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Sandrine Lalanne
2026 May 19 15:33:45
…dans votre tribune parue ce dimanche, dans votre audition devant notre commission, vous avez annoncé des mesures fortes : ordonnance de sûreté, juge unique des familles, parquets spécialisés. Nous sommes à l’heure des compromis politiques, mais il ne faut pas en nouer un autour de cette cause. Quand il s’agit de défendre les enfants, il n’y a pas de camp politique : il n’y a que l’évidence. Il n’y a pas de bon moment pour agir : il n’y a que l’urgence.

J’ai trois questions. L’examen du projet de loi prévoyant l’instauration de l’ordonnance de sûreté, tant attendue, sera-t-il inscrit à l’ordre du jour avant l’été ? Quel calendrier pour le juge unique des familles et les parquets spécialisés ? Au-delà de ces réformes, quelle instruction donnez-vous aux procureurs pour faire de la protection des enfants une priorité absolue ?
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Sandrine Lalanne
2026 May 19 15:32:24
Monsieur le garde des sceaux, la honte ; la honte d’un système judiciaire qui laisse des enfants entre les mains de leurs bourreaux ; la honte d’une société qui ferme les yeux depuis trop longtemps. Cette honte, vous l’avez vous-même nommée en disant avec force qu’un enfant était victime de viol ou d’agression sexuelle toutes les trois minutes en France. Un enfant sur dix victime d’inceste, ce sont trois enfants par classe.

Je pense à cette mère qui a témoigné dimanche dernier au journal de 20 heures. Elle a déposé une plainte en février parce que sa fille de 5 ans – 5 ans ! – avait été agressée sexuellement par un animateur périscolaire de la ville de Paris – nouveau scandale de la honte. Depuis, le silence ; aucune réponse ; elle attend. Son enfant attend. Mais les médias s’en emparent, alors tout va s’accélérer !

Je suis membre de la commission d’enquête sur le traitement judiciaire des violences sexuelles incestueuses parentales commises contre les enfants et la situation des parents protecteurs, notamment des mères protectrices, et je salue la détermination de sa présidente Maud Petit. Semaine après semaine, nous y voyons défiler magistrats, policiers, représentants d’associations, procureurs, avocats. Tous font le même constat glaçant : il s’agit d’un phénomène de masse et le système judiciaire échoue à en protéger l’enfant. Les remontées sont là : les parquets se voient fixer des priorités – le narcotrafic, la criminalité organisée. Mais quid des violences sexuelles et incestueuses dont nos enfants sont les victimes ?

Il faut saluer votre courage, monsieur le garde des sceaux :…
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Sandrine Lalanne
2026 May 12 10:34:21
Nous suivrons avec attention l’avancée de ces démarches et reviendrons vers Mme la ministre si nécessaire.
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Sandrine Lalanne
2026 May 12 10:30:58
Ma question concerne l’accès des cinémas indépendants aux films en sortie nationale ; elle est donc quelque peu similaire à celle de mon collègue Sylvain Berrios, mais je tiens à insister.

Depuis quelques mois, de nombreux cinémas indépendants situés sur l’ensemble du territoire français, qui rendent souvent des missions de service public culturel, subissent un durcissement significatif des conditions d’accès aux films dès leur premier jour de leur sortie nationale. Cette évolution s’explique par des pratiques de distribution fortement restrictives, qui consistent à privilégier les multiplexes au détriment des salles de proximité. Dans les faits, ces dernières se voient soit privées d’accès aux films porteurs lors de leur sortie nationale, soit contraintes de les programmer avec un décalage de plusieurs semaines, en respectant des conditions incompatibles avec leur modèle économique. De telles pratiques commencent déjà à dégrader fortement leur équilibre financier – il y a urgence –, alors même que les recettes liées aux sorties nationales leur permettent de financer la diffusion de films classés « art et essai ». Ainsi, dans le cinéma monoécran du Perreux-sur-Marne, dans ma circonscription, Pathé ne distribuera pas le film en sortie nationale le 3 juin, mais octroie une diffusion début juillet, soit quatre semaines après – de même, Apollo films ne distribue plus ses films dans ce cinéma.

De nombreux cinémas sur tout le territoire rencontrent ce type de problème. Le phénomène a suscité des alertes de la part d’élus et de professionnels du secteur – nous n’avons pas attendu ces deux derniers mois. Car ces pratiques ne sont pas nouvelles : elles n’ont fait que connaître un changement d’échelle brutal. La mise en place il y a un an par le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) d’un comité de concertation n’a hélas débouché sur aucun résultat. Il convient de souligner que la plupart des productions nationales sont financées par de l’argent public à hauteur de plus de 1 milliard d’euros, ce qui doit être rappelé aux multiplexes et aux distributeurs.

