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Sabrina Agresti-Roubache
, Ministre déléguée2026 Apr 30 11:24:39
Je suis moi-même tellement attachée à mon territoire que je suis toujours heureuse de voir des personnes montrer de l’attachement à l’endroit où elles sont nées – même si nous pouvons ne pas être d’accord, c’est le cœur qui parle.

J’ai décidé de faire ma rentrée scolaire en outre-mer pour aller examiner les situations au cas par cas, mais en apportant quelques solutions. Vous parlez de la domiciliation des entreprises avec raison, car c’est ainsi que les opérateurs de compétences sont financés. J’avais identifié ce sujet, notamment à la suite d’une interpellation de la direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (Dreets) de Guyane, qui avait appelé notre attention sur les problèmes induits par la spécificité du territoire. Permettre de collecter les recettes apportées par les domiciliations me semble une évidence. Si cela doit passer par une modification législative, nous le ferons, et si c’est du domaine réglementaire, je préparerai un décret. Nous allons rendre au territoire ces capacités de financement.

Je pense qu’il est possible de faire de la dentelle pour les outre-mer, sans nécessairement passer par la loi. Par exemple, s’agissant de la fongibilité des fonds pour les régions de France, le président François Bonneau m’a demandé s’il était possible d’utiliser des crédits affectés à l’investissement pour des dépenses de fonctionnement, et inversement. Nous pensions qu’il fallait en passer par une réforme législative, mais ce n’est pas le cas : un décret suffit, que nous sommes en train de rédiger. Je vous donnerai donc une réponse, probablement dans la journée.

S’agissant de la capacité à offrir des formations en Guyane, nous mettons en regard les besoins des entreprises et les possibilités de formation sur place. Je comprends que l’on ait toujours envie de rester chez soi pour être formé, que l’on préfère garder nos enfants chez nous, notamment quand ils sont jeunes, mais s’agissant de la formation professionnelle, du CFA au lycée professionnel et au BTS, le premier frein, ce sont les parents. Il est difficile de laisser ses enfants partir ou d’imaginer qu’ils sont assez mûrs pour travailler en entreprise tout de suite. Je suis à votre discussion pour poursuivre ces échanges au sujet de la Guyane.
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Sabrina Agresti-Roubache
, Ministre déléguée2026 Apr 30 11:23:19
Je suis à votre disposition !
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Sabrina Agresti-Roubache
, Ministre déléguée2026 Apr 30 11:21:30
Je vois ma collègue ministre des outre-mer la semaine prochaine, et le sujet est à l’ordre du jour de notre réunion. S’il y a 43 000 Neet à La Réunion, je vous laisse imaginer le chiffre pour l’ensemble des outre-mer. Nous allons nous rencontrer assez vite pour discuter du budget ligne par ligne. Encore bravo à tous les élus de La Réunion pour avoir pris le sujet à bras-le-corps. Ce n’est pas une question de couleur politique, mais d’utilité et d’intérêt général.
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Sabrina Agresti-Roubache
, Ministre déléguée2026 Apr 30 11:20:09
Vous avez raison, monsieur le député, lorsque les choses fonctionnent, lorsque les crédits sont consommés et que les élus locaux ont travaillé en utilisant les moyens qui leur ont été alloués, je fais partie des politiques qui préfèrent que les élus locaux reviennent demander des crédits plutôt que de ne pas les consommer – j’aurais 10 000 exemples à vous donner, notamment à Marseille.

Vous trouverez en moi quelqu’un qui défendra les territoires parce que je crois beaucoup à la décentralisation, à la responsabilisation de nos élus locaux, qu’ils soient issus de territoires ruraux, de villes ou des outre-mer. Puisque vous avez consommé la totalité de l’enveloppe budgétaire, vous êtes en droit d’en demander le maintien, et je me bagarrerai pour cela à vos côtés lors des négociations budgétaires. Vous avez utilisé les crédits, vous avez été utile dans votre territoire en réalisant l’objectif pour lequel nous nous engageons en politique : servir les autres et l’intérêt général. Je défendrai donc vos crédits ligne par ligne, et cela ne vaut pas que pour La Réunion, mais aussi pour tous les autres territoires d’outre-mer. Ce sera difficile, la bataille n’est pas gagnée d’avance.
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Sabrina Agresti-Roubache
, Ministre déléguée2026 Apr 30 11:17:59
À Mayotte, en lycée professionnel, il y a de plus en plus de demandes dans la filière BTP, car cela aboutit tout de suite à une formation et à un emploi. Mais nous en reparlerons plus tard – deux minutes, c’est trop peu pour répondre à votre question !
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Sabrina Agresti-Roubache
, Ministre déléguée2026 Apr 30 11:15:42
En ce qui me concerne, vous pouvez peut-être évoquer une calculatrice marseillaise, mais pas une calculatrice parisienne ! (Sourires.) Lorsque j’ai pris mes fonctions actuelles, les priorités que j’ai fait figurer sur ma feuille de route ont été l’outre-mer, les enfants de l’aide sociale à l’enfance et les jeunes en situation de handicap.

S’agissant du déplafonnement du CPF, il ne peut y avoir de rupture d’égalité devant la loi entre la métropole et les outre-mer. Je propose le paiement du reste à charge en plusieurs échéances, par exemple pour les outre-mer.

