🇫🇷 Tous concernés, tous acteurs !
📛Choix du Pseudo 📧Vérification du Mail
Code :
🔑Choix du Mot de passe
🏛️Pourquoi nous rejoindre ?
  • ⚡ C'est rapide, et gratuit !
  • 🔔 Recevez des notifications sur les thèmes qui vous intéressent
  • 💬 Partagez vos idées et avis sur le travail législatif en cours
🇫🇷 Tous concernés, tous acteurs !
📛Pseudo
🔑Mot de passe

😱Pseudo oublié
ℹ️Saisir l'adresse mail liée au pseudo oublié :
😱Mot de Passe oublié
ℹ️Saisir l'adresse mail liée au Mot de Passe oublié :
🔎Chercher
ℹ️Conseil : Quelques mots-clés suffisent 😉
↕️Tri
💬 •
Nicole Dubré-Chirat
• 2026 Oct 12, 17:49:48
Cet amendement vise à instaurer un plafond journalier d’utilisation différencié du titre-restaurant, avec une majoration lorsqu’il est utilisé au restaurant, dans un hôtel-restaurant ou un établissement assimilé. Il poursuit un objectif simple : préserver la vocation première du titre-restaurant, tout en maintenant la liberté de choix des salariés.

Aujourd’hui, il peut être utilisé aussi bien dans les restaurants que dans les grandes surfaces, alors que ces deux circuits ne répondent pas à la même logique. Le restaurant vend avant tout un repas destiné à être consommé immédiatement. C’est précisément la finalité du titre-restaurant. À l’inverse, la grande distribution commercialise une très large gamme de produits, y compris des denrées destinées à être stockées ou servant à préparer plusieurs repas.

Je propose donc deux plafonds, celui s’appliquant aux achats dans les grandes et moyennes surfaces étant plus bas. Le dispositif reprend celui proposé par le rapporteur en commission. Il n’interdit pas l’usage du titre-restaurant dans la grande distribution et ne remet pas en cause l’éligibilité des produits alimentaires, mais vise à éviter qu’il ne devienne un moyen général de financer les courses alimentaires. C’est aussi une mesure de cohérence économique, puisque le coût d’un repas pris au restaurant est supérieur à celui d’achats alimentaires en grande surface. Le montant des plafonds doit être fixé par décret, adapté à l’inflation et aux habitudes de consommation, en concertation avec les acteurs concernés.
👍0
👎2
💬Répondre
🔗Partager
💬 •
Nicole Dubré-Chirat
• 2026 Oct 12, 16:45:12
Après son adoption en commission des affaires sociales la semaine dernière, l’Assemblée nationale examine aujourd’hui en séance publique la proposition de loi visant à moderniser et rééquilibrer le fonctionnement du titre-restaurant déposée par le président du groupe LIOT, Christophe Naegelen, que je remercie pour la qualité de son travail. Cet avantage social facultatif accordé par l’employeur est bien connu des Français puisqu’il a vu le jour il y a près de soixante ans, en 1967. Un régime fiscal et social spécifique lui est applicable : le titre-restaurant est exonéré de l’impôt sur le revenu et de cotisations sociales employeur dans la limite de 7,32 euros par titre lorsque l’employeur contribue à hauteur de 50 % à 60 % de sa valeur. Six millions de salariés en sont actuellement bénéficiaires et son utilisation est possible dans plus de 240 000 commerces.

Bien que sa vocation première ne soit pas de soutenir directement le pouvoir d’achat, il s’est révélé un levier efficace ces dernières années face à la crise inflationniste. Si son périmètre d’utilisation concernait à l’origine les seuls restaurants, dès 2022, il a été possible de l’utiliser pour l’achat de produits alimentaires non directement consommables. Les articles 1er et 4 de la proposition de loi proposent de pérenniser ce régime dérogatoire auquel les salariés sont attachés : selon de récentes enquêtes d’opinion, plus de 90 % y sont favorables. Dans un contexte de hausse des prix alimentaires et de changement des habitudes des consommateurs, le marché du titre-restaurant a profondément évolué ces dernières années. Ces mutations appellent plusieurs modifications, que ce texte propose d’inscrire dans notre droit.

