I. – À l’alinéa 2, après le mot :
« peut »,
insérer les mots :
« se saisir ou ».
II. – En conséquence, au même alinéa, supprimer les mots :
« soit par lui-même, ».
À l’alinéa 2, supprimer les mots :
« , selon des conditions fixées par décret ».
À l’alinéa 2, supprimer les mots :
« , dans le cadre d’une délégation permanente ou d’une commission temporaire, ».
Après l’alinéa 2, insérer l’alinéa suivant :
« La saisine citoyenne prévue au premier alinéa se fait par voie de pétition dans les conditions de l’article 4‑1 de la présente ordonnance. Par dérogation au deuxième alinéa du même article 4‑1, lorsque la pétition concerne une saisine en vue de l’attribution du statut de « bien commun », elle est présentée dans les mêmes termes par au moins 1 000 personnes âgées de seize ans et plus, de nationalité française ou résidant régulièrement en France. »
Rédiger ainsi la première phrase de l’alinéa 3 :
« En fonction du caractère local du bien concerné, il peut consulter une ou plusieurs instances consultatives locales conformément au quatrième alinéa de l’article 1er de la présente ordonnance. »
Rédiger ainsi la seconde phrase de l’alinéa 3 :
« Le caractère supranational du bien n’empêche pas de lui attribuer le statut de « bien commun ». »
I. – À l’alinéa 2, après le mot :
« peut »,
insérer les mots :
« se saisir ou ».
II. – En conséquence, au même alinéa, après le mot :
« parlementaire, »,
supprimer les mots :
« soit par lui-même, ».
À l’alinéa 2, supprimer les mots :
« , selon des conditions fixées par décret ».
À l’alinéa 2, supprimer les mots :
« , dans le cadre d’une délégation permanente ou d’une commission temporaire, ».
Après l’alinéa 2, insérer l’alinéa suivant :
« La saisine citoyenne prévue à l’alinéa précédent se fait par voie de pétition dans les conditions de l’article 4‑1 de la présente ordonnance. Par dérogation à l’alinéa 2 de l’article 4‑1, lorsque la pétition concerne une saisine en vue de l’attribution du statut de « bien commun », elle est présentée dans les mêmes termes par au moins 1 000 personnes âgées de seize ans et plus, de nationalité française ou résidant régulièrement en France. »
Rédiger ainsi la première phrase de l’alinéa 3 :
« En fonction du caractère local du bien concerné, il peut consulter une ou plusieurs instances consultatives locales conformément au quatrième alinéa de l’article 1er de la présente ordonnance. »
Rédiger ainsi la seconde phrase de l’alinéa 3 :
« Le caractère supranational du bien n’empêche pas de lui attribuer le statut de « bien commun ». »
À l’alinéa 2, supprimer les mots :
« ou le Conseil économique, social et environnemental régional ».
Compléter cet article par l’alinéa suivant :
« Si l’état des lieux et l’examen mentionnés au deuxième alinéa du présent article le nécessitent, le Conseil économique, social et environnemental a la possibilité de prolonger d’un an le délai prévu au même deuxième alinéa. »
À l’alinéa 2, supprimer les mots :
« ou le Conseil économique, social et environnemental régional ».
Compléter cet article par l’alinéa suivant :
« Si l’état des lieux et l’examen mentionnés au deuxième alinéa du présent article le nécessitent, le Conseil économique, social et environnemental a la possibilité de prolonger d’un an le délai prévu au même deuxième alinéa. »
Compléter cet article par l’alinéa suivant :
« Si le Conseil économique, social et environnemental n’a pas désigné de Conseil citoyen du bien commun singulier, il rend un avis sur l’état des lieux du bien considéré et l’examen de l’adéquation de son mode de gestion et de son régime de propriété avec son statut de bien commun. L’avis est rendu public et adressé au Gouvernement et au Parlement. »
Compléter cet article par l’alinéa suivant :
« Si le Conseil économique, social et environnemental n’a pas désigné de Conseil citoyen du bien commun singulier, il rend un avis sur l’état des lieux du bien considéré et l’examen de l’adéquation de son mode de gestion et de son régime de propriété avec son statut de bien commun. L’avis est rendu public et adressé au Gouvernement et au Parlement. »
EXPOSĂ DES MOTIFS
Chaque jour semble progresser la privatisation du monde, lâaccaparement par quelquesâuns des richesses et des biens, quâimporte si cela en conduit dâautres Ă ĂȘtre privĂ©s de droits fondamentaux. Les inĂ©galitĂ©s se creusent ; la planĂšte est pillĂ©e et gaspillĂ©e ; la spĂ©culation gangrĂšne les Ă©changes. Le repli, la concurrence, la compĂ©tition de tous contre tous, les appĂ©tits de domination structurent les rapports sociaux. LâhumanitĂ© peine Ă trouver la voie de son Ă©mancipation partagĂ©e.
