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Julien Limongi
2026 Jul 15, 15:30:35
Nos Canadair ont plus de 30 ans : il est grand temps de les renouveler. Or aucune commande n’a été passée entre 2017 et 2024. Vous n’avez donc pas anticipé, je suis désolé de vous le dire !
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Julien Limongi
2026 Jul 15, 15:26:30
Voir la forêt de Fontainebleau, joyau de la Seine-et-Marne, ravagée par les flammes est un véritable crève-cœur. Plus de 2 000 hectares partis en fumée, le poumon vert de 15 millions de visiteurs par an dévasté sous nos yeux. Notre forêt brûle et les macronistes désarment les sapeurs-pompiers. En 2024, le gouvernement de Gabriel Attal annulait plus de 50 millions d’euros de crédits de la sécurité civile, contraignant l’État à renoncer à deux Canadair supplémentaires alors que, depuis des années, les alertes se succèdent. Voilà où mène l’absence d’anticipation. Celui qui a affaibli notre sécurité civile se rêve aujourd’hui en sauveur de la France. Quelle honte !

Face à cette incompétence, les véritables héros ont un visage, celui de nos sapeurs-pompiers, professionnels comme volontaires, qui combattent les flammes nuit et jour. Plusieurs d’entre eux ont été blessés.

Je salue également les agriculteurs venus avec leurs tracteurs et leurs tonnes à eau, les élus locaux, les services de l’État, les bénévoles, ainsi que tous ceux qui se mobilisent pour sauver les animaux des flammes.

Grâce à la Macronie, les nouveaux Canadair n’arriveront pas avant 2033–2032 si on a de la chance. Nous ne pouvons plus attendre. Il faut trouver de nouvelles solutions, comme Hynaero qui développe un nouvel avion bombardier d’eau. C’est pour cette raison que le Rassemblement national vous proposait à l’automne dernier d’équiper rapidement les A400M de kits bombardiers d’eau. Vous aviez rejeté cette solution, avant de vous résoudre à les commander dans l’urgence. Cet amateurisme n’est plus acceptable !

Ce drame nous rappelle une autre exigence, celle de punir avec la plus grande fermeté. Si cet incendie est bien d’origine criminelle, ses auteurs devront être condamnés à la hauteur de leur crime. Brûler volontairement une forêt, c’est brûler une part de la France.

Monsieur le ministre de l’intérieur, quand présenterez-vous enfin la grande loi de sécurité civile attendue depuis des années ? Quand donnerez-vous enfin à notre sécurité civile les moyens d’anticiper plutôt que de subir, en soutenant réellement nos sapeurs-pompiers volontaires, en garantissant un financement durable de nos services départementaux d’incendie et de secours et en anticipant dès aujourd’hui les incendies de demain ? Enfin, que ferez-vous après l’incendie pour restaurer notre si belle forêt ?
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Julien Limongi
2026 Jul 01, 15:28:32
En 1960, la première loi de programmation militaire portait l’ambition du général de Gaulle : faire de la France une puissance indépendante dotée de l’arme nucléaire. En 2026, vous ne préparez plus l’avenir. Nous sommes déjà contraints de réparer une loi votée il y a seulement trois ans et construite sur une trajectoire budgétaire insincère. Car ajouter des milliards d’euros ne suffit pas lorsque cela sert d’abord à combler les retards accumulés.

Reports de charges, besoins sous-évalués, recettes extrabudgétaires surestimées, programmes insuffisamment financés : le Rassemblement national vous avait pourtant alerté dès 2023. Trois ans plus tard, les faits vous ont donné tort et vous revenez devant le Parlement pour corriger votre propre loi de programmation militaire.

Où iront ces milliards supplémentaires ? Ils serviront à réparer les erreurs de la programmation initiale, à reconstituer des stocks de munitions trop longtemps sous-dimensionnés, à relever la cible des A400M de trente-cinq à quarante et un appareils, alors même que la précédente LPM en prévoyait cinquante, ou encore à financer des programmes qui auraient dû être lancés dès l’origine de la LPM 2024-2030. Plus préoccupant encore, certains programmes sont revus à la baisse. Comment expliquer aux Français que la mobilisation de 36 milliards d’euros supplémentaires ne se traduise pas par une véritable remontée en puissance de nos forces ?