S’agissant de la mobilité, il est aussi question de la possibilité de venir se former en métropole. Cela signifie avoir accès à une formation choisie, et s’assurer que la personne formée, jeune ou moins jeune, puisse revenir en outre-mer pour exercer. Car il ne faut pas dépeupler les territoires en faisant venir tout le monde en métropole pour former des personnes qui ne repartent pas exercer leur profession dans leur territoire. J’essaie toujours d’avoir un regard très pragmatique, c’est pourquoi j’ai proposé d’ouvrir des places d’internat pour permettre une mobilité effective aux jeunes qui viennent se former, en leur assurant un vrai hébergement. Quand on laisse un jeune aller se former au niveau CFA, infrabac ou juste après le bac professionnel, le sujet pour les parents est de savoir où leur petit sera hébergé.

Dans les outre-mer, l’apprentissage reste un sujet important. Entre 2019 et 2024, le nombre de contrats d’apprentissage a augmenté dans les départements d’outre-mer pour atteindre 22 000 apprentis. Il faut proposer la bonne formation et permettre aux jeunes d’aller se former. Bien sûr, il faut aussi développer localement des formations, mais qui correspondent à des métiers.
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Sabrina Agresti-Roubache
, Ministre déléguée2026 Apr 30 11:11:39
C’est toujours agréable !

Vous avez raison : l’Afpa a formé et continue de former bien trop de nos concitoyens pour qu’on la néglige. C’est un sujet important, qu’on m’a mis sous le nez dès que j’ai pris mon poste. Ne vous en faites pas : vous avez devant vous quelqu’un qui saura la défendre.

Cependant, je le ferai toujours avec beaucoup de rigueur et d’honnêteté, ce qui me conduit à apporter une petite précision à ce que vous avez dit. Vous ne le savez peut-être pas, mais lors du conseil d’administration de l’Afpa qui s’est tenu la semaine dernière, une position importante a été adoptée. L’État soutient le pari du redressement de l’Afpa point par point. Avec ses administrateurs, régions et gouvernement sont autour de la table.

Il faut réussir à déterminer ce qui n’a pas marché. En effet, il n’est pas sûr que l’Afpa ne fonctionne pas pour la seule raison que l’État ou les gouvernements successifs auraient pris de mauvaises décisions.

Il faut examiner les formations proposées. Vous avez raison : il est probable que l’Afpa ait fait partie des premiers à offrir l’occasion d’acquérir des compétences – vous parlez de formations, je parle de compétences, comme vous le faites également – en matière de transition écologique.

L’Afpa n’est pas abandonnée : l’État est autour de la table et soutient son redressement. Ainsi, lors du conseil d’administration que j’évoquais, le contrat d’objectifs et de performance proposé a été adopté. Je vous en dirai plus quand j’aurai lu le rapport de séance. Je vous confirme en tout cas que le modèle économique de l’Afpa est sur mon radar. Elle devra sans doute parvenir à réaliser des coupes et à restructurer son financement.

C’est notamment le cas au centre Afpa de la Treille, dans le 11e arrondissement de Marseille, qui offrira des formations très importantes, notamment dans le domaine du BTP. Vous voyez donc que je suis attentive au jour le jour aux sujets touchant à l’Afpa.
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Sabrina Agresti-Roubache
, Ministre déléguée2026 Apr 30 11:11:35
Merci, monsieur le député, pour votre vigueur et votre engagement ! (Sourires.)
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Sabrina Agresti-Roubache
, Ministre déléguée2026 Apr 30 11:06:49
Dans le rapport, nous admettons que la politique publique en question n’était pas assez structurée. Quand on engage une telle politique, on l’ouvre au plus grand nombre et on expérimente des méthodes. Je vous accorde donc volontiers ce manque de structuration, qui appelle un perfectionnement.

Il n’en va pas de même des résultats. Ainsi, l’outil InserJeunes – qui concerne les PIC – révèle, s’agissant des dispositifs d’apprentissage, que le taux d’insertion professionnelle à six mois, par diplôme, établissement et territoire, est compris depuis 2021 entre 70 % et 90 %, en fonction des filières. On ne peut pas dire que ce soit une catastrophe !

Puisque vous avancez des chiffres, je vous réponds par des chiffres : grâce à l’apprentissage, le taux de chômage des 15-24 ans a diminué de 10 points depuis 2017. On ne peut donc pas abandonner tout le dispositif sans que personne ne se remette en question : on doit perfectionner ce qui a fonctionné et accepter d’en finir avec ce qui n’a pas marché.

Pour parler de gouvernance, s’agissant du PIC, j’ai observé, en tant qu’élue du conseil régional de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, qu’il existait de grandes disparités de réussite suivant les territoires et la manière dont les élus locaux se sont approprié ces enjeux. On aurait tort de ne pas prendre ce facteur en considération.

On ne peut plus se borner à réguler par les coûts : il faut désormais le faire par la qualité. Vous évoquez la qualité des formations. La superposition de la carte des formations sur celle des besoins des entreprises dans tous les territoires sera l’un des enjeux importants que j’aurai à traiter. Lorsque je défendais le projet de loi visant à renforcer la lutte contre les dérives sectaires et à améliorer l’accompagnement des victimes, je proposais déjà d’élaguer de très nombreuses formations inutiles. Je regrette qu’alors, les groupes du RN et de LFI n’aient pas adopté ce texte !
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Sabrina Agresti-Roubache
, Ministre déléguée2026 Apr 30 11:02:22
Le sujet de votre question m’est cher : lorsque je suis revenue au gouvernement pour assumer la responsabilité du portefeuille que l’on m’avait confié, j’ai établi une feuille de route accordant la priorité aux jeunes, aux personnes en situation de handicap, aux outre-mer et aux enfants de l’ASE, l’aide sociale à l’enfance.

