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Danielle Simonnet
2026 Feb 03 22:55:09
Bravo !
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Danielle Simonnet
2026 Feb 03 22:46:14
Si vous ne les assumez pas, alors changez de parti !
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Danielle Simonnet
2026 Feb 03 22:31:26
La mobilisation, c’est ce jeudi !
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Danielle Simonnet
2026 Feb 03 22:24:51
Bravo !
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Danielle Simonnet
2026 Feb 03 20:08:15
Nous vivons un paradoxe cruel : jamais la science n’a été aussi proche de vaincre le virus du sida, et jamais la volonté politique n’a semblé aussi défaillante.

Regardons le chemin parcouru. Depuis 2004, les décès liés au VIH ont reculé de 70 %. L’innovation gagne du terrain. Les méthodes de prévention du VIH, telle que la prophylaxie pré-exposition (Prep) – traitement devenu pilier majeur de la lutte contre le virus –, ont permis d’éviter des milliers de nouvelles infections dans les zones les plus exposées. La science a fait sa part du chemin. Pourtant, au moment où nous pourrions porter le coup de grâce à cette épidémie, nous assistons à un effondrement de la solidarité internationale.

Le constat mondial est un cri d’alarme, à l’heure où près de 40 millions de personnes dans le monde vivent avec le VIH, où 630 000 personnes en sont décédées en 2024 et où 9,2 millions n’ont toujours pas accès à un traitement. L’objectif de l’Onusida – mettre fin à l’épidémie d’ici à 2030 – n’est plus une ambition, mais un engagement de la communauté internationale sur le point d’être trahi. Une promesse qui restera lettre morte tant que les financements de la lutte contre le VIH ne seront pas renforcés.

Le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche est venu ébranler tous les acquis de ces dernières décennies. Par le démantèlement brutal de l’USAID ou la suppression de la quasi-totalité des programmes du PEPFAR, la première puissance mondiale abandonne le combat de la santé publique. L’alerte de l’Onusida est sans appel : les coupes américaines risquent d’effacer des décennies de progrès. En réalité, nul besoin d’attendre, les conséquences peuvent déjà être constatées : on compte 170 000 décès liés au VIH depuis un an, et un risque de 4 millions de décès supplémentaires d’ici à 2030.

Face à cela, que fait l’Europe ? Elle regarde ailleurs et emboîte tristement le pas du désengagement américain. La France, hélas, n’est pas en reste, madame la ministre. Notre pays était autrefois le fer de lance en matière de santé mondiale. Aujourd’hui, la France bat en retraite, cachée derrière l’excuse de l’austérité budgétaire. La liste est longue : sacrifice de 2,3 milliards d’euros de notre aide publique au développement en 2025 et de 800 millions d’euros en 2026 ; silence assourdissant lors du sommet du G20 à Johannesburg, en novembre 2025, où elle n’a formulé aucun engagement, main dans la main avec la Commission européenne.

Ce désengagement international est le miroir de notre démission nationale. Dans nos départements, les centres de santé sexuelle ferment les uns après les autres. L’accès au dépistage est un échec : 43 % des diagnostics du virus sont encore trop tardifs. Or plus la prise en charge est précoce, plus l’infection peut être contrôlée. Pour nos 180 000 compatriotes qui luttent chaque jour contre le VIH, cette résignation est une honte. (M. le rapporteur applaudit.)

Par ailleurs, les populations les plus exposées au risque de transmission et de contamination par le VIH sont toujours les groupes les plus vulnérables de notre société : les migrants, qui contractent le VIH en France du fait des conditions d’extrême précarité et d’absence d’accès à un logement ; les personnes en situation de prostitution ; les minorités discriminées que notre société préfère stigmatiser plutôt que protéger. Les activités d’éducation, de dépistage, de distribution de médicaments leur sont indispensables. Elles sont aujourd’hui en première ligne face à ces coupes budgétaires. Il y a quelques jours, l’association AIDES rappelait qu’en prison, l’État bafoue depuis dix ans sa propre législation sur la santé, en refusant d’appliquer une réelle politique de réduction des risques et en livrant la population carcérale à elle-même face aux contaminations. Les associations de lutte contre le sida, faute de compensation de la prime Ségur et de subventions suffisantes – du fait d’une répercussion de la baisse des dotations aux collectivités –, se retrouvent au bord du gouffre.

