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Matthias Renault
• 2026 nov. 2
C’est une vision raciste du monde !

Quant au caractère irréalisable de cette mesure, je rappelle que Singapour a instauré une contribution d’un montant encore plus élevé. Nous proposons 1 000 euros par an par travailleur ; à Singapour, c’est entre 300 et 600 dollars par mois !
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Matthias Renault
• 2026 nov. 2
C’est une vision de gauche, mais c’est aussi la vision du centre. Je me rappelle par exemple qu’Éric Dupond-Moretti disait : si on n’avait plus d’immigration, qui irait ramasser nos poubelles ? Qui irait nettoyer nos toilettes ? Comme si les immigrés extra-européens n’étaient bons qu’à ça, et comme si ces métiers étaient des sous-métiers qui devaient être sous-payés !
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Matthias Renault
• 2026 nov. 2
Mais la vision raciste, c’est précisément la situation actuelle !

Aujourd’hui, on considère qu’il existe des sous-métiers, sous-payés, impropres à des Français ou à des Européens, et qu’il faudrait donc faire venir des extra-Européens sous-payés pour exercer ces prétendus sous-métiers. Cela s’appelle du néoesclavagisme à caractère raciste.
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Matthias Renault
• 2026 nov. 2
La notion de racisme a été évoquée.
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Matthias Renault
• 2026 nov. 2
Cet amendement est intéressant, même s’il ne figure pas dans le programme du Rassemblement national ! L’idée est de forcer les grands annonceurs à financer la presse écrite et la presse en ligne : s’ils le font, ils reçoivent un bonus ; s’ils ne le font pas, un malus. À court terme, cela favorisera la presse en lui apportant un financement privé. À moyen terme, cela peut permettre de réduire sa dépendance aux financements publics. Nous nous retrouverions alors dans un modèle de presse libre, comme vous dites, c’est-à-dire financée essentiellement par de l’argent privé. Ce débat mérite de prospérer au cours de la navette : nous voterons pour cet amendement.
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Matthias Renault
• 2026 nov. 2
Je défends cet amendement de simplification fiscale, mais j’en profite également pour répondre à M. le ministre sur la fiscalité des carburants. Vous nous expliquez que nous avons multiplié les cadeaux fiscaux, notamment en matière de TVA, pour un montant total de 24 milliards d’euros depuis le début de l’examen de la première partie du budget. Nous savons tous ici que ces mesures seront probablement balayées par le gouvernement par 49.3 ou par ordonnance. Si nous pouvions échanger ces 24 milliards d’euros de pertes de recettes contre une baisse de la fiscalité sur les carburants, je pense que des millions de Français seraient preneurs !

Nous ne proposons pas des baisses de fiscalité dans tous les sens. Il se trouve que cette assemblée en a adopté un certain nombre – mais ça compte pour du beurre. En revanche, la question de la fiscalité sur les carburants, elle, ne compte pas pour du beurre. Pour financer cette baisse, nous avons préparé des amendements sur la deuxième partie du budget, consacrée aux dépenses. Nous avons de nombreuses propositions d’économies à présenter, dont nous n’avons pas encore pu parler, si ce n’est en commission. Ces propositions viendront donc dans la suite de nos débats, si nous y arrivons, car il est probable que la première partie sera rejetée en séance.
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Matthias Renault
• 2026 nov. 2
À défaut d’avoir adopté tout à l’heure la baisse de la TVA sur les carburants, nous avons ici une séance de rattrapage. Il s’agit cette fois de supprimer la TVA appliquée à la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE), autrement dit l’impôt sur l’impôt. Je rappelle qu’au moment de la crise des gilets jaunes, le groupe LR avait au moins proposé cette mesure. Il ne s’agissait pas de baisser la TVA ou la TICPE, mais simplement de supprimer cet impôt sur l’impôt, qui rapporte tout de même 4 milliards d’euros par an à l’État. Je suis assez surpris par l’argument du rapporteur général : qu’un impôt sur un autre impôt puisse être contraire au droit européen, voilà qui est assez cocasse !
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Matthias Renault
• 2026 nov. 2
Nous sommes à un moment très important de l’examen du budget, qui sera très scruté. Faites bien attention à ce que vous votez !

Les arguments de M. Cazeneuve sont lunaires. Il nous reproche d’avoir une vision éthérée et de vouloir subventionner d’autres pays. Nous parlons de millions de gens qui se déplacent chaque jour avec leur véhicule. Voilà le sujet ! Arrêtez avec la grande théorie ! Nous discutons d’un amendement pratico-pratique dont le vote sera essentiel.
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Matthias Renault
• 2026 nov. 2
Des millions de Français observent de loin le budget et les milliers d’amendements que nous examinons, mais sur ce sujet, la fiscalité du carburant, ils nous attendent au tournant. Or nous sommes le seul groupe à avoir proposé une baisse de la TVA sur le carburant.
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Matthias Renault
• 2026 nov. 2
C’est bien, votre coin n’est pas cher !