Le problème d’inclusion que vous évoquez est fondamental. Au ministère, je me bats tous les jours pour des filières qui comptent 100 % d’enfants en situation de handicap, à un moment de leur parcours où ils n’ont d’autre possibilité que d’être accueillis en CFA. Si c’est la filière qu’ils ont choisie, je les soutiens et me battrai pour les crédits qui rendent ce choix possible.

Vous abordez également le budget, voire le modèle économique de certains CFA capables d’assurer cet accueil. Vous évoquez l’un d’entre eux, qui se situe dans votre territoire. S’agissant des sourds et des malentendants, je nous crois tout à fait capables, à la maille des territoires, de sauver de tels établissements au cas par cas. Je ne veux pas – vous connaissez la sincérité de mes engagements et ma capacité, parfois, à me bagarrer ! – qu’un CFA ferme pour la seule raison qu’il ne remplit pas certains critères, alors même qu’il permet à des jeunes en situation de handicap d’accéder à une formation.

Le plafonnement d’utilisation du CPF, fixé à 1 500 euros pour les formations sanctionnées par des certifications et habilitations enregistrées dans les répertoires spécifiques établis par France Compétences, ne s’applique pas à la certification relative au socle de connaissances et de compétences professionnelles, dite certification CléA. Le plafond ne s’applique pas non plus à la préparation d’une certification professionnelle inscrite au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP).

Nous aurons probablement à en discuter après la séance, afin que vous me présentiez le cas du CFA que vous évoquez et que je vous réponde plus précisément.
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Sabrina Agresti-Roubache
, Ministre déléguée chargée de l’enseignement et de la formation professionnels et de l’apprentissage2026 Apr 30 10:55:13
Ce débat est pour moi, avant tout, l’occasion de répondre à vos questions et d’échanger avec vous en toute humilité. Il porte sur la question essentielle du financement et de la performance de la formation professionnelle, c’est-à-dire sur notre capacité à transformer la dépense publique en compétences, en emplois, en promotion sociale et en compétitivité.

La formation professionnelle n’est pas une dépense passive – et, monsieur le député Lecoq, vous avez bien raison de dire qu’il s’agit d’un investissement et non d’une dépense. C’est en effet un investissement stratégique afin de permettre à chacun de s’adapter aux mutations économiques, de changer de voie, de retrouver un emploi, de progresser dans sa carrière. La formation professionnelle permet aussi à nos entreprises de recruter, d’innover et de répondre aux besoins de compétences.

Depuis 2017, le président de la République a engagé une transformation profonde, courageuse et structurante du système français de formation professionnelle, avec un objectif simple : plus de liberté pour les actifs, plus de simplicité pour les entreprises, plus d’efficacité pour la dépense publique. Ce dernier point a été souligné et je le confirme. C’est dans cette logique que nous travaillons, en lien avec le ministre du travail et des solidarités.

La réforme fondatrice fut celle de la loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel. Elle a profondément modernisé un système beaucoup trop complexe, illisible et souvent inégalitaire – je vous l’accorde – en instaurant plusieurs avancées majeures.

D’abord, nous avons redonné aux Français la main sur leur parcours professionnel grâce à la monétisation du compte personnel de formation. Le CPF est devenu plus simple, plus lisible et plus accessible grâce à une application directe, sans intermédiaires. Des millions de nos concitoyens ont ainsi pu choisir eux-mêmes leur formation et leur parcours.

Nous avons ensuite réorganisé la gouvernance du système de la formation professionnelle et de l’apprentissage en créant France Compétences, l’autorité nationale chargée de le réguler, de le financer, de l’évaluer et de garantir sa cohérence d’ensemble. Cette rationalisation était indispensable pour mieux piloter l’argent public et progresser en matière de transparence.

Nous avons d’autre part refondé l’apprentissage, longtemps freiné, il est vrai, par des rigidités administratives. Il n’aura échappé à personne qu’en renforçant la création des CFA, en simplifiant les règles et en rapprochant l’offre de formation des besoins économiques, nous avons permis un essor historique de l’alternance. Les résultats sont là.

Quant aux entrées en apprentissage, elles atteignent des niveaux sans précédent, qui dépassent ces dernières années le million de contrats annuels. Derrière ces chiffres, il y a des jeunes qui trouvent une voie d’excellence, des entreprises qui recrutent, des territoires qui développent leurs atouts.

La formation des demandeurs d’emploi, qui m’est chère, a également été renforcée, notamment à travers les plans d’investissement dans les compétences (PIC), avec une attention toute particulière portée aux publics les plus éloignés de l’emploi.

Nous avons aussi engagé la montée en qualité du secteur de la formation professionnelle par la certification Qualiopi, afin que l’argent public finance des formations sérieuses, évaluées et exigeantes. J’y reviendrai tout à l’heure.

