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Élise Leboucher
2026 Jun 04 17:38:15
Parce qu’il est moins-disant !
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Élise Leboucher
2026 Jun 04 17:32:37
Permettez-moi de continuer la discussion avec Mme la ministre.

Vous avez une maladie, vous, les ministres, c’est que vous faites semblant de comprendre ce qu’on dit. Je n’ai jamais dit que les subventions pour la psychiatrie avaient baissé ; j’ai juste dit que les efforts faits ne compensaient pas les années de sous-dotation et que les collectivités d’outre-mer étaient toujours en retard par rapport à celles de l’Hexagone, alors qu’elles concentrent des facteurs de risques multiples. C’est tout ce que j’ai dit. Merci de ne pas trahir nos propos.

Les agricultrices et agriculteurs en souffrance psychique ont parfois besoin d’être remplacés. Cependant, des craintes peuvent exister, notamment quant au coût de ce type de congé. Faciliter ces remplacements est un enjeu primordial pour les travailleuses et travailleurs afin de prévenir l’épuisement. Vous proposez de porter à 80 % le taux du crédit d’impôt au titre des dépenses engagées pour assurer un remplacement pour congé : pourquoi ne pas aller jusqu’au bout ? Ce service constitue un outil essentiel pour prévenir la souffrance et le risque suicidaire. Il doit être renforcé. Portons à 100 % le taux du crédit d’impôt.
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Élise Leboucher
2026 Jun 04 17:19:52
Nous avons compris le dispositif. Ce sont les moyens qui manquent !
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Élise Leboucher
2026 Jun 04 17:19:35
Repéré par qui ?
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Élise Leboucher
2026 Jun 04 17:19:16
Je ne dis pas cela !
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Élise Leboucher
2026 Jun 04 17:18:29
C’est toujours au-dessous des autres régions !
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Élise Leboucher
2026 Jun 04 17:17:59
C’est presque un avis favorable !
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Élise Leboucher
2026 Jun 04 17:16:51
…alors que les besoins continuent de croître.

Ensuite, les coupe-file que vous avez évoqués sont une fausse bonne solution. Comment établir les priorités ? Il n’y a plus de psychologues professionnels dans l’éducation nationale – de combien d’élèves une infirmière scolaire a-t-elle la charge ? En plus, vous faites appel au secteur libéral – comment fait-on pour lutter contre la désertification médicale et les inégalités territoriales ? Étant donné l’état de santé mentale de la majeure partie de la population, notamment des jeunes, tout le monde mériterait de bénéficier d’un coupe-file.

Enfin, j’aurais aimé vous présenter le rapport que Sébastien Peytavie et moi avons remis sur le financement de la psychiatrie. Vous avez organisé une réunion interministérielle et une conférence de presse mardi 2 juin. Nous sommes plusieurs au groupe LFI-NFP à travailler sur la question de la psychiatrie. Nous n’avons pas été conviés, contrairement à d’autres députés – je le regrette.
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Élise Leboucher
2026 Jun 04 17:15:45
Il s’agit là encore d’un amendement de bon sens. Les régions d’outre-mer subissent fortement le poids de leur insularité, la dépendance aux importations, des coûts de production et de vie plus élevés ainsi que les effets déjà bien visibles du changement climatique, tels que les cyclones, la sécheresse, l’érosion des sols ou la dégradation des rendements. Ces facteurs aggravent les difficultés économiques et sociales et pèsent lourdement sur la santé mentale.

Les politiques nationales ne prennent pas suffisamment en considération la réalité vécue par les travailleuses et travailleurs agricoles de ces territoires. En imposant la présence d’au moins deux représentants des organisations professionnelles et syndicales agricoles ultramarines au sein de la mission nationale pour la santé mentale des agricultrices et des agriculteurs, l’amendement vise à leur donner une voix dans la définition des priorités.

Madame la ministre, vous m’avez répondu que vous faisiez beaucoup pour la psychiatrie dans les outre-mer. Sébastien Peytavie et moi venons de remettre un rapport évaluant la réforme du financement de la psychiatrie. Il est vrai qu’un effort a été fait ; toutefois, il ne comble pas les années de retard et de sous-dotation. Les régions d’outre-mer étaient auparavant sous-dotées et elles le sont donc encore…
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Élise Leboucher
2026 Jun 04 17:07:15
Les coupe-file, ce n’est pas une bonne idée ! Si tout le monde a besoin d’un coupe-file, comment fera-t-on ?
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Élise Leboucher
2026 Jun 04 17:04:09
Lisez mon rapport et vous verrez que c’est bien le cas ! M. Peytavie peut le confirmer !
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Élise Leboucher
2026 Jun 04 17:02:37
Cet amendement de bon sens de notre collègue Ratenon vise simplement à ce que les collectivités d’outre-mer soient pleinement intégrées dans la stratégie nationale de prévention du mal-être et du risque suicidaire dans le monde agricole.