Nous sommes le seul groupe à l’Assemblée à avoir déposé des amendements visant à diminuer la TVA sur les carburants.
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Matthias Renault
• 2026 nov. 2
Un litre d’essence ou de gasoil coûte actuellement entre 2,3 et 2,4 euros.
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Matthias Renault
• 2026 Oct 30, 22:01:05
L’épargne de précaution, sorte de coup de pouce fiscal, permet de défiscaliser un stock de fourrage destiné à nourrir les animaux lorsque la sécheresse arrive et qui, une fois consommé, devient réintégrable dans le résultat fiscal. Lorsque se conjuguent sécheresse, stock réduit à zéro, problèmes de trésorerie et perspective des impôts de l’année suivante, les choses se compliquent ! Cet amendement vise donc à autoriser le report d’un an de la réintégration.
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Matthias Renault
• 2026 Oct 30, 19:30:55
Lorsqu’on évoque la taxation des assurances lors des débats budgétaires, c’est toujours traître. Derrière le paquet-cadeau – en l’occurrence, l’aide aux pompiers – se cache la douloureuse : le paiement d’une taxe, dont personne ne sait véritablement à quoi seront affectées les recettes.

Cette situation me rappelle la « taxe émeute » introduite l’an dernier dans la loi de finances pour 2026, que nous avions alors combattue. Cette année, cette taxe augmentera discrètement, sous le manteau, par voie de décret, à hauteur de 0,8 point, afin de couvrir le milliard d’euros de dégâts occasionnés le 17 octobre dernier.

Comme l’année dernière, nous nous opposerons vigoureusement à cette augmentation de la taxe émeute. Malheureusement, nous n’en débattrons pas lors de l’examen du PLF, puisqu’elle sera exécutée par décret, mais, par avance et en cette veille du 31 octobre, nous affirmons notre opposition totale à celle-ci. Nous exigeons le principe du casseur-payeur.
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Matthias Renault
• 2026 Oct 30, 10:54:37
L’objectif de l’amendement est bon, puisqu’il vise à réduire la part de la dette publique détenue à l’étranger, mais je suis plus sceptique sur le moyen proposé.

Pour acheter des titres de dette, il y a un marché primaire et un marché secondaire. Le marché primaire regroupe quinze spécialistes en valeurs du Trésor (SVT), à savoir de grandes banques françaises et internationales qui sont les grossistes de la dette. Il me paraît difficile pour des particuliers de se retrouver à leurs côtés sur le marché primaire. Tous les achats de titres de dette par des particuliers se font sur le marché secondaire, où ces grandes banques revendent par petits bouts leurs paquets de dette.

Je rappelle qu’il est déjà possible pour des particuliers d’acheter de la dette via des comptes-titres ordinaires. À la limite, nous pourrions nous demander s’il serait judicieux d’ouvrir le plan d’épargne en actions (PEA) aux OAT – ce qui aurait un coût pour les finances publiques, comme l’a dit le ministre – ou de lancer directement un grand emprunt national. Selon moi, le débat porte plutôt sur ces questions. L’amendement n’étant pas très clair sur le moyen utilisé, le groupe Rassemblement national s’abstiendra.
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Matthias Renault
• 2026 Oct 29, 23:56:52
Ce sous-amendement vise à préciser que la compensation des charges nouvelles imposées aux départements doit être non seulement intégrale mais également « pérenne et évolutive ». L’expérience passée des transferts de compétences montre qu’une compensation intégrale au jour de l’entrée en vigueur d’une réforme ne garantit en rien l’équilibre à moyen terme.

Lors de la décentralisation du revenu minimum d’insertion, devenu revenu de solidarité active, la compensation a été calculée sur la base des dépenses constatées l’année précédant le transfert et la dépense n’a cessé ensuite de croître. L’écart entre les charges supportées et les ressources transférées s’est creusé année après année, au point de peser aujourd’hui lourdement sur les finances départementales.

L’accompagnement des jeunes majeurs jusqu’à 25 ans, rendu de plein droit et opposable par l’article 1er, présente le même risque. Le nombre de bénéficiaires dépendra de l’évolution des effectifs confiés à l’aide sociale à l’enfance, de l’exercice effectif du droit nouvellement ouvert et du coût des prises en charge, notamment en matière d’hébergement. Dans ces conditions, une compensation calculée une fois pour toutes serait rapidement dépassée.
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Matthias Renault
• 2026 Oct 29, 23:50:39
Ma défense sera courte. Je me contenterai de citer un vieux proverbe latin : « . »
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Matthias Renault
• 2026 Oct 29, 23:33:54
Il vise à ramener de six à trois mois le délai dans lequel le gouvernement remet au Parlement le rapport.