Et, oui, il est légitime de poser la question de l’efficacité de la dépense publique ; oui, nous devons en permanence améliorer, corriger, mieux cibler, nous adapter. C’est précisément le sens des ajustements engagés depuis 2022 : lutte contre les fraudes au CPF, responsabilisation des usagers, amélioration de l’orientation vers les formations conduisant réellement à une insertion professionnelle ou encore soutenabilité financière du système. Je prêterai une attention toute particulière au renforcement de la régulation par la qualité et non plus par les coûts.

Néanmoins, il ne faut pas verser dans la caricature : quand un salarié se reconvertit avec succès, quand un jeune décroche un diplôme par l’apprentissage, quand une entreprise trouve enfin les compétences qu’elle cherchait, quand un demandeur d’emploi retrouve une activité durable, la dépense publique cesse d’être seulement une dépense pour devenir un gain collectif, un investissement. Notre responsabilité n’est donc pas de la réduire aveuglément, mais bien de dépenser, d’investir mieux.

Notre ambition n’est pas de revenir en arrière, mais de consolider les réussites. Notre devoir est de bâtir une France des compétences, de l’émancipation par le travail et de la promotion sociale – là aussi, j’en sais quelque chose. C’est cette ligne que le gouvernement continuera de défendre : exigence budgétaire, justice sociale, efficacité économique pour les entreprises.
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Sabrina Agresti-Roubache
, Secrétaire d’état chargée de la ville et de la citoyenneté2024 May 28 11:37:14
Les attentes des Français en matière de sécurité sont fortes et légitimes et le Gouvernement met tout en œuvre pour y répondre. La circonscription de police nationale de Sedan dispose d’un effectif opérationnel de trente-neuf gradés et gardiens de la paix affectés en sécurité publique. Tous corps confondus, à la fin de février, la police nationale disposait à Sedan de cinquante-deux agents, soit un effectif comparable à celui présent à la fin de l’année 2016.

À l’échelon départemental, la hausse des effectifs est concrète et mesurable : l’effectif opérationnel des gradés et gardiens de la paix affectés en sécurité publique est passé de 133 policiers à la fin de l’année 2016 à 155 policiers à la fin de l’année 2023. Tous corps confondus, le nombre de policiers affectés en sécurité publique est passé de 196 fonctionnaires à la fin de l’année 2016 à 215 fonctionnaires à la fin février 2024, soit 19 agents supplémentaires.

Concernant le commissariat de Sedan, en faveur duquel le ministre de l’intérieur s’est engagé, je vous confirme sa détermination à le construire dans les meilleurs délais. Compte tenu des contraintes budgétaires, le ministre a demandé au directeur général de la police nationale (DGPN) de procéder à la revue des programmes immobiliers de la police nationale et de lui faire des propositions rapidement. Nous serons en mesure, dans les prochaines semaines, de vous éclairer de manière plus précise sur la programmation des travaux. Quoi qu’il en soit, la construction du commissariat de Sedan demeure une préoccupation centrale du ministre.

Enfin, rappelons que si l’État consacre les moyens nécessaires à la sécurité de la population, il doit aussi pouvoir compter sur la mobilisation – si importante en la matière – des collectivités : c’est ensemble, avec les élus de terrain, de façon coordonnée et complémentaire, que nous ferons reculer la délinquance.
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Sabrina Agresti-Roubache
, Secrétaire d’état chargée de la ville et de la citoyenneté2024 May 28 11:32:16
Permettez-moi de vous apporter la réponse du ministre de l’intérieur et des outre-mer, Gérald Darmanin. Georges Ibrahim Abdallah a été condamné par la cour d’assises de Paris, en 1987, à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de quinze ans, pour complicité dans l’assassinat de diplomates israéliens et américains. C’est en application de cette décision de justice que M. Abdallah est incarcéré à la prison de Lannemezan.

L’arrêté d’expulsion est une mesure de police administrative destinée à protéger l’ordre et la sécurité publics, et dont le prononcé est régi par les dispositions des articles L. 631-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (Ceseda). Il n’a pas pour objet de répondre à des considérations d’opportunité – en l’espèce d’alimenter une demande de libération conditionnelle.

Le tribunal administratif de Paris a eu à se prononcer, le 10 février 2022, sur un recours formé par l’avocat de M. Abdallah aux fins d’obtenir l’annulation de la décision implicite née le 2 novembre 2020 du silence gardé par le ministre de l’intérieur sur sa demande tendant à ce qu’un arrêté d’expulsion soit pris à l’encontre de son client.

Le tribunal a considéré qu’« aucune disposition législative ou réglementaire, ni aucun principe général, n’impose au ministre de 1’intérieur de prendre une mesure d’expulsion à l’encontre d’un ressortissant étranger qui, toujours en détention, ne constitue pas une menace immédiate à l’ordre public ». Je vous confirme donc que le Gouvernement n’a pas l’intention de prendre un arrêté d’expulsion à l’encontre de M. Georges Ibrahim Abdallah.
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Sabrina Agresti-Roubache
, Secrétaire d’état chargée de la ville et de la citoyenneté2024 May 28 11:26:24
Vous faites bien de le rappeler, et je vous emboîte le pas : chaque jour, les policiers accomplissent un travail remarquable sur le terrain. Et je puis vous assurer que leurs conditions de travail sont une priorité pour le ministre de l’intérieur et des outre-mer.

