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Hubert Ott
• 2026 nov. 2
Produire de l’électricité solaire, c’est bien ; la stocker afin de la consommer au bon moment, c’est mieux. En l’état, la fiscalité favorise l’installation de panneaux photovoltaïques, mais pénalise les ménages qui souhaitent leur associer une batterie. C’est une incohérence car, sans stockage, l’électricité produite en pleine journée peut être injectée dans le réseau à un moment où elle est peu valorisée, alors qu’avec une batterie, elle peut être utilisée le soir, lorsque les besoins sont plus importants. C’est une vraie mesure d’économie au service de l’antigaspillage.

Le stockage permet de mieux valoriser l’électricité produite, de limiter la pression sur les réseaux et de réduire le recours aux moyens de production de pointe. En étendant le taux réduit de TVA de 5,5 % aux batteries éligibles, nous donnons aux ménages un véritable levier pour développer l’autoconsommation. Il s’agit d’une mesure de cohérence fiscale, de bon sens énergétique et de soutien concret à la transition énergétique.
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Hubert Ott
• 2026 nov. 2
Les équipements photovoltaïques permettent de produire de l’électricité locale et moins dépendante du réseau. Pour encourager réellement l’autoconsommation, il faut cependant que l’électricité ainsi produite puisse être stockée afin de n’être utilisée que quand c’est nécessaire. Or un ménage qui s’équipe de panneaux solaires avec des batteries peut perdre le bénéfice de la TVA à 5,5 % sur l’ensemble de son installation et en revenir au taux normal de 20 %.

C’est un non-sens : nous ne pouvons pas encourager l’autoconsommation tout en pénalisant le stockage. Mon amendement vise donc à maintenir le taux réduit sur les équipements photovoltaïques éligibles, même lorsqu’ils sont associés à une batterie, et à encadrer le dispositif afin de favoriser une consommation réelle de l’électricité produite sur place. Il s’agit de donner de la cohérence à notre fiscalité, de soutenir les ménages qui investissent dans la transition énergétique et de lever un frein injustifiable à l’autoconsommation.
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Hubert Ott
• 2026 nov. 2
Le présent amendement tend à créer un éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) agricole sur le modèle de l’éco-prêt destiné à la rénovation des logements. L’État prendrait en charge les intérêts en accordant un crédit d’impôt aux établissements qui prêtent pour financer les investissements de transition agroécologique, d’adaptation au changement climatique ou de réduction des consommations d’énergie et d’intrants. Après que la sécheresse et les canicules de 2026 ont fragilisé la trésorerie des exploitations, un prêt sans intérêt leur permettait d’investir pour s’adapter, sans alourdir leurs charges.
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Hubert Ott
• 2026 nov. 2
Nos agriculteurs doivent relever des défis considérables – s’adapter au changement climatique, préserver leurs sols, réduire l’utilisation des produits phytosanitaires –, tout en assurant la viabilité économique de leurs exploitations. Pour y parvenir, il est essentiel qu’ils se forment, tant pour acquérir de nouvelles compétences que pour faire évoluer les pratiques et mieux répondre aux exigences de leur métier.

Cette formation représente du temps passé loin de l’exploitation, avec des conséquences sur son organisation et son activité. Or le crédit d’impôt qui permettait d’accompagner cet effort a pris fin en 2024. Le présent amendement vise à le rétablir en 2027 car nous ne pouvons demander aux agriculteurs de réussir la transition agroécologique sans leur donner les moyens de s’y préparer. Soutenir leur formation leur permettra de mieux anticiper les évolutions de leur métier et de construire une agriculture plus durable et plus résiliente, génératrice d’économies significatives pour le pays tout entier.
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Hubert Ott
• 2026 Oct 23, 12:21:40
Le recours à la prestation de service est devenu incontournable dans de nombreuses exploitations viticoles ou agricoles, confrontées à des besoins spécifiques et saisonniers. Toutefois, l’absence de définition juridique claire expose aujourd’hui les vignerons à un risque de requalification en prêt illicite de main-d’œuvre au sens du code du travail.

