🇫🇷 Tous concernés, tous acteurs !😃
📛Choix du Pseudo 📧Vérification du Mail
Code :
🔑Choix du Mot de passe
🏛️Pourquoi nous rejoindre ?
  • ⚡ C'est rapide, et gratuit !
  • 🔔 Recevez des notifications sur les thèmes qui vous intéressent
  • 💬 Partagez vos idées et avis sur le travail législatif en cours
🇫🇷 Tous concernés, tous acteurs !😃
📛Pseudo
🔑Mot de passe

😱Pseudo oublié
ℹ️Saisir l'adresse mail liée au pseudo oublié :
😱Mot de Passe oublié
ℹ️Saisir l'adresse mail liée au Mot de Passe oublié :
🔎Chercher
Tri
💬
Gérault Verny
2026 Jun 10 16:38:04
À rien.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Gérault Verny
2026 Jun 10 16:37:58
Non !
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Gérault Verny
2026 Jun 10 16:35:18
Monsieur le ministre, à défaut de pouvoir poser la question à la Banque de France, je constate que le rôle de la Banque centrale dans la maîtrise de l’inflation grâce à son intervention sur les taux a été souligné de façon quasi unanime par les intervenants qui m’ont précédé.

Toutefois, la forte inflation que nous avons connue après le covid a été importée. En l’absence de surchauffe de la demande intérieure, c’est la désorganisation mondiale des chaînes d’approvisionnement qui a entraîné une hausse des prix, sans rapport avec l’activité économique française, comme le démontre l’évolution de notre PIB. On peut aussi constater mathématiquement que sans la création d’une dette publique massive, nous serions en récession. La croissance économique de notre pays n’est que le fruit de cet endettement.

Je m’adresse à vous, dont l’indépendance n’est pas garantie, contrairement à la Banque de France, pour connaître la position du gouvernement sur la volonté de la Banque centrale d’augmenter les taux d’intérêt. Nous ne sommes pas capables de fabriquer de la croissance sans créer une dette publique massive – le déficit sera encore de 5 % cette année. Cette hausse risque donc de n’avoir aucun effet sur notre croissance. D’ailleurs – je ne suis pas devin mais je sais compter –, l’économie française sera, selon toute probabilité, déclarée en récession au mois de juillet.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Gérault Verny
2026 Jun 10 15:29:34
Je veux d’abord rappeler un point essentiel : l’objectif des rapporteurs n’est pas de contester par principe l’indépendance de la banque centrale, ni même la nécessité de lutter contre l’inflation. La stabilité des prix est une condition de la confiance, du pouvoir d’achat et de l’investissement. Cependant, puisque la politique monétaire est puissante, qu’elle agit sur le crédit, l’investissement, l’immobilier, les entreprises, la charge de la dette, donc sur les finances publiques, elle ne peut être analysée comme une mécanique abstraite détachée de l’économie réelle. C’est là que le problème se pose.

Nous sommes dans une situation très particulière. La France a enregistré une croissance négative au premier trimestre et, si le deuxième trimestre confirme les signaux que nous voyons dans les enquêtes de conjoncture, la France sera officiellement en récession technique au mois de juillet. Dans ce contexte, envisager une nouvelle hausse des taux ou un maintien très restrictif des conditions monétaires ne risque-t-il pas d’accélérer la récession au lieu de combattre réellement l’inflation ? L’inflation actuelle n’est pas une inflation classique de surchauffe, elle n’est pas causée par un excès de demande des ménages français ou par une euphorie de l’investissement productif. Elle est très largement liée à des facteurs exogènes : le choc énergétique, les tensions géopolitiques au Proche-Orient, les effets de la fermeture du détroit d’Ormuz, la hausse des prix du pétrole, du gaz, du fret et des intrants industriels.

