiance, enfin, dans un modèle français de la montagne, qui a prouvé sa capacité à s’adapter, à innover et à rester attractif. Il faut cependant avoir le courage de dire, dans cet hémicycle, que pour de nombreux territoires de montagne, la difficulté ne vient pas seulement des contraintes naturelles ou économiques. Elle vient aussi d’une minorité très organisée et de réseaux associatifs politisés qui refusent par principe tout projet, toute évolution et toute adaptation. Leurs méthodes sont toujours les mêmes : recours systématiques, pressions médiatiques et judiciarisation permanente de la vie locale. Ces associations prétendent parler au nom de l’intérêt général sans jamais révéler, pourtant, les conséquences de leur opposition. Ce ne sont pas elles qui perdent des emplois, qui ferment des commerces, qui voient des villages se vider. À force de dire non à tout, elles finissent par pourrir le quotidien des habitants, décourager les élus locaux et faire fuir les porteurs de projets. Une montagne qui ne travaille plus est une montagne qui se vide – et une montagne qui se vide n’est pas plus écologique ni mieux protégée. L’enjeu des Jeux olympiques d’hiver 2030 n’est donc pas de réduire la montagne mais de l’accompagner, de la sécuriser et de lui donner une perspective. Cette perspective, nous la revendiquons : faire de la montagne française un atout stratégique pour notre pays et viser, sans complexe, à ce que la France devienne la première destination mondiale pour la montagne. C’est dans cet esprit de réalisme et de confiance dans les territoires que le groupe Rassemblement national votera le texte issu des travaux de la commission mixte paritaire.
Elle le sera encore une fois dans cet hémicycle. Cette motion de rejet n’est pas un acte de responsabilité, c’est un aveu d’impuissance politique. Nous voulons décider, nous voulons agir, et nous voulons que les Jeux olympiques de 2030 ne soient pas pris en otage par une minorité idéologique qui dit non à tout. C’est pourquoi le groupe Rassemblement national votera contre cette motion de rejet.
Cette motion de rejet préalable déposée par la gauche n’est pas une surprise, elle suit une méthode bien connue qui consiste à bloquer le travail parlementaire et à refuser toute décision lorsqu’un texte ne correspond pas à son idéologie. La logique est la même pour les JO de 2030. Quant à nous, notre ligne est constante. Nous voulons des Jeux organisés de manière réaliste, en s’appuyant sur l’existant, en respectant les territoires, et en faisant confiance à ceux qui vivent et qui travaillent de la montagne. Nous défendons l’activité, l’emploi, le sport et le rayonnement de la France. La gauche, elle, aligne les interdictions, les recours et les blocages. Elle s’appuie une fois de plus sur des réseaux associatifs ultrapolitisés qui refusent tout : refus du ski, des aménagements, des événements, du développement. C’est une écologie de la paralysie. Permettez-moi une remarque très concrète : ces mêmes forces politiques et associatives se sont récemment mobilisées en Haute-Savoie pour appeler à voter contre notre candidat Antoine Valentin, et les électeurs ont répondu très clairement : 60 % des voix, c’est un message net et sans ambiguïté.
Ce qui est prévu, ce n’est pas des constructions inutiles, mais c’est la modernisation – des mises aux normes, des équipements plus sobres et plus efficaces énergétiquement. Je m’adresse à ceux qui font tourner la montagne, à ceux qui investissent, qui embauchent, qui prennent des risques. Notre cap est simple : faire de la France la première destination montagne du monde ! Les JO de 2030 doivent servir à atteindre cet objectif ; pas à freiner les projets, mais à vous donner de l’élan. Nous voulons que ces jeux soient des Jeux populaires, fiers et enracinés. Des Jeux qui ressemblent à la France et qui montrent au monde une nation qui n’a pas honte de vivre, de produire, de célébrer le sport et l’excellence ! C’est pour cette montagne vivante, pour cette France qui assume ses grands événements et pour ceux qui travaillent, qui innovent et qui transmettent que le groupe Rassemblement national votera ce texte. Madame la ministre, la réussite de ces jeux appellera des soutiens solides, sincères et enracinés sur le terrain. Sur cette base, nous saurons toujours répondre présent.
Et nous faisons confiance au père de famille, celui qui chausse les skis avec ses enfants, qui leur apprend les premières glissades et transmet avec elles l’amour de la montagne, le respect de la nature et le goût de l’effort. Voilà tous ceux que l’extrême gauche déteste, toutes ces personnes qui, en montagne, veulent ces jeux et s’y préparent. Elles y voient une fierté, une chance pour leur territoire et pour la France. Contrairement à ce que certains affirment, ces jeux ne partent pas d’une page blanche. Une très grande partie des infrastructures existent déjà : les domaines skiables, les pistes, les remontées mécaniques, mais aussi les équipements hérités des JO d’Albertville, comme le site de Pralognan-la-Vanoise pour le bobsleigh ou les tremplins de saut à ski de Courchevel, déjà en fonctionnement.
Nous faisons confiance au chef d’entreprise français, qui investit dans des canons à neige plus économes en eau et en électricité, qui innove, qui s’adapte pendant que d’autres préfèrent interdire plutôt que progresser. Nous faisons confiance au restaurateur, qui se lève à l’aube en pleine saison, qui emploie des saisonniers et qui sait que si l’hiver est raté, c’est toute l’année qui est compromise. Nous faisons confiance au moniteur de ski, qui apprend à un enfant à ne pas avoir peur, qui transmet un savoir-faire français reconnu dans le monde entier. Nous faisons aussi confiance à l’organisateur d’un festival international, qui fait, le temps de quelques jours, d’une station de montagne le centre du monde du sport, de la culture, de la jeunesse et de la musique.