Face à la défaillance des États-Unis, l’Union européenne ne peut rester spectatrice. Elle doit devenir le premier financeur mondial de la lutte contre le VIH et incarner un contre-modèle. C’est tout le sens de cette proposition de résolution européenne : un appel à l’action, à la solidarité mondiale pour, ensemble, mettre fin au sida ; pour un vrai renforcement de la mobilisation financière envers le Fonds mondial ; pour un investissement dans la recherche ; pour accomplir enfin l’objectif d’élimination du virus d’ici à 2030.

La lutte contre le VIH n’est pas une simple dépense ou une ligne dans un tableau, c’est un investissement à long terme dans la santé, dans la science et dans l’humanité. Des milliers de vies dépendent des choix que nous faisons. Pour toutes ces raisons, le groupe Écologiste et social votera en faveur de ce texte. (Applaudissements sur les bancs des groupes EcoS et SOC. – M. le rapporteur applaudit également.)
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Danielle Simonnet
2026 Jan 28 00:07:46
Dix ans après l’adoption de la première loi sur l’expérimentation Territoires zéro chômeur de longue durée, c’est une fierté collective de pouvoir non seulement la pérenniser, mais surtout l’ancrer dans le code du travail. Nous voulons que cette démarche se développe dans beaucoup d’autres territoires de la République. Je remercie Stéphane Viry pour son travail : il a su discuter avec les uns et les autres pour que cette proposition de loi soit adoptée.

J’ai toutefois quelques critiques à adresser au gouvernement. Hélas, monsieur le ministre, la méthode consistant à présenter des amendements de réécriture dans un délai aussi bref n’a pas permis un véritable débat. Si ces amendements avaient été présentés plus tôt, nous aurions pu avoir plus d’échanges. Néanmoins, vous avez souhaité organiser des rencontres avec les parlementaires.

Un certain nombre d’inquiétudes demeure à ce stade. Sur le terrain, l’attente est très forte. Nous avons examiné cette proposition de loi avec les travailleurs et les travailleuses de l’entreprise à but d’emploi présente dans ma circonscription lors d’un atelier d’éducation populaire, une après-midi, et ils ont tenu des propos vraiment forts. Ils ont insisté sur les moyens nécessaires. Quel sera le financement alloué ? Une garantie est apportée à hauteur de 69 millions d’euros, alors que les besoins sont estimés à 89 millions. Dans les 128 millions d’euros consacrés à la totalité des dispositifs, est-ce que 20 millions pourront être fléchés en faveur de Territoires zéro chômeurs de longue durée ? Il faudrait même prévoir un budget supplémentaire pour satisfaire les besoins de formation. La suppression du financement des comités locaux pour l’emploi, qui constituent la cheville ouvrière du projet, rend la réalisation de ce dernier presque impossible en dehors des territoires riches, surtout en cette période de baisse drastique des subventions aux associations et de la dotation globale de fonctionnement.

Que va-t-il advenir de la prise en charge par la contribution au développement de l’emploi des 10 % d’encadrants en entreprise à but d’emploi non issus de la privation d’emploi, alors que les entreprises à but d’emploi sont, dans leur majorité, sous forte tension financière – deux EBE ont déjà été liquidées ? La question des moyens est essentielle.

Nos débats sur les sous-amendements ont également mis à jour de sérieux désaccords et ce texte prévoit des régressions par rapport à l’expérimentation. C’est notamment le cas de la volonté de sélectionner, alors qu’il nous semble important de ne pas opérer de discrimination lors de l’embauche. Nous estimons que la seule condition à l’embauche doit être la privation d’emploi.