L’article 1er modernise le titre-restaurant en prévoyant sa dématérialisation, vertueuse sur le plan environnemental et pratique pour les salariés et les commerçants. Il a été complété par un amendement visant à autoriser l’usage des titres-restaurant tous les jours de la semaine, y compris le dimanche. Cette mesure de bon sens est indispensable car elle contribue à simplifier la réglementation applicable, aussi bien pour les salariés que pour les restaurateurs.

L’article 2 renforce la dimension solidaire de ce moyen de paiement en consacrant, pour ses bénéficiaires, la possibilité d’en faire don aux associations d’aide alimentaire. Je veux d’ailleurs saluer l’engagement de leurs milliers de bénévoles, qui accompagnent chaque jour de nombreuses personnes dans le besoin.

Le texte s’attache également à favoriser la concurrence entre les émetteurs de titres-restaurant grâce à deux mesures particulièrement importantes : d’une part, l’interdiction des remises, rabais et ristournes consentis aux employeurs ; d’autre part, une communication annuelle sur les commissions appliquées aux commerçants, dont le détail n’est pas toujours simple à comprendre. En commission des affaires sociales, le plafonnement des commissions des émetteurs a fait l’objet de nombreux débats. Notre groupe n’y est pas favorable car il ne résoudrait ni le problème de leur niveau trop élevé ni la difficulté pour de nouveaux acteurs d’entrer sur le marché. En 2023, l’Autorité de la concurrence a ainsi indiqué qu’un plafonnement des commissions n’était pas la solution et qu’il pourrait même fragiliser certains émetteurs, notamment les nouveaux entrants, qui pourraient considérer le marché comme moins rentable si le taux maximal était trop faible.

Néanmoins, un amendement particulièrement pertinent du rapporteur a été adopté par la commission et constitue une garantie satisfaisante, dans le cas où cette proposition de loi ne parviendrait pas à favoriser davantage la concurrence sur le marché des titres-restaurant. Il prévoit que le gouvernement aura la possibilité, à partir du 1er janvier 2029, par voie de décret, de plafonner les commissions et les frais facturés par les émetteurs aux restaurateurs et aux commerçants. La fixation de ce plafond sera fondée sur les coûts réels et garantira une rémunération normale. Avant de recourir éventuellement à cette disposition, un rapport devra être remis au Parlement, au plus tard le 1er juillet 2028, afin d’évaluer l’évolution des commissions après l’application des premières mesures contenues dans la proposition de loi.

Pour compenser la généralisation du titre-restaurant à l’ensemble des produits alimentaires, je défendrai un amendement analogue à celui présenté par le rapporteur en commission, visant à instaurer un plafond journalier majoré en cas d’utilisation dans la restauration. Cette mesure permettra de préserver la vocation initiale du dispositif et le modèle économique de nos restaurants.

Le groupe Ensemble pour la République est attaché tout à la fois à la préservation du pouvoir d’achat des salariés et au soutien des commerçants de proximité, en particulier des très petites, petites et moyennes entreprises (TPE-PME). Cette proposition de loi correspond pleinement à cette ambition ; c’est la raison pour laquelle nous la soutiendrons.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬 •
Nicole Dubré-Chirat
• 2026 Oct 08, 17:12:51
Ne soyons pas dupes ! Ce texte est davantage un outil de communication politique sur le volet mémoriel qu’un véhicule législatif approprié pour panthéoniser trois personnalités aux parcours admirables.

Pour toutes ces raisons, le groupe Ensemble pour la République ne votera pas cette proposition de résolution.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬 •
Nicole Dubré-Chirat
• 2026 Oct 08, 17:12:30
…heureusement consacrée depuis.

La liste est encore longue : à l’Assemblée nationale comme au Parlement européen, le groupe Rassemblement national s’oppose systématiquement aux textes en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes, qu’il s’agisse de l’égalité salariale, de l’accès à la contraception ou de la promotion de la parité.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬 •
Nicole Dubré-Chirat
• 2026 Oct 08, 17:11:24
…qui s’exerce à l’occasion d’anniversaires symboliques et à l’issue d’un long travail associant historiens et Centre des monuments nationaux.

Depuis 2017, Emmanuel Macron n’a pas attendu le Rassemblement national pour être actif sur le sujet du devoir de mémoire. Sous sa présidence ont eu lieu six cérémonies de panthéonisation de personnalités de premier plan qui ont marqué l’histoire de notre pays : Simone Veil et son mari en 2018, Maurice Genevoix en 2020, Joséphine Baker en 2021, Missak Manouchian et son épouse en 2024, Robert Badinter en 2025, et Marc Bloch et son épouse en 2026.

