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Estelle Youssouffa
2026 Jan 20 15:46:05
Tout va bien, en somme !
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Estelle Youssouffa
2025 Dec 23 14:36:00
Il aurait fallu le dire plus tôt !
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Estelle Youssouffa
2025 Dec 10 20:38:55
Il a raison !
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Estelle Youssouffa
2025 Dec 10 20:25:51
Bravo !
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Estelle Youssouffa
2025 Dec 10 19:59:02
Il est soutenu par les Polynésiens ! Il faut arrêter !
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Estelle Youssouffa
2025 Dec 10 19:25:54
C’est sérieux ?
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Estelle Youssouffa
2025 Dec 10 17:20:09
…nos frères, nos sœurs, nos pères, nos enfants qui sont engagés, ceux de l’Hexagone, ceux de l’outre-mer, ceux qui ont répondu présents pour aider Mayotte après le passage du cyclone Chido. (MM. Elie Califer et François Cormier-Bouligeon ainsi que Mmes Marie Récalde et Natalia Pouzyreff applaudissent.)
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Estelle Youssouffa
2025 Dec 10 17:15:34
Vous avez évoqué les territoires d’outre-mer, monsieur le premier ministre, et je tiens à vous exprimer mon inquiétude sur l’orientation prise par notre pays sur cette question. Car s’il est bien sûr nécessaire de renforcer notre posture face aux défis de sécurité auxquels est confronté l’Hexagone, la nature des menaces qui pèsent sur les territoires d’outre-mer est fondamentalement différente, immédiate et insuffisamment prise en compte. Comme l’affirme désormais sans détour la revue nationale stratégique de 2025, ces derniers revêtent une dimension stratégique essentielle, non seulement pour leur propre sécurité mais aussi pour celle de l’Hexagone. Les moyens dédiés doivent donc être à la hauteur : il s’agit ainsi de financer une défense sans avoir à arbitrer entre l’Hexagone et l’outre-mer.

Vous avez évoqué la guerre hybride, caractérisée outre-mer par une contestation quotidienne de la souveraineté française, ciblant directement l’intégrité territoriale et l’exploitation de nos zones économiques exclusives dans un but de déstabilisation et de prédation des ressources. C’est là-bas, chez nous, dans l’océan Indien, dans le Pacifique ou encore aux Antilles, que cette menace hybride se matérialise très concrètement, et cela depuis plusieurs années : des navires de pêche chinois, par exemple, circulent dans nos eaux territoriales au large de la Nouvelle-Calédonie ; des conférences sont réunies à Bakou pour contester la présence française ; des flux de fausses informations pour décrédibiliser l’État et contester la France circulent sur les réseaux sociaux en outre-mer.

En première ligne, on trouve évidemment Mayotte, seule terre française habitée qui soit officiellement et activement revendiquée par un pays étranger : les Comores. Ce voisin mène une déstabilisation méthodique, notamment en y envoyant sa population et, depuis quelques années, des demandeurs d’asile venus du continent africain. Une telle instrumentalisation des flux migratoires nie notre frontière et déstabilise nos services publics, déchirant le pacte républicain. C’est bien pourquoi l’instrumentalisation des flux migratoires est classée comme menace hybride par l’Otan et par l’Union européenne.

Vous êtes sur ce point resté silencieux… passif, sinon complice, nous en avons déjà parlé à plusieurs reprises. J’entends ici dénoncer la myopie coupable de Paris sur les agissements de Moroni. La Russie, la Chine mais aussi l’Azerbaïdjan soutiennent activement les Comores, Moscou offrant même ses services pour la prise de contrôle de Mayotte et les Comores ayant offert leur pavillon pour le navire espion venu au large de Saint-Nazaire et pour la flotte clandestine de pétrole russe de contrebande. Les Comores travaillent avec nos ennemis : il va falloir sortir de l’angélisme coupable de la relation franco-comorienne et enfin protéger Mayotte !