L’article 1er transforme profondément l’accompagnement des jeunes majeurs de l’aide sociale à l’enfance : il le rend de plein droit et opposable, en porte la limite d’âge de 21 à 25 ans, supprime la condition de ressources et l’étend aux jeunes suivis par la protection judiciaire de la jeunesse. Il s’agit d’une extension de compétences considérable, qui n’est accompagnée d’aucune évaluation financière. Or les départements, qui financent déjà l’essentiel de la protection de l’enfance, abordent cette réforme dans un contexte financier très tendu, comme le reconnaissent les auteurs de l’amendement eux-mêmes.

Un délai de trois mois permettrait de disposer, avant que les premières demandes d’accompagnement opposable ne se traduisent en dépenses, d’une évaluation des charges, département par département, et des modalités de compensation envisagées.
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Matthias Renault
• 2026 Oct 29, 16:38:00
Le sous-amendement no 61 précise que les objectifs de soins sont définis avec la victime en fonction des conséquences des violences identifiées au cours de sa prise en charge. Un parcours de soins n’est pas une succession de séances sans direction mais une démarche qui vise des objectifs : réduire les cauchemars, retrouver le sommeil, sortir de l’évitement, reprendre une activité professionnelle, renouer avec une vie affective. Ces objectifs ne sont pas les mêmes pour toutes les victimes. Ils dépendent des conséquences concrètes que les violences ont eues sur chacune d’elles.

Notre rédaction insiste sur deux points. D’abord, les objectifs sont définis avec la victime : elle n’est pas l’objet passif d’un traitement, mais l’actrice de sa guérison. C’est particulièrement important pour des personnes à qui l’on a précisément retiré toute maîtrise de leur corps et de leur vie. Ensuite, ces objectifs sont définis au cours de sa prise en charge, sans imposer un bilan distinct préalable et donc sans créer d’actes supplémentaires ni de dépenses nouvelles. Cette approche est celle des bonnes pratiques en psychotraumatologie. Elle permet d’individualiser le soin, de mesurer les progrès et, le cas échéant, d’adapter la prise en charge. Elle donne aussi un sens au renouvellement des séances – on renouvelle parce que les objectifs restent à atteindre.

Le sous-amendement donne une colonne vertébrale au parcours dont l’amendement de nos collègues vise utilement à confier la définition à la Haute Autorité de santé.
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Matthias Renault
• 2026 Oct 29, 16:34:34
Ce sous-amendement précise que le renouvellement du parcours est apprécié au regard de la persistance du besoin de soins lié aux violences subies et ne peut résulter de la seule consommation du nombre maximal de séances. En effet, l’article 1er prévoit trente-trois séances par an, renouvelables, mais ne dit rien des conditions de ce renouvellement.

Deux écueils sont possibles. Le premier serait un renouvellement purement automatique : dès que les trente-trois séances sont consommées, un nouveau droit s’ouvre sans aucune évaluation. Un tel mécanisme ferait perdre au parcours sa cohérence thérapeutique et rendrait la dépense totalement imprévisible pour l’assurance maladie. Le second écueil serait un plafond rigide, interrompant brutalement le suivi d’une victime qui en a encore besoin.

Notre rédaction trace la voie raisonnable. Le renouvellement dépend de la situation de la victime, c’est-à-dire de la persistance de son besoin de soins. C’est un critère clinique apprécié par le professionnel qui la suit. Une victime dont l’état le justifie verra son parcours renouvelé aussi longtemps que nécessaire, mais la seule consommation du plafond ne suffit pas à justifier un renouvellement. Le sous-amendement concilie ainsi deux exigences que nous défendons : la continuité des soins pour chaque victime et la bonne gestion des ressources de la sécurité sociale. Un parcours de soins digne de ce nom repose sur une évaluation régulière, pas sur un compteur. C’est une garantie de sérieux qui renforce la crédibilité du dispositif et, partant, sa pérennité.
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Matthias Renault
• 2026 Oct 29, 16:12:06
Il vise quant à lui à demander au gouvernement un rapport sur le réseau des structures spécialisées dans la prise en charge du psychotraumatisme.

L’amendement de nos collègues prévoit que les soins intégralement pris en charge s’inscrivent dans un parcours défini par la Haute Autorité de santé. Cette garantie de qualité est bienvenue ; mais un parcours ne vaut que par les structures qui le mettent en œuvre.