C’est un fait : les locaux de l’hôtel de police de Toulon sont vieillissants et trop exigus. Face à cette situation, l’État agit pour apporter des solutions concrètes. Depuis 2014, de nombreux travaux, pour un total de 6,5 millions d’euros, ont été réalisés. Une grande partie des bureaux et des circulations a été rénovée entre 2018 et 2022 ; en 2020, un plan de rénovation intégrale du bâtiment a été acté, mais sa mise en œuvre a été retardée par la pandémie ; la modernisation du stand de tir a été achevée en avril 2024 pour un montant total de 500 000 euros. La troisième phase du plan coûtera 1,5 million d’euros et comprendra notamment le réaménagement de l’accueil et des bureaux de plainte, ainsi que la rénovation des sanitaires.

Les efforts doivent se poursuivre pour que les policiers puissent travailler dans des conditions qu’on qualifiera de normales. Nous le leur devons, compte tenu des missions qu’ils accomplissent quotidiennement. Des réflexions sont en cours pour relocaliser certaines unités dans des locaux extérieurs tout en conservant l’actuel hôtel de police.

Quant aux effectifs, ils n’ont cessé d’augmenter depuis 2016. La circonscription de police nationale compte désormais 444 gradés et 719 agents ; les effectifs des unités départementales de la police nationale sont passés de 43 à 69 policiers ; au niveau départemental, la police nationale dispose de 1 546 agents, contre 1 400 en 2016. Cette augmentation des effectifs doit être suivie d’une augmentation proportionnelle des locaux et des bureaux.

 

Par ailleurs, la qualité des relations nouées entre l’État et les élus locaux a permis de lancer le projet de construction d’une nouvelle caserne dans la commune de Crau, qui accueillera dix-sept gendarmes.

Enfin, rappelons que la mobilisation des policiers et des gendarmes sera totale durant la saison estivale, en collaboration avec les polices municipales et les élus locaux.
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Sabrina Agresti-Roubache
, Secrétaire d’état chargée de la ville et de la citoyenneté2024 May 28 11:20:30
Permettez-moi de vous transmettre la réponse de Guillaume Kasbarian, ministre délégué chargé du logement.

Le Gouvernement est pleinement conscient de la difficulté qu’éprouvent les saisonniers pour se loger dans de nombreux territoires et de ce que cela implique pour l’économie. La ministre du travail, de la santé et des solidarités et la ministre déléguée chargée des entreprises, du tourisme et de la consommation ont présenté le 31 mai 2023 une feuille de route 2023-2025 pour améliorer l’emploi des travailleurs saisonniers dans le secteur touristique. Celle-ci s’articule autour de la formation, du logement et de l’accompagnement.

Le Gouvernement a identifié plusieurs axes de développement pour augmenter l’offre de logements abordables : ouvrir à la location les chambres des internats scolaires et universitaires pendant la période estivale, avec comme objectif 6 000 logements disponibles d’ici 2025 ; encourager les propriétaires privés à mettre en location leur logement auprès des travailleurs saisonniers par la promotion d’un dispositif fiscal les exonérant d’impôt sur le produit de la location, lequel sera prolongé jusqu’en juillet 2024 ; faciliter les agréments de résidence et de logement relevant de l’article 109 de la loi Elan – loi portant évolution du logement, de l’aménagement et du numérique – pour les jeunes saisonniers dans les zones touristiques ; faire accompagner par les préfets de département la signature de nouvelles conventions entre les bailleurs et les CCAS – les centres communaux d’action sociale – dans les communes particulièrement concernées par les enjeux de logements saisonniers ; étendre aux saisonniers la garantie d’État Visale – visa pour le logement et l’emploi ; améliorer le bail mobilité au profit des saisonniers. De plus, la future loi relative au développement de l’offre de logements abordables permettra d’élargir le dispositif du parc social.

Pour répondre aux besoins particuliers des saisonniers agricoles, le ministère de l’agriculture et le groupe Action Logement ont prorogé l’aide au logement qui leur est accordée depuis le 1er avril 2020. Cette aide financière à l’hébergement temporaire s’adresse à l’ensemble des salariés des entreprises du secteur agricole exerçant une activité saisonnière, quelles que soient leur ancienneté, la durée et la nature de leur contrat de travail.

J’espère, madame la députée, vous avoir apporté la réponse la plus complète possible.
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Sabrina Agresti-Roubache
, Secrétaire d’état chargée de la ville et de la citoyenneté2024 May 28 11:14:54
L’ostréiculture est une filière d’excellence, sa production est reconnue mondialement pour sa qualité. Pour mieux la protéger, le Gouvernement a souhaité qu’elle soit qualifiée d’« intérêt général majeur » à l’article 1er du projet de loi d’orientation agricole, sur lequel votre assemblée se prononcera par un vote solennel cet après-midi.

Cette filière a subi une crise majeure cet hiver, en pleines fêtes de fin d’année. Pour certains producteurs, cela représente une perte de 70 % du chiffre d’affaires annuel. Hervé Berville, secrétaire d’État chargé de la mer et de la biodiversité, l’a rappelé ici même : les producteurs ne sont pas responsables de la crise, ils en sont les victimes ; à ce titre, ils n’ont pas à en payer l’addition. C’est une évidence, mais cela va toujours mieux en le disant.