Face Ă cela, cependant, existent dâautres modĂšles, Ă©mergent des aspirations Ă la rĂ©appropriation sociale et se cherchent dâautres voies autour de la mise en commun. Ainsi, la notion de « biens communs », celle de « communs » sont au cĆur de recherches contemporaines.
Nous voulons faire grandir le commun. Nous pensons que câest autour dâun mouvement de prĂ©servation, de promotion, de conquĂȘte et dâinvention des biens communs que peut se refonder la RĂ©publique et que peut se construire une nouvelle Ă©tape de civilisation humaine. Nous en appelons Ă un grand mouvement dĂ©mocratique de rĂ©appropriation du monde en commun.
Certes, la notion de bien commun est marquĂ©e par son caractĂšre polysĂ©mique, et lâon a mĂȘme pu voir des nĂ©olibĂ©raux la remettre Ă leur sauce et risquer de la vider de son sens comme ils le font de beaucoup de mots pour dĂ©vitaliser leur charge subversive. De ce fait, apporter une dĂ©finition qui fasse lâunanimitĂ© relĂšve peutâĂȘtre dâune gageure. Mais il faut se saisir de ces dĂ©bats comme des expĂ©rimentations qui Ă©mergent pour avancer dans cette direction.
Par « biens communs », nous pouvons entendre des Ă©lĂ©ments matĂ©riels ou immatĂ©riels de nature trĂšs diffĂ©rente, depuis la planĂšte ou mĂȘme lâespace jusquâĂ la maison de quartier, en passant par des ressources naturelles, des produits rĂ©pondant Ă des besoins humains fondamentaux ou des inventions sociales ou scientifiques qui mĂ©ritent dâĂȘtre partagĂ©es. On se gardera dâen prĂ©dĂ©finir trop avant les critĂšres afin de ne pas fermer le champ et de permettre une dĂ©finition construite dans la vie. En effet, le caractĂšre commun dâun bien se vĂ©rifie dans son usage partagĂ© et doit se traduire dans son mode de gestion.
Nombre de biens communs existent aujourdâhui en tant que tels et cela nous semble naturel, quoique leur statut puisse parfois ĂȘtre menacé : une forĂȘt communale, un parc naturel, la mer, un Ă©quipement public, une entreprise publique, une dĂ©couverte mĂ©dicale libre dâutilisation, une « Ćuvre de lâesprit » tombĂ©e dans le domaine public, une image libre de droitsâŠ
Les premiĂšres mentions de cette idĂ©e datent de lâAntiquitĂ©, et lâon citera les res communes du droit romain. En effet, lâidĂ©e que nous devons partager lâusage et la gestion dâun certain nombre de choses en commun est au fondement de la citĂ© et donc de la dĂ©mocratie. La dĂ©mocratie, par laquelle chacune et chacun peut Ă Ă©galitĂ© avec ses semblables, prendre sa part de lâĂ©laboration, de la dĂ©libĂ©ration et de la dĂ©cision, contrevient Ă la loi du plus fort et Ă la loi du plus riche. JusquâĂ interroger le droit de propriĂ©tĂ© si lâintĂ©rĂȘt commun est en jeu. Cet intĂ©rĂȘt peut ĂȘtre dâordre pratique, mais aussi Ă©thique.
Le droit de propriĂ©tĂ©, reconnu par le code civil, est composĂ© de trois attributs : lâusus ; le fructus ; lâabusus. Lâusus autorise le propriĂ©taire Ă faire ou Ă ne pas faire usage du bien, le cas Ă©chĂ©ant Ă en choisir les modalitĂ©s. Le fructus sâattache quant Ă lui Ă la jouissance, soit la possibilitĂ© dâen percevoir des revenus. TroisiĂšme et dernier pilier, lâabusus permet au propriĂ©taire dâun quelconque bien dâen disposer Ă sa guise et, Ă©ventuellement, de le dĂ©truire. La premiĂšre chose Ă faire est de limiter cette dimension, mais les trois doivent ĂȘtre interrogĂ©es.
