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Delphine Lingemann
2026 Jan 28 17:28:56
LFI et la modestie, ça fait deux !
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Delphine Lingemann
2026 Jan 26 23:54:55
Ce n’est pas sur l’amendement !
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Delphine Lingemann
2026 Jan 13 16:10:06
La semaine dernière, en commission, le RN et LFI ont voté main dans la main pour supprimer la dotation globale de fonctionnement destinée aux collectivités locales (Applaudissements sur les bancs du groupe Dem et sur quelques bancs du groupe EPR.) – autrement dit, pour fragiliser nos territoires et nourrir le chaos.

Avec mon groupe, nous avons choisi la responsabilité. Chacun doit prendre les siennes, comme le gouvernement. Quelle méthode entendez-vous utiliser pour donner, enfin, un budget à la France ? (Applaudissements sur les bancs du groupe Dem.)
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Delphine Lingemann
2026 Jan 13 16:08:36
Madame la ministre de l’action et des comptes publics, un pays sans budget, c’est un pays fragilisé. Cette absence de budget n’est pas qu’une affaire de techniciens : c’est aussi une question de stabilité et de confiance.

Derrière un budget, il y a la capacité de l’État à agir – pour notre défense, dans un monde qui se durcit, pour nos agriculteurs, éprouvés par la crise sanitaire et aujourd’hui fragilisés par le Mercosur, ou pour nos entreprises, qui ont besoin de visibilité pour investir et embaucher.

Et il y a aussi le quotidien : sans budget, la sécurité et la justice attendent, et les recrutements sont suspendus ; sans budget, nos territoires attendent eux aussi, et les dotations aux collectivités locales sont gelées, comme les projets d’infrastructures – à l’image de la ligne Clermont-Paris ; enfin, sans budget, l’éducation nationale attend, et des milliers d’étudiants restent dans l’incertitude quant aux concours de recrutement d’enseignants.

Plus le temps passe, plus la facture augmente, et plus la confiance en notre capacité collective à aboutir s’érode. Le cap de mon groupe est clair : tenir le déficit sous les 5 %, maîtriser la dépense là où c’est nécessaire, trouver des recettes là où c’est juste, sans casser ni le pouvoir d’achat ni l’investissement.

Mais pendant que certains cherchent des solutions, d’autres alimentent la crise, dans une alliance des extrêmes. Souvent, ils le font ensemble.
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Delphine Lingemann
2025 Dec 17 19:55:09
Et surtout portée par le gouvernement !
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Delphine Lingemann
2025 Dec 17 19:16:41
La complexité de la procédure ne doit jamais profiter aux criminels. Assécher le trafic, c’est aussi s’attaquer à la racine. À ce titre, nous saluons le plan international de lutte contre le narcotrafic. Face à des réseaux mondialisés, la réponse doit l’être aussi, notamment dans nos territoires d’outre-mer, en particulier la zone Antilles-Guyane. Il convient également de conclure des accords internationaux avec des pays qui détournent parfois encore le regard du narcotrafic. Cette ambition doit aussi être défendue à l’échelle européenne grâce à l’instauration d’un régime de sanctions contre la criminalité organisée permettant de geler les avoir des trafiquants et de leur interdire les transactions financières aussi bien que l’entrée sur le territoire de l’Union.

Mes chers collègues, pour gagner cette guerre, il faut frapper les narcotrafiquants là où ça fait mal : au portefeuille. Assécher les circuits financiers, c’est détruire les organisations criminelles à la racine. Nous soutenons la systématisation des enquêtes patrimoniales. Nous proposons de faciliter la fermeture administrative par arrêté préfectoral, en associant les maires, qui connaissent leur territoire. Nous devons également instaurer une procédure d’injonction pour richesse inexpliquée : quand le train de vie d’un individu ne correspond pas à ses revenus déclarés, il doit pouvoir justifier l’origine de ses biens devant un juge. La présomption de blanchiment, outil trop peu utilisé, devra l’être de façon systématique. Les cryptoactifs, les fonds de commerce, les bénéficiaires effectifs cachés : tout doit être tracé, saisi et confisqué.

Nous devons aussi regarder en face les défis technologiques. Les messageries cryptées sont devenues le nerf de la guerre pour les trafiquants. Sans accès encadré à ces communications, nos forces sont aveugles. Le débat à leur sujet devra être rouvert au Parlement et la question traitée de manière responsable par chacun d’entre nous. L’intelligence artificielle offre également des perspectives majeures : analyse de données, détection de flux financiers, anticipation par modélisation des schémas criminels. Je vous le dis clairement, sécurité et liberté ne sont pas deux notions incompatibles ; elles doivent être conciliées avec rigueur et proportionnalité. Et nous devons avancer sur ces sujets au Parlement, en responsabilité.