Nous regrettons aussi l’organisation de la gouvernance et le rôle trop important donné aux départements alors qu’il faut privilégier la dynamique de territoire entre tous les acteurs. Surtout, nous sommes totalement opposés au droit de véto accordé aux préfets.

Malgré toutes ces imperfections, il faut soutenir ce texte. Il répond à une attente, je l’ai dit, très forte, il va permettre à toutes les entreprises à but d’emploi de poursuivre leur activité, et aussi de créer de nouveaux Territoires zéro chômeur. Mais il faudra que les moyens suivent, car vous ne pouvez pas donner l’espoir que l’aventure continue tout en plaçant, par des restrictions budgétaires, les entreprises à but d’emploi dans une situation des plus compliquées. (M. Dominique Potier applaudit.) Devant la représentation nationale, prenez l’engagement que les moyens seront au rendez-vous.

Le groupe Écologiste et social soutiendra ce texte, mais que toutes les entreprises à but d’emploi l’entendent : nous serons à leurs côtés si demain, les moyens venaient à manquer. Cette expérimentation menée pendant dix ans a démontré qu’il fallait renoncer à la vision néolibérale selon laquelle les chômeurs sont coupables de leur situation. Au contraire, il faut donner confiance aux travailleuses et aux travailleurs, leur offrir un contrat à durée indéterminée en leur permettant de participer démocratiquement à la définition des besoins. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe EcoS.)
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Danielle Simonnet
2026 Jan 27 22:44:44
Nous remercions M. le rapporteur d’avoir donné un avis favorable à plusieurs de nos sous-amendements. Si certains d’entre eux sont adoptés, notre groupe votera l’amendement du gouvernement. Dans le cas contraire, cet amendement reviendrait sur certains principes et représenterait une régression par rapport à la loi antérieure.

Nous sommes fiers de l’expérimentation Territoires zéro chômeur et nous souhaitons la pérenniser et l’inscrire dans le code du travail. Il s’agit d’un changement de regard : ce dispositif ne considère pas que les chômeurs sont responsables de leur situation et qu’il faut évaluer leur employabilité avant de les mettre dans des sas pour voir s’ils s’adaptent ; il casse cette logique en proposant des CDI codéfinis de manière démocratique par les personnes concernées et par de nombreux acteurs du terrain, pour voir à quels besoins ils peuvent répondre. En prenant pleinement part à ce processus, ces hommes et ces femmes retrouvent leur dignité et leur citoyenneté. Ils gagnent le respect par leur travail, ils lèvent la tête et se tiennent droits. C’est fabuleux et on voit des utilités sociales se développer dans certains quartiers. Ce double effet est très important.

Nous souhaitons voir adoptés les sous-amendements défendus par Mmes Pochon et Belouassa-Cherifi sur le respect du temps choisi, sur le refus du filtrage en amont des projets par les comités départementaux ou sur l’inclusion des personnes concernées dans la gouvernance – car ce n’est pas qu’aux professionnels de choisir.
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Danielle Simonnet
2026 Jan 27 22:36:44
On avait peur que ce soit trop court ! (Sourires.)
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Danielle Simonnet
2026 Jan 27 22:36:18
Non, c’est ce qu’il se passe !
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Danielle Simonnet
2026 Jan 27 22:10:58
Le temps choisi, ça marche !
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Danielle Simonnet
2026 Jan 27 22:02:08
Je prendrai pour point de départ ce que j’ai constaté sur le terrain : à La Compagnie du 20e, créée dans le cadre du projet TZCLD du 20e arrondissement de Paris, travailleuses et travailleurs me confient que le quartier a changé, que les activités proposées par l’association attirent désormais beaucoup de gens, alors qu’il y a trois ans et demi rien n’existait. Dans cet arrondissement, en deux ans, huit structures ont ouvert : le Café des liens pour les seniors, La Parenthèse pour les familles monoparentales, La Sourcière du 20e, le tiers-lieu le Toutéla, La Maison du troc et du partage ou encore La Maison du 20e ; autant de lieux où trouver du réconfort, se sentir moins seul, relâcher la pression. Grâce à la participation des élus et des habitants, l’initiative a également contribué à revitaliser la citoyenneté, devenant un réel projet politique pour repenser le vivre-ensemble.