Cette actualisation est donc l’aveu des limites de la programmation initiale. Pourtant, durant l’examen de ce texte, le Rassemblement national s’est battu pour dégager de véritables marges de manœuvre afin d’augmenter enfin le format de nos armées, car nous refusons que la France se contente durablement d’une armée au format bonsaï. Nous avons proposé de réorienter vers nos forces les crédits que la LPM prévoit de transférer à la défense européenne dans le cadre du prochain cadre financier pluriannuel. Car deux visions s’opposent : la vôtre, qui est celle d’une défense toujours plus intégrée dans les structures européennes, et la nôtre, celle de Marine Le Pen et de Jordan Bardella, qui promeut une défense nationale et souveraine, appuyée sur une industrie française forte et sur des armées capables d’agir en toute autonomie. C’est cette vision que nous défendons aujourd’hui.

Nous avons également dénoncé l’échec des grands programmes de coopération que sont le Scaf et le MGCS – système principal de combat terrestre. Pendant des années, le gouvernement nous a expliqué que ces programmes incarnaient l’avenir de la défense européenne. Résultat, le Scaf est abandonné après des années de blocage, de concessions et de temps perdu. À force de vouloir construire l’Europe de la défense, vous avez retardé la défense de la France.

Ce gâchis industriel, capacitaire et stratégique restera comme l’un des grands échecs de la politique de défense menée par Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu. Il confirme que le RN avait vu juste : une grande puissance ne peut dépendre des autres pour préparer ses capacités de demain. C’est pourquoi nous avons fait adopter un amendement afin de préserver les compétences qui permettront à la France de concevoir souverainement son futur char de combat.

Nous avons obtenu que les capacités les plus stratégiques, notamment les feux dans la profondeur, privilégient notre industrie nationale. C’est la même logique de souveraineté que nous avons défendue tout au long de ce texte.

Nous avons également soutenu une autre vision de la France, celle d’une puissance mondiale. Les outre-mer étaient les grands oubliés du texte initial. Grâce aux députés du Rassemblement national, souvent bien seuls à les défendre, leur place a été légèrement renforcée. Nous avons notamment obtenu que soit étudiée l’implantation d’une nouvelle base militaire à Mayotte. C’est une avancée utile, mais elle ne constitue qu’un début, car nos outre-mer ne sont pas des périphéries : ils doivent être au cœur de notre souveraineté et de notre stratégie de puissance face aux grandes menaces de notre époque.

Nous avons ouvert le débat sur les nouveaux champs de conflictualité : le cyber, les drones, l’intelligence artificielle, la robotique, le quantique et la guerre informationnelle. Les conflits évoluent désormais plus vite que les lois de programmation. Dans cette course technologique, l’État doit devenir un accélérateur et non être un frein. C’est précisément sur ces sujets que le Rassemblement national est crédible : nous faisons le choix de soutenir nos entreprises, de libérer l’innovation et de supprimer les lourdeurs administratives qui freinent notre industrie de défense.

Enfin, nous avons obtenu que le budget du monde combattant soit sanctuarisé et que le point d’indice des pensions militaires d’invalidité soit revalorisé au 1er janvier 2027. C’est une mesure de justice envers ceux qui ont servi la France.

Madame la ministre, une grande puissance ne subit pas son destin, elle le prépare. C’est précisément ce qui manque à cette actualisation. La France n’a pas besoin d’une loi qui répare les erreurs de la précédente, mais d’une politique qui prépare les trente prochaines années.