Or une hausse des taux ne rouvre pas un détroit, ne produit pas de pétrole, ne baisse pas le prix du gaz et ne récrée pas les chaînes d’approvisionnement. En revanche, elle renchérit le coût du crédit des entreprises, freine l’investissement, bloque les projets industriels, pénalise le bâtiment, fragilise la trésorerie des PME et augmente la charge de refinancement d’un État déjà surendetté. C’est ici que nous sommes en désaccord : si l’inflation vient d’un choc d’offre importé, on ne peut chercher uniquement à y répondre en agissant sur la demande, au risque d’ajouter au choc énergétique un choc de crédit et de transformer un problème temporaire de prix en affaiblissement durable de notre appareil productif. C’est une erreur économique majeure pour un pays comme la France, dont la croissance est déjà fragile, dont l’industrie est insuffisamment capitalisée, dont les entreprises supportent déjà un niveau de prélèvements et de charges considérables et dans lequel la dette publique rend très coûteux chaque point de taux supplémentaire.

Ma ligne, qui est celle de l’UDR en commission des finances, c’est la défense de l’économie réelle. Nous ne pouvons pas demander à nos entreprises de réindustrialiser, d’investir, d’automatiser, de relocaliser, de décarboner, d’exporter, tout en leur imposant des conditions de financement incompatibles avec ces objectifs. Nous ne pouvons pas d’un côté parler de souveraineté industrielle et de l’autre organiser, par la politique monétaire, un rationnement du crédit qui frappe d’abord les PME, les entreprises de taille intermédiaire (ETI), le bâtiment, l’industrie et les projets de long terme. Quand les taux montent, ce n’est pas seulement une variable dans un modèle macroéconomique, ce sont des projets d’usines reportés, des machines qui ne sont pas achetées, des lignes de production qui ne sont pas modernisées, des entrepreneurs qui renoncent, des ménages qui ne peuvent plus acheter, des collectivités qui réduisent leurs investissements ; État consacre alors plus d’argent encore au service de la dette, au lieu de l’orienter vers la recherche, l’innovation, l’industrie, la défense, les infrastructures.

Je veux également insister sur un point technique. La transmission de la politique monétaire à l’économie réelle n’est pas instantanée ; elle prend douze à dix-huit mois. Lorsque la banque centrale relève ses taux aujourd’hui, elle agit sur l’économie de demain, pas sur les prix du baril de cette semaine. Dans une économie déjà au bord de la récession, cela doit conduire à une grande prudence. La question n’est pas de savoir s’il faut lutter contre l’inflation – bien sûr qu’il le faut – mais quel type d’inflation nous combattons, avec quels instruments, dans quels délais, avec quel coût pour l’économie réelle.

Si l’inflation est nourrie par une spirale prix-salaires et par une demande excessive, la réponse monétaire est cohérente. Mais si l’inflation est importée, énergétique, géopolitique, s’il y a des contraintes d’offre, la réponse doit être plus fine. Elle doit distinguer l’inflation de second tour de l’inflation importée et surveiller les anticipations, sans casser l’investissement. Elle doit préserver la crédibilité monétaire sans sacrifier l’appareil productif, afin que le remède ne soit pas plus destructeur que le mal.

Ma conviction, c’est que la banque centrale doit rester indépendante du pouvoir politique, mais ne doit pas devenir indifférente à la récession, à la désindustrialisation, à l’investissement productif et à la situation concrète des entreprises. L’enjeu n’est pas de choisir entre stabilité des prix et économie réelle, mais d’éviter une politique monétaire trop mécanique qui, au nom de la lutte contre une inflation importée, aggraverait la récession française et affaiblirait encore notre souveraineté économique. C’est le point d’équilibre que nous devons retrouver.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Gérault Verny
2026 Jun 09 17:47:07
En conséquence, le groupe UDR votera cette motion de censure.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Gérault Verny
2026 Jun 09 17:46:57
Depuis le 1er janvier 2026, la dette publique française a augmenté de 67 milliards d’euros. C’est l’équivalent de plus de 1 000 euros supplémentaires par Français en seulement cinq mois. Et ce chiffre continue de progresser à chaque instant : pendant les deux petites minutes que durera cette explication de vote, la dette de notre pays aura augmenté de 1 million d’euros.