Tout cela a produit un effet direct sur ces travailleurs ; parfois brisés par un ancien emploi auquel ils ne trouvaient aucun sens, ils se découvraient soudain une utilité sociale ! Leur participation à la définition, à la création de cette utilité même s’est d’ailleurs révélée essentielle. C’est pourquoi nous souhaitons insérer à l’alinéa 26, après « activités économiques supplémentaires », les mots « poursuivant une utilité sociale ». Le fait que le projet TZCLD permette de répondre à des besoins sociaux identifiés par l’ensemble des acteurs d’un territoire est déterminant, fondamental, y compris dans la reconstruction de l’estime de soi des travailleurs, puisque leur nouvel emploi possède en outre cette utilité à laquelle ils sont si attachés.
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Danielle Simonnet
2026 Jan 27 21:56:46
Nous proposons de supprimer le pouvoir donné aux comités départementaux pour l’emploi (CDPE) d’émettre un avis en amont sur la candidature d’un territoire à l’habilitation.

Nous réaffirmons la nécessité de laisser les territoires candidater. Ce filtre en amont pourrait bloquer des territoires et contrer la volonté territoriale alors même que des élus sont motivés et que des personnes sont durablement privées d’emploi malgré la présence d’autres solutions.

Comprenons bien que Territoires zéro chômeur de longue durée est une démarche particulière, qui n’entre en aucun cas en compétition avec d’autres. Il faut respecter le cadre démocratique, c’est-à-dire la volonté de certains territoires de s’engager dans cette démarche et l’implication des travailleuses et des travailleurs eux-mêmes dans l’évolution de l’expérimentation et des entreprises à but d’emploi – nous y reviendrons.
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Danielle Simonnet
2026 Jan 27 21:55:01
Je voudrais commencer par dire à quel point je suis ravie de pouvoir enfin débattre de la poursuite de cette expérimentation. Toutefois, comme l’a rappelé ma collègue, les conditions sont déplorables. Nous avons bien eu des rencontres avec le gouvernement, mais nous avons eu accès trop tard à la version écrite, ce qui nous a privés du temps nécessaire pour déposer des sous-amendements.

Je voudrais aussi saluer l’action de Territoires zéro chômeur dans ma circonscription et la cinquantaine de salariés dont la participation à un atelier des lois leur a permis d’exprimer ce qu’ils souhaitaient. Ce sous-amendement s’en inspire.

Dans certains territoires expérimentaux, il arrive que des professionnels décident de l’orientation de personnes privées d’emploi depuis un an – donc totalement éligibles à l’emploi en entreprise à but d’emploi aux termes de la loi d’expérimentation en vigueur – sans prendre leur avis en compte et leur refusent l’accès à l’EBE.

Ces pratiques sont totalement contraires à la logique promue par Territoires zéro chômeur de longue durée et nuisent à son efficacité. Les personnes concernées sont en effet les mieux placées pour apprécier quel emploi convient à leur situation et leur donne les meilleures chances de s’y maintenir durablement.