Il faut d’autant plus protéger Mayotte qu’elle vit dans son voisinage immédiat l’instabilité mondiale que vous avez évoquée, monsieur le premier ministre : à quelques centaines de kilomètres de l’île, Daech reprend ses activités terroristes au Mozambique ; la répression bat son plein en Tanzanie ; le coup d’État à Madagascar et l’aide française au président en fuite ont mis nos ressortissants en danger. Ce coup d’État pourrait donner des idées aux apprentis putschistes comoriens dans ce pays instable et menaçant. Mais je le dis alors ici solennellement : que Paris s’abstienne de toute ingérence qui mettrait en danger les Français de Mayotte. Je rappelle qu’en 2008, alors que le Quai d’Orsay semblait avoir agi sur les élections de nos voisins, les Comoriens s’étaient lancés dans une brutale chasse aux Blancs à Mayotte.

Nous avons compris le dilemme stratégique que Moscou impose à Paris en faisant pression sur les fragiles territoires ultramarins pour souligner les faiblesses et les angles morts de nos moyens de défense, et mettre à l’épreuve nos choix stratégiques et budgétaires. Étant donné les investissements sur des moyens terrestres pour la défense continentale, nous comprenons en creux que ceux de la marine nationale pour l’outre-mer seront sacrifiés. La loi de programmation indique que, d’ici à 2030, les territoires ultramarins disposeront de près de 1 000 militaires supplémentaires, d’équipements modernisés et de capacités de commandement renforcées. Le groupe LIOT vous demande par conséquent d’accélérer le plus énergiquement la réalisation de la programmation des patrouilleurs outre-mer en en dédiant un à temps plein à Mayotte, qui mouillerait au port de Longoni au bord d’un quai militaire. Nous vous demandons également d’accélérer les innovations en matière de drones aériens, marins et sous-marins afin de réinventer notre défense dans les territoires ultramarins et de répondre ainsi avec force et détermination au défi qui nous est lancé : défendre les Français des territoires d’outre-mer avec la même énergie et la même détermination que ceux de l’Hexagone.

Je conclurai en remerciant les militaires,…
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Estelle Youssouffa
2025 Dec 10 14:48:33
Dans quelques jours, nous commémorerons le tragique cyclone Chido, qui a ravagé Mayotte : voilà un an que cette catastrophe a emporté des vies et dévasté notre île. Pour nous, Mahoraises et Mahorais, au-delà des traumatismes visibles et invisibles laissés par Chido et Dikeledi, cette année de souffrance est celle d’une interminable et douloureuse attente – l’attente d’une reconstruction qui n’a toujours pas commencé.

Il y eut les premiers secours et les réparations d’urgence, et puis rien. Rien, puisque François Bayrou et Manuel Valls ont choisi de jouer la montre en faisant des économies au détriment de notre île. Mayotte subit donc depuis un an une inertie qui nous achève.

À ce jour, la plupart des familles mahoraises n’ont reçu aucune aide financière. La plupart des collectivités n’ont pas été remboursées des frais exceptionnels d’urgence. Les bidonvilles se sont reconstruits et même agrandis, tandis que les grands projets publics promis n’ont toujours pas démarré. Les logements et les bâtiments publics restent sous des bâches. Les coupures d’eau sont quotidiennes, les violences ont repris, les migrants débarquent chaque jour.

Pourtant, cet été, le Parlement a voté une loi de programmation prévoyant 4 milliards d’euros pour reconstruire Mayotte. Le premier ministre s’est engagé, ici même, à dédier une ligne budgétaire spécifique à notre département, avec un programme des interventions territoriales de l’État – un Pite Mayotte – visant à sanctuariser les crédits de la reconstruction.

Depuis des semaines, nous négocions avec le gouvernement pour déterminer combien vous allez réellement mettre sur la table pour Mayotte, pour veiller à ce que les grosses dépenses ne soient pas décalées après l’élection présidentielle, et pour que Bercy ne gèle pas mais augmente bien les crédits pour Mayotte.