De nombreux témoignages soulignent la nécessité d’une action de détection et d’accompagnement spécifique aux territoires ultramarins, afin d’éviter tout retard dans son déploiement par rapport à la métropole. J’insiste sur ce point, car ces territoires sont déjà marqués par d’autres facteurs de sur-risques et bénéficient des dotations financières les plus faibles de France en matière psychiatrique. Cet amendement tend à limiter cet effet cocktail des défaveurs.
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Élise Leboucher
2026 Jun 04 17:00:30
J’aimerais revenir sur l’amendement no 16 de M. Neuder, qui n’a pas été défendu. Je le regrette, car il contenait des éléments cruciaux. Comme je l’ai évoqué lors de la discussion générale, il s’agit de savoir comment associer au guichet unique tout le secteur psychiatrique local : les centres médico-psychologiques (CMP), les équipes mobiles, les hôpitaux, la communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) et les conseils locaux de santé mentale (CLSM). Il convient de ne pas créer, avec le guichet unique, un dispositif parallèle qui ne parlerait pas aux autres, notamment ceux chargés du repérage et de l’accompagnement.

Je ne m’étends pas davantage sur ce très bon amendement de M. Neuder. Monsieur le rapporteur, sera-t-il possible de l’intégrer au cours de la navette ? Cela me paraît indispensable.
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Élise Leboucher
2026 Jun 04 16:48:21
Le pilotage du guichet unique recèle des enjeux que j’ai déjà relevés lors de la discussion générale, concernant le secret, la rigueur, le suivi et les informations collectées. En désignant un référent au sein des directions départementales des territoires (DDT), comme nous le proposons, d’une part, nous garantirions la neutralité de la structure chargée de mettre en œuvre la politique de détection, d’autre part, nous faciliterions son lien avec les structures de santé et avec le secteur psychiatrique. Les DDT apparaissent comme les services les plus adaptés à l’échelon local.
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Élise Leboucher
2026 Jun 04 16:21:41
Vous n’avez pas le monopole du monde agricole !
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Élise Leboucher
2026 Jun 04 15:40:10
La mission d’information sur le financement de la psychiatrie que je viens d’achever avec notre collègue Sébastien Peytavie atteste que le problème de l’accès aux soins et aux structures de secteur en milieu rural est ignoré. Sur ce sujet aussi, nous devons avancer.

Bien entendu, les dispositifs proposés par la proposition de loi vont dans le bon sens, même si vous comprenez de mon intervention qu’à nos yeux, ils ne tiennent pas entièrement compte de la condition des agriculteurs et des enjeux de prévention et d’accompagnement. Toutefois, dans un souci d’amélioration du droit, nous voterons en faveur d’un texte qui a le mérite de créer une certaine unanimité sur la reconnaissance des troubles des agriculteurs et qui tente d’y répondre.

Je ferai tout de même quelques remarques sur les dispositifs tels qu’ils sont conçus.

J’ai noté que la liste des sentinelles potentielles était large. Si je comprends l’intérêt d’avoir un panel d’acteurs étendu, de façon à ne pas manquer de bonnes volontés, je souligne au moins deux points de vigilance. Le premier concerne la garantie du secret des informations collectées. Cette obligation doit s’appliquer autant aux sentinelles qu’au guichet unique. Or, à ce stade, le texte est silencieux à ce sujet, alors même que les éléments collectés s’apparentent à des informations de santé.

Cela pose en second lieu la question de la formation des sentinelles et des personnes chargées du guichet unique. Elles exerceront à la croisée d’au moins trois éléments : les risques psychosociaux au travail, la diversité du monde agricole et le repérage de troubles psys. Cela nécessite de la solidité ainsi qu’une formation pensée avec des professionnels de l’agriculture comme avec des acteurs de la santé, qui doivent par ailleurs être associés au travail de détection et d’accompagnement. Le guichet unique ne sera pas fonctionnel sans articulation avec le secteur psychiatrique duquel il relève. J’espère que nous aurons à ce titre les débats qui conviennent.