La proposition de résolution pourrait faire croire que le groupe Rassemblement national est attaché à la défense des droits des femmes. Pourtant, les exemples contradictoires ne manquent pas, à l’image de sa position fluctuante sur la constitutionnalisation de l’interruption volontaire de grossesse,…
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬 •
Nicole Dubré-Chirat
• 2026 Oct 08, 17:09:05
En 1784, elle écrit, la première pièce de théâtre qui dénonce cette abomination. L’amélioration des droits des femmes aura également été au cœur de son engagement, puisqu’elle est à l’origine de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne en 1791, avant d’être guillotinée en 1793.

De nos jours, sa mémoire est toujours présente, y compris dans les murs de l’Assemblée, son buste y figurant depuis 2016. C’était la première fois qu’une statue de femme politique entrait dans notre institution. Le bâtiment Olympe de Gouges a, lui, été inauguré en novembre 2023.

La deuxième, l’abbé Charles-Michel de l’Épée, est le fondateur au XVIIIe siècle de la première école publique gratuite pour sourds-muets. Il a contribué à repenser l’approche de la prise en charge de ce handicap, en favorisant l’instruction par les signes, alors que les rares précepteurs de l’époque s’attachaient à essayer de les faire parler en leur montrant la manière d’imiter les mouvements de la parole.

La troisième, Zéna M’Déré, est une figure emblématique mahoraise du XXe siècle. Profondément attachée à la défense de la France et de ses territoires ultramarins, elle fut la cheffe des chatouilleuses, dont le mouvement de résistance populaire et pacifique s’opposa entre 1966 et 1976 au rattachement de Mayotte aux Comores, et contribua au choix des Mahorais de demeurer Français, choix consacré par la consultation du 8 février 1976.

À la lumière de ces éléments biographiques, il est incontestable que l’engagement de ces trois personnes ne doit pas être oublié et que leurs entrées respectives au Panthéon pourraient légitimement être discutées. Je m’interroge toutefois sur la pertinence de présenter cette triple demande dans un même texte, car elles ont agi dans des domaines très différents – féminisme, handicap ou défense d’un territoire ultramarin. Cette proposition de résolution ne s’inscrit donc pas dans une logique de cohérence historique ou mémorielle.

De plus, depuis 1958, le processus de panthéonisation est une prérogative discrétionnaire du président de la République,…
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬 •
Nicole Dubré-Chirat
• 2026 Oct 08, 17:08:29
Je crierai moins fort que M. Tanguy, car ma voix m’a abandonnée. Nous examinons une proposition de résolution invitant le gouvernement à engager les démarches en vue de soutenir l’entrée au Panthéon d’Olympe de Gouges, de l’abbé Charles-Michel de l’Épée et de Zéna M’Déré. Chacune dans leur domaine, ces trois personnalités ont marqué l’histoire de notre pays.

La première, Olympe de Gouges, est considérée comme l’une des pionnières du mouvement féministe et une figure infatigable de la lutte contre l’esclavage.
👍0
👎1
💬Répondre
🔗Partager
💬 •
Nicole Dubré-Chirat
• 2026 Jul 15, 19:15:02
Parler d’humanité, c’est parler de compréhension, de compassion et d’assistance – parler de la vie, jusqu’au dernier moment. C’est au nom de cette humanité que je vous appelle à voter ce texte.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬 •
Nicole Dubré-Chirat
• 2026 Jul 15, 19:13:23
Aujourd’hui, il s’agit de la fin de vie. La seule question à laquelle nous devons répondre – et je mesure sa gravité – est de savoir si, dans des circonstances strictement encadrées par la loi, nous autorisons une personne condamnée par la maladie, pleinement consciente et libre de son choix, à décider pour elle-même de sa fin de vie.

Ce texte est conforme aux valeurs de la République : liberté de choisir ce droit, égalité d’accès aux soins et fraternité dans l’accompagnement de la fin de vie. J’estime que notre droit doit permettre à chacune et à chacun une fin de vie libre et choisie, dans les conditions les plus dignes, lorsque la maladie ou la douleur n’est plus supportable et qu’aucun traitement n’est efficace.