Le présent amendement, défendu par le groupe Les Démocrates, vise à sécuriser ces pratiques en définissant la prestation de service agricole à partir de critères objectifs, tenant à l’autonomie du prestataire et au maintien du lien de subordination avec ses salariés. Il permet ainsi de distinguer clairement la sous-traitance licite des montages irréguliers.

Il renforce également la sécurité juridique du donneur d’ordre en matière de solidarité financière. Lorsque celui-ci accomplit les diligences prévues par la loi, notamment la vérification des obligations sociales du prestataire, il bénéficie d’une présomption de bonne foi. Cette disposition vise à éviter la mise en cause automatique de sa responsabilité, tout en maintenant l’exigence de lutte contre le travail dissimulé.

Ce dispositif contribue à sécuriser les exploitations, à structurer le recours à des prestataires qualifiés et à renforcer l’attractivité économique des territoires agricoles.
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Hubert Ott
• 2026 Oct 23, 11:28:35
Cet amendement important vise à étendre aux retraités relevant du régime agricole le bénéfice du taux réduit de taxe de solidarité additionnelle à 6,27 % sur les contrats de complémentaire santé.

Actuellement, ce taux bénéficie aux actifs du monde agricole, mais pas aux retraités. Ces derniers se voient donc appliquer un taux de 13,27 % voire de 20,27 % selon les caractéristiques du contrat. Cette différence de traitement n’est pas justifiable. Celles et ceux qui ont consacré leur vie au travail de la terre ne devraient pas être pénalisés au moment de leur retraite alors même qu’ils perçoivent des revenus parmi les plus modestes de la nation et que le coût de leur couverture santé pèse de plus en plus lourd sur leur budget.

En étendant ce taux réduit aux retraités, nous soutenons leur pouvoir d’achat et surtout, nous favorisons le maintien d’une couverture santé dans les territoires ruraux et nous reconnaissons la continuité de leur appartenance au monde agricole.

Cette mesure avait déjà été adoptée par notre assemblée en première lecture du PLFSS pour 2026 avant d’être supprimée par le Sénat. Nous proposons de réintroduire cette disposition attendue.
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Hubert Ott
• 2026 Oct 23, 11:18:35
Il vise à relever temporairement – pour l’année 2027 – l’abattement applicable au chiffre d’affaires des entreprises de négoce agricole pour le calcul de la contribution sociale de solidarité des sociétés (C3S), en le portant de 19 à 25 millions d’euros.

Fixé en 2016, ce seuil n’a jamais été revalorisé depuis. Pourtant, depuis dix ans, les prix ont augmenté, notamment ceux de l’énergie et des matières premières. Pour les entreprises de négoce, cette hausse se traduit par une augmentation du chiffre d’affaires sans entraîner la progression de leurs marges. Certaines sont davantage imposées du seul fait de la hausse des prix, sans que leur capacité contributive ait augmenté.

Cette situation pénalise la compétitivité de ces entreprises, alors qu’elles jouent un rôle essentiel dans l’approvisionnement des exploitations agricoles. Le relèvement proposé permettrait de corriger partiellement cette distorsion. Selon les estimations de NégoA, la Fédération des entreprises de négoce agricole, la C3S que devront payer les entreprises du secteur en 2027 passerait, si l’amendement est adopté, de 9 à 8,1 millions d’euros.

Il s’agit d’une mesure transitoire, ciblée et mesurée.
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Hubert Ott
• 2026 Oct 23, 10:44:48
La fiscalité spécifique pesant sur les contrats des complémentaires santé dépasse déjà les 6,3 milliards d’euros par an, ce qui représente, avec la contribution exceptionnelle instaurée en 2026, une fiscalité de 16,12 % sur les cotisations santé. Qui paiera finalement cette accumulation de taxes ? Le risque est de voir son coût se répercuter sur les assurés, notamment les retraités, mais aussi les salariés et les entreprises qui financent les contrats collectifs.

