Il vise à rétablir l’affectation de la taxe de solidarité sur les billets d’avion (TSBA) et de la taxe sur les transactions financières (TTF) au financement de la solidarité internationale. Je rappelle que le budget de l’aide publique au développement (APD) a diminué de plus de 70 % en deux ans. Or cette aide permet notamment de lutter contre les épidémies, de financer la lutte contre le VIH-sida et de soutenir des actions essentielles dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’accès à l’eau. Je souhaite donc que nous revenions à l’esprit qui avait présidé à la création de cette taxe par le président Chirac ainsi qu’à notre engagement de consacrer 0,7 % de notre PIB à la solidarité internationale. Nous sommes plusieurs députés, issus de groupes politiques différents, à demander de manière transpartisane la réaffectation de ces taxes.
Ce que nous attendons, c’est une loi qui interdise concrètement les injures racistes et les menaces de mort – et que celles et ceux qui répandent cette idéologie se voient interdire l’accès aux plateaux de télévision !
Monsieur le ministre de l’intérieur, vendredi dernier, dans les Yvelines, à Trappes et à La Verrière, un homme a tué l’un de nos compatriotes, Pengo Bossio Wangi, et en a blessé cinq autres en raison de leur couleur de peau et de leur origine supposée. Cet attentat terroriste, raciste et islamophobe a bouleversé la France. Je veux tout d’abord rendre hommage aux proches et à la famille de Pengo Bossio Wangi, et leur dire que nous sommes à leurs côtés. Je remercie aussi Ali Rabeh, maire de Trappes, pour sa dignité et son courage dans ce moment si difficile. Depuis vendredi, plusieurs rassemblements ont été organisés partout en France pour dire non au racisme, ce racisme qui se propage notamment sur les plateaux de télévision où celles et ceux qui sèment la haine ont leurs ronds de serviette. Leurs propos contribuent à entretenir un climat de division, de haine et de stigmatisation dont les terroristes font leur terreau. Face à cela, le silence n’est pas une option : le racisme n’a pas sa place dans notre République. À mesure que l’élection présidentielle approche, le débat public se tend et les discours de haine se multiplient. Comment comptez-vous appliquer l’interdiction de la parole raciste et de l’incitation à la haine sur les plateaux de télévision, mais aussi sur les réseaux sociaux qui ont armé idéologiquement ce terroriste ? Comme nombre de nos compatriotes visés ou simplement inquiets, j’ai peur. J’ai peur pour mes filles, pour nos enfants. J’ai peur que celles et ceux qui nous ressemblent soient à nouveau des cibles. Que comptez-vous faire pour garantir leur sécurité ? Face à la prétendue théorie du grand remplacement, aucune ambiguïté n’est possible : le racisme n’est pas une opinion mais un délit, et il doit être traité et poursuivi comme tel.