Je terminerai en m’adressant à nos militaires, à ces hommes et à ces femmes qui servent la France parfois au péril de leur vie. Vous méritez des armées à la hauteur de votre dévouement et des sacrifices que vous consentez chaque jour. C’est parce que chaque euro supplémentaire consacré à nos armées est préférable à l’immobilisme que nous voterons cette actualisation, malgré toutes les insuffisances que nous avons dénoncées. Il viendra un temps où une grande nation comme la nôtre devra cesser de réparer en permanence les erreurs du passé pour préparer enfin l’avenir.
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Julien Limongi
2026 Jul 01, 15:17:48
Nous l’avons toujours dénoncée !
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Julien Limongi
2026 Jul 01, 15:17:36
C’est très vrai !
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Julien Limongi
2026 Jun 30, 12:16:42
Comment accepter qu’en 2026 des communes et des intercommunalités renoncent à moderniser leur réseau d’assainissement, faute de moyens ? Dans ma circonscription de Seine-et-Marne, plusieurs communes de la communauté de communes des Deux Morin devaient être raccordées au réseau collectif. Aujourd’hui, l’intercommunalité est contrainte de revoir sa stratégie face à l’explosion des coûts. En conséquence, des habitants qui pensaient être raccordés demain au réseau collectif risquent d’être basculés vers l’assainissement non collectif, ce qui implique des travaux souvent très coûteux, voire matériellement impossibles dans certains centres-bourgs où les parcelles ne sont pas adaptées – je pense notamment à Orly-sur-Morin.

Les habitants et les élus locaux ne contestent pas les exigences environnementales. Ils souhaitent simplement disposer des moyens nécessaires pour s’y conformer. Pourtant, malgré la mobilisation et les démarches des élus locaux, la seule réponse apportée est trop souvent la menace de sanctions financières, y compris lorsque les travaux sont matériellement impossibles ou financièrement inaccessibles.

Cette situation crée un véritable sentiment d’abandon. Car, dans le même temps, les élus locaux constatent que les capacités d’intervention des agences de l’eau ne suivent plus les besoins, alors que celles-ci sont le principal outil de financement de ces infrastructures. Pire encore, d’année en année, les moyens de ces agences sont détournés au profit d’autres structures étatiques. En 2024, l’agence de l’eau Seine-Normandie a versé plus de 150 millions d’euros à l’Office français de la biodiversité, soit 38 % des contributions nationales des agences de l’eau à cet établissement.

Sans parler des missions de l’OFB, lorsqu’une agence de l’eau consacre plus de 150 millions d’euros à d’autres politiques alors que des communes renoncent à leur projet d’assainissement faute de financements, cela soulève de profondes interrogations sur nos choix budgétaires. Pour les habitants, c’est incompréhensible. On leur avait annoncé un raccordement au collectif et ils découvrent que ces travaux ne verront pas le jour. Ces 150 millions d’euros pourraient financer les travaux d’assainissement d’Orly-sur-Morin, de Hondevilliers et de bien d’autres communes rurales.

C’est tout le paradoxe de notre décentralisation : l’État a transféré la compétence aux intercommunalités sans leur donner les moyens financiers d’exercer pleinement cette responsabilité. À la fin, ce sont les élus locaux qui doivent répondre aux habitants sans disposer des moyens nécessaires. Lorsque des communes rurales renoncent à moderniser leur réseau d’assainissement faute de financements et que des habitants n’ont d’autre choix que de rejeter leurs eaux usées dans le milieu naturel, il est légitime de s’interroger sur les priorités.

Les élus veulent agir mais l’État ne leur en donne plus les moyens. Il faut garantir que les besoins liés à l’eau potable et à l’assainissement soient pleinement couverts. Le principe selon lequel l’eau paie l’eau a longtemps assuré un équilibre largement accepté. Aujourd’hui, beaucoup d’élus ont le sentiment que cet équilibre s’effrite, alors même que les besoins d’investissement explosent.