Les dĂ©veloppements du capitalisme ont dĂ©cuplĂ© des dynamiques de prĂ©dation et de privatisation, plaçant la libertĂ© dâentreprendre et le droit de propriĂ©tĂ© au sommet de la hiĂ©rarchie des normes et des valeurs, faisant de la quĂȘte du profit le moteur de lâhistoire. Ces offensives se renouvĂšlent et se poursuivent, Ă©tant qui plus est au centre de la construction europĂ©enne libĂ©rale et dâaccords internationaux, comme en tĂ©moignent le dĂ©mantĂšlement acharnĂ© des services et entreprises publics ou le mouvement engagĂ© de dĂ©sappropriation sociale de la SĂ©curitĂ© sociale. Mais ces dĂ©veloppements ont toujours Ă©tĂ© contrariĂ©s, par le dĂ©veloppement de services publics, par lâaffirmation de lâĂtat lorsquâil nâest pas un instrument de domination du peuple mais de souverainetĂ© du peuple, par les choix politiques de nationalisation (fussentâelles perfectibles) constituant une appropriation commune dâoutils qui avaient Ă©tĂ© accaparĂ©s, par des dĂ©cisions dâappropriation sociale comme en tĂ©moigne la crĂ©ation de la sĂ©curitĂ© sociale, par le mouvement mutualiste et coopĂ©ratif, par des luttes de rĂ©sistance et de conquĂȘteâŠ
Face Ă la puissance de la finance qui parie sur lâextension infinie des logiques de marchĂ©, nous devons nous doter dâoutils dĂ©mocratiques nouveaux.
Un survol rapide permet de repĂ©rer quelques points dâancrage dans le droit.
La Loi du 19 avril 1803 Ă©tablit dans le code civil, en son article 714, toujours en vigueur : « Il est des choses qui nâappartiennent Ă personne et dont lâusage est commun Ă tous. Des lois de police rĂšglent la maniĂšre dâen jouir. »([1]). Force est de constater que cette affirmation lĂ©gislative lumineuse demeure peu opĂ©rationnelle.
Depuis la Loi du 31 dĂ©cembre 1913 relative aux monuments historiques, un bien peut bĂ©nĂ©ficier du statut de « Monument historique » (sans le consentement de son propriĂ©taire), en vertu « dâun ensemble de critĂšres historiques, artistiques, scientifiques, techniques. Les notions de raretĂ©, dâexemplaritĂ©, dâauthenticitĂ© et dâintĂ©gritĂ© des biens sont notamment prises en compte »([2]). La demande de protection peut provenir dâune personne physique de droit privĂ©, ou de toute personne y ayant un intĂ©rĂȘt. Le propriĂ©taire a des obligations afin que soit garantie la bonne conservation du bien ; lâexercice de son droit de propriĂ©tĂ© est donc circonscrit.
Le PrĂ©ambule de la Constitution de 1946 indique que « Tout bien, toute entreprise, dont lâexploitation a ou acquiert les caractĂšres dâun service public national ou dâun monopole de fait, doit devenir la propriĂ©tĂ© de la collectivitĂ©. »([3]). La notion de service public (en lâoccurrence national) est ici directement connectĂ©e Ă la propriĂ©tĂ© collective. En dâautres termes, un service public ne peut ĂȘtre accaparĂ© par un tiers.
La dĂ©cision du Conseil constitutionnel, du 31 janvier 2021, portant sur lâinterdiction dâexportation faite aux producteurs de pesticides, reconnaĂźt expressĂ©ment que « la protection de lâenvironnement, patrimoine commun des ĂȘtres humains, constitue un objectif de valeur constitutionnelle »([4]). En vertu du principe de protection environnemental, le Conseil constitutionnel a donc entĂ©rinĂ© une atteinte Ă la libertĂ© dâentreprendre. En matiĂšre dâatteinte Ă lâexercice des droits de propriĂ©tĂ© « le Conseil admet ces atteintes Ă condition quâelles soient justifiĂ©es par des motifs dâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral » et « il procĂšde Ă lâexamen du rapport entre, dâune part, la gravitĂ© de lâatteinte au droit de propriĂ©tĂ© et, dâautre part, lâimportance du motif dâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral poursuivi ainsi que les conditions et garanties qui entourent la rĂ©alisation de lâatteinte Ă lâexercice du droit de propriĂ©té »([5]).
Des brĂšches sont ainsi ouvertes, il sâagit maintenant dâaccompagner ce mouvement plus avant.