Monsieur le ministre, ralentir la vitesse d’une chute n’est pas remonter la pente. Le gouvernement nous présente un déficit qui décélère, mais oublie de dire que nous descendons toujours. Certes, le déficit baisse de 0,7 point pour s’établir à 5,1 % du PIB, mais le déficit est un débit tandis que la dette est un niveau.

Un déficit de 5,1 % ne stabilise rien. La France a aujourd’hui le déficit le plus élevé de la zone euro ; il est supérieur à celui de la Grèce et de l’Italie. La charge de la dette s’est élevée à 51 milliards d’euros cette année. C’est presque autant que le budget annuel alloué au ministère des armées ou à celui de l’éducation nationale. Il s’agit donc d’un appauvrissement généralisé des Français.

Reste à savoir d’où vient le mieux affiché. La réponse est simple : il vient de 23 milliards d’euros de prélèvements nouveaux. Côté dépenses, le Haut Conseil des finances publiques constate un effort négatif. Autrement dit, les dépenses n’ont pas été maîtrisées. Ces 23 milliards, ce sont nos entreprises qui les ont versées, celles qui investissent et embauchent malgré la surtaxe ; ce sont nos ménages qui les ont payés, ceux qui travaillent, produisent et s’acquittent sans broncher. Ce sont eux qui ont tenu ce budget, pas l’État, et on voudrait leur présenter l’addition comme un trophée de bonne gestion.

C’est précisément pour sortir de cette spirale que le groupe UDR défend l’instauration d’une règle d’or budgétaire. Il s’agit d’une règle simple : l’interdiction constitutionnelle de créer de nouvelles dettes hors investissement. L’État devrait s’en tenir au principe qui vaut pour les ménages comme pour les entreprises, celui qu’impose le bon sens : financer les dépenses du quotidien par les recettes du quotidien et les investissements de long terme par l’endettement.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Gérault Verny
2026 Jun 09 17:29:14
Ce sera le FMI à Paris !
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Gérault Verny
2026 Jun 09 17:26:15
Non, c’est 15 % !
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Gérault Verny
2026 Jun 09 17:22:24
Non, pour les entreprises !
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Gérault Verny
2026 Apr 07 16:17:12
Le passage à la pompe est devenu un moment d’angoisse pour des millions de Français partout en France – ceux qui vivent loin des centres-villes, ceux qui déposent leurs enfants à l’école, ceux qui prennent leur voiture pour travailler, ceux qui n’ont pas le choix. Ce qu’ils ont trouvé ce matin, c’est un gazole autour de 2,30 euros le litre, ou, autrement dit, un plein d’essence 30 euros plus cher qu’il y a quarante jours. Pour un salarié qui parcourt 50 kilomètres par jour, cela équivaut à 100 euros de moins par mois dans son budget.

Face à cette augmentation, qu’avez-vous proposé ? Des aides ciblées, des guichets, des annonces et, maintenant, un prêt Flash carburant. Mais un prêt n’efface pas un surcoût, un prêt ne baisse pas un prix et un prêt, c’est une dette de plus ! Les Français n’attendent pas de l’État qu’il invente chaque jour un nouveau dispositif mais qu’il arrête d’ajouter de la complexité aux difficultés.

Oui, la hausse du prix du pétrole s’explique par les tensions internationales, mais la hausse du prix du carburant s’explique, elle, surtout par la hausse des taxes ! En matière d’énergie, l’État a construit une usine à gaz fiscale qui amplifie la hausse au lieu de l’amortir. La vérité, c’est que le gazole coûte 1 euro le litre et que le reste, c’est de la taxe !

