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Béatrice Roullaud
• 2026 Nov 02, 17:34:18
C’est vous !
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Béatrice Roullaud
• 2026 Oct 16, 19:44:32
Eh oui ! C’est ça que nous voulons.
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Béatrice Roullaud
• 2026 Oct 16, 15:22:37
C’est faux !
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Béatrice Roullaud
• 2026 Oct 09, 12:11:28
Arrêtez !
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Béatrice Roullaud
• 2026 Oct 07, 19:45:30
L’article 38 tend à dispenser un enfant de toute obligation alimentaire à l’égard d’un parent condamné pour des faits graves commis contre lui ou ses proches ainsi que du paiement des frais funéraires concernant ce parent.

Jusqu’à présent, en cas de manquement grave du parent, l’enfant pouvait être libéré de son obligation alimentaire par décision judiciaire. Seule la condamnation du parent pour un crime entraînait une décharge prévue par la loi. Si cet article est adopté, il existera un deuxième cas de décharge légale, celui du parent condamné pour une agression sexuelle incestueuse.

L’article 38 dispense aussi l’enfant de régler les frais funéraires de ce parent, y compris lorsqu’il renonce à sa succession, alors que l’article 806 du code civil l’y obligeait jusqu’à maintenant.

Ces dispenses constituent une avancée car il était choquant et extrêmement violent pour l’enfant agressé d’être obligé de verser ultérieurement des aliments à son agresseur ou de payer ses frais d’obsèques. Nous regrettons que les violences et maltraitances non criminelles ne bénéficient pas de la même dispense automatique alors qu’elles peuvent avoir des répercussions aussi graves. J’ai déposé un amendement au nom du groupe RN pour y remédier. Nous voterons néanmoins cet article, qui va dans le bon sens.
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Béatrice Roullaud
• 2026 Oct 07, 17:36:07
Cet article garantit à tout mineur victime de violences sexuelles, sexistes ou intrafamiliales l’assistance d’un avocat à tous les stades de la procédure judiciaire.

Cela signifie qu’un enfant sera désormais systématiquement assisté et que cette assistance sera prise en charge de plein droit par l’aide juridictionnelle – autrement dit, elle sera gratuite. Jusqu’à présent, tel n’était pas toujours le cas pour l’enfant victime.

L’assistance systématique d’un avocat pour les mineurs était attendue depuis longtemps par de nombreuses associations. C’est également une mesure soutenue de longue date par notre présidente de groupe, Marine Le Pen, qui estime que, pour préserver les droits de l’enfant, l’enfant victime doit bénéficier de l’assistance d’un avocat prise en charge par la puissance publique.

La proposition de loi que j’ai déposée avec mes collègues du groupe Rassemblement national, rendant obligatoire l’assistance d’un avocat pour les mineurs, allait plus loin que le texte adopté en décembre dernier sur l’assistance éducative, et plus loin encore que les dispositions qui nous sont proposées aujourd’hui. En effet, elle ne faisait aucune différence selon la nature des violences.

Alors que ce texte ne vise que les violences sexuelles, sexistes et intrafamiliales – une priorité, certes –, il laisse de côté les autres violences faites aux enfants hors du cadre familial, par exemple les violences physiques subies dans un foyer ou dans une famille d’accueil. On peut le regretter.

Il faudra néanmoins voter cet article, qui constitue une avancée majeure dans la lutte contre la maltraitance alors qu’en France, un enfant meurt tous les cinq jours sous les coups de ses proches. Chaque enfant doit avoir à ses côtés une personne dont le seul rôle est de porter sa voix.

Rappelons-nous du cas du petit Bastien, âgé de 3 ans, mort dans le tambour d’une machine à laver. Alors que ses parents avaient fait l’objet d’une mesure d’assistance éducative, il aurait peut-être échappé à la mort s’il avait pu avoir un avocat à ses côtés.
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Béatrice Roullaud
• 2026 Oct 06, 17:13:42
Il vise à permettre à toute personne résidant en France ou hors de France de déposer plainte en ligne pour violences sexistes, sexuelles ou intrafamiliales. Il n’y a aucune raison de réserver cette possibilité aux seuls Français établis hors de France. Les témoignages de femmes devant ruser pour porter plainte sans risquer leur vie devraient inciter le gouvernement à instaurer un système fiable de dépôt de plainte en ligne depuis un ordinateur personnel, plutôt que d’obliger les femmes à se déplacer, donc de risquer d’être suivies par leur compagnon violent.

Dans son livre, Morgane Seliman décrit fort bien cette difficulté à porter plainte quand on est suivie, épiée et contrôlée jusque dans ses correspondances et messages. Il lui a fallu ruser pour se rendre au commissariat sans que son compagnon s’en aperçoive, car il l’aurait sans doute battue, cette fois-ci à mort. Certaines femmes ont payé leur courage au prix fort. Elles ont été brûlées vives, comme Chahinez Daoud en Gironde, pour avoir osé se rendre au commissariat.

Afin de venir en aide à toutes ces femmes victimes de violences, je vous demande d’accueillir favorablement mon amendement.
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Béatrice Roullaud
• 2026 Oct 06, 00:02:35
Je voulais expliquer à ma collègue la chose suivante : l’article 15-3 précise que l’officier de police judiciaire est tenu de le faire, mais en pratique, cela n’est pas fait. Je proposais d’insérer après le 1er alinéa les mots suivants : « L’officier de police judiciaire ne peut pas conseiller », afin que cela figure expressément. Dans les faits, souvent, ils sont pressés, ils ont plein de choses à faire, il n’y a pas assez de preuves, et ils disent à la personne de déposer une main courante. La femme victime de violences qui n’est pas bien informée va suivre ce conseil, sauf que la main courante ne remonte pas au procureur et qu’on lui reprochera ensuite de ne pas avoir déposé plainte.
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Béatrice Roullaud
• 2026 Oct 06, 00:02:29
Oh, petit chaton !
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Béatrice Roullaud
• 2026 Oct 06, 00:02:07
Je voudrais expliquer…
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Béatrice Roullaud
• 2026 Oct 05, 23:58:44
Je profite de la présentation de mon amendement pour rendre hommage aux forces de l’ordre. Ce sont ces professionnels qui sont en première ligne pour sauver les femmes victimes de violences et toutes les personnes accidentées.

Le présent amendement est issu de ma pratique professionnelle. J’ai constaté que lorsqu’elles se rendent au commissariat pour porter plainte, beaucoup de femmes se voient conseiller par l’officier de police judiciaire de déposer une main courante. D’une part, le dépôt d’une main courante est plus rapide que celui d’une plainte, d’autre part, l’officier sait pertinemment que la plainte risque d’être classée sans suite si la plaignante ne dispose pas de preuves suffisantes.

Cependant, la main courante ne produit pas les mêmes effets, notamment parce qu’elle n’est pas transmise au procureur de la République. Par ailleurs, l’article 15-3 du code de procédure pénale prévoit que l’officier de police judiciaire est « tenu » de recevoir la plainte déposée par la victime.

Afin de garantir