Au-delà de cette question de pouvoir d’achat, nous devons nous interroger sur l’efficacité de la mesure. Taxer davantage les complémentaires santé ne réduit ni les prescriptions inadaptées, ni la fraude, ni les dépenses évitables. Cela procure une recette supplémentaire sans traiter les causes structurelles du déficit de la sécurité sociale. Le redressement de nos comptes sociaux exige des économies durables fondées sur la prévention, la pertinence des soins et la lutte contre la fraude plutôt que sur l’accumulation de prélèvements.

Pour ces raisons, nous proposons de supprimer cet article pour ne pas faire des complémentaires santé une variable d’ajustement.
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Hubert Ott
• 2026 Oct 22, 18:42:25
Les règles qui régissent les cotisations MSA doivent faire l’objet d’une dérogation cette année. Nous venons de traverser des événements qui ont eu un impact sur tout le monde et un impact majeur sur notre agriculture. Certains agriculteurs ont vécu un véritable drame économique. Il ne s’agit pas de créer un avantage supplémentaire, mais d’offrir une souplesse aux agriculteurs, en adaptant le régime de cotisation à une situation économique engendrée par une catastrophe naturelle et les pertes de récoltes induites.

Face au problème climatique que nous vivons et à la crise que nous avons subie cet été, notre responsabilité est de permettre aux agriculteurs de préserver leur trésorerie, surtout pour qu’ils puissent continuer à faire vivre nos exploitations.
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Hubert Ott
• 2026 Oct 22, 12:25:56
Lorsqu’un agriculteur est frappé par une maladie grave ou un accident, le retour au travail ne signifie pas toujours un retour à la normale. Des séquelles physiques, une perte de mobilité ou une incapacité durable peuvent nécessiter d’adapter les équipements de l’exploitation, d’investir dans du matériel spécifique ou de recruter un salarié pour accompagner l’exploitant dans son activité. Or ces dépenses supplémentaires surviennent au moment où la situation de l’exploitation est déjà fragilisée.

Cet amendement vise donc à permettre aux exploitants concernés de constituer une provision de 50 000 euros, déductible fiscalement et socialement, pour anticiper ces dépenses et sécuriser la reprise de l’activité. Cette réserve pourrait financer l’adaptation des outils de production, le remplacement du chef d’exploitation ou le recours à de la main-d’œuvre supplémentaire. Elle serait ensuite réintégrée au résultat au fur et à mesure de son utilisation, dans les conditions prévues par le dispositif.

Notre objectif est simple : faire en sorte qu’une maladie ou un accident grave ne condamne pas un agriculteur à abandonner son exploitation faute de moyens pour adapter son outil de travail. Accompagner nos agriculteurs, c’est aussi leur donner les moyens de surmonter les accidents de la vie et de poursuivre leur activité dans des conditions adaptées. Je vous invite donc à adopter cet amendement.
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Hubert Ott
• 2026 Oct 14, 14:20:16
Nous demandons à nos agriculteurs de s’adapter au changement climatique, de renouveler les générations et de maintenir notre souveraineté alimentaire, mais sommes-nous capables d’adapter les règles qui les empêchent parfois d’avancer ?

Dans le village du Bonhomme, en Alsace, plusieurs jeunes souhaitent s’installer comme éleveurs de montagne. Pour rendre ces installations possibles, la commune doit rouvrir quelques hectares d’anciennes prairies, progressivement reboisées avec la déprise agricole. Or elle se heurte à une absurdité réglementaire. Elle possède déjà plusieurs hectares de terrains boisés, qu’elle souhaite mobiliser en les intégrant à son domaine forestier pour compenser chaque hectare défriché. Mais pour y être autorisée, elle doit avoir acquis ces terrains depuis moins de deux ans. Autrement dit, une commune qui possède déjà des terrains boisés, non seulement ne peut pas les utiliser, mais devrait encore acheter d’autres forêts pour pouvoir installer de jeunes agriculteurs.