Enfin, la lutte contre le narcotrafic ne se gagnera pas sans prévention. Parce qu’il n’y a d’offre qu’en raison d’une demande, l’augmentation de l’amende forfaitaire est un signal fort adressé aux consommateurs. Toutefois, l’efficacité de notre action tiendra à la certitude de la peine et non à sa sévérité. Un tiers seulement des amendes sont aujourd’hui recouvrées : c’est trop peu et c’est inacceptable.

Oui, il faut réduire la demande par l’éducation, par la prévention et par la mobilisation des collectivités, du monde associatif et des professionnels de santé. Il s’agit d’une question de responsabilité collective. La loi nous donne des outils, mais les outils ne valent que par les moyens que nous consacrons à les faire fonctionner et par la volonté politique que nous mettons tous à les faire évoluer pour les adapter à la guerre de mouvement que mènent les narcotrafiquants. Comme le rappelait Roberto Saviano, spécialiste italien du sujet : « La mafia est le résultat d’une société qui préfère détourner le regard. » Aujourd’hui, nous n’avons plus le droit de détourner les yeux. Ceux qui tiennent les narcocités doivent savoir que la République riposte, que le gouvernement et le Parlement avancent ensemble dans cette guerre de mouvement et que, face à cette menace existentielle, la République française sera la plus forte. (Applaudissements sur les bancs du groupe Dem.)
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Delphine Lingemann
2025 Dec 17 19:11:54
Chouf, charbonneur, MDMA, cocaïne,… : ce vocabulaire, autrefois marginal, est devenu familier. S’il a envahi nos conversations, c’est parce que la drogue a envahi nos vies. Elle est entrée partout : dans nos villes, dans nos campagnes, dans notre quotidien. La France vit un basculement historique. Le narcotrafic n’est plus une délinquance parmi d’autres, c’est une contre-société organisée et violente, qui tente d’imposer sa propre loi. Trois chiffres suffisent à mesurer l’ampleur du fléau : 33 %, l’augmentation, en trois ans, du nombre d’assassinats et de tentatives d’homicide liés au narcotrafic ; 79 %, la part des communes françaises aujourd’hui touchées par le trafic de stupéfiants ; 6,8 milliards d’euros, le chiffre d’affaires annuel estimé de cette économie criminelle. Au-delà des aspects financiers, ce sont nos institutions qui sont ciblées. Policiers, magistrats, élus et journalistes sont intimidés. Car les mafias se rêvent en contre-pouvoirs. Face à l’ubérisation et à la capacité d’adaptation permanente du trafic, nous devons gagner en agilité. Pour lutter contre cette pieuvre qui étend ses tentacules jusque dans nos territoires les plus reculés, nous devons aller plus loin, frapper plus fort et adapter sans cesse notre arsenal législatif.

Le narcotrafic a toujours un temps d’avance. Il a conquis les métropoles, puis les villes moyennes et désormais les zones rurales. Je veux témoigner de la situation de Clermont-Ferrand, une ville – ma ville – qui est tombée dans le piège du narcotrafic, prisonnière d’une violence inédite derrière laquelle plane l’ombre d’organisations criminelles structurées venues de Marseille, notamment la DZ Mafia, qui écrit son nom sur les murs de la cité. Pour les dealers, il est impossible de couper le robinet à cash d’où coulent des milliers d’euros chaque jour. Alors ils s’adaptent : on occupe l’espace, ils se déplacent ; on les pourchasse, ils reviennent. Faute de moyens suffisants, nous ne pouvons pas être partout, tout le temps. À ceux qui osent dire que la police tue, je réponds clairement que la police protège et qu’elle est attendue, respectée et soutenue dans les zones de non-droit. C’est pourquoi je veux saluer l’engagement des préfets, des procureurs, des policiers, des gendarmes, des magistrats, des douaniers et de tous les acteurs de prévention mobilisés sur le terrain.

Le groupe Les Démocrates affirme son soutien à une réponse ferme et résolue au narcotrafic. La présence du premier ministre et de nombreux ministres dans notre hémicycle cet après-midi envoie un message clair : l’État ne reculera pas et la République tient bon. Le combat étant total, la réponse doit être globale et sans angle mort : tout à la fois répressive et préventive, nationale et internationale, judiciaire et sanitaire. Les moyens doivent être à la hauteur de l’exigence.

