Après l’abandon de l’école publique, de l’hôpital public, de l’université publique, voici celui de la sécurité publique. Tel est le bilan de dix ans de macronisme. Monsieur le premier ministre, il n’y aura pas de sortie de crise sans réponse politique à la crise. Répondez maintenant à l’impatience lycéenne et à la colère sociale qui partout s’exprime. Pour la jeunesse de notre pays, nous vous demandons des moyens pour la rénovation des bâtiments scolaires, l’ouverture de postes dans l’éducation nationale et la suppression de Parcoursup. Pour le pouvoir d’achat, nous vous demandons d’ouvrir urgemment des négociations sur les salaires avec les partenaires sociaux, comme le réclament les organisations syndicales. C’est simple, c’est concret et cela permettra d’apaiser le pays. Monsieur le premier ministre, la France a besoin d’un chemin. Cela ne peut attendre, il y a urgence !
Nous avons assisté avec stupéfaction à des scènes inacceptables de violences et de pillages dont les auteurs devront être sévèrement sanctionnés. Nous les condamnons sans réserve, ils trahissent le mouvement social et mettent en cause l’ordre républicain. Depuis plusieurs semaines et ce week-end en particulier, le gouvernement a failli. Il a failli parce qu’il n’a pas écouté les revendications légitimes de la jeunesse. Il a failli parce qu’il n’a pas pris la mesure des difficultés des Français face à la cherté de la vie, dans l’Hexagone et les outre-mer. Il a failli parce qu’il a été incapable de garantir la liberté de manifester sans risquer d’être gazé, nassé, blessé. Il a failli parce que nos équipements et nos édifices publics ont été attaqués en toute impunité. Il a failli parce que nos maires, nos commerçants, les habitants de nos villes ont été abandonnés. Il a failli en rejetant la faute sur d’autres et en voulant opposer des camps quand notre pays a besoin de concorde. Il a failli parce qu’il a exposé nos policiers et nos gendarmes en première ligne face aux casseurs.