La taxe Gemapi, plafonnée à 40 euros, finance un certain nombre de dispositifs dans les EPCI. La gestion des fleuves nécessite une mutualisation, à la fois des dépenses et des recettes. Or il faut bien reconnaître que la solidarité ne joue pas toujours ; tout le monde ne se sent pas concerné et estime que c’est aux autres EPCI de payer. Je propose, tout en maintenant le montant de l’enveloppe Gemapi, qui a été fixé à 40 euros il y a une dizaine d’années, d’en affecter une partie aux EPTB, pour garantir la solidarité à l’échelle des bassins.
Le PLFSS, comme le PLF, nous fait courir droit à un accident majeur. Vous verrez, à ce moment-là, qui seront les premières victimes : les chefs d’entreprise, les salariés et les plus fragiles !
Nous ne voterons pas pour l’article 7, dont nous avons complètement effacé ce qui, dans son contenu, consistait en mesures d’économie. Tout le monde répète qu’il faut faire des économies, tout le monde convient qu’il faudrait quelques recettes supplémentaires, pour arriver au résultat suivant : économies nulle part, recettes nulle part, dette partout.
L’ordre rétabli, ce qui est le préalable à tout, quelles initiatives politiques comptez-vous prendre pour redonner des perspectives à notre jeunesse et engager notre pays sur le chemin de la réconciliation ?
S’unir contre la violence ne devrait pas être une question et pour nous, députés Démocrates, ce n’en est pas une. Rétablir l’ordre et la paix civile est le moins que nous devions aux Français – mais nous devons aussi avancer, pour bâtir, réparer, réconcilier. Monsieur le premier ministre, vous réunirez jeudi les forces politiques à Matignon. C’est nécessaire, mais les Français, qui ressentent de la honte et de la colère, attendent surtout des actes. Comment entendez-vous garantir durablement la paix civile et les protéger ? Sans cela, rien ne sera possible.
Il n’y a pas d’alternative à l’ordre et à la paix civile. La loi de la violence, c’est celle de la meute, celle du plus fort. C’est l’exact inverse de la démocratie. La violence débridée ne sera jamais une réponse aux inquiétudes des jeunes et de leurs parents, qui s’interrogent sur leur avenir et sur celui du monde. Elle ne constitue pas davantage une solution à la crise du pouvoir d’achat ni à la peur du déclassement. Le désordre finit toujours, tôt ou tard, par engendrer la servitude. Il frappe d’abord les plus faibles. La violence, c’est la paralysie ; n’y rien céder est la condition même pour apporter des solutions concrètes. Ceux qui érigent la violence en alternative politique ou ceux qui espèrent prospérer sur le chaos…