La loi du 13 juin 2025 visant à sortir la France du piège du narcotrafic constitue une avancée majeure. Nous l’avons pleinement soutenue. Le gouvernement a pris ses responsabilités en créant le parquet national anti-criminalité organisée. Opérationnel dès janvier prochain, il permettra de mutualiser les expertises, d’harmoniser les pratiques et de renforcer l’efficacité de notre réponse pénale face à des organisations toujours plus structurées et transnationales. Reste que ce parquet ne compte aujourd’hui que dix-huit magistrats, de sorte qu’il devra être renforcé rapidement pour remplir pleinement ses missions.

Cette exigence de moyens vaut partout : dans la magistrature, mais aussi au ministère de l’intérieur. Le dispositif Villes de sécurité renforcée fonctionne. Il doit être pérennisé et amplifié là où l’emprise de la drogue progresse. Au-delà des moyens humains, il faut aussi faire évoluer nos outils législatifs. La censure partielle du mécanisme du dossier coffre pose une difficulté opérationnelle majeure. Aujourd’hui, nous pouvons savoir, mais pas condamner. C’est une impasse. Nous demandons donc au gouvernement d’élaborer rapidement une nouvelle rédaction, constitutionnellement sécurisée, de ce dispositif. Les narcotrafiquants n’attendent pas, la République ne peut pas attendre non plus.

Il faut aussi en finir avec les vices de forme qui permettent à des narcotrafiquants d’échapper à la justice. Trop de mises en liberté sont prononcées non pas parce que la détention était injustifiée, mais parce qu’un vice de forme invalide la procédure. L’harmonisation des procédures de notification sur tout le territoire, par exemple via une plateforme numérique unique du ministère de la justice, mettrait fin à de tels dysfonctionnements.
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Delphine Lingemann
2025 Dec 17 18:32:07
Qu’est-ce que vous proposez, vous ?
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Delphine Lingemann
2025 Dec 06 00:51:49
Le congé supplémentaire de naissance est une belle avancée en matière de politique d’accompagnement à la parentalité. L’amendement propose que le congé de deux mois supplémentaire accordé au père et à la mère puisse être fractionné en deux parties d’un mois chacune, ce qui permettrait une meilleure organisation, pour les entreprises comme pour les parents.
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Delphine Lingemann
2025 Dec 05 10:36:45
Nous voulons maintenir le pouvoir d’achat des jeunes apprentis. Nous savons tous que l’apprentissage est un système efficace. Nous l’avons toujours soutenu, contrairement aux députés LFI, qui n’ont pas toujours voté les textes le concernant. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe EPR. –  M. Philippe Vigier applaudit également.)

La mesure proposée ici va pénaliser les jeunes apprentis, la formation et la transmission des savoirs. C’est la raison pour laquelle nous nous opposons à la suppression de l’exonération des cotisations sociales pour ces jeunes, qui ont besoin d’être accompagnés dans l’apprentissage. Il y va aussi de la perpétuation de nos savoir-faire et, au-delà, de la survie des commerces de proximité dans les territoires ruraux. (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes Dem et EPR.)
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Delphine Lingemann
2025 Dec 04 10:14:54
Tous les bancs y ont pris part !
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Delphine Lingemann
2025 Nov 25 12:01:37
Merci, madame la ministre, pour l’annonce du maintien du dispositif Villes de sécurité renforcée à Clermont-Ferrand. C’était une attente forte des habitants des quartiers touchés, notamment celui de Saint-Jacques.

La sécurité est un combat quotidien pour les forces de l’ordre et les magistrats, dont je salue l’engagement. Dans cette guerre contre le narcotrafic, nous n’avons pas le droit de fléchir : nous devons être aux côtés des Clermontois et des habitants du Puy-de-Dôme touchés par ce fléau. Je compte sur la mise en œuvre de vos annonces sur le terrain, à commencer par le prolongement, au moins jusqu’en juin 2026, du dispositif Villes de sécurité renforcée pour Clermont-Ferrand, qui constitue une attente et une nécessité. J’y veillerai.
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Delphine Lingemann
2025 Nov 25 11:56:24
La France vit un basculement historique : le narcotrafic n’est plus une délinquance parmi d’autres, c’est une contre-société qui tente d’imposer sa loi. « Chouf », « charbonneur », « MDMA », « cocaïne », ce vocabulaire, autrefois marginal, est devenu familier. Et si ces mots sont entrés dans nos conversations, c’est bien parce que la drogue est entrée partout, dans nos villes, dans nos campagnes et dans nos vies.