Monsieur le ministre, comment le gouvernement renforcera-t-il l’accompagnement financier des communes rurales confrontées à ces difficultés d’assainissement ? Pouvez-vous nous garantir que les budgets des agences de l’eau seront sanctuarisés et prioritairement consacrés aux infrastructures d’eau potable et d’assainissement, conformément au principe fondateur selon lequel l’eau paie l’eau ?
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Julien Limongi
2026 Jun 04, 12:19:56
Lorsqu’on évoque les retraites agricoles, on pense souvent aux chefs d’exploitation. Pourtant, derrière chaque exploitation, il y a aussi des conjoints collaborateurs et des aides familiaux, qui ont travaillé pendant des années – parfois toute une vie – sans compter leurs heures et sans toujours recevoir la reconnaissance qu’ils méritaient. Beaucoup d’entre eux, en particulier de nombreuses femmes, perçoivent des pensions très faibles, sans rapport avec leur contribution essentielle au fonctionnement de nos exploitations agricoles. Cette situation n’est pas acceptable.

L’article 3 vise à corriger une partie de cette injustice en étendant le bénéfice du complément différentiel de retraite complémentaire obligatoire aux conjoints collaborateurs et aux aides familiaux, afin qu’ils puissent eux aussi bénéficier d’une retraite plus digne.

Cette avancée était attendue et elle aurait dû être mise en œuvre bien plus tôt. Les précédentes revalorisations ont constitué un progrès, mais elles sont restées incomplètes pour une partie de ceux qui ont consacré leur vie au monde agricole.

Bien sûr, cette mesure ne résoudra pas toutes les difficultés auxquelles les agriculteurs sont confrontés. Elle ne répond ni à la question des revenus, ni à celle des charges qui pèsent sur les exploitations, mais elle apporte une amélioration concrète à la vie de milliers de retraités agricoles.

Au Rassemblement national, nous considérons qu’après une vie de travail au service de notre agriculture et de notre souveraineté alimentaire, personne ne doit être condamné à vivre avec une retraite de misère. C’est une question de justice. C’est pourquoi nous voterons pour cet article.
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Julien Limongi
2026 May 29, 22:30:34
Nos collègues d’extrême gauche doivent savoir que les agriculteurs investissent pour protéger leurs hangars et leur matériel agricole. Pour se prémunir des vols, ils doivent s’équiper de verrous et de vidéoprotection. L’intérêt de ces articles est donc de mieux dissuader, au moyen de plus fortes sanctions. En Seine-et-Marne, la D1004, qui mène vers l’est, est très empruntée par les trafiquants qui évitent ainsi l’autoroute. Les gendarmes pourront vous confirmer que les raids sur les exploitations agricoles y sont un véritable fléau : on y vole du matériel, parfois même des animaux. Il est nécessaire de mieux sanctionner ces vols. Aussi cet article n’est-il pas là pour faire joli ; au contraire, il est très important pour nos agriculteurs, que nous devons soutenir.
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Julien Limongi
2026 May 29, 22:14:06
Madame la ministre, vous comprenez qu’il faut trouver des solutions et changer le système. Cette semaine, à Moret-sur-Loing, en Seine-et-Marne, un jeune agriculteur de 23 ans venu voir comment avançait son foin a découvert quarante caravanes occupant son terrain. Finalement, il a dû essayer, pour s’en sortir, de négocier une indemnité. C’est un système ubuesque ; il faut en sortir.

La même chose s’est produite à côté de chez moi, à Sainte-Colombe, à côté de Provins. Cela arrive toutes les semaines en Seine-et-Marne et dans beaucoup d’autres territoires. Les élus locaux se retrouvent obligés de négocier une indemnité. Le système pousse à bout les agriculteurs : pour nombre d’entre eux, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase.
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Julien Limongi
2026 May 29, 22:12:09
Dans le cadre d’une occupation illégale de gens du voyage, l’agriculteur est presque condamné, pour essayer de s’en sortir, à négocier une indemnité. S’il va au tribunal, les occupants seront partis entre-temps et aucune suite ne sera donnée. Le système est à revoir complètement.