Dans ce contexte, quelles mesures concrètes prenez-vous pour renforcer le mécanisme de régulation des pratiques de distribution, pour assurer l’accès équitable aux sorties nationales à l’ensemble des exploitants et pour soutenir durablement les cinémas de proximité dans leurs missions culturelles et territoriales ? Que faites-vous pour faire respecter l’injonction faite à Megarama – qui n’est d’ailleurs pas la seule entreprise à employer de telles méthodes ?

Soixante-six députés du socle commun ont cosigné un courrier envoyé à Mme la ministre, dans lequel nous sollicitions un entretien. Vous venez d’annoncer qu’elle nous recevrait : nous vous en remercions.
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Sandrine Lalanne
2026 May 12 10:30:50
Pas tout à fait !
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Sandrine Lalanne
2026 Apr 09 20:01:20
Ça n’a rien à voir !
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Sandrine Lalanne
2026 Mar 25 19:04:58
Monsieur le ministre des affaires étrangères, c’est de la situation au Liban que je souhaite parler. Nous en sommes à la quatrième semaine d’une guerre dont il faut dire avec force qu’elle n’est pas celle des Libanais, qu’ils ne l’ont pas voulue, qu’ils la subissent.

Le Hezbollah, proxy de l’Iran, continue d’entraîner le Liban dans un conflit qui n’est pas le sien et qui a déjà fait plus d’un millier de morts, 3 000 blessés, plus de 1 million de déplacés, soit le quart de la population. Face à cette tragédie, les autorités légitimes, le gouvernement libanais, ont fait preuve d’un courage remarquable. Le président Joseph Aoun a déclaré illégales les actions du Hezbollah et s’est engagé à désarmer cette milice, ce à quoi Israël, malgré ses offensives répétées depuis des années, ne parvient pas ; il a également proposé des négociations directes avec Israël en vue de trouver enfin une solution politique durable.

Par la voix du président de la République, la France a répondu présent : aide humanitaire, véhicules de l’avant blindés (VAB), soutien opérationnel et logistique aux forces armées libanaises. Nous saluons cet engagement.

Désarmer le Hezbollah constitue un impératif ; le Liban doit pouvoir exercer pleinement sa souveraineté, notamment dans ses territoires du sud, démontrant ainsi qu’il peut être maître de son destin. Ma première question est donc simple : le gouvernement envisage-t-il de renforcer son soutien opérationnel afin de permettre à l’armée libanaise d’assumer cette mission de désarmement du Hezbollah ?

Sur le plan diplomatique, le président de la République a proposé d’accueillir à Paris des négociations directes ; Joseph Aoun y est prêt. Concrètement, quelle est la stratégie du gouvernement visant à convaincre Israël de s’asseoir à la table des négociations plutôt que de poursuivre des attaques disproportionnées dont seuls les peuples paient le prix ?

Comme le disait le général de Gaulle, les Libanais ont été « à travers les siècles […] le seul peuple dont jamais le cœur n’a cessé de battre au rythme du cœur de la France ». Ce peuple frère, épuisé, veut se reconstruire dans la sérénité et non subir des conflits qu’il n’a jamais voulus. Nous lui devons bien plus que des mots.
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Sandrine Lalanne
2026 Feb 26 17:50:39
Et les députés du RN, ils sont où ?
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Sandrine Lalanne
2026 Feb 23 12:49:32
Ça veut dire « à proximité » !
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Sandrine Lalanne
2026 Feb 23 12:17:27
Le doute est permis !
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Sandrine Lalanne
2026 Feb 23 12:15:50
Exactement !
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Sandrine Lalanne
2026 Feb 23 12:14:27
Nous pouvons même nous interroger sur l’avis initial du collège pluridisciplinaire et du médecin. C’est pourquoi nous proposons que le report mette fin à la procédure. La personne demeure libre de déposer une nouvelle demande, qui devra toutefois être intégralement réexaminée, avec toutes les garanties prévues par la loi, et surtout à la lumière de l’avis de psychologues ou de psychiatres.
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Sandrine Lalanne
2026 Feb 23 12:14:22
Dans une procédure aussi engageante, le moindre doute doit conduire à la plus grande prudence.
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Sandrine Lalanne
2026 Feb 23 12:13:55
Cet amendement porte sur un moment décisif de la procédure, celui où la personne demande le report de l’administration de la substance létale, prévu à l’article 9, alinéa 7. Le texte prévoit que, dans ce cas, le professionnel de santé suspende la procédure et convienne d’une nouvelle date. Cependant, ce report ne peut être traité comme un simple ajustement de calendrier. Demander un report à ce stade ultime pose nécessairement la question de la stabilité et de la constance de la volonté exprimée.
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Sandrine Lalanne
2026 Feb 20 23:07:11
Comme le montrent nos débats, et je partage en cela l’avis de certains de mes collègues, il paraît nécessaire de mieux encadrer les éléments du texte relatifs au lieu d’administration de la substance létale.