Cette situation révèle de profondes contradictions, alors que derrière ce dossier se joue l’avenir de nos montagnes, l’agriculture de montagne française étant un modèle particulièrement en phase avec les attentes de notre société. Elle s’imbrique dans les écosystèmes, contribue à la biodiversité, offre un puits de carbone remarquable et renforce notre protection face aux incendies en créant du milieu ouvert. Cette agriculture répond pleinement aux exigences de la transition écologique, elle doit donc être une priorité nationale.

Nous sortons d’un été marqué par une sécheresse exceptionnelle qui a durement frappé nos agriculteurs. Or nous leur demandons de relever de grands défis, particulièrement de produire tout en protégeant. Notre responsabilité est de leur donner les moyens d’y parvenir, de simplifier plutôt que d’ajouter des obstacles aux difficultés qu’ils rencontrent déjà.

Madame la ministre, le gouvernement est-il prêt à changer la règle pour permettre aux communes de mobiliser les terrains qu’elles possèdent déjà et ainsi faciliter l’installation de ces jeunes éleveurs, dont notre montagne a grand besoin ?
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Hubert Ott
• 2026 Jul 20, 20:01:29
…ainsi que celui de l’Association nationale des élus de la montagne et de son président, également auteur de ce texte, Jean-Pierre Vigier. Quarante ans après la loi « montagne » de 1985 et dix ans après sa modernisation, ce texte s’inscrit dans la continuité d’un principe fondateur : la montagne a droit à sa différence. L’égalité républicaine ne signifie pas en effet appliquer partout les mêmes règles, sans tenir compte de réalités locales. Elle suppose au contraire d’adapter les politiques publiques aux contraintes et aux besoins de chaque territoire. Oui, maintenir une école, garantir l’accès aux soins, accompagner les mobilités pour permettre à nos vallées de rester accessibles et soutenir l’agriculture ou préserver une filière bois mise à mal par le changement climatique peuvent représenter un effort particulier, mais il faut y voir le prix du maintien d’une population vivante dans ces territoires. Car une montagne délaissée et désertée par ses habitants est une montagne qui se ferme, qui perd ses savoir-faire et qui devient inhospitalière.

Le maintien des services publics est donc essentiel. Dans nos villages d’altitude, la question de l’école et de l’accès aux soins conditionne directement l’habitabilité par une vie locale. Le soutien à l’agriculture de montagne l’est tout autant, mais celui-ci ne peut pas être pensé avec les mêmes critères que pour l’agriculture de plaine, puisque notre agriculture repose sur l’élevage extensif, le pastoralisme et une gestion particulière, mais vertueuse, des espaces et des ressources. La prise en compte des usages pastoraux dans la gestion de l’eau répond, comme le développement de retenues collinaires, à une nécessité concrète face aux épisodes de sécheresse qui menacent tant ces territoires. Adapter les règles signifie tenir compte des difficultés liées aux reliefs afin de permettre le maintien des populations, des activités et des services.

Penser et réussir l’avenir de la montagne suppose avant tout de le construire avec celles et ceux qui y vivent. La montagne est un espace de vie, de biodiversité, de culture et de production. Elle est aussi en première ligne face aux bouleversements climatiques et peut forcément nous apprendre à mieux concilier l’activité humaine, quelle qu’elle soit, avec la préservation de la nature.

Parce que la montagne a droit à sa différence, parce que préserver la montagne, c’est aussi permettre à celles et ceux qui y vivent de continuer à y travailler, à y entreprendre et à y transmettre leurs savoir-faire, et parce que notre pays est fort de ses montagnes et que celles-ci enrichissent et renforcent notre destin commun, notamment notre aptitude à la résilience face au monde incertain qui nous attend tous, le groupe Les Démocrates soutient avec conviction cette proposition de loi.
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Hubert Ott
• 2026 Jul 20, 19:59:25
La montagne est un espace singulier ; un territoire où la nature et l’activité humaine ont appris, au fil des siècles, à cohabiter et à s’équilibrer. La France a cette chance rare d’être un pays de montagnes variées : les Alpes, les Pyrénées, le Massif central, le Jura, la Corse ou encore les Vosges. Cette pluralité géographique a façonné nos paysages, nos arts de vivre, et surtout une agriculture unique ; une agriculture qui compose avec les écosystèmes, qui sculpte et entretient les paysages, qui favorise la biodiversité et la captation de carbone. En montagne, on produit avec le relief, avec le climat et avec les saisons. Ces contraintes font aussi la force de cette agriculture, qui obtient ainsi des produits de qualité, à forte typicité, porteurs d’appellations et de savoir-faire apportant une véritable valeur ajoutée territoriale. Sans l’agriculture de montagne, il n’y aurait pas cette gastronomie qui participe au rayonnement de notre pays et qui illustre cette capacité à tirer parti d’un territoire sans chercher à le soumettre.