Effectivement, peut-être que certaines collectivités ne jouent pas le jeu et qu’il n’y a pas suffisamment d’aires d’accueil. Cependant, cela ne justifie pas une occupation illégale, qui est un fléau pour de nombreux agriculteurs…
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Julien Limongi
2026 May 29, 22:11:45
Cet amendement d’appel vise à appeler l’attention de Mme la ministre sur une difficulté concrète que rencontrent de nombreux exploitants agricoles : lorsqu’un terrain agricole est occupé illégalement, le propriétaire privé ne bénéficie pas des mêmes moyens d’action que les collectivités publiques. Là où une commune peut, dans certaines conditions, obtenir une évacuation administrative rapide, l’agriculteur doit souvent engager une procédure judiciaire longue et coûteuse. Ainsi, il peut être très difficile, pour un agriculteur, de se sortir d’une occupation illégale.
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Julien Limongi
2026 May 29, 20:02:16
L’article 18 vise à renforcer les sanctions contre les vols commis sur les exploitations agricoles et contre les dégradations dont elles font l’objet. Nous sommes tous d’accord sur le fait qu’il faut défendre les agriculteurs. Les vols sont pour eux un véritable fardeau, alors que leur vie est déjà difficile, que ce soit à cause des normes qu’ils subissent ou des mauvaises récoltes. Quand un vol est commis dans une exploitation, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Les agriculteurs sont à bout parce que la vie sur l’exploitation est déjà très compliquée. Lorsqu’ils subissent des vols de GPS, de carburant, parfois même d’animaux, le vase déborde. À nous alors de les défendre !

Sur le fond, cet article n’est pas si ambitieux. Il augmente un peu les sanctions, mais il ne résoudra pas tout parce qu’il faudrait aussi renforcer les services d’enquête dans les départements – en Seine-et-Marne, il manque 100 enquêteurs de police et de gendarmerie ! Si un flagrant délit est constaté, il faut que l’auteur de l’infraction soit sévèrement sanctionné. Ce serait un très bon signal envoyé aux agriculteurs.

Les exploitations agricoles subissent de nombreuses dégradations. Il y a un mois, dans les Yvelines, un chef d’entreprise a vu dix-sept de ses camions frigorifiques brûler. Vous vous rendez compte du coût que cela représente pour lui ? Les auteurs du délit mériteraient d’être sanctionnés très sévèrement. La prévention passe par la dissuasion par la sanction.

L’article 18 est important pour les agriculteurs. La France insoumise veut le supprimer et cela ne me surprend pas. Vous n’êtes pas les amis des agriculteurs ! Il est franchement scandaleux que vous vouliez supprimer un article qui vise à sanctionner les vols, au motif qu’il n’y a que 15 000 vols par an dans les exploitations agricoles ! Certains agriculteurs sont tellement à bout qu’ils ne vont même pas porter plainte, parce qu’ils savent que les moyens d’enquête sont insuffisants. Vos amendements de suppression sont inadmissibles ! Nous, nous défendons la ruralité et les agriculteurs !
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Julien Limongi
2026 May 27, 14:33:31
Les travaux, nous les voyons, les améliorations, pas du tout ! Je peux vous assurer que tous les week-ends, emprunter la ligne P est un calvaire et qu’aucune information n’est communiquée en cas de problème !
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Julien Limongi
2026 May 27, 14:29:55
Ce chaos risque de se généraliser cet été, comme le dénoncent les collectifs d’usagers. En effet, des travaux simultanés sur les lignes P et R, et sur toutes les lignes de RER, provoqueront une saturation massive du réseau francilien. L’a-t-on suffisamment anticipée ? J’en doute fort ! Si une canicule survient au même moment, alors le moindre incident, le moindre train bloqué ou retardé pourra rapidement transformer le trajet des usagers en calvaire.

Si les transports du quotidien relèvent en grande partie de la région, l’État ne peut rester spectateur. Les Seine-et-Marnais sont les grands oubliés du réseau francilien : la ligne R affiche les pires taux de ponctualité de la région, tandis que les usagers de la ligne P – dont je fais partie depuis le collège – subissent travaux permanents, week-ends sans circulation et annulations de trains, sans aucune amélioration visible. Pire encore, les habitants de nombreuses communes rurales pourtant situées en Île-de-France ne peuvent même pas compter sur une solution de transport pour rejoindre une gare : pas de bus, pas de liaison adaptée, rien !