Le Gouvernement veille à ce que les collectivités mettent en conformité leur système d’assainissement et leurs réseaux pluviaux de manière à éviter les phénomènes de surverse, à l’origine des contaminations. Les contrats de plan État-région seront mobilisés et renforcés en conséquence, à l’instar des 2,5 millions d’euros financés par l’État pour le bassin d’Arcachon. Les actions coordonnées avec les agences de l’eau seront également soutenues : le secrétaire d’État a annoncé en avril la conclusion d’un contrat de territoire Eau et Climat en Gironde ; 10 millions d’euros permettront ainsi de réaliser les investissements nécessaires dans les bassins versants. Enfin, en vertu des missions qui lui sont dévolues en matière de police de l’eau, l’État veille à la conformité des systèmes d’assainissement et s’assure que les collectivités exercent leur pleine et entière responsabilité en la matière.

À court terme, il faut redonner confiance aux consommateurs. Le Gouvernement a fléché une aide de 500 000 euros pour soutenir les opérations de communication de la filière.

En outre, nous nous sommes engagés à ce que les conchyliculteurs touchés par les fermetures bénéficient d’une exonération de redevance domaniale, accordée au niveau départemental. Nous avons aussi obtenu des banques le principe d’un rééchelonnement des dettes, pouvant inclure jusqu’à une année de différé de paiement, ou des prêts de trésorerie à taux préférentiel. Enfin, le Gouvernement a déposé auprès de la Commission européenne, en lien avec les professionnels, une demande d’aide exceptionnelle pour compenser les pertes économiques des entreprises et mieux anticiper les prochaines crises.

Il soutient par ailleurs le développement d’outils prédictifs de suivi de la qualité des eaux, comme le projet Copernic porté par l’Ifremer – Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer – et le CNRS – Centre national de la recherche scientifique.

Vous le voyez, monsieur le député, le Gouvernement entend donner à la filière conchylicole tous les moyens possibles pour qu’elle traverse cette conjoncture difficile qui, nous l’espérons, n’est que passagère.
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Sabrina Agresti-Roubache
, Secrétaire d’état chargée de la ville et de la citoyenneté2024 May 28 11:10:05
Le contournement ferroviaire de l’agglomération lyonnaise, nécessaire à la mise en œuvre du service express régional métropolitain (Serm) de Lyon et aux accès alpins nouveaux, a été déclaré d’utilité publique le 28 novembre 2012. Conformément aux recommandations du COI, le projet, du fait de sa forte contribution au développement du fret ferroviaire, donc à la transition écologique, est une priorité pour le Gouvernement. L’enquête publique, mettant en avant le report modal, a démontré l’intérêt collectif du projet.

Le tracé retenu ayant toutefois soulevé des oppositions, un tracé alternatif a été proposé. Mais SNCF Réseau a depuis démontré que celui-ci comporte des obstacles rédhibitoires, notamment dans la traversée du parc industriel de la plaine de l’Ain.

Cela étant, le Gouvernement sera attentif au respect des exigences environnementales, tant dans les zones déjà urbanisées que dans les zones restées naturelles, agricoles ou forestières. Si la densification de la zone appelle la mise en place de mesures supplémentaires, celles-ci pourront être envisagées dans le cadre des études environnementales à venir.

Vous savez, monsieur le député, que la porte de Patrice Vergriete vous est toujours ouverte pour continuer à travailler sur ce sujet qui vous tient particulièrement à cœur.
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Sabrina Agresti-Roubache
, Secrétaire d’état chargée de la ville et de la citoyenneté2024 May 28 11:04:59
Pour renouveler le matériel des lignes Paris-Clermont-Ferrand et Paris-Limoges-Toulouse, l’État investit 800 millions d’euros dans de nouvelles rames Oxygène et les installations de maintenance. Le constructeur ferroviaire espagnol CAF a annoncé que des problèmes techniques, découverts au cours des essais, entraîneront un retard de livraison.

Pour régénérer la ligne Paris-Clermont-Ferrand, il est prévu d’investir 760 millions d’euros, financés par SNCF Réseau ; 130 millions, financés par l’État et la région Auvergne-Rhône-Alpes seront consacrés à sa modernisation. Pour la ligne Paris-Limoges-Toulouse, 1,6 milliard et 385 millions sont prévus au schéma directeur, respectivement pour sa régénération et sa modernisation. Les programmes de travaux avancent conformément à nos prévisions, sans rompre la continuité du service ferroviaire.

Le Gouvernement comprend et partage l’exaspération des voyageurs et des élus de ces territoires. Ce retard est d’autant plus inexcusable que le matériel répond bien aux standards souhaités de confort et d’accessibilité, alors que les voitures Corail arrivent bientôt en fin de vie. Il n’y a pas d’autre matériel disponible pour remplacer ces voitures en attendant l’arrivée des rames Oxygène. Aussi l’État financera-t-il les travaux nécessaires à la prolongation des voitures Corail.

Outre les rames Oxygène, de très nombreuses livraisons de matériel ferroviaire ont pris du retard. Pour comprendre cette situation et faire émerger des solutions, l’État souhaite que soit mené un audit de la performance industrielle de l’ensemble de la filière ferroviaire – les modalités seront précisées dans les prochaines semaines.

Des mesures de compensation tarifaire sont en cours d’étude avec la SNCF et le constructeur CAF. Le ministre délégué chargé des transports, Patrice Vergriete, prévoit d’en faire l’annonce aux acteurs locaux dans les prochaines semaines.
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Sabrina Agresti-Roubache
, Secrétaire d’état chargée de la ville et de la citoyenneté2024 May 28 10:59:26
Le report modal vers le ferroviaire est déterminant pour réussir la transition écologique et diminuer les émissions de gaz à effet de serre. Dans ce contexte, le Gouvernement est pleinement mobilisé pour limiter et résorber les nuisances sonores et vibratoires qui affectent nos concitoyens.