Les chiffres sont là, effrayants : une augmentation de 33 % des assassinats et des tentatives d’homicides liés au narcotrafic en trois ans ; 79 % des communes françaises touchées par le trafic de stupéfiants. Les mafias brassent des milliards, intimident policiers, juges, élus, journalistes, et se rêvent même en contre-pouvoir.

Le journaliste italien spécialiste du sujet Roberto Saviano nous prévient : « La mafia est le résultat d’une société qui détourne le regard. » Aujourd’hui, nous n’avons plus le droit de fermer les yeux.

Face à cette menace existentielle, nous avons voté la loi visant à sortir la France du piège du narcotrafic, adoptée en juin 2025 : une loi qui change la donne, avec un parquet national spécifique, un état-major interministériel capable de remonter les filières et des moyens exceptionnels pour tarir les flux d’argent et démanteler les réseaux.

Pour la première fois depuis longtemps, ceux qui tiennent les « narcocités » sentent que la République riposte. Sur le terrain, un autre outil est décisif : le dispositif Villes de sécurité renforcée. Dans ma ville, à Clermont-Ferrand, il se traduit par une présence policière renforcée et des unités d’investigation mobilisées, avec pour résultats des réseaux bousculés, des trafics déstabilisés et des points de deal démantelés. Pourtant, la pression criminelle reste forte à Clermont-Ferrand : cinq homicides cette année, dans un contexte de règlements de comptes liés aux trafics.

La réalité est simple : quand l’État se retire, les trafiquants avancent ; quand la République avance, c’est le narcotrafic qui recule.

Ma question sera simple et directe ; et, comme les habitants des quartiers de Clermont-Ferrand, à Saint-Jacques, La Gauthière, Charras et Croix-de-Neyrat, j’attends une réponse claire et ferme : Pouvez-vous nous confirmer le maintien et le prolongement du dispositif Villes de sécurité renforcée à Clermont-Ferrand jusqu’en juin 2026 ?
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Delphine Lingemann
2025 Nov 21 19:29:28
Ils n’aiment pas les éleveurs !
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Delphine Lingemann
2025 Nov 21 15:33:46
Nous avons voté pour l’amendement qui supprimait la première partie de l’article !
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Delphine Lingemann
2025 Nov 19 18:33:04
L’article 133 de la loi de finances pour 2025 introduit un changement majeur dans le financement des missions régaliennes des aéroports alors qu’ils ont à assumer des coûts croissants et supérieurs aux recettes, ce qui conduit à un endettement structurel des aéroports régionaux. À partir de 2027, ce déficit sera transféré au nouvel exploitant alors qu’avant, l’État compensait les déficits accumulés. Pour l’aéroport Clermont-Ferrand-Auvergne, on parle d’un déficit de 15 millions d’euros en 2023. Dans ces conditions, aucun opérateur n’acceptera de reprendre l’aéroport. Les collectivités territoriales propriétaires n’auront le choix qu’entre fermer l’aéroport ou reprendre ces dettes et combler le déficit avec des millions d’euros. À travers l’amendement no 2391 rectifié, nous proposons de mieux cibler les aéroports en excluant ceux qui accueillent moins de 1 million de passagers par an.
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Delphine Lingemann
2025 Nov 19 17:00:42
Il a raison !
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Delphine Lingemann
2025 Nov 12 21:57:03
J’aurais pu présenter cet amendement en même temps que le précédent. Il s’agit d’un amendement de repli qui propose un fractionnement du congé de naissance en deux périodes d’un mois chacune.

Ce dispositif est bien plus simple à gérer, à la fois pour les services de la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) et pour les entreprises, comparativement à un congé de deux mois d’un bloc ou à un fractionnement par périodes d’une semaine. C’est un amendement de bon sens, qui correspond aux réalités du terrain et des entreprises.
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Delphine Lingemann
2025 Nov 12 21:54:09
Autoriser le fractionnement du congé en deux périodes d’un mois, c’est donner plus de flexibilité aux familles et permettre aux employeurs de mieux anticiper. Le fractionnement en plusieurs semaines, proposé par les amendements précédents, serait vraiment un casse-tête chinois pour les entreprises.

Il propose par ailleurs que l’un des deux mois de congé ne soit pas pris simultanément par les deux parents. Ainsi, pour le père, cette période ne pourrait pas coïncider avec le congé maternité. Cette évolution de bon sens aurait des effets très concrets. Elle permettrait à chaque parent de disposer, à la fois seul et avec l’autre parent, d’un temps de qualité avec le nouveau-né. Elle apporterait un meilleur confort à la mère, souvent fragilisée en période de post-partum, et favoriserait un partage plus équilibré des responsabilités parentales. Elle retarderait également l’entrée du nouveau-né dans des modes de garde souvent saturés, dans un contexte où un parent sur cinq rencontre des difficultés de garde. Trop souvent, ce sont les mères qui interrompent leur activité, non par choix mais par contrainte financière.