En 2026, certains des habitants de la première région économique d’Europe vivent à une heure de Paris mais à des années-lumière des transports en commun. Les Franciliens, et plus largement les Français, demandent peu : des trains à l’heure, davantage de bus, des travaux enfin maîtrisés et des informations quand surviennent les perturbations. Qu’allez-vous faire pour éviter le chaos annoncé cet été et quand garantirez-vous enfin à chacun un accès fiable et équitable aux transports en commun ?
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Julien Limongi
2026 May 27, 14:29:30
Monsieur le ministre des transports, je veux vous parler de l’Île-de-France du quotidien, celle dont les habitants, alors qu’ils vivent à une heure de Paris, mettent deux heures ou plus pour aller travailler, celle où les usagers partent de chez eux avant le lever du jour sans savoir à quelle heure ils rentreront.

Pendant le week-end de l’Ascension, en Seine-et-Marne, sur la ligne P, des usagers sont restés bloqués pendant des heures : c’étaient des bus de substitution saturés, des voyageurs laissés à quai, des attentes interminables, des tensions croissantes et un temps de trajet parfois doublé ou triplé.
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Julien Limongi
2026 May 18, 13:03:42
Cet amendement s’inscrit dans le prolongement des travaux du rapporteur Chenevard sur la flotte stratégique. En commission, nous avons amélioré l’article 15 afin de renforcer le transport maritime d’intérêt national, notamment en autorisant l’État à conclure des conventions avec les opérateurs des navires de transport ou de services. Il reste cependant des problèmes à régler, notamment quand il s’agit de dérouter des navires commerciaux pour venir en aide à nos ressortissants, et notre mission d’information sur la mobilité stratégique a fait état de difficultés réglementaires auxquelles se heurtent les entreprises dont les salariés voudraient continuer à exercer sur un bâtiment réquisitionné. Afin de faciliter l’utilisation de navires de commerce, telle que prévue par l’article 15, l’amendement vise à assouplir les dispositions réglementaires par des dérogations conclues avant le déclenchement d’une crise. Je serais curieux de connaître l’avis du rapporteur Chenevard sur le sujet.
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Julien Limongi
2026 May 18, 12:59:55
Les améliorations normatives doivent s’accompagner du renforcement des moyens de défense sur le terrain. C’est la position du Rassemblement national et cet amendement la défend. La LPM, dotée de 36 milliards supplémentaires, est supposée satisfaire déjà nos demandes, mais quand on interroge les différents services ministériels ou les experts sur le terrain, on se rend compte que, dans de nombreux endroits, la sécurisation est insuffisante par manque de moyens. On peut légitimement s’en inquiéter.
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Julien Limongi
2026 May 18, 12:57:36
Cet amendement vise à étendre le dispositif de lutte antidrone aux emprises militaires qui ne se situent pas sur des bases militaires. Je pense par exemple aux dépôts de carburant : dans le cadre des auditions de notre mission d’information sur la mobilité stratégique en Europe et dans les territoires ultramarins, nous avons appris qu’environ 10 % des dépôts de carburant de nos armées ne se trouvaient pas sur des bases militaires, et qu’ils ne bénéficiaient que de protections limitées. Nous avons conscience que, depuis longtemps, la lutte anti-aérienne a été un peu mise de côté et que nous sommes dans une phase de remontée en puissance. Cependant, par cet amendement, nous demandons que ces installations critiques bénéficient de dispositifs de sécurisation renforcés. Nos forces ont besoin de carburant pour être capables de se déplacer et d’agir ; les stocks stratégiques situés dans des dépôts excentrés doivent donc être protégés.
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Julien Limongi
2026 May 07, 21:57:03
Par cet amendement, nous entendons éviter que le programme d’avion de transport d’assaut du segment médian (Atasm), dit encore FMTC, ne soit reporté indéfiniment. Nous souhaitons qu’il soit intégré à la prochaine LPM. Vous ne pourrez donc pas invoquer, monsieur le rapporteur, un problème budgétaire ou une altération du format.