Madame la ministre des outre-mer, quel sera le montant des crédits de paiement inscrits pour Mayotte dans la loi de finances pour 2026 ? Quand et comment la ligne Pite Mayotte sera-t-elle inscrite dans le budget de la nation ? La reconstruction de Mayotte sera-t-elle inscrite dans la loi spéciale si le Parlement ne vote pas le budget ? (Applaudissements sur les bancs du groupe LIOT et sur quelques bancs du groupe DR.)
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Estelle Youssouffa
2025 Dec 10 14:34:47
Parlons de France Télévisions !
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Estelle Youssouffa
2025 Nov 12 17:11:36
Merci, madame la rapporteure !
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Estelle Youssouffa
2025 Nov 12 17:10:37
Pour Mayotte, c’est zéro, la tête à Toto ! Il n’y a rien !
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Estelle Youssouffa
2025 Nov 12 17:09:46
Vous pouvez les reprendre !
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Estelle Youssouffa
2025 Nov 12 17:05:12
J’ai beaucoup entendu parler de Mayotte, d’entourloupe, et dire qu’on faisait de gros efforts. Je voudrais juste rappeler que pour la réforme Dussopt, Mayotte n’était pas concernée. Pour celle-ci, vous faites un effort pour X, Y ou Z, mais Mayotte n’est toujours pas concernée. Les sous-amendements pour une revalorisation des retraites à Mayotte sont irrecevables. J’en défends donc un qui demande un rapport, grandiose, simplement pour vous interpeller.

À Mayotte, il y a 3 759 retraités en tout et pour tout. Notre île est tellement jeune qu’elle ne compte que 3 759 retraités. Ils perçoivent en moyenne 347 euros de retraite par mois à taux plein. Ces montants, évidemment, sont les plus faibles du pays, alors que le coût de la vie est supérieur de 71 % à celui de l’Hexagone.

Les études d’impact évaluent à 19 millions d’euros par an le coût du rattrapage pour les retraités mahorais ; rattrapage que le gouvernement refuse.

Mais le magnifique le dispute au sublime quand on sait que le régime de retraite de Mayotte est excédentaire ! Les cotisations sociales couvrent non seulement largement les pensions versées à Mayotte, mais on constate un excédent de 62 %. Cela veut dire que Mayotte, le territoire le plus pauvre de France, avec les plus petites retraites de France, envoie 61 millions d’euros d’excédent à Paris chaque année : 61 millions d’euros d’excédent envoyés de Mayotte à Paris pour les retraites, et vous refusez d’augmenter les retraites des pensionnés mahorais !

Vous pouvez voter pour ce rapport, ça vous fera plaisir, mais je me bats, nous nous battons, depuis des années pour sortir nos anciens de l’indignité dans laquelle vous nous plongez. Et les gouvernements successifs, avec une constance remarquable, refusent de sortir Mayotte de la pauvreté. Je vous le dis, vous pouvez voter pour la remise d’un rapport, mais ce n’est pas le sujet. Le sujet, c’est que 61 millions d’euros sont envoyés chaque année du territoire le plus pauvre de France, qui compte les retraités les plus pauvres de France. Et vous, vous ne voulez rien faire ! (Applaudissements sur quelques bancs des groupes EPR et DR.)
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Estelle Youssouffa
2025 Nov 12 16:24:49
Rien !
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Estelle Youssouffa
2025 Nov 12 14:33:04
Et la Lodeom à Mayotte alors ?
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Estelle Youssouffa
2025 Nov 12 14:29:09
Même à Mayotte ?
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Estelle Youssouffa
2025 Nov 07 11:55:01
Ma collègue mahoraise et moi-même sommes quelque peu surprises par la teneur de ces discussions. Nous nous félicitons que le coup de rabot sur la Lodeom ne soit finalement pas appliqué. Mais que dire de votre silence assourdissant sur Mayotte ?

