Vous le savez : la France bat les records d’accidents du travail mortels et non mortels en Europe. Les pratiques des entreprises en matière d’organisation du travail sont donc manifestement pathogènes. Il s’agit de sanctionner ces situations par une surcotisation. Je doute que vous acceptiez cette proposition ; du reste, même si elle était adoptée, elle ne serait pas suffisante. Il faudrait également augmenter le nombre d’inspecteurs du travail et éviter de les sanctionner alors qu’ils font leur devoir – n’est-ce pas, monsieur le ministre du travail ? Je vous rappelle que ma circonscription est à Grenoble.
Nous pouvons tous reconnaître que le temps partiel concerne davantage les femmes que les hommes, et qu’il est souvent imposé à ces dernières. Si vous jugez que notre amendement a une portée trop générale, ou qu’il pose un problème, déposez des sous-amendements ! Ce qui me dérange, dans ce refus en bloc, ce ne sont même pas vos arguments, c’est le fait que vous balayiez d’un revers de main un véritable sujet au motif que notre amendement aurait un caractère trop général. Êtes-vous prêts, oui ou non, à prendre des mesures pour lutter contre le travail à temps partiel imposé aux femmes, en particulier dans ce que l’on appelle les métiers du soin, dans lesquels les femmes sont davantage présentes – c’est une réalité objective et mesurable ?