Après autant d’attente, l’Assemblée nationale doit se prononcer pour la dernière fois. Il est de notre devoir de répondre à la demande exprimée par les malades et des associations qui les représentent. J’ai une pensée pour ces associations, pour nos anciens collègues, notamment pour Jean-Louis Touraine, présent en tribune, pour les bénévoles qui ont tant œuvré pour ce texte, et pour les membres de la convention citoyenne, dont plusieurs membres sont également présents en tribune. Je remercie Olivier Falorni, sans qui cette loi n’aurait jamais vu le jour, pour son opiniâtreté et sa perspicacité ; je remercie également le rapporteur général et les quatre corapporteurs, dont la mobilisation a été constante. J’associe à ces remerciements les administrateurs de l’Assemblée nationale, pour leur travail conséquent, à chaque lecture, ainsi que nos collaborateurs, pour leur aide précieuse.

Ce texte est avant tout un texte de respect pour les malades et de respect des professionnels ; c’est aussi un texte d’humanité.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬 •
Nicole Dubré-Chirat
• 2026 Jul 15, 19:12:29
Accompagner quelqu’un dans une fin de vie choisie et apaisée, c’est aussi préserver la sérénité de ceux qui restent. Défendre le droit à une fin de vie digne et choisie, c’est faire le choix de la liberté et du respect de la volonté de chacun ; c’est écouter et entendre la demande de la personne ; c’est respecter le droit des patients, conformément à la loi Kouchner de 2002.

Ce texte constitue une avancée sociétale qui fera date dans notre mandat de parlementaire. Dans la République, la vie comme la mort ont durablement marqué l’évolution du droit, à plusieurs reprises. Je pense à Simone Veil qui, en 1974, défendait à cette tribune, avec humanité, le droit de sortir de la détresse tant de femmes contraintes d’avorter dans la clandestinité.

Je pense aussi à Robert Badinter qui, à cette même tribune, en 1981, s’est battu pour le droit de vivre, dans le respect de la dignité de la personne humaine en milieu carcéral.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬 •
Nicole Dubré-Chirat
• 2026 Jul 15, 19:12:10
Mon expérience professionnelle m’a confortée dans le fait que soigner ne consiste pas seulement à guérir, mais aussi à prévenir et à accompagner, jusqu’au bout, dans le respect de la dignité de la personne. « Car il y a quelque chose de plus fort que la mort : c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants », rappelait Jean d’Ormesson.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬 •
Nicole Dubré-Chirat
• 2026 Jul 15, 19:11:43
Je compte néanmoins sur leur sens des responsabilités pour assister les patients qui feront le choix de l’aide à mourir, car l’accompagnement vers la fin de vie fait pleinement partie des missions qui incombent aux soignants.

Avant d’être députée, j’ai été professionnelle de santé pendant près de quarante ans. J’ai accompagné des patients dans leur combat contre la maladie, mais aussi dans leurs derniers instants. Je sais à quel point la fin de vie est angoissante, pour un patient en souffrance comme pour un entourage en soutien.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬 •
Nicole Dubré-Chirat
• 2026 Jul 15, 19:10:05
Le 15 juillet 2026 marque la fin du parcours législatif de la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir. Après plusieurs années de discussion, des centaines d’heures de débat, des milliers d’amendements examinés, c’est avec une certaine émotion et beaucoup d’humilité que j’aborde ce moment que nous sommes nombreux à avoir attendu depuis si longtemps.

Il y a quelques mois, nous avons adopté la proposition de loi visant à garantir l’égal accès de tous à l’accompagnement et aux soins palliatifs, qui établit une stratégie décennale dotée de plus de 1 milliard d’euros sur dix ans. Ce texte, je l’ai toujours rappelé, ne s’oppose en rien à la présente proposition de loi sur la fin de vie ; il en est complémentaire.

La présente proposition de loi ouvre pour le patient, en toute liberté, dans le respect de sa dignité, la possibilité d’accéder à l’aide à mourir, selon une procédure encadrée par cinq critères cumulatifs. Ces critères sont particulièrement précis et je tiens à redire que, contrairement à ce qu’affirment certains, la vieillesse, les troubles psychiatriques ou le handicap ne permettent pas d’accéder au dispositif.