Ă lâheure oĂč le pouvoir semble de plus en plus concentrĂ© au plan institutionnel et contraint par le pouvoir des propriĂ©taires, alors que la RĂ©publique et la politique connaissent une crise profonde, nous avons besoin de rĂ©nover la dĂ©mocratie et dâinventer de nouvelles voies de participation et dâintervention citoyennes. De plus en plus, cette revendication sâexprime dans la sociĂ©tĂ©, Ă travers de grands mouvements sociaux et citoyens Ă travers les actions en faveur de lâenvironnement, Ă travers lâĂ©conomie sociale et solidaire, Ă travers des luttes et mobilisations locales⊠Il est urgent dâouvrir des espaces de dĂ©libĂ©ration, de construction, de participation ou sâexerce aussi, et mĂȘme se dĂ©ploie, la souverainetĂ© populaire auâdelĂ du vote.
Il sâagit donc de crĂ©er de nouveaux leviers dâintervention populaire et citoyenne sur les grands enjeux de la vie quotidienne. Il sâagit de pouvoir examiner la gestion des biens communs et dâouvrir des dĂ©bats allant jusquâĂ la modifier. Nul doute que cette possibilitĂ© pourra crĂ©er dans la sociĂ©tĂ© des bouillonnements dĂ©mocratiques fĂ©conds mais aussi de nouveaux liens, de nouveaux rapports sociaux dĂ©liĂ©s des rapports marchands. Parler de commun, câest parler de partage. Face Ă la quĂȘte sans mesure et sans fin de possĂ©der, nous devons faire grandir le bonheur de partager et de prendre soin ensemble.
Le Conseil Ă©conomique, social et environnemental, troisiĂšme assemblĂ©e constitutionnelle de la RĂ©publique, regroupe des femmes et des hommes engagĂ©s dans la vie publique et sociale, issus des corps dits « intermĂ©diaires » qui font la richesse du mouvement dĂ©mocratique de notre pays. Il conseille le Gouvernement et le Parlement, il participe Ă lâĂ©laboration et Ă lâĂ©valuation des politiques publiques. Il sâest vu confier, en 2021, de nouvelles missions permettant notamment Ă la participation citoyenne dâenrichir utilement ses travaux.
Ainsi, il est aujourdâhui lâinstance la plus appropriĂ©e pour jouer un rĂŽle moteur dans la protection des biens communs, dans le cadre dâune dĂ©marche dâappropriation citoyenne. Celuiâciâfonde qui plus est, son travail « sur lâĂ©coute, le dialogue et la recherche dâun consensus exigeant pour rĂ©pondre aux enjeux dâaujourdâhui et de demain ». Il peut donc ĂȘtre un catalyseur du grand mouvement dâappropriation citoyenne de la politique que nous appelons de nos vĆux.
Aujourdâhui, le Conseil Ă©conomique, social et environnemental « peut ĂȘtre saisi par voie de pĂ©tition dans les conditions fixĂ©es par une loi organique » et « il fait connaĂźtre au Gouvernement et au Parlement les suites quâil propose dây donner ». Il convient dâexaminer avec lui les conditions concrĂštes de sa saisine.
Les auteurs de cette proposition de loi organique proposent de complĂ©ter cette procĂ©dure avec un mĂ©canisme spĂ©cifique liĂ© Ă lâattribution du statut de bien commun dĂ©fini dans la proposition de loi n° visant Ă inscrire dans le code civil un statut permettant la protection des biens communs. Avec cette proposition embryonnaire, il sâagit donc de lancer le dĂ©bat, dâinventer des outils, dâencourager le mouvement multiforme de fabrique du commun.
Lâarticle 1er Ă©tablit que le Conseil Ă©conomique, social et environnemental peut ĂȘtre saisi pour attribuer le statut de « bien commun », Ă partir des critĂšres Ă©numĂ©rĂ©s Ă lâarticle 714 du Code civil. Il peut dĂ©lĂ©guer cette mission Ă un Conseil Ă©conomique et social rĂ©gional en accord avec celuiâci, en fonction de la nature locale du bien concernĂ©.
Lâarticle 2 : Sâil choisit dâattribuer le statut de « bien commun » le Conseil Ă©conomique, social et environnemental ou le Conseil Ă©conomique, social et environnemental rĂ©gional peut alors dĂ©signer un Conseil citoyen du bien commun singulier. La tĂąche dâĂ©tablir un Ă©tat des lieux du bien et dâexaminer lâadĂ©quation de son monde de gestion au regard de son statut de bien commun lui est confiĂ©e, et il dispose pour ce faire dâun droit dâinformation. Sous un an Ă la date de sa premiĂšre rĂ©union, le Conseil citoyen du bien commun singulier doit formuler des propositions.