Une part importante du trafic du fret ferroviaire entre Paris et Le Havre emprunte le parcours passant par Amiens ou par l’axe Serqueux-Gisors. La redondance des itinéraires de fret permet d’assurer la continuité des circulations en cas d’interruption, comme c’est le cas actuellement du fait des travaux de prolongement du RER E vers l’ouest. Cette robustesse est une condition du succès du report modal.

La modernisation de la ligne Serqueux-Gisors, achevée en mars 2021, permet ainsi de détourner une partie du trafic de fret des branches de la ligne J en direction de Mantes-la-Jolie, tout en prévoyant un traitement acoustique des secteurs les plus sensibles sur son itinéraire, notamment à Conflans-Sainte-Honorine. L’État a engagé 104 millions d’euros pour cette opération, qui accueille aujourd’hui 100 à 200 trains de fret par mois.

Un programme opérationnel a été défini à la suite de la signature en avril 2021, par l’État, la région Île-de-France, SNCF Réseau et Bruitparif, de la convention relative à la réduction du bruit ferroviaire. Des études acoustiques ont été lancées cette année pour actualiser le décompte des points noirs du bruit ferroviaire au sein des différents territoires.

La communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise et la communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise seront sollicitées avant la poursuite des opérations d’isolation acoustique. L’État et SNCF Réseau pourront également prendre à leur charge une partie du financement de ces travaux. Il s’agit donc d’un engagement assez ferme.

Encore une fois, nous n’envisageons pas de laisser nos concitoyens subir ce bruit. Ceux qui n’ont jamais habité près d’une voie ferroviaire ne savent pas de quoi vous et moi parlons !
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Sabrina Agresti-Roubache
, Secrétaire d’état chargée de la ville et de la citoyenneté2024 May 28 10:53:58
Monsieur le député, je vous sais particulièrement attentif à la spécificité de votre île, la Corse, notre île-montagne. Je vais donc m’efforcer de vous donner la réponse la plus précise possible, telle qu’elle m’a été transmise par ma très chère collègue Dominique Faure.

Nous sommes d’accord : la Corse a besoin d’une « attention particulière », au même titre que les autres territoires spécifiques – insulaires, montagneux, transfrontaliers, ruraux et à très faible densité de population –, ce qui a d’ailleurs été reconnu par l’article 174 du traité de fonctionnement de l’Union européenne. Comme vous le rappelez, cela a été confirmé, s’agissant du volet montagne, par la deuxième version de la loi dite montagne de 2016 ; la création du comité de massif de Corse, que vous présidez, en est la preuve éclatante.

En Corse, l’État et la collectivité territoriale de Corse accompagnent cinq territoires grâce au programme Avenir montagnes ingénierie, pour construire leur stratégie en vue d’un développement touristique plus durable.

Pour l’essentiel, il s’agit de territoires bénéficiant de sites touristiques très fréquentés en été compte tenu de leurs richesses naturelles et environnementales. Ces collectivités s’engagent dans la conduite d’actions visant à maîtriser ces flux et à mieux les répartir dans le temps et sur le territoire, notamment en valorisant des sites naturels, patrimoniaux et culturels moins connus et qui ont ainsi vocation à bénéficier de retombées économiques.

Des projets pour améliorer la mobilité des habitants, mais aussi des touristes, doivent également être engagés avec le soutien de l’État et de ses partenaires, au premier rang desquels la collectivité territoriale de Corse. L’État a, de surcroît, consacré 8,8 millions de crédits dans le cadre du programme Avenir montagnes investissement.

Plus globalement, pour répondre à votre question – pertinente et légitime – l’ambition partagée entre l’État et la collectivité territoriale de Corse en faveur de la montagne corse doit pleinement s’intégrer dans le processus en cours sur l’autonomie de la Corse, dont la triple spécificité – insulaire, montagneuse, éloignée – justifie une approche d’ensemble la plus intégrée possible.

Monsieur le député, vous connaissez mon attachement pour ce territoire et pourrez donc toujours compter sur moi pour faire passer les messages importants.
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Sabrina Agresti-Roubache
, Secrétaire d’état chargée de la ville et de la citoyenneté2024 May 28 10:48:56
Les espèces exotiques envahissantes sont, comme vous l’avez rappelé, une des causes d’érosion de la biodiversité. Les différents vecteurs d’introduction sur le territoire national sont liés à l’intensification des échanges mondiaux – ce qui ne surprendra personne –, mais aussi, bien sûr, aux changements climatiques.

Par ailleurs, le commerce d’espèces animales et végétales favorise l’introduction de nouvelles espèces et de leurs pathogènes associés, dont les impacts sont non seulement environnementaux, mais également économiques et sanitaires.

La réglementation européenne et nationale en la matière interdit, à partir du moment où une espèce est réglementée, son importation, sa détention, son transport, sa production ou sa commercialisation. Les éventuels stocks commerciaux résiduels doivent être soit éliminés, soit cédés à des établissements spécialisés. À ce jour, aux quatre-vingt-huit espèces réglementées au niveau européen s’ajoutent six espèces réglementées uniquement en métropole, dont le frelon oriental.