Or ces structures existent déjà. Un centre national de ressources et de résilience a été créé et des centres régionaux du psychotraumatisme ont été implantés dans le territoire. Ils constituent le socle sur lequel tout parcours spécialisé devra s’appuyer. Pourtant, ni la proposition de loi ni l’amendement n’en disent mot. Le Parlement ignore aujourd’hui combien de patients ces centres prennent en charge, avec quels effectifs, avec quels délais, et s’ils sont en mesure d’absorber l’afflux de demandes qu’entraînera l’ouverture du parcours à toutes les victimes, quel que soit leur âge et quelle que soit la date des faits.

Ouvrir un droit nouveau sans s’assurer que les structures chargées de le rendre effectif en ont les moyens, c’est s’exposer à une déception à la mesure des espoirs suscités. Les victimes ne demandent pas seulement un remboursement ; elles demandent à être reçues, et vite.

Le rapport demandé dressera un état des lieux précis de ce réseau, de ses forces et de ses lacunes. Il permettra d’identifier les territoires dépourvus d’offre spécialisée et d’évaluer les renforts nécessaires. Il nourrira enfin la navette de la proposition de loi intégrale, adoptée par l’Assemblée nationale le 13 octobre 2026, qui crée un parcours de soins pour les mineurs victimes. Les deux parcours reposeront sur les mêmes structures et doivent être pensés ensemble.

Le présent sous-amendement vise à bâtir sur ce qui existe, plutôt qu’à superposer de nouveaux dispositifs à un réseau dont on ne connaît pas l’état.
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Matthias Renault
• 2026 Oct 29, 16:10:58
Combien sont-ils réellement ? Où exercent-ils ? Quelles formations les qualifient, et combien de praticiens ces formations peuvent-elles accueillir chaque année ? Aucune réponse n’est apportée.

Or ces données conditionnent l’effectivité même du droit que crée l’article 1er. Si l’exigence de formation, légitime, n’est pas accompagnée d’un effort de formation à la hauteur des besoins, le droit au remboursement de trente-trois séances par an restera pour beaucoup de victimes un droit théorique, faute de praticiens qualifiés pour les recevoir.

Le rapport demandé permettra de mesurer l’écart entre les besoins et l’offre et de déterminer les moyens à mobiliser. Il éclairera aussi la navette de la proposition de loi intégrale, adoptée par l’Assemblée nationale le 13 octobre 2026, qui inscrit la prévention et le repérage des violences parmi les orientations nationales du développement professionnel continu des soignants. Ces deux chantiers de formation doivent être conduits de manière cohérente.

Le présent sous-amendement prolonge ainsi l’exigence de qualité portée par l’amendement : former d’abord, pour pouvoir soigner ensuite.
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Matthias Renault
• 2026 Oct 29, 16:10:33
…dans un parcours défini par la Haute Autorité de santé. Le groupe Rassemblement national partage pleinement cette exigence, conforme à sa position constante : la santé des victimes doit être confiée à des professionnels qualifiés.

Encore faut-il savoir si ces professionnels existent en nombre suffisant. L’exposé des motifs de la proposition de loi reconnaît que les professionnels formés au psychotraumatisme complexe sont « en nombre dérisoire ».
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Matthias Renault
• 2026 Oct 29, 16:10:19
Il vise à demander au gouvernement un état des lieux de l’offre de formation en psychotraumatologie.

L’amendement de nos collègues formule une exigence juste : les séances de soins spécialisés en psychotraumatisme ne doivent être intégralement prises en charge que si elles sont dispensées par des professionnels formés…
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Matthias Renault
• 2026 Oct 29, 16:08:54
Encore faut-il éviter la juxtaposition des dispositifs. La proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes, adoptée par l’Assemblée nationale le 13 octobre 2026 et désormais soumise au Sénat, crée un parcours de soins pour les mineurs victimes. La présente proposition de loi en crée un second, ouvert à toutes les victimes. Ainsi, faute d’articulation, coexisteraient deux référentiels, deux exigences de qualification et deux circuits de prise en charge pour des soins de même nature.

Le sous-amendement prévoit donc un référentiel unique, défini par la Haute Autorité de santé et applicable quel que soit l’âge de la victime. Il garantit la cohérence des pratiques, la lisibilité du dispositif pour les soignants comme pour les patients et la continuité des soins lorsqu’une victime prise en charge dans l’enfance atteint sa majorité.

Cette exigence de cohérence a vocation à guider également la navette parlementaire de la loi intégrale, au cours de laquelle la question de l’ouverture du parcours aux victimes majeures devra être tranchée.
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