Notre modèle social, qu’il faut préserver à tout prix, repose sur le soutien aux plus fragiles. Mais lorsque la maladie n’est plus supportable, qu’il n’existe plus aucune perspective d’amélioration, qui sommes-nous pour priver quelqu’un de la liberté de choisir les conditions de sa fin de vie ?

Les professionnels de santé – qui exercent au quotidien dans des conditions difficiles et pour lesquels j’ai un profond respect – sont protégés par la clause de conscience, qui permet de préserver leurs convictions.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬 •
Nicole Dubré-Chirat
• 2026 Jun 30, 17:25:41
Ce texte est conforme aux valeurs de la République : liberté de choix, égalité d’accès aux soins, fraternité pour l’accompagnement en fin de vie et humanité. Notre droit doit permettre à chacun une fin de vie libre et choisie, dans les conditions les plus dignes, lorsque la maladie ou la douleur n’est plus supportable et qu’aucun traitement n’est efficace.

Ce texte est avant tout un texte de dignité pour les malades et de respect des professionnels. Je vous invite à en tenir compte. Si j’appelle, à titre personnel, à voter pour ce texte avec conviction et émotion, le groupe Ensemble pour la République laissera la liberté de vote à ses membres.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬 •
Nicole Dubré-Chirat
• 2026 Jun 30, 17:23:25
Je le regrette sincèrement, car j’estime que le respect de la volonté du malade et la sécurité des soignants auraient dû guider le législateur à chaque étape de nos travaux, notamment sur ce point.

À l’article 7, les lieux d’administration de la substance létale ont été précisés : il s’agit du domicile, de la résidence de la personne ou d’un proche, d’un établissement de santé, d’un établissement ou service social ou médico-social ou de toute autre structure où exercent des professionnels de santé. Cette rédaction établit une liste un peu trop large s’agissant de la résidence de la personne, car elle ouvre de multiples possibilités.

D’autre part, les délits d’entrave et d’incitation à recourir à l’aide à mourir, qui avaient été supprimés, n’ont pas été rétablis. Il était essentiel de dépénaliser l’utilisation d’un droit mis en œuvre dans un moment particulièrement intime et difficile. Il importe d’ailleurs de rappeler que le droit pénal en vigueur permet déjà de réprimer et de sanctionner les comportements des opposants.

Enfin, en seconde délibération, nous avons corrigé la restriction de l’administration de la substance létale aux seuls infirmiers qui, en plus d’être malvenue, avait suscité une forte inquiétude de la profession. Il est en effet essentiel de garantir la participation des médecins à ce moment clé de la procédure et de permettre la complémentarité dans l’exercice du binôme constitué par le médecin et l’infirmier.

Je veux d’ailleurs insister sur un point très important : le respect des convictions des soignants est absolu. Le texte leur reconnaît le droit de participer ou non à cette procédure et leur accorde, à cette fin, la protection d’une clause de conscience. Je fais confiance à leur sens des responsabilités dans l’accompagnement de la fin de vie des patients et je les en remercie.

Après autant d’attente, l’Assemblée nationale doit à nouveau se prononcer : nous nous devons de répondre à la demande exprimée par les malades et les associations qui les représentent. Nos débats, parfois tendus, ont toujours été respectueux et ont prouvé que l’Assemblée était capable d’adopter un texte équilibré et soutenu par une majorité indiscutable.

Enfin, à celles et ceux qui soutiennent qu’il ne s’agirait pas d’une priorité pour les Français, je veux dire que les nombreux travaux engagés depuis des années doivent désormais trouver leur traduction législative. Le 15 juillet, nous aurons la possibilité de faire un choix définitif : ce sera une date importante et marquante pour l’histoire de notre pays et son évolution sociétale.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬 •
Nicole Dubré-Chirat
• 2026 Jun 30, 17:21:30
L’Assemblée nationale vient d’achever l’examen en nouvelle lecture de la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir. Nous arrivons au terme de presque six années d’échanges. Je remercie le rapporteur général et les quatre corapporteurs, dont les avis ont été précieux pour éclairer nos débats. Je remercie également le premier artisan de ce texte, Olivier Falorni, présent dans les tribunes.

Après la promulgation de la loi visant à garantir l’égal accès de tous à l’accompagnement et aux soins palliatifs ainsi que sa déclinaison décennale, nous devons pour la troisième fois statuer sur une modification majeure de notre cadre législatif en matière de fin de vie. Sur cette proposition de loi relative à l’aide à mourir, en première et en deuxième lectures, notre Assemblée s’est déjà exprimée clairement, par deux votes, les 27 mai 2025 et 25 février 2026.