Afin de prendre en considération les menaces émergentes, la liste des espèces exotiques envahissantes évolue constamment. La Commission européenne prépare ainsi une révision incluant le frelon géant japonais. La France appuiera cette proposition afin de pouvoir agir rapidement.

En complément, le Gouvernement déploie plusieurs actions : une stratégie nationale spécifique, élaborée en 2017 ; un plan d’action concernant les voies d’introduction, établi en 2022 ; plus récemment, la stratégie nationale pour la biodiversité 2023-2030. Cette dernière comprend une mesure spécifique relative aux espèces exotiques envahissantes. De surcroît, le plan « pollinisateurs » 2021-2026 décidé par le Gouvernement prévoit des mesures visant les espèces exotiques envahissantes, plus particulièrement le frelon asiatique. Le fonds Vert permet de financer des actions de gestion, d’animation et de sensibilisation d’acteurs locaux ainsi que des projets de recherche et d’innovation. Enfin, les filières professionnelles sont invitées à établir des codes de gouvernance pour lutter contre le développement des espèces envahissantes.

S’agissant plus spécifiquement du frelon asiatique, le Sénat a récemment adopté, avec le soutien du Gouvernement, une proposition de loi visant à établir un plan national de lutte, décliné au niveau départemental. Il constitue selon nous un outil de lutte et de coordination très intéressant qui doit néanmoins, pour être plus efficace, s’appuyer sur un financement multipartite et un pilotage rassemblant l’ensemble des acteurs concernés sur nos territoires.
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Sabrina Agresti-Roubache
, Secrétaire d’état chargée de la ville et de la citoyenneté2024 May 28 10:43:42
Tout d’abord, je me joins à vous pour exprimer un message de solidarité aux sinistrés du Nord et du Pas-de-Calais, frappés par les inondations. La réponse du Gouvernement demeurera toujours à la hauteur des enjeux.

Face à la crise, l’État s’est fortement mobilisé – vous l’avez rappelé et je vous en remercie –, à tous les niveaux, aux côtés des élus et en soutien des personnes et des professionnels sinistrés. En plus des 50 millions d’euros annoncés par le Président de la République, le fonds Barnier a apporté 25 millions, montant qui s’ajoute aux 70 millions déjà mobilisés pour les programmes d’actions de prévention des inondations dans les Hauts-de-France. Le Premier ministre s’est déplacé trois fois sur le terrain et le ministre Christophe Béchu huit fois.

Pour s’assurer d’un retour à la normale dans les meilleurs délais, Christophe Béchu a également mis en place un comité ministériel de suivi avec les élus qui s’est déjà réuni quatre fois. Après l’urgence de la crise, il nous faut penser le long terme, établir un plan de résilience et prendre les mesures nécessaires pour éviter autant que possible que de telles situations se reproduisent.

Dans ce contexte, les rapports des inspections générales et du maire de Saint-Omer, M. François Decoster, invitent à mieux structurer la compétence de prévention des inondations qui relève des collectivités. Le Gouvernement approuve cette recommandation et souhaite que la Gemapi, la gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations, soit mieux organisée, à l’échelle des bassins de risque.

La résilience des territoires passe aussi par une adaptation aux conséquences prévisibles du changement climatique et à une augmentation des températures de 4 degrés en France en 2100 – une situation que vous connaissez comme moi, les chiffres sont têtus et les rapports implacables. Le troisième plan national d’adaptation au changement climatique, en cours de finalisation, comportera un volet consacré à la prévention des risques.

Vous avez raison, nous devons amplifier la politique publique de prévention des inondations pour mieux adapter nos territoires, pour améliorer la protection de nos concitoyens et pour réduire les vulnérabilités. En effet, les territoires sont atteints chaque fois plus fortement. Le ministre m’a d’ailleurs chargé de vous signaler que, désormais, la météo était étudiée très attentivement – on fait attention à la moindre averse – car, nous le savons, des dégâts colossaux et des drames absolus peuvent être provoqués par de tels phénomènes. Le Gouvernement est donc totalement mobilisé aux côtés des collectivités territoriales et de nos élus.
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Sabrina Agresti-Roubache
, Secrétaire d’état2024 May 02 23:38:28
Je vous parle avec mes tripes, c’est ce que je sais faire de mieux. (Sourires sur les bancs des groupes RN et SOC.) Selon moi, la laïcité, c’est lorsqu’on laisse Dieu se reposer. Il s’agit pour chacun de garder sa croyance dans son cœur, de ne l’exprimer que dans la sphère privée, de vivre en liberté, sans en être empêché par les convictions des uns et des autres. C’est la liberté absolue de croyance. Le Président de la République est victime d’attaques incessantes : on lui conteste des titres portés par tous ses prédécesseurs !
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Sabrina Agresti-Roubache
, Secrétaire d’état2024 May 02 23:37:45
Je m’en tiens aux dispositions légales. Si un élu décide d’envoyer une telle invitation, il prend ses responsabilités. Tous ceux qui souhaitent assister à cette cérémonie peuvent s’y rendre. Vous me demandez s’il a eu tort de le faire : si personne n’a saisi le juge, c’est qu’il a eu raison.

S’agissant du Président de la République, ses titres lui sont octroyés lorsqu’il accède à cette fonction. Je ne peux commenter votre propos, je ne sais que vous répondre.
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