Vous avez affirmé avec assurance que la hausse des prix des carburants ne fournissait à l’État aucune recette supplémentaire. Pourtant, le premier ministre a lui-même reconnu l’existence d’un surplus de TVA, qu’il entend affecter à l’électrification de l’économie. Autrement dit, pendant que les Français paient chaque plein plus cher, l’État, lui, encaisse davantage ! Ce surplus est estimé à 270 millions d’euros pour le seul mois de mars. C’est bien la preuve que cette crise qui étrangle les ménages génère une recette supplémentaire pour l’État !

Monsieur le ministre, puisque vous vous êtes trompé, quand renoncerez-vous enfin à ces mesures illisibles ? Quand prendrez-vous la décision qu’attendent tous les Français, à savoir baisser pour tous la fiscalité sur les carburants au lieu de faire payer à la pompe votre refus de réduire la dépense publique ?
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Gérault Verny
2026 Mar 25 17:09:34
L’effort de défense progresse, et c’est heureux. Mais derrière l’affichage, l’exécution se tend et les reports de charges s’envolent. L’État dépense chaque année davantage pour assumer la charge de sa dette que pour financer son armée, voilà le vrai sujet. Le problème n’est pas seulement ce que nous annonçons ; le problème est ce que nous pouvons réellement tenir dans la durée.

Oui, la France doit protéger ses ressortissants, ses soldats, ses emprises et ses intérêts. Oui, la France doit soutenir ses alliés face au régime iranien et à ses proxys terroristes. Oui, la France doit contribuer à la sécurité du détroit d’Ormuz et à la stabilité régionale.

Mais pour que la France demeure une puissance, elle doit redevenir une nation sérieuse – sérieuse dans sa défense, sérieuse dans ses finances, sérieuse dans ses choix. Car il n’y a pas d’armée forte fondée sur des finances faibles. Il n’y a pas de puissance durable dans l’improvisation. Il n’y a pas de politique étrangère crédible quand la vérité budgétaire manque à la politique de défense.

La France doit donc agir, agir avec sang-froid, agir avec fermeté, agir avec lucidité. Dans le monde qui vient, les nations qui comptent seront celles qui savent encore durer.
👍0
👎1
💬Répondre
🔗Partager
💬
Gérault Verny
2026 Mar 25 17:08:16
…la France doit tenir son rang, protéger ses ressortissants, sécuriser ses emprises, défendre l’espace aérien de ses alliés, garantir la liberté de circulation maritime, contribuer à la réouverture durable du détroit d’Ormuz.

Oui, le renforcement de notre présence navale va dans le bon sens. Oui, l’appui aux opérations de sécurisation maritime est conforme à nos intérêts. Oui, le soutien logistique à nos alliés face à une menace balistique et nucléaire est une nécessité stratégique. Refuser cela, ce serait choisir l’effacement. Or, l’histoire le montre, l’effacement se paie toujours plus cher que la fermeté.

Mais être au rendez-vous de l’histoire, ce n’est pas seulement déployer des bâtiments, des frégates, des avions et des soldats. C’est aussi dire au pays la vérité sur l’état réel de nos moyens. En effet, on ne mène pas à crédit une politique de puissance. On ne tient pas son rang avec des stocks sous tension, un maintien en condition opérationnelle (MCO) contraint et des marges budgétaires épuisées. On ne proclame pas la souveraineté à l’extérieur quand on organise, à l’intérieur, la fragilité financière de l’État.
👍1
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Gérault Verny
2026 Mar 25 17:07:55
Cet argent doit rester aux Français, non par des blocages administratifs absurdes, qui désorganisent les marchés et fabriquent des pénuries, mais par une baisse ciblée de la fiscalité sur l’énergie. Voilà la ligne juste : protéger sans mentir, soulager sans désorganiser.