On ne peut pas nous répondre « Après » ! Mme Moutchou était présente, et n’a fourni aucune réponse sur Mayotte. Vous souhaitez maintenir le statu quo jusqu’à l’année prochaine, et vous continuez les discussions. Fort bien, mais vous ne répondez pas sur Mayotte : cela pose un problème de fond.

Qu’est-ce que cela signifie ? Allez-vous laisser perdurer une injustice qui dure depuis plus de dix ans ? Le territoire est à genoux ; nos entreprises ne sont toujours pas remboursées des frais engagés pour réparer les dégâts du cyclone ; l’État a économisé une année entière sur la reconstruction de Mayotte.

Et, maintenant, nous sommes face à une incohérence majeure : la loi de programmation prévoit – et c’est nécessaire – une hausse du smic au 1er janvier 2026, mais, dans le même temps, vous condamnez nos entreprises à l’effondrement car elles n’auront pas les moyens de faire face à cette hausse, faute de bénéficier de la Lodeom. Toutes les autres entreprises ultramarines disposent de cet outil. Pourquoi pas celles de Mayotte ? Faites preuve de cohérence ! Appliquez simultanément… (Le temps de parole étant écoulé, la présidente coupe le micro de l’oratrice. – Applaudissements sur quelques bancs du groupe RN.)
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Estelle Youssouffa
2025 Nov 07 11:14:29
Et pour Mayotte, alors ?
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Estelle Youssouffa
2025 Nov 07 11:07:41
Le groupe LIOT s’oppose évidemment à la suppression de cet article, ne serait-ce qu’en raison de la nécessité d’aborder chacun des quatre sujets dont il traite de manière différenciée. Nous souhaitons en outre poursuivre les discussions en cours concernant la Lodeom, dont les dispositions sont cruciales pour les territoires concernés – la Guadeloupe, Mayotte, mais aussi Saint-Pierre-et-Miquelon.
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Estelle Youssouffa
2025 Nov 07 10:41:40
La Lodeom, mes collègues viennent de le rappeler, a pour vocation de corriger les déséquilibres structurels des territoires ultramarins et de soutenir nos entreprises. C’est un outil puissant de justice économique, d’égalité sociale et de lutte contre la cherté de la vie, mais dont Mayotte, vous ne le savez peut-être pas, est exclue. Département depuis plus de dix ans, Mayotte y a pourtant droit ! Cela fait dix ans que les entreprises mahoraises sont donc discriminées alors qu’elles ont droit à bénéficier du dispositif. Il s’agit là d’une rupture d’égalité de traitement à leur encontre. Les exonérations de charges sociales permettraient d’alléger le coût du travail et donc de diminuer le travail clandestin qui ravage notre économie. La discrimination de Mayotte doit prendre fin. Il n’est pas question que le gouvernement hypothèque encore plus longtemps l’égalité sociale à Mayotte en privant nos entreprises d’une manne estimée à 320 millions d’euros. Les 7,6 millions d’euros du CICE, exceptionnellement maintenu à Mayotte, ne font pas illusion. Nous n’exigeons pas l’aumône. Nous demandons nos droits ! Oui à la réforme de la Lodeom, mais pour y inclure Mayotte !

La loi de programmation pour la refondation de Mayotte promulguée cet été prévoit la hausse du smic à partir du 1er janvier 2026 dans l’archipel, mais l’entrée en vigueur de la Lodeom doit être simultanée pour éviter une casse sociale. Les entreprises ont alerté les parlementaires ; à notre tour, nous alertons le gouvernement et lui demandons de nous entendre. Les entrepreneurs et les salariés mahorais, Mayotte tout entière, veulent l’égalité sociale dont la Lodeom est l’outil. Il faut qu’elle s’applique dans l’archipel dès le mois de janvier 2026.
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Estelle Youssouffa
2025 Oct 22 14:27:39
Ma question s’adresse à Mme Naïma Moutchou, ministre des outre-mer. Le 11 août, pour reconstruire Mayotte, le Parlement a adopté une loi, forte, de programmation de 4 milliards d’euros d’investissements, venant en écho à la solidarité exprimée par la nation à l’égard de Mayotte, détruite à 90 % par le cyclone Chido.