Cette proposition répond aussi aux aspirations des jeunes générations, attachées à une parentalité plus égalitaire et à un meilleur équilibre de vie. Enfin, cette mesure est un encouragement à la natalité dont notre pays a grandement besoin. Je vous invite donc à adopter cet amendement d’équilibre et de progrès.
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Delphine Lingemann
2025 Nov 12 19:49:25
Pour le groupe Démocrates, la création de ce congé de naissance est une avancée majeure en matière de politique d’accompagnement à la parentalité. Au cours de la mission de six mois que nous avons menée avec ma collègue Sarah Legrain dans le cadre de la délégation aux droits des femmes de l’Assemblée nationale, toutes les associations familiales, quelles que soient leurs tendances, ont demandé la création d’un congé supplémentaire de naissance pour soutenir la parentalité. Cette mesure n’est donc pas sortie du chapeau, mais répond à une véritable attente. De fait, le congé de naissance répondra à plusieurs enjeux, Mme la ministre l’a rappelé, notamment en termes d’égalité entre les hommes et les femmes. Actuellement, 90 % des inégalités de revenu au sein du couple sont liées à ce qu’on appelle la pénalité parentale : les femmes voient leurs revenus baisser de 38 % au cours des dix premières années suivant la naissance de l’enfant. En outre, alors qu’un parent sur cinq n’a pas de mode de garde, ce congé de naissance permettra une entrée plus tardive des enfants dans les modes de garde.

Enfin, si l’on considère la natalité, ce congé de naissance permettra une parentalité mieux soutenue, plus égalitaire au sein des couples, ce qui répond à une véritable attente des nouvelles générations. Nous nous opposerons donc bien évidemment à l’amendement no 1931 de M. Jean-Didier Berger tendant à supprimer l’article 42 et nous proposerons des amendements pour accroître la flexibilité dans les entreprises et pour améliorer l’égalité dans la parentalité. (Applaudissements sur les bancs du groupe Dem.)
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Delphine Lingemann
2025 Nov 08 22:07:00
Nous nous opposons à cet amendement.

Je reviens sur l’amendement précédent : je me réjouis que le déremboursement des cures thermales n’ait pas été retenu par l’Assemblée. Ces cures contribuent à la prévention et apportent un bienfait pour la santé. Il faut aussi tenir compte de leur poids économique… (Exclamations sur divers bancs. –  M me la présidente coupe le micro de l’oratrice.)
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Delphine Lingemann
2025 Nov 07 22:42:51
L’algorithme du nutriscore range 90 % des fromages français dans les classes D ou E. Je tiens à rappeler que dans le Puy-de-Dôme, l’appellation d’origine contrôlée (AOC) Saint-Nectaire représente 1 200 producteurs, 250 fermes et des centaines d’emplois locaux. Nos produits sous signe officiel – AOP, AOC, IGP et Label rouge – sont à l’origine de 200 000 emplois en France et leur valeur économique s’élève à 25 milliards.

Nos producteurs ne peuvent pas corriger la recette d’un produit AOP car elle relève de leur terroir, de leur savoir et de notre histoire. À l’inverse, il est possible de modifier la composition de certains produits ultratransformés.

Le sous-amendement de notre collègue Rousset, que j’ai cosigné, vise à éviter cette injustice : nos producteurs locaux, qui font vivre nos territoires, ne doivent pas être pénalisés. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes Dem et EPR.)
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Delphine Lingemann
2025 Nov 07 13:03:33
…il faut arrêter le stop and go ou plutôt le go and stop, comme je préfère l’appeler. Ils ont besoin de clarté pour pouvoir se projeter dans une trajectoire claire ; il faut donc maintenir l’attractivité de l’apprentissage. Quant au deuxième message, il s’adresse à notre jeunesse, celle qui travaille et qui a envie de se former. Nous devons absolument voter ces amendements. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes Dem et EPR.)
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Delphine Lingemann
2025 Nov 07 13:02:07
Je me réjouis de constater qu’un consensus semble se faire jour au sein de l’hémicycle. Toutes les forces politiques, y compris celles qui avaient voté contre l’apprentissage (Applaudissements sur les bancs des groupes Dem et EPR), s’entendent pour dire que c’est une chance pour nos jeunes. Je voudrais envoyer deux messages. Le premier est un message de soutien à nos artisans et à nos entreprises :…
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