Sur le plan stratégique,…
👍3
👎1
💬Répondre
🔗Partager
💬
Gérault Verny
2026 Mar 25 17:05:32
Or que voyons-nous ? Un régime qui viole les droits de son propre peuple à disposer de lui-même ; un régime qui menace gravement la sécurité d’un État reconnu par la communauté internationale ; un régime qui poursuit, malgré ses engagements, une trajectoire nucléaire.

Alors, fallait-il attendre ? Fallait-il attendre que les mollahs disposent de l’arme nucléaire ? Fallait-il attendre que le chantage atomique d’une puissance islamiste vienne peser directement sur Israël, sur nos alliés, sur l’Europe et sur la France ?

Le Liban, lui aussi, paye déjà le prix de cette stratégie iranienne. La menace centrale qui pèse sur le Liban, ce n’est pas Israël ; c’est le Hezbollah. Le Hezbollah, c’est l’État dans l’État, la milice qui confisque la souveraineté libanaise. Le Hezbollah, c’est le proxy armé de Téhéran sur la Méditerranée. Tant que cette organisation survivra comme puissance militaire autonome, le Liban restera prisonnier.

C’est pourquoi notre soutien à l’armée libanaise doit être total. Lorsque les autorités libanaises elles-mêmes demandent le désarmement du Hezbollah, conformément aux résolutions de l’ONU, la France doit être au rendez-vous.

Nous, Français, savons ce qu’est le Hezbollah. Nous savons qu’il a du sang français sur les mains. Nous n’avons pas oublié le Drakkar. Nous n’avons pas oublié nos parachutistes assassinés. Nous n’avons pas oublié que, derrière cette barbarie, il y avait déjà la main de l’Iran.

Cette crise n’est plus seulement militaire. Elle est devenue énergétique et maritime. Elle est devenue économique. Quand Ormuz vacille, c’est l’économie mondiale qui chancelle. Quand les routes maritimes sont menacées, ce sont nos approvisionnements, nos exportations, nos filières industrielles, donc le pouvoir d’achat des Français, qui sont frappés.

Le prix du gaz est multiplié par deux, celui du pétrole prend 80 %, donc celui des carburants augmente. Derrière ces courbes, il y a des fins de mois plus dures, des factures plus lourdes, des entreprises plus fragiles.

Dès lors, l’État n’a pas le droit de se comporter en bénéficiaire passif de la crise. Quand une part massive du prix des carburants est constituée de taxes, il n’est pas acceptable de regarder les prix grimper et d’encaisser en silence des recettes supplémentaires liées à la guerre.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Gérault Verny
2026 Mar 25 17:03:21
Dans les heures graves, une nation a trois devoirs : nommer l’ennemi, protéger les siens, tenir son rang.

Je veux d’abord, au nom du groupe UDR, rendre hommage à l’adjudant-chef Arnaud Frion, mort pour la France en Irak le 12 mars, lors d’une attaque de drone. Élevé depuis à titre posthume au grade de major, il incarne le service, ce que notre pays a de plus noble. À sa famille, à ses frères d’armes, au 7e bataillon de chasseurs alpins, j’adresse l’hommage, le respect et la reconnaissance de notre groupe. J’y associe tous nos militaires, tous nos diplomates, tous nos agents qui tiennent aujourd’hui leur poste, loin de chez eux, dans des conditions de danger extrême.

Je pense aussi à nos compatriotes encore exposés. Ils sont des centaines de milliers au Moyen-Orient. Leur sécurité, celle de nos emprises, celle de nos soldats déployés dans la région doit être la priorité absolue. Désormais, nul ne peut dire que la menace serait lointaine : à Abou Dhabi même, des installations françaises ont été frappées par des drones iraniens.

Il faut donc parler clairement : le premier responsable du chaos régional est le régime iranien. Oui, le régime des mollahs est une théocratie rétrograde et brutale ; un régime qui opprime les femmes, emprisonne les dissidents et ensanglante la contestation ; un régime qui arme, finance et pilote les ennemis de l’Occident et de la France – le Hamas, le Hezbollah et les Houthis ; un régime qui fait de la haine d’Israël une boussole stratégique.