Depuis décembre, l’État a déployé des moyens pour les secours et l’urgence, mais la reconstruction n’a toujours pas commencé. Depuis le début de l’année, les crédits de paiements pour Mayotte atteignent péniblement les 25 millions.

Mayotte n’a toujours rien vu sinon les bidonvilles grossir, les migrants continuer à débarquer en masse, les violences reprendre et la crise économique s’installer, faute de financement des travaux d’urgence. Mayotte n’a toujours pas d’eau courante, certains de nos enseignants ne sont pas payés depuis des mois et l’hôpital ne tient encore que par miracle. Mayotte manque cruellement de fonctionnaires pour traiter les dossiers vitaux : très peu de familles et d’entreprises ont été dédommagées par les assurances, très peu aussi ont eu accès au prêt à taux zéro pour financer leurs travaux.

Le budget doit atteindre le cap fixé par la loi de programmation. Or 4 milliards ont été promis, mais seuls 365 millions de crédits sont éparpillés dans le budget initial que vous avez déposé.

Où est la ligne budgétaire unique pour Mayotte promise par le président de la République pour garantir la dépense, l’efficacité et la lisibilité de chaque euro engagé ?

Mayotte a besoin d’au moins 1 milliard l’an prochain pour lancer un signal fort aux acteurs économiques et mobiliser les ministères afin de commencer enfin la reconstruction.

Nous connaissons les difficultés budgétaires, les aléas parlementaires et les recours légaux qui s’offrent au gouvernement. Allez-vous cesser de faire des économies sur le territoire le plus pauvre de France et enfin décider l’augmentation vitale des crédits alloués à Mayotte ? Allez-vous déposer au Conseil d’État une lettre rectificative au projet de loi de finances pour garantir au moins 1 milliard pour la reconstruction de Mayotte ? (Applaudissements sur les bancs du groupe LIOT.)
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Estelle Youssouffa
2025 Oct 21 15:26:08
Il n’y en a pas assez !
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Estelle Youssouffa
2025 Jul 09 16:18:29
Nous saluons l’accord trouvé en commission mixte paritaire, bien qu’il soit imparfait. Le groupe LIOT votera ce compromis, malgré ses limites, car il apporte des avancées indispensables pour Mayotte. Nous le ferons sans enthousiasme, mais avec le sens des responsabilités, parce qu’il faut ouvrir enfin des perspectives pour Mayotte. Si cette CMP est restée sourde à de nombreuses positions défendues par les quatre parlementaires de Mayotte, elle a été conclusive et c’est heureux.

Je salue ainsi la suppression de l’article 19, qui aurait créé un droit d’expropriation inédit. Les Mahorais ne seront pas dépossédés de leur terre : l’État devra respecter les garanties constitutionnelles attachées à la propriété. C’est une victoire pour Mayotte.

Nous prenons également acte de l’inscription dans la loi de la trajectoire de 4 milliards d’euros pour l’eau, la santé, la reconstruction, l’école et la sécurité. Nous veillerons à ce que chaque crédit soit au rendez-vous du prochain budget.

Pourtant, malgré mes efforts en coulisse et l’engagement pris ce matin devant le groupe LIOT sur cette question, votre refus, monsieur le ministre, d’aligner la date de l’application de la Lodeom sur celle de l’entrée en vigueur de la hausse du smic en 2026 pose les ferments d’une crise économique et de mouvements sociaux à Mayotte.

Le lobbying malveillant du Medef et de la Fédération des entreprises des outre-mer (Fedom) a porté ses fruits empoisonnés pour priver nos entreprises et nos travailleurs des dispositifs existant dans les autres départements ultramarins. Cela ne peut qu’aboutir à une crise sociale majeure. Mais comme vous le dites pour l’article 19, il faudra prendre ses responsabilités !