Si les professionnels peuvent leur proposer différentes solutions d’emploi, il ne faut pas qu’ils décident à la place des travailleurs, car cela peut conduire à l’échec et aggraver leur situation. Le choix final doit revenir aux personnes concernées. Tel est le sens de ce sous-amendement.
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Danielle Simonnet
2026 Jan 22 17:54:42
Ça commence mal !
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Danielle Simonnet
2026 Jan 22 17:52:41
Exactement !
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Danielle Simonnet
2026 Jan 22 17:50:59
Exactement !
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Danielle Simonnet
2026 Jan 22 17:50:12
Bravo !
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Danielle Simonnet
2026 Jan 22 17:48:51
Pas nous !
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Danielle Simonnet
2026 Jan 22 10:17:51
Exactement !
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Danielle Simonnet
2026 Jan 20 15:42:17
Voilà qui sont vos alliés, monsieur le ministre !
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Danielle Simonnet
2026 Jan 20 15:41:53
C’est honteux de ne pas les suspendre !
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Danielle Simonnet
2026 Jan 20 15:40:40
Et l’autopsie ? Et la vidéo ?
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Danielle Simonnet
2026 Jan 20 15:38:53
Nous n’oublions pas, dans le 20e arrondissement, le décès de Lamine Dieng et les trois enfants à scooter qui auraient pu mourir ni, partout en France, les décès consécutifs à des violences policières qui ne cessent d’augmenter.

Nous sommes attachés à une police qui soit républicaine mais c’est un devoir de se mobiliser quand elle ne l’est pas. (Applaudissements sur les bancs du groupe EcoS et sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.)

Monsieur le ministre de l’intérieur, avez-vous transmis vos condoléances à la famille de la victime ? (« Oh ! » sur plusieurs bancs du groupe RN.) Allez-vous suspendre le temps de l’enquête les policiers ayant participé à cette interpellation ? (Applaudissements sur les bancs du groupe EcoS et sur quelques bancs du groupe LFI-NFP. – Mme Elsa Faucillon applaudit également.)

Quels réformes en profondeur et changements de doctrine allez-vous engager pour que cessent les décès de citoyens tués par des policiers lors d’interpellations ?

Quand créerez-vous enfin une autorité administrative indépendante – car nous sommes la seule démocratie dans laquelle un corps de policiers contrôle les policiers ? (Applaudissements sur les bancs du groupe EcoS et sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.)

Alors que l’extrême droite est aux portes du pouvoir, avez-vous conscience des conséquences qu’entraînerait l’absence d’action de votre part si la France basculait dans un régime illibéral autoritaire ?

Vérité et justice pour M. El Hacen Diarra ! (Les députés du groupe EcoS se lèvent et applaudissent.)
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Danielle Simonnet
2026 Jan 20 15:37:29
« Vous m’étranglez, vous m’étranglez, vous m’étranglez ! » Ce sont les derniers mots prononcés par M. El Hacen Diarra, dans la vidéo prise par un voisin, témoin de son interpellation par la police dans la nuit du 14 au 15 janvier dans le 20e arrondissement de Paris, et sur laquelle on voit clairement des policiers le frapper à terre. Il aurait aussi subi un coup de taser en mode contact.

Quelques heures plus tard, El Hacen Diarra est mort au commissariat. L’autopsie atteste de violences gravissimes.

El Hacen Diarra avait 35 ans. Il habitait dans un foyer de travailleurs migrants. Le soir, il avait l’habitude de prendre l’air, de fumer une cigarette et de boire son café en face de chez lui. Ses proches le décrivent comme quelqu’un de calme, gentil, souriant, discret, un peu dans son monde.

Mes collègues et moi-même voulons présenter de nouveau nos sincères condoléances à sa famille et à ses proches. Leur douleur est immense.

Cela fait des années qu’avec les délégués des foyers et le Collectif pour l’avenir des foyers, nous dénonçons un harcèlement, en matière de contrôle au faciès, dicté par une politique du chiffre dans la chasse aux sans-papiers, qui provoque de manière systémique des violences policières et racistes. (Applaudissements sur les bancs du groupe EcoS et sur quelques bancs du groupe LFI-NFP. – « Oh ! » sur les bancs du groupe RN.)
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