Lâarticle 3 : Les conclusions du Conseil citoyen du bien commun singulier sont communiquĂ©es au Conseil Ă©conomique, social et environnemental, qui rend un avis. Lâensemble est rendu public et adressĂ© aux autoritĂ©s compĂ©tentes, lesquelles sont invitĂ©es Ă y apporter rĂ©ponse.
Cette dĂ©marche pourra permettre une intervention citoyenne du local au global, afin dâinterroger lâĂ©tat des biens communs et dâouvrir un dĂ©bat dĂ©mocratique sur leur mode de gestion et leur statut de propriĂ©tĂ©. Elle ne prĂ©juge pas des formes possibles dâappropriation qui pourraient en dĂ©couler, nĂ©cessairement adaptĂ©es Ă la nature du bien et des problĂ©matiques qui le concernent.
Tel est lâobjet de cette proposition de loi.
AprĂšs lâarticle 4â3 de lâordonnance n° 58â1360 du 29 dĂ©cembre 1958 portant loi organique relative au Conseil Ă©conomique, social et environnemental, il est insĂ©rĂ© un article 4â4 ainsi rĂ©digé :
« Art. 4â4. â Le Conseil Ă©conomique, social et environnemental peut ĂȘtre saisi soit par une dĂ©marche citoyenne, selon des conditions fixĂ©es par dĂ©cret, soit par une rĂ©solution parlementaire, soit par luiâmĂȘme, afin dâattribuer le statut de « bien commun », dans le cadre dâune dĂ©lĂ©gation permanente ou dâune commission temporaire, Ă partir des critĂšres Ă©numĂ©rĂ©s Ă lâarticle 714 du code civil.
« Il peut dĂ©lĂ©guer cette mission Ă un Conseil Ă©conomique, social et environnemental rĂ©gional en accord avec celuiâci, en fonction de la nature locale du bien concernĂ©. A contrario, le fait que le bien commun dĂ©borde le cadre national, nâempĂȘche pas dâactiver une procĂ©dure.
« Le Conseil économique, social et environnemental tient à jour un registre des biens communs reconnus. »
AprĂšs lâarticle 4â4 de lâordonnance n° 58â1360 du 29 dĂ©cembre 1958 portant loi organique relative au Conseil Ă©conomique, social et environnemental, dans sa rĂ©daction rĂ©sultant de la prĂ©sente loi, il est insĂ©rĂ© un article 4â5 ainsi rĂ©digé :
« Art. 4â5. â Ayant attribuĂ© le statut de « bien commun », le Conseil Ă©conomique, social et environnemental ou le Conseil Ă©conomique, social et environnemental rĂ©gional peut dĂ©signer un « Conseil citoyen du bien commun singulier », dans les conditions fixĂ©es Ă lâarticle 4â3 de lâordonnance n° 58â1360 du 29 dĂ©cembre 1958 portant loi organique relative au Conseil Ă©conomique, social et environnemental.
« Cette instance est alors chargĂ©e dâĂ©tablir un Ă©tat des lieux du bien considĂ©rĂ© et dâexaminer lâadĂ©quation de son mode de gestion et son rĂ©gime de propriĂ©tĂ© avec son statut de bien commun. Elle dispose dâun an pour rendre son rapport et formuler des propositions. »
AprĂšs lâarticle 4â5 de lâordonnance n° 58â1360 du 29 dĂ©cembre 1958 portant loi organique relative au Conseil Ă©conomique, social et environnemental, dans sa rĂ©daction rĂ©sultant de la prĂ©sente loi, il est insĂ©rĂ© un article 4â6 ainsi rĂ©digé :
« Art. 4â6. â Les conclusions du Conseil citoyen du bien commun singulier sont soumises au Conseil Ă©conomique, social et environnemental, qui rend un avis sur le rapport, dans un dĂ©lai de six mois suivant son dĂ©pĂŽt. Le rapport et lâavis sont rendus publics et adressĂ©s au Gouvernement et au Parlement. »
([1])Â https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006430610/
([2])Â https://www.culture.gouv.fr/Aides-demarches/Protections-labels-et-appellations/Protection-au-titre-des-Monuments-historiques
([3])Â https://www.legifrance.gouv.fr/contenu/menu/droit-national-en-vigueur/constitution/preambule-de-la-constitution-du-27-octobre-1946
([4])Â https://www.lefigaro.fr/conjoncture/la-protection-de-l-environnement-justifie-des-atteintes-a-la-liberte-d-entreprendre-selon-le-conseil-constitutionnel-20200131
(5)Â https://www.conseil-constitutionnel.fr/nouveaux-cahiers-du-conseil-constitutionnel/conseil-constitutionnel-et-la-propriete-privee-des-personnes-privees