Je rappelle que la moitié seulement des prestations sociales existant dans notre pays sont appliquées à Mayotte, et que le montant moyen des prestations versées est deux fois inférieur au montant national, alors que le panier alimentaire moyen y coûte 150 % plus cher que dans l’Hexagone. Pas un mot, pas un engagement de votre part sur les prestations sociales non contributives, qui sont pourtant à votre main.

Nous déplorons également le nouveau découpage de la collectivité en treize sections, qui bride la représentation pluraliste composée de cinquante-deux élus. Un sectionnement trop éclaté renforce l’effet majoritaire aux dépens de l’effet proportionnel recherché par l’instauration d’un scrutin de liste. Le toilettage institutionnel, cher au ministre Thani Mohamed Soilihi, qui a déployé des efforts insensés pour obtenir ce découpage paralysant – et probablement anticonstitutionnel –, se paiera sans doute comptant, avec des recours en justice.

Enfin, parce que Mayotte est le seul département revendiqué par un État voisin, la lutte contre l’immigration irrégulière doit être totale. Les mesures contre les reconnaissances frauduleuses, la fin du titre de séjour territorialisé en 2030 et la confiscation des titres des parents de mineurs violents vont dans le bon sens, mais elles exigeront des moyens maritimes, policiers et judiciaires à la hauteur.

Cette loi ouvre un chemin, imparfait mais réel ; nous voterons donc en sa faveur, mais notre soutien sera exigeant. À chaque budget, nous vérifierons que pas un euro ne manque pour enfin construire notre île.

Mayotte restera vigilante, parce que c’est sa devise et ce qui nous définit. Nous sommes un petit trésor de France avec le plus beau lagon du monde, niché dans le canal du Mozambique, dans l’océan Indien. Mayotte écrit son histoire, singulière et belle, avec humilité mais détermination – une histoire en bleu, blanc, rouge.

Longtemps invisibles, nous, Mahorais, avons récemment surgi sur la scène médiatique et politique nationale au gré des crises. Vous l’avez dit, monsieur le président de la commission, nous avons voté trois fois cette année pour Mayotte. Cela faisait tellement longtemps qu’on ne l’avait pas fait que ce n’est que justice. La catastrophe du cyclone Chido nous a fait entrer dans le cœur de nos compatriotes, qui ont manifesté une fraternité bouleversante alors que nous connaissions l’enfer.

Les Français de l’Hexagone et d’outre-mer se sont mobilisés massivement pour nous venir en aide, collecter des dons matériels et de l’argent. Ils ont annulé leurs vacances de Noël pour venir protéger, soigner, rétablir l’électricité, l’eau et le téléphone, pour réparer en urgence et distribuer les secours à Mayotte. Pour cela, nous les remercions du fond du cœur.

Chido a détruit Mayotte, mais a aussi ouvert une nouvelle page de notre histoire. Les épreuves nous ont atteints dans notre chair, mais elles nous forgent. Mayotte est plus forte, plus combative, plus déterminée que jamais à prendre toute sa place dans la République.

Cette loi imparfaite n’est qu’une étape. Nous prenons ces avancées et nous nous battrons pour obtenir ce qui nous revient de droit. C’est un combat républicain que Mayotte gagnera. Le chemin est long, mais Mayotte sait triompher de l’adversité avec une ténacité incroyable, un immense sourire, un humour ravageur, une solidarité généreuse et une grande modestie.

Certains ici voulaient nous effacer, mais nous sommes mahorais et fiers de l’être : des Français de Mayotte, avec nos kichali, nos traditions, parlant shimaoré et kibushi, et chantant La Marseillaise à pleins poumons – nous le ferons le 14 juillet. Mayotte est dans la République et c’est une chance pour la France. Cette loi est une belle avancée pour notre pays. (Applaudissements sur les bancs des groupes LIOT, RN et UDR.)
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