L’aide à mourir est avant tout un nouveau droit et une liberté qui n’enlève rien à personne et offre une possibilité et une réponse à la demande du patient. Son éventuelle mise en œuvre est guidée par son seul choix. Elle repose sur une définition claire, un cadre juridique précis et des conditions rigoureuses et cumulatives prévues par l’article 4, ainsi que sur une procédure très encadrée par les articles 5 à 13, qui constitue le cœur du texte.

Ces critères sont semblables et communs à ceux en vigueur dans de nombreux pays qui pratiquent l’aide à mourir. Les facteurs d’éligibilité sont précis et listés : ils entraînent la non-éligibilité des personnes atteintes d’une maladie psychiatrique, les personnes âgées, les personnes en situation de handicap et les mineurs – cela, je veux le marteler.

S’agissant de l’évolution du texte en séance publique, des modifications notables sont à souligner. Tout d’abord, la faculté de choisir entre l’autoadministration et l’administration de la substance létale par un professionnel de santé a été supprimée à l’article 6.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬 •
Nicole Dubré-Chirat
• 2026 Jun 27, 16:35:54
Ayant travaillé dans des établissements confessionnels, je sais que, comme tous les autres, ils ont un projet d’établissement, qui n’est pas la seule addition de projets individuels. Toutefois, ils sont aussi tenus, par un devoir d’humanité, d’accueillir des patients de toute confession. De plus, ils ont un devoir de fraternité. Que dirait-on si, à un de ses patients demandant l’aide à mourir, son établissement d’accueil répondait : « Retournez chez vous ou allez voir ailleurs car on ne pratique pas cela ici » ? Cela ne témoignerait pas d’une grande humanité…
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬 •
Nicole Dubré-Chirat
• 2026 Jun 27, 10:52:32
Arrêtez !
👍0
👎1
💬Répondre
🔗Partager
💬 •
Nicole Dubré-Chirat
• 2026 Jun 27, 10:51:10
Nous aurons tout entendu lors des différentes lectures du texte ! On ne peut pas voter la suppression de l’intervention du médecin dans le dispositif, puis s’interroger sur ce qu’il ferait en fin de procédure – est-il présent, est-il formé pour ce qui relève de l’assistance à une personne en danger ? –, tout en laissant entendre que les infirmiers ne seraient pas compétents pour répondre aux besoins d’assistance du patient ! Vous jetez l’opprobre sur des professions, vous les mettez en difficulté, puis vous les évoquez à nouveau quand cela vous arrange… Franchement, ça commence à faire trop !
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬 •
Nicole Dubré-Chirat
• 2026 Jun 27, 10:03:29
Cet amendement de coordination vise à rétablir la possibilité de choisir entre deux modes d’administration ; en effet, sa suppression fait que les articles 2, 6 et 9 ne sont pas coordonnés.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬 •
Nicole Dubré-Chirat
• 2026 Jun 27, 09:38:42
Et quand il délivre de la morphine ?
👍0
👎2
💬Répondre
🔗Partager
💬 •
Nicole Dubré-Chirat
• 2026 Jun 26, 23:11:51
Je parle d’un autre communiqué !
👍0
👎1
💬Répondre
🔗Partager
💬 •
Nicole Dubré-Chirat
• 2026 Jun 26, 23:09:42
Ceux et celles qui ne le souhaitent pas pourront faire valoir leur clause de conscience.

Ce matin, les conseils nationaux de l’Ordre des médecins et de l’Ordre des infirmiers ont produit un communiqué commun pour nous demander de réintégrer les médecins dans le dispositif, afin qu’ils puissent poursuivre ensemble leur travail complémentaire auprès des patients qu’ils aideront à mourir. Arrêtez de penser que les soignants ne soutiennent pas le texte !
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬 •
Nicole Dubré-Chirat
• 2026 Jun 26, 23:09:29
Je salue les infirmières, qui œuvrent tous les jours auprès des malades, accompagnent des patients dans des situations très difficiles et souhaitent, pour beaucoup, poursuivre cet accompagnement dans la démarche d’aide à mourir.
👍0
👎2
💬Répondre
🔗Partager
Voir plus
🚀