Merci, madame la ministre, de votre réponse. L’ARS et l’État, ou plutôt le gouvernement, ne peuvent avoir raison contre tout le monde sur le terrain. Tout le monde le dit et je le maintiens, la décision de l’ARS n’est pas adaptée à la réalité géographique ou médicale du territoire. Quant à la concertation, elle n’a pas été suffisante ; c’est pourquoi je vous redemande, s’il vous plaît, une concertation d’urgence avec les acteurs de terrain.
Pour la énième fois en quatre ans, je saisis le gouvernement au sujet de la situation hospitalière urgente dans le centre et le sud de la Haute-Marne. Je m’adresse à vous, madame la ministre de la santé, de manière ferme, déterminée et j’espère décisive. Je ne lâcherai rien, car les Haut-Marnais ne lâcheront rien. Nous avons trop à perdre. La réorganisation de l’offre de soins imposée par l’agence régionale de santé du Grand Est ne présente aucun sens : c’est une décision irresponsable, dangereuse, déconnectée des réalités territoriales, car elle ne correspond en rien aux attentes ni aux besoins en matière de santé. L’ARS, coresponsable de la situation, ne veut rien entendre. Vous devez entendre, écouter et agir conformément à ce que le territoire vous demande. Nous demandons une répartition géographiquement adaptée de l’offre de soins, avec un plateau technique chirurgical médian au cœur du bassin de vie – chez nous à Rolampont –, comme cela se fait partout en France dans les zones rurales. En tant que membre du conseil d’administration, j’ai écrit à l’ARS, il y a plus de deux ans, pour lui demander sur quelles études elle fondait son choix : aucune réponse. Je l’ai relancée plusieurs mois plus tard : aucune réponse. Maxime Michelet, député de la Marne, actuel membre du conseil d’administration de l’ARS, l’a relancée à son tour : aucune réponse. Cette opacité est un pur scandale. L’ARS nous doit des comptes ; elle est financée par le contribuable français, donc haut-marnais. Vous nous devez ces documents ! Madame la ministre, je vous demande solennellement ici, à l’Assemblée nationale, une concertation d’urgence qui remette en cause le projet de l’ARS. Ce dernier n’a aucun fondement, par conséquent aucune légitimité ; personne n’en veut, ni les usagers de la santé, ni les élus locaux, ni les soignants. Toute la population est vent debout, toute ! À plusieurs reprises depuis des années, nous avons manifesté par milliers dans les rues de Langres et de Chaumont. Sans remise en cause du projet de l’ARS, vous condamnez – je pèse mes mots – notre territoire et ses habitants. La semaine dernière, le conseil municipal de Langres a voté une délibération réaffirmant son opposition à ce projet ; de nombreux maires ruraux suivent. La ville de Langres demande une expertise indépendante et devient partie prenante dans le recours devant le Conseil d’État. Vous êtes désormais face à la réalité : la majorité des élus disent non, non et non ! Doit-on attendre que les Français choisissent, dans onze mois, l’alternance du pouvoir au niveau national ? Si tel est le cas, je vous l’affirme, la décision de l’ARS sera annulée, le projet complètement modifié. Les travaux n’en sont qu’au début de la construction des bâtiments. Ne gâchez pas l’argent public : il est encore temps de prendre la bonne décision ! Les Haut-Marnais méritent un projet médical de territoire sérieux, un projet alternatif conçu par les médecins concernés. Ce projet est prêt. Il a été étudié. Il est opérationnel. Il n’y a plus qu’à accepter la réalité.
Depuis des années, nous proposons simplement que les prérogatives en matière de santé – puisque nous parlons de la santé mentale des agriculteurs – reviennent aux préfectures départementales.
Monsieur le rapporteur, je ne sais pas s’il s’agit d’un mantra ou d’une marotte du Rassemblement national, mais ce qui est certain, c’est que nous demandons la suppression pure et simple des agences régionales de santé. Et vous savez quoi ? Dans un an, si le Rassemblement national arrive au pouvoir avec Marine Le Pen ou Jordan Bardella, je vous le confirme, nous supprimerons les ARS ! C’est une question d’efficacité. Nous considérons que les ARS sont des instances technocratiques, bureaucratiques et éloignées des réalités.
Nous sommes d’accord sur l’esprit général de l’article 14. Puisque le loup attaque essentiellement la nuit, il faut équiper les chasseurs de lunettes de visée nocturne ou thermique. En réalité, il faut leur donner les moyens juridiques et matériels de mieux prélever le loup.
J’entends vos arguments, monsieur le rapporteur, madame la ministre, mais il peut heureusement aussi se produire des attaques sans dommages ou presque. Par conséquent, ce qui importe est de prévenir la récidive : pour réagir, il ne faut pas attendre un drame, des morsures mortelles. Encore une fois, je vous propose d’anticiper au lieu d’attendre que le loup fasse des ravages.
Il s’agit d’un peu plus qu’un amendement rédactionnel puisqu’il vise à augmenter le nombre de loups pouvant être tirés. Il s’agit de mettre en application une sorte de principe de prudence, de précaution, et surtout de prévenir des récidives. Je propose donc de changer un paramètre de l’alinéa 10 en remplaçant le critère des dommages constatés par celui du nombre d’attaques. Il ne faut pas arriver après le drame : l’amendement vise à prévenir plutôt qu’à guérir.