La montagne demeure aussi un espace de vérité : là où la mondialisation tend à uniformiser, elle a su conserver son identité avec une authentique capacité à résister à la banalisation des modes de production et des paysages. Mais la montagne est aujourd’hui en première ligne face au changement climatique : évolution de l’enneigement, transformation des forêts, risques naturels accrus et pression croissante sur la ressource en eau. Dans nos massifs, ces bouleversements ne sont pas une abstraction, ils fragilisent l’agriculture, les forêts, les activités touristiques et sportives. Nos territoires doivent donc s’adapter.

La montagne est à la fois un territoire à protéger et un territoire à faire vivre. C’est précisément tout le sens de cette proposition de loi. Je veux saluer le travail collectif conduit par les parlementaires de la montagne, toutes sensibilités confondues,…
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Hubert Ott
• 2026 Jun 03, 23:51:42
Cet amendement sur le titre ne permet pas de conclure comme il se doit les débats qui viennent d’avoir lieu. Je souhaite vous parler d’un miracle du vivant qui se produit chaque jour en nous : l’apoptose. C’est un mécanisme physiologique qui joue un rôle majeur dans la prévention naturelle du développement d’un cancer dans nos organismes, par l’élimination de cellules endommagées ou mal placées. Tous les jours, en éliminant et en neutralisant les cellules précancéreuses, l’apoptose nous évite de développer cette maladie terrible qu’est le cancer. Cela se produit miraculeusement par le phénomène vivant : nous sommes nous-mêmes préservés si nous respectons l’intégrité de nos organismes.

Or il est démontré de manière indiscutable que le cadmium endommage l’ADN, ce qui peut aboutir à un blocage du mécanisme de l’apoptose qui nous protège de la genèse des cancers. Que faut-il de plus pour clore ces débats et reconnaître qu’il y a urgence ?
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Hubert Ott
• 2026 Jun 03, 23:20:07
Lorsqu’on fait face à un problème de pollution, la discussion tourne souvent autour de la trajectoire de réduction qui permettra de mettre tout le monde d’accord. Concernant les métaux lourds, le cadmium est à peu près ce qui se fait de pire. Les conséquences ne sont plus à démontrer : l’accumulation de preuves est telle qu’on peut désormais dire sans la moindre hésitation qu’il s’agit d’un cancérogène avéré, classé dans le groupe 1 – celui des cancérogènes certains pour l’homme – par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ). Nous sommes donc indiscutablement face à nos responsabilités s’agissant de la santé de tous les Français.

Quand on est dans une telle situation, la seule trajectoire qu’impose notre obligation morale, c’est la plus courte !
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Hubert Ott
• 2026 Jun 03, 22:56:13
Il est vrai que l’on peut parfois polluer son entourage par manque de vigilance. À l’inverse, le non-fumeur fait le choix d’éviter ce fameux cadmium et les autres composants liés à la combustion du tabac ; il choisit d’éviter cette pollution. En revanche, la pollution induite par l’introduction du cadmium dans la chaîne du vivant, à travers les sols et les fertilisants phosphatés, est aveugle et s’impose à tous. Dès lors, il est de notre devoir d’y mettre un terme.