L’Occident a tenté de négocier ; pendant ce temps, Téhéran avançait. La France ne peut plus se contenter d’être le témoin lucide d’une histoire écrite par les autres. Et qu’on ne vienne pas, une fois encore, nous servir les sermons sélectifs d’un droit international invoqué à géométrie variable ! Le droit international ne protège pas seulement les frontières ; il oblige aussi les États à ne pas devenir des puissances de déstabilisation permanente.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Gérault Verny
2026 Feb 10 19:18:42
Merci !
👍3
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Gérault Verny
2026 Feb 10 19:14:57
Je souhaite revenir sur l’article 13 de la loi du 13 juin 2024 relative à l’attractivité financière de la France, qui a habilité le gouvernement à légiférer par ordonnance, dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la loi, afin de créer un régime juridique de fractionnement des instruments financiers. Près de vingt mois plus tard, cette ordonnance n’a toujours pas été prise. Aucun texte de substitution n’a été présenté et aucune application n’a été donnée à cette disposition.

Cette habilitation résultait pourtant d’un amendement du gouvernement lui-même, défendu en séance : c’est une réforme qu’il jugeait donc nécessaire et urgente.

À l’époque, le ministre défendait l’idée selon laquelle la bonne performance de certaines entreprises françaises contribue au niveau élevé du cours de leur action. Citant ceux de Thales et d’Hermès, respectivement à 150 et 2 000 euros à l’époque, il avait raison d’expliquer qu’un tel niveau de prix constitue un obstacle concret pour de nombreux épargnants qui souhaitent investir dans des fleurons français, mais en sont empêchés du fait de la valeur nominale de l’action, indépendamment de leurs capacités réelles d’épargne.

Face à ce constat, le gouvernement présentait le fractionnement d’instruments financiers comme une innovation financière et juridique majeure, permettant à des investisseurs particuliers d’engager de faibles montants, potentiellement à partir de 1 euro, pour acquérir une fraction d’instruments financiers.

Ce mode d’investissement répond à une demande croissante d’investissement chez les particuliers, notamment ceux dont les capacités d’épargne sont les plus modestes, mais aussi à une nécessité de renforcement du financement direct des entreprises françaises.

Nous sommes désormais en 2026 et si l’habilitation prévue par le texte a expiré, les besoins, eux, persistent. Ce retard est d’autant plus difficile à comprendre qu’il s’inscrit dans un contexte économique profondément dégradé : des entreprises viables déposent le bilan sous l’effet cumulé d’une pression fiscale élevée, d’un coût du capital en hausse et d’un environnement réglementaire étouffant ; des Français peinent de plus en plus à s’enrichir par le travail ; l’accès au capital reste concentré, complexe et souvent réservé à ceux qui disposent déjà d’un patrimoine important.

Dès lors, pourquoi le gouvernement n’a-t-il pas lancé une réforme qu’il a lui-même conçue, défendue et justifiée devant le Parlement ? Ce renoncement silencieux pose un problème démocratique, car il affaiblit la portée de la loi débattue et votée ici même. Mais il pose surtout un problème économique. Retarder une réforme d’accès à l’investissement et de modernisation des marchés de capitaux, c’est accepter un décrochage progressif de notre place financière, au moment même où nous devons renforcer son attractivité.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Gérault Verny
2026 Jan 13 18:57:41
…les Français. Telle doit être notre boussole.
👍3
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Gérault Verny
2026 Jan 13 18:57:34
Je vous exhorte donc à revenir à la raison, chers collègues, à arrêter cette gabegie budgétaire et à favoriser la création de richesse en France, pour…
👍0
👎1
💬Répondre
🔗Partager
💬
Gérault Verny
2026 Jan 13 18:56:08
C’est un comble, car nous sommes les seuls à ne pas être comptables de la situation dramatique dans laquelle se trouvent la France et ses finances publiques. Le groupe UDR est fier de compter 75 % de députés issus du secteur privé, dont 30 % de chefs d’entreprise. Nous savons ce que signifie créer, embaucher, produire, et donc enrichir la nation.