L’amendement tend ainsi à compléter l’alinéa 4 relatif à l’administration de la substance létale en dehors du domicile de la personne en ajoutant les mots « sous réserve de l’accord de la ou les personnes occupant le lieu, lorsque celui-ci constitue le domicile privé d’un tiers. À défaut, l’administration de la substance létale ne peut y être effectuée. »

Cet amendement de sécurisation juridique rappelle un principe d’évidence : si l’administration de la substance létale est envisagée au domicile d’un tiers, ce tiers doit pouvoir s’y opposer. La fin de vie est un moment grave ; nous devons protéger le patient et ses proches de tout conflit potentiel. Le choix du lieu relève de la liberté de la personne demandant l’aide à mourir, mais ne peut s’opposer à la volonté d’un particulier s’agissant de son propre domicile.
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Sandrine Lalanne
2026 Feb 20 12:29:16
Cet amendement, que l’on pourrait considérer comme rédactionnel, aborde la question fondamentale de la qualité de l’information – notamment sur les soins palliatifs – délivrée à la personne qui demande l’aide à mourir. Le terme « informe » a une connotation trop expéditive, superficielle et unilatérale. Il est inapproprié dans un contexte aussi grave. Compte tenu de son importance, le dialogue entre le patient et le médecin doit être engagé, de façon approfondie et complète, sur l’existence même des soins palliatifs, sur leur portée et sur leur accès. Une réelle alternative doit être présentée au patient.

Je vous propose d’inscrire explicitement à l’article 5 que cette information doit être précise, complète et loyale et qu’elle inclut une présentation claire et approfondie des soins palliatifs. Pour protéger la liberté du patient, nous devons commencer par protéger la qualité de son information.
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Sandrine Lalanne
2026 Feb 20 11:18:58
Le présent amendement vise à renforcer l’une des garanties essentielles de ce texte : l’impartialité absolue du médecin qui reçoit la demande d’aide à mourir.

L’article 5 prévoit déjà plusieurs cas d’incompatibilité : ce médecin ne peut être ni le parent, ni l’allié, ni le conjoint, le concubin ou le partenaire etc., ni un ayant droit du demandeur. Il s’agit d’une protection nécessaire, mais incomplète.

Dans les configurations familiales contemporaines – il en est souvent question dans cette assemblée –, notamment au sein des familles recomposées, les enjeux successoraux peuvent en effet être très complexes. Ainsi, le médecin pourrait être non pas l’ayant droit du patient, mais celui de son conjoint, de son concubin ou de son partenaire, situation qui créerait au minimum un doute légitime, inacceptable dans une telle procédure.

Il ne s’agit donc pas de faire peser le soupçon sur les professionnels de santé, mais de protéger la procédure elle-même, de prévenir tout risque de collusion patrimoniale et de garantir une confiance totale. Pour toutes ces raisons, je vous invite à adopter cet amendement de sécurisation.
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Sandrine Lalanne
2026 Feb 17 10:08:49
Ma question porte sur la restriction de la vidéosurveillance dans les cellules de garde à vue. La loi no 2022-54 du 24 janvier 2022 a profondément modifié le régime de la vidéosurveillance des personnes placées en garde à vue ou en retenue douanière. En effet, son article 13, en créant un titre V  au livre II du code de la sécurité intérieure, a mis fin à l’usage, jusqu’alors généralisé, des caméras en cellule, pour le restreindre aux seules situations où « il existe des raisons sérieuses de penser que cette personne pourrait tenter de s’évader ou représenter une menace pour elle-même ou pour autrui », conformément à l’article L. 256-2 du code de la sécurité intérieure. Le décret no 2023-1330 du 28 décembre 2023, puis l’arrêté du 26 septembre 2024, ont rendu ce dispositif pleinement applicable depuis le 1er octobre 2024.

Cependant, dans les faits, cela ajoute bon nombre de contraintes au fonctionnement quotidien des commissariats : obligation de justifier que la mesure est prise pour une durée strictement nécessaire au regard du comportement de la personne concernée ; impératif d’organisation de rondes pour assurer une surveillance physique et donc nécessité de mobiliser des jeunes agents à cette fin ; impossibilité de prolonger la vidéosurveillance au-delà de vingt-quatre heures sans accord judiciaire.