Nous avons besoin d’un appareil pour succéder au Casa, qui arrivera en fin de vie entre 2035 et 2037. Il faudrait donc lancer rapidement ce programme. L’échéance doit être non pas « au-delà de 2035 », comme vous le prévoyez, mais en 2035 au plus tard.

D’ailleurs, madame la ministre, pouvez-vous nous faire part de vos ambitions pour cet avion ? S’agira-t-il d’un A200M de nouvelle génération ? D’un nouveau Casa ?

Ces nouveaux appareils sont indispensables, comme le montre un exemple très parlant que j’ai donné en commission : le Casa actuel n’a pas une autonomie suffisante pour relier La Réunion à Mayotte sans faire escale à Madagascar au retour. Or il n’est pas certain que le contexte politique malgache nous permettra toujours de nous y ravitailler.
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Julien Limongi
2026 May 07, 20:12:24
Cet amendement porte sur l’avion A400M. La LPM de 2023 prévoyait de doter l’armée de l’air de cinquante engins de ce type ; au fil du temps, la cible a été réduite à trente-sept appareils, avant que ce projet d’actualisation ne la relève à quarante et un avions.

Si nous critiquons ce texte, c’est parce qu’il n’est même pas cohérent ; dans certains domaines, c’est même un texte de recul. Comprenez notre déception ! Des difficultés sont à prévoir : les avions Antonov arrivent en bout de course – on ne compte plus qu’une demi-douzaine de ces très vieux appareils – et aucun programme de développement des avions hors gabarit n’est envisagé. Nous aurons donc besoin de davantage d’avions A400M pour compenser les avions hors gabarit dont nous ne disposerons plus ; ils seront aussi nécessaires pour intervenir dans les outre-mer.
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Julien Limongi
2026 May 07, 20:12:12
« La répétition est la plus forte des figures de rhétorique », disait Napoléon. Cela devrait vous parler, cher rapporteur Thiériot, vous qui êtes élu de la circonscription où se situe Montereau, lieu de la dernière grande victoire napoléonienne de la campagne de France !
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Julien Limongi
2026 May 07, 19:55:11
Par cet amendement déposé à l’initiative de mon collègue Frank Giletti, par ailleurs rapporteur pour avis du budget de l’armée de l’air, nous préconisons l’acquisition de vingt Rafale supplémentaires au profit de l’armée de l’air. Il faut bien concevoir que moins nous aurons d’avions, moins nos pilotes pourront s’entraîner et plus la préparation opérationnelle en pâtira. Que vous le vouliez ou non, nous pouvons financer ces appareils supplémentaires avec l’argent de l’Union européenne. En 2025, le président Macron avait lui-même évoqué, ainsi que le premier ministre, une commande de trente Rafale supplémentaires. Ces appareils restent introuvables, malgré l’enveloppe de 36 milliards d’euros prévue par le texte. C’est fort dommage.
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Julien Limongi
2026 May 07, 19:30:19
C’est le but, pourtant !
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Julien Limongi
2026 May 07, 19:27:25
En cette année qui marque les 400 ans de la marine, on peut rappeler que l’histoire de France se joue en mer ; elle est intimement liée à ses forces navales. Que ce soit au travers de l’amiral de Grasse, lors de la bataille de la baie de Chesapeake, ou de Suffren dans l’océan Indien, la France a su montrer sa puissance et sa grandeur en mer.

Dans son histoire, la France a toujours eu besoin de navires et de frégates. Aujourd’hui, elle compte quinze frégates de premier rang et malgré les discours du premier ministre et du président, elle n’en construit pas plus. Ce serait pourtant possible, puisque nous pourrions récupérer des financements sur le budget que nous consacrons à l’Union européenne à partir de 2028 – soit 12 milliards d’euros sur plusieurs années. Fléchons cette somme vers la construction de frégates supplémentaires : nous répondrions ainsi à l’un des besoins opérationnels de la marine nationale.
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