Nous savons que trop d’impôt tue l’impôt, que les prélèvements étouffent la croissance et l’emploi, et que chaque euro de taxe supplémentaire se répercute toujours sur les ménages les plus modestes et les classes moyennes. Nous nous opposerons systématiquement au poison mortel que représentent ces impôts pour notre économie. Nous défendrons la baisse des impôts sur la production et sur le travail, de ceux qui pèsent directement sur le pouvoir d’achat, comme les cotisations étudiantes et les impôts de succession – ces « taxes sur la mort » qui empêchent les Français de transmettre leur réussite et provoquent la revente des entreprises familiales à des fonds étrangers alors qu’elles qui sont essentielles à notre économie.

Notre rôle n’est pas de taxer plus ceux qui performent, mais de créer l’environnement favorable pour l’émergence de nouveaux champions. Moins de taxes et moins de normes, c’est plus d’entreprises ; et plus d’entreprises en croissance, c’est plus de recettes et plus d’emplois, plus d’innovation technologique, bref, c’est la création du monde de demain qui se fait en France.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Gérault Verny
2026 Jan 13 18:55:00
Cette gauche sévit encore grâce à son appui sur ce qui reste du camp macroniste et des Républicains, qui ne savent plus comment prendre part au débat. En commission, les députés de la Macronie ont reconnu eux-mêmes que ce budget était complètement déconnecté. Vous êtes coincés entre votre fidélité au président de la République et la réalité de son bilan.

Car les faits sont là : 75 000 faillites d’entreprises cette année, soit le plus haut niveau depuis 1991. La dette publique atteint 3 480 milliards d’euros. À cause de vous, les Français devront payer 75 milliards d’euros cette année – six fois le budget de la justice et 3 000 euros par actif –, pour rembourser les intérêts de la dette auprès de créanciers, souvent étrangers. Vous avez entraîné le pays dans votre chute vertigineuse. Vous avez perdu le contrôle. Au lieu d’assumer vos responsabilités, vous persistez. Vous nous proposez maintenant fièrement d’alourdir encore la charge fiscale de 17 milliards d’euros. Malgré tout, certains s’obstinent encore à attaquer l’alliance de l’UDR et du Rassemblement national, trop libérale pour les uns et trop sociale pour les autres.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Gérault Verny
2026 Jan 13 18:54:49
Et s’ils partent, tant pis. À cause de vous, 57 % des élèves ingénieurs envisagent déjà de partir à l’étranger pour construire le monde de demain.
👍1
👎3
💬Répondre
🔗Partager
💬
Gérault Verny
2026 Jan 13 18:54:07
J’ai compris l’inquiétude de ceux qui ne croient plus en notre capacité à redresser nos finances publiques et la colère des Français contraints de choisir entre se soigner, nourrir leur famille ou payer leurs impôts. J’ai vu une gauche idéologique et radicale qui ne connaît rien au fonctionnement des entreprises sur lesquelles reposent pourtant 70 % des recettes de l’État et les emplois des Français.

Vous ne comprenez pas, vous ne connaissez pas, mais vous voulez tout contrôler. La gauche persiste à vouloir taxer toujours plus, jusqu’à la moindre perspective de réussite, pour s’assurer qu’aucun ingénieur ou aucun entrepreneur ne puisse créer de la richesse en France.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Gérault Verny
2026 Jan 13 18:53:49
Depuis le mois d’octobre, que de temps perdu pour que rien ne change. Notre constat reste le même : pendant ces trois mois de débats parlementaires, j’ai pu observer ce qui ronge la France depuis des décennies.
👍1
👎0
💬Répondre
🔗Partager
Voir plus
⚙️
🚀