Chers collègues du Rassemblement national, vous qui aimez souvent invoquer l’ordre et la sécurité, soyez au rendez-vous de l’ordre sanitaire et de la sécurité sanitaire, qui relèvent de l’intérêt général !
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Hubert Ott
• 2026 Jun 03, 22:55:22
Je veux dire à notre collègue qui défend cet amendement de suppression que s’en remettre à l’argument du tabagisme relève d’un raisonnement insuffisant. Le tabagisme est une démarche délibérée, choisie en connaissance de cause puisque l’information est disponible. C’est un choix : on accepte volontairement de s’intoxiquer ou de s’empoisonner.
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Hubert Ott
• 2026 May 21, 15:57:48
Je maintiens mon amendement. Je refuse la logique selon laquelle « pour séduire, il faut réduire ». La gouvernance de l’eau est un sujet très important et les fournisseurs d’eau ont une compréhension de ce qui se passe sur le terrain qui est utile. Veillons, en voulant résoudre une difficulté, à ne pas en créer d’autres et, au contraire, à répondre à la problématique globale de la gestion de l’eau.
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Hubert Ott
• 2026 May 21, 15:54:03
Les distributeurs d’eau, comme on pourrait tout simplement les qualifier, c’est-à-dire les maires, les communautés de communes et les syndicats de l’eau notamment, connaissent les fragilités locales et les besoins d’alimentation en eau de la population et doivent être entendus avant toute décision de répartition. C’est une exigence de bonne gouvernance de l’eau, cohérente avec la logique de concertation que nous avons le devoir de défendre dans le cadre de cet article.
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Hubert Ott
• 2026 May 21, 15:53:17
Il introduit une garantie simple : avant que le préfet arrête les volumes prélevables sur un sous-bassin en situation de tension quantitative de la ressource en eau, il doit consulter les « personnes responsables de la production et de la distribution d’eau » potable. De quoi parle-t-on ? De l’un de ces insupportables acronymes que nous manions à longueur de temps : les PRPDE ! Je fais une parenthèse, mais le sujet est important : cette langue obscure qui pollue nos débats les rend assez inaccessibles pour l’auditeur citoyen. Je me mets à sa place et cela m’inquiète…
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Hubert Ott
• 2026 Apr 08, 16:18:51
Je ne peux pas souscrire à vos propos, monsieur Turquois. Ce catastrophisme est déplacé : nous demandons tout simplement de revenir aux contours de la région que nous avions il y a dix ans. Cette évolution se justifie par les dysfonctionnements de l’organisation actuelle et par la perception de la population, qui voit que les politiques publiques ne sont pas à la hauteur des promesses des grandes régions. Nous sommes tous unanimement convaincus que leur création, il y a dix ans, représente un échec et que ces nouvelles entités n’ont rien apporté. Faut-il continuer dans l’immobilisme, acquiesçant à l’impuissance publique ? Je ne peux pas m’y résoudre et je suis persuadé que cette expérimentation à l’échelle de l’Alsace sera féconde pour la France. La souplesse que nous nous donnons n’est en rien une menace pour l’unité de la République.
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Hubert Ott
• 2026 Apr 07, 22:28:58
Je ne me résoudrai pas à acter une impuissance publique dans le plus grand lieu de débat de ce pays.

En tant que membres de la représentation nationale, nous avons le devoir de nous faire l’écho de ce que nous disent nos concitoyens, à savoir ceux qui nous ont fait confiance pour siéger ici. C’est pourquoi je m’emploierai à ce que cette solution – la création d’une collectivité européenne d’Alsace dotée des compétences régionales – voie le jour le plus vite possible. C’est l’intérêt de l’Alsace ; c’est certainement aussi l’intérêt de l’ensemble du Grand Est.
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Hubert Ott
• 2026 Apr 07, 22:28:48
Nous avons compris ce que nous disent nos concitoyens depuis dix ans : le Grand Est constitue un problème pour eux.
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Hubert Ott
• 2026 Apr 07, 22:28:39
Nous ne sommes pas là pour tirer la couverture alsacienne à nous, ici ou là-bas.
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