…et a demandé la convocation rapide d’une session extraordinaire du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, qui s’est tenue le 23 janvier et a permis l’adoption d’une résolution renouvelant le mandat de la mission d’établissement des faits de l’ONU et demandant une enquête urgente. J’en viens à votre question sur les gardiens de la révolution. Nous avons déjà pris un certain nombre de sanctions. Nous soutenons l’application de sanctions particulières à l’égard des membres des gardiens de la révolution et de ses autorités, qui sont directement mis en cause. La question se posera effectivement à Bruxelles, puisque c’est du ressort de la Commission européenne. Je pense que la France est ouverte à ce qu’on aille beaucoup plus loin sur le thème des gardiens de la révolution… (Le temps de parole étant écoulé, Mme la présidente coupe le micro de l’orateur. – Les députés du groupe EPR applaudissent ce dernier.)
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💬 • Nicolas Forissier, Ministre délégué chargé du commerce extérieur et de l’attractivité • 2026 Jan 27 16:22:05
Vous avez bien fait de rappeler en ce lieu où siège la représentation nationale, combien les images et les récits qui nous parviennent d’Iran montrent une répression intolérable, inhumaine, d’une violence insupportable. Elle a causé, vous l’avez dit, des milliers de morts – on n’en connaît pas le nombre définitif – et de blessés, ainsi que l’arrestation arbitraire de dizaines de milliers de personnes, dont beaucoup ont été exécutées. Évidemment, la France condamne avec force et avec la plus grande fermeté cette situation, cette violence d’État. Nous réitérons notre appel à la libération immédiate et inconditionnelle de tous les prisonniers arbitrairement détenus en Iran et à l’arrêt des exécutions. J’ajoute que les Iraniens ne peuvent plus communiquer. Nous demandons aussi le rétablissement immédiat et sans délai de l’accès complet à internet. Mais, et c’est aussi le sens de votre question, nous n’en resterons pas là. Nous devons, avec nos partenaires, adopter des sanctions européennes qui cibleront les principaux responsables de la répression. Nous soutenons ces mesures et contribuons à leur élaboration. La France a également soutenu l’appel à une réunion d’urgence du Conseil de sécurité le 15 janvier…
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💬 • Nicolas Forissier, Ministre délégué chargé du commerce extérieur et de l’attractivité • 2026 Jan 07 14:43:41
Monsieur le député Sylvain Berrios, je vous reconnais bien dans la diversité des sujets sur lesquels porte votre question. Il ne m’appartient pas de répondre à la demande précise par laquelle vous avez terminé, mais la réponse de ma collègue Amélie de Montchalin sur l’évolution de la question budgétaire me paraît très claire. En un mot, je vous rejoins : nous sommes dans un monde en pleine tension. Comme je l’ai dit lors de ma réponse à Mme la députée Clémentine Autain, il y va du respect ou non de nos valeurs fondamentales, du droit international, de la primauté du droit des peuples à disposer de leur avenir eux-mêmes et non sous la pression, voire sous la direction, d’une puissance extérieure. Ces situations, auxquelles nous pourrions ajouter le débat sur le Groenland, qui pour l’instant ne se traduit pas dans les faits, doivent conduire l’Union européenne à renforcer sa solidarité et sa capacité de défense – de ce point de vue, la France est motrice –, notamment en participant à l’effort de réassurance le jour où un accord de paix, ou du moins un cessez-le-feu, sera intervenu en Ukraine. Cette destination est désormais la nôtre ; nous devons la construire. Comme le prouve la réunion de la coalition des volontaires, qui a rassemblé hier à l’Élysée les représentants de trente-cinq États, dont vingt-sept chefs d’État ou de gouvernement, la France promeut le renforcement de la solidarité européenne et elle continuera de le faire, afin que nous puissions peser tant en matière de sécurité que sur le plan économique et commercial, tout en agissant résolument dans le cadre de l’ONU en faveur du multilatéralisme, du respect de l’État de droit et du droit international.
Troisièmement, nous serons d’accord pour dire que le droit international et le multilatéralisme doivent l’emporter. Leur défense constitue la position constante de la France, même si certains de nos alliés, comme vous l’avez dit, ne sont pas tout à fait sur la même ligne.
La position de la France est extrêmement claire et a été réaffirmée au Conseil de sécurité pas plus tard qu’hier. Nous continuerons à la défendre, même s’il est évident qu’il y a une situation de fait et qu’il faut que nous accompagnions la transition démocratique, de façon que le peuple vénézuélien puisse déterminer son avenir. La position de la France n’est pas d’attendre une décision venue de l’extérieur mais d’aboutir à une situation permettant au peuple vénézuélien de décider. C’est un point vers lequel je pense que nos opinions convergent. Deuxièmement, si j’ai bien compris, vous avez évoqué la surveillance sous contrainte américaine de l’Ukraine. Or la coalition des volontaires, réunie hier à l’Élysée en présence de nombreux chefs d’État et en battant le record de pays représentés, a réaffirmé la volonté des Européens de soutenir l’Ukraine et de contribuer de façon très concrète à sa défense. Cela est lié à l’existence de l’Otan, dont les États-Unis sont membres. Nous avons donc évidemment intérêt à faire appel aux États-Unis pour nous accompagner dans cette surveillance et pour y participer, même s’ils demandent à la France et à l’Union européenne plus d’implication. Vous connaissez bien le sujet et ne pouvez nier ce qui se passe.