Nous voterons en faveur de la proposition de loi, mais il faudra que chacun soit au rendez-vous cet automne, lors de l’examen du projet de loi de finances (PLF), pour soutenir les réponses économiques d’envergure attendues par les agriculteurs. Je pense notamment au renforcement de l’aide à la relance de l’exploitation agricole (Area).

De même, il faudra que chacun, au moment du débat sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS), se souvienne de nos discussions d’aujourd’hui pour faire sortir la psychiatrie de la crise permanente dans laquelle elle s’enfonce. Nous allons renforcer le système de détection des troubles des agriculteurs – et c’est heureux –, mais encore faut-il qu’existe un secteur psychiatrique en bonne santé pour qu’ils puissent être accompagnés dignement.
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Élise Leboucher
2026 Jun 04 15:38:06
C’est regrettable, et j’y reviendrai.

Le texte que nous étudions arrive dans un contexte d’urgence absolue. Nous connaissons depuis des années la détresse des agriculteurs et des agricultrices, qui agite régulièrement l’actualité et sur laquelle nous sommes toutes et tous alertés par la profession. Je parle aux agriculteurs de ma circonscription et je sais leurs difficultés, dans un monde où il faut garder la face, tenir jusqu’au bout et garder sa bonne réputation, à exprimer leur désarroi et à assumer qu’ils ont envie d’abandonner. La capacité à chercher de l’aide est primordiale, en particulier pour les hommes. D’ailleurs, ils ont moins recours aux dispositifs de soutien que les femmes alors qu’ils se suicident davantage qu’elles.

Les chiffres que nous possédons sur la prévalence des troubles psys et des passages à l’acte sont datés. Les derniers éléments factuels de la MSA, qui remontent à dix ans, relevaient 529 suicides dans l’année, bien plus que les 300 mentionnés dans l’exposé des motifs de la proposition de loi. Nous pourrions élargir le sujet aux addictions, notamment à l’alcool comme soupape de décompression pour noyer ses soucis.

Cela a son importance, parce que nous avons besoin d’être éclairés sur le phénomène de façon précise, parce que notre mission est d’adapter les réponses et les dispositifs aux besoins réels. Nous avons aussi la mission de mieux comprendre comment les troubles s’installent et comment se produisent les passages à l’acte. Grâce à la MSA, qui a déjà fait une part importante du travail, nous savons que le risque de suicide s’accroît avec le temps et l’épuisement psychologique que fait naître le sentiment de ne jamais s’en sortir.

Nous savons que le sur-risque concerne aussi les agriculteurs plus jeunes, signe que l’épuisement professionnel et le sentiment d’impuissance s’installent de plus en plus tôt. Nous devons comprendre que la pression économique et le désespoir de ne pas pouvoir vivre de son travail se sont renforcés ces dernières années. L’absence de réponses structurantes en la matière est incompréhensible. Pourtant, des propositions ont été faites par des collègues de mon groupe, dans le cadre de l’examen du budget ou de la discussion des lois agricoles, mais elles ont été rejetées. C’est tout aussi incompréhensible.

À la pression économique, qui est à l’origine de beaucoup des maux de la profession, s’ajoutent les difficultés d’accès aux soins en santé mentale.
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Élise Leboucher
2026 Jun 04 15:37:45
En premier lieu, je tiens à adresser, au nom du groupe de La France insoumise, tout notre soutien aux agricultrices et aux agriculteurs. Nous connaissons les difficultés majeures auxquelles sont exposés l’ensemble des professionnels et des filières. Le travail intense fourni par le groupe parlementaire LFI sur le monde agricole, notamment par Manon Meunier et Mathilde Hignet, ne trouve pas toujours écho dans cette assemblée.
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Élise Leboucher
2026 Jun 04 00:01:26
Aussi contre les PFAS ?
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Élise Leboucher
2026 Jun 03 23:27:19
Raison de plus pour vous réveiller !
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Élise Leboucher
2026 Jun 03 23:07:59
Mais, mais… ?
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Élise Leboucher
2026 Jun 03 22:50:20
Si vous aviez agi avant, ça irait mieux !
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Élise Leboucher
2026 Jun 03 22:32:19
Présenter des excuses ?
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Élise Leboucher
2026 Jun 03 22:09:01
Où étiez-vous hier, quand nous débattions des cancers pédiatriques ?
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