Chers collègues, alors qu’on cherche des recettes, nous vous en proposons une, qui serait bénéfique pour l’État, les collectivités et les Français : la suppression de l’exonération de TFPB dont bénéficient les éoliennes. Voici une raison très simple de l’adopter : les Français ne veulent plus d’éoliennes. Ces installations sont polluantes. Elles n’ont rien d’écologique et ne se maintiennent que sous perfusion d’argent public. Qui plus est, elles nous rendent dépendants des industries allemande, anglaise, voire chinoise. Comme l’a rappelé mon collègue, elles sont aussi très moches et dénaturent nos paysages. De toute façon, dans six mois, avec Marine Le Pen, les éoliennes, c’est terminé !
Pour notre part, nous faisons notre travail de parlementaires. Nous avons été présents toute la semaine et nous sommes là pour travailler. Le problème vient de la Macronie : les membres du bloc central ont oublié qu’être parlementaire implique de travailler et d’être présent en séance !
Nous n’adopterons donc pas cet article et appelons à le supprimer, tout comme l’annexe. Cyrille Isaac-Sibille a dit que c’était la faute du Rassemblement national si certaines dispositions n’avaient pas été adoptées, ce que nous contestons formellement.
C’est aussi ce qu’avait dit Amélie de Montchalin qui était à la place de M. le ministre l’année dernière. Nous sommes des parlementaires et nous contestons votre trajectoire budgétaire.
Je prends à témoin ceux qui nous regardent, qu’ils soient derrière leur écran ou, ici, dans les tribunes du public. Monsieur le ministre, vous nous reprochez nos votes mais, depuis le début de la semaine, vos rangs sont vides ! Personne ne vous suit. Vos députés, vos soldats ont déserté le terrain tandis que nous, nous sommes là ! Quelques chiffres : les groupes Rassemblement national et UDR représentent un quart des effectifs de cet hémicycle, 25 % des députés. Comment expliquez-vous que, depuis le début de la semaine, nous ayons remporté absolument tous les votes ? Quand nous avons voulu supprimer, nous l’avons fait et, quand nous avons voulu maintenir, nous avons maintenu. Quasiment tous nos amendements ont été adoptés, parce que vous n’étiez pas là. Nous, nous sommes mobilisés ! Nous avons réussi à repousser les dingueries fiscales de la gauche et les injustices sociales du gouvernement grâce à l’absence des députés macronistes.
Ce n’est pas notre gouvernement. Nous, nous sommes là pour le combattre. Nous le combattons article après article, amendement après amendement, et le résultat le prouve. Nous sommes très mobilisés, donc nous gagnons les votes. En l’occurrence, monsieur le ministre, supprimer la C3S est une position politique du Rassemblement national très ancienne, que nous assumons. Vous parlez de 5 milliards, mais je vous rappelle que vous, en dix ans, vous avez fait 1 500 milliards de dette.
Les votes, c’est aussi un rapport de force numérique. Pardonnez-moi de le relever, mais, objectivement, depuis le début de la semaine, les députés du bloc central ne sont pas là pour défendre le budget de leur gouvernement.
Il se fonde sur l’article 70, alinéa 3, du règlement, relatif aux mises en cause personnelles. M. le ministre vient de dire que le Rassemblement national n’avait pas déposé d’amendement, or tout le monde peut vérifier que nous en avons déposé 190. C’est un flagrant délit de mensonge.
Le gouvernement a dit, il y a un an, lorsqu’il a présenté le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, que cette contribution serait exceptionnelle. C’était un mensonge. Une contribution exceptionnelle s’applique une fois, pas deux ; puisque vous proposez de la proroger, elle n’est plus exceptionnelle. Je vous répondrai la même chose qu’au ministre Amiel lorsqu’il m’a interrogé sur le transfert de 3 milliards prévu dans notre contre-budget. Nous sommes à l’Assemblée nationale, où nous examinons les amendements, or nous n’avons pas déposé d’amendement en ce sens. C’est au gouvernement de rendre des comptes au Parlement, pas l’inverse !
Madame la ministre, avec cet article, vous proposez de proroger la taxe de 2 % sur les complémentaires santé, que vous nous avez pourtant présentée, dans le PLFSS pour 2026, comme exceptionnelle. Vous nous avez donc menti. Nous vous avions pourtant prévenus que, naturellement, les complémentaires santé allaient répercuter cette taxe sur les prix et que cette taxe allait donc diminuer le pouvoir d’achat des assurés. Nous proposons par conséquent, pour dénoncer vos mensonges et pour défendre le pouvoir d’achat des Français, de supprimer l’article 12.
Vous êtes ministre d’une Macronie qui, en dix ans, a créé 1 500 milliards d’euros de dette supplémentaire : franchement, nous n’avons aucune leçon à recevoir de vous !
M. le ministre nous a interpellés directement et je souhaite lui répondre. Monsieur le ministre, vous avez affirmé que le groupe Rassemblement national applaudissait chaque fois qu’il supprimait un article – vous avez dit que nous jetions de l’argent public en l’air. Mais il ne s’agit pas d’argent public : c’est de l’argent que vous voulez ponctionner aux Français, de l’argent privé !