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💬 • Nicolas Forissier, Ministre délégué chargé du commerce extérieur et de l’attractivité • 2026 Jan 07 14:30:39
Votre question dresse un vaste panorama des enjeux et des défis posés, sur le plan des relations internationales, à notre pays comme à l’Union européenne et à bien d’autres États. Je vous répondrai sur trois points. Premièrement, à propos de ce qui s’est passé au Venezuela, la France a été extrêmement claire. Elle a rappelé que la priorité absolue était de respecter le droit international et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
Cela me conduit à constater qu’en l’état, il n’y a pas pour le moment de réponses suffisamment satisfaisantes pour que la France approuve la signature de l’accord entre le Mercosur et l’Union européenne.
…c’est une exigence de la France et, à ce stade, nous considérons que les réponses apportées ne sont pas satisfaisantes. Enfin, il faut des contrôles, et ce n’est pas uniquement un problème français puisqu’il en faut aussi à l’échelle européenne. L’important étant de les faire sur place, dans les exploitations et dans les unités de production des pays exportateurs. La Commission a commencé à apporter des réponses à ce sujet, mais nous attendons encore des réponses opérationnelles, effectives.
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💬 • Nicolas Forissier, Ministre délégué chargé du commerce extérieur et de l’attractivité • 2026 Jan 07 14:17:47
J’entends évidemment votre interpellation, d’autant qu’elle n’est pas nouvelle ; beaucoup formulent des arguments identiques aux vôtres. Je veux rappeler la position de la France sur la négociation du Mercosur, sachant que la France est un grand pays agricole, qu’elle considère que ce secteur est une priorité absolue et qu’elle a toujours été constante ces dernières années, notamment en 2024 lors de l’examen de la dernière version du texte à Montevideo : nous ne pouvons pas accepter l’accord avec le Mercosur tel qu’il est présenté aujourd’hui, en particulier parce qu’il pourrait fragiliser, voire déstabiliser et mettre en danger, certaines filières. Dès lors, la France a des exigences très précises. Tout d’abord, il faut une clause de sauvegarde opérationnelle, un frein d’urgence permettant de stopper les importations dès qu’une filière est déstabilisée – on peut penser, par exemple, à la filière bovine que vous avez évoquée. La clause de sauvegarde a beaucoup évolué, y compris avec l’appui du Parlement européen, qui en a renforcé les éléments. Nous attendons d’ultimes précisions à ce sujet, mais c’est déjà une avancée considérable obtenue par la France et un certain nombre de pays alliés. Deuxièmement, il faut des clauses miroirs, qui ont vocation à s’appliquer au-delà de l’accord Mercosur,…
La France vise trois objectifs : la reprise massive et sans entraves des opérations humanitaires par les Nations unies et les organisations internationales ; la restauration de la sécurité avec le déploiement d’une force internationale de stabilisation et la formation des forces palestiniennes de sécurité ; la gouvernance à Gaza, au cœur de laquelle les Palestiniens doivent se trouver. Voilà la position française : elle est stable et solide. Nous la maintiendrons ; je le dis au nom du gouvernement. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe EPR.)
Nous appelons le Hamas à rendre sans délai les dépouilles d’otages restantes et nous saluons l’aide de l’Égypte, qui a déployé encore récemment un convoi pour aider à retrouver leurs corps. La France et l’Union européenne sont pleinement engagées pour permettre l’entrée massive et sans entrave de l’aide humanitaire, ce qui est aussi un sujet essentiel.
Ce n’est pas encore la paix mais la première étape d’un long chemin vers une solution politique durable qui garantira la sécurité d’Israël – je l’affirme –, tout en reconnaissant les droits légitimes des Palestiniens à un État. C’est la position de la France, et la France appelle de nouveau strictement toutes les parties à respecter l’accord obtenu il y a deux semaines à Charm el-Cheikh, dont je rappelle d’ailleurs que notre pays a été un élément essentiel puisque, avec l’accord avec l’Arabie Saoudite, il a pavé la voie qui a conduit à cet accord.
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💬 • Nicolas Forissier, Ministre délégué chargé du commerce extérieur et de l’attractivité • 2025 Oct 29 14:47:51
J’ai entendu votre lecture de la situation en Palestine. Je voudrais, au nom de Jean-Noël Barrot, que je vous prie d’excuser car il est retenu par ailleurs, vous présenter maintenant la réalité des faits et la position de la France. Il est vrai que le cessez-le-feu est maintenant fragile et que l’aide humanitaire est largement insuffisante. (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.)