Si la protection des libertés individuelles est bien un objectif légitime, les conséquences du changement de législation sur le terrain sont lourdes, notamment dans la majorité des 3 000 locaux de la police nationale concernés par ce dispositif. Les policiers font état d’un accroissement significatif de leur charge de travail : multiplication des contraintes procédurales, renforcement des rondes de surveillance et formalisation administrative accrue. Par ailleurs, la fin de la vidéosurveillance systématique prive les enquêteurs d’éléments de preuve objectifs essentiels et accroît le risque de contentieux lié à des accusations de violence ou d’agression en garde à vue, fragilisant à la fois la sécurité juridique des fonctionnaires et la crédibilité de l’action policière. M. Retailleau s’était engagé à « étudier toutes les possibilités juridiques pour réviser le décret et revenir à un fonctionnement plus rationnel [sur le plan opérationnel] et moins coûteux [sur le plan humain] ».

Madame la ministre déléguée auprès du ministre de l’intérieur, pouvez-vous tout d’abord me préciser si le dispositif en vigueur s’applique également aux lieux communs tels que les couloirs de locaux de garde à vue ? Dans ma circonscription du Val-de-Marne, plusieurs remontées de terrain font état d’une interprétation restrictive du texte, conduisant à l’absence de toute vidéosurveillance, y compris dans ces espaces de circulation, ce qui suscite un réel flou juridique et opérationnel. Enfin, le ministère entend-il faire évoluer globalement le dispositif en envisageant un assouplissement de la disposition en question, dans le respect des garanties légales mais également en tenant compte des réalités du terrain ?
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Sandrine Lalanne
2026 Feb 10 23:22:48
Oui !
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Sandrine Lalanne
2026 Feb 10 22:53:25
Bien sûr !
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Sandrine Lalanne
2026 Feb 10 22:51:26
Elle concerne l’inadéquation entre les profils des élèves de première et de terminale, suivant leurs choix de spécialités, et l’offre de formation supérieure car je tiens à dire que l’absence des mathématiques en terminale constitue un problème pour l’orientation.

Certaines formations, comme les classes préparatoires, ne font pas le plein, même en économie-gestion, car beaucoup d’élèves ne suivent pas l’enseignement de mathématiques en terminale. Ce phénomène se produit souvent.

Qu’on le veuille ou non, les mathématiques restent une matière de sélection pour les études supérieures en France. C’est même le cas dans certaines formations comme des IEP – instituts d’études politiques – qui demandent les notes de mathématiques. D’autres filières, à l’université, offrent trop peu d’effectifs, notamment en région parisienne, par rapport aux spécialités suivies. Les étudiants peuvent ainsi obtenir une place, mais leur échec est programmé.

Pouvons-nous nous pencher sur le profil des lycéens et l’offre dans le supérieur ?
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Sandrine Lalanne
2026 Feb 10 22:47:20
Ma première question concerne les conseils et la formation privée. L’orientation postbac est un moment déterminant dans la vie des jeunes, qui devrait reposer sur une information fiable et pluraliste. Or, sur le terrain, de nombreux forums d’orientation, censés aider les lycéens à construire leur projet, sont dominés par des formations privées, parfois au détriment des filières publiques, très absentes, et de la diversité réelle des parcours existants. Ces forums devraient être des espaces d’échange humains permettant une information individualisée, des discussions approfondies sur le contenu des formations, les débouchés réels et les conditions de réussite. Ils deviennent trop souvent des vitrines commerciales où les stratégies de marketing les plus agressives prennent le pas sur l’intérêt des élèves.

Cette logique s’inscrit dans un contexte plus large de foisonnement de formations privées dont certaines ne sont pas reconnues par l’État, mais qui investissent massivement les lieux d’orientation, les réseaux sociaux, les établissements scolaires, avec des promesses parfois peu transparentes sur la qualité des diplômes, leur reconnaissance ou leurs débouchés professionnels.

Face à cette situation, la question n’est pas seulement celle de la coexistence du public et du privé, mais celle de la régulation, de la lisibilité de l’offre de formation et de la capacité du service public à garantir une orientation éclairée et émancipatrice pour tous les jeunes, quel que soit leur milieu social. Je rajoute le foisonnement de conseils prodigués par des organismes privés, très coûteux pour les parents.

Quelles mesures le gouvernement entend-il prendre pour garantir que les forums d’orientation reflètent la diversité des formations, privilégier l’échange humain, encadrer plus strictement la présence et les pratiques des formations privées et protéger les jeunes des dérives commerciales ?
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Sandrine Lalanne
2026 Feb 10 22:05:36
Oh !
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Sandrine Lalanne
2026 Jan 22 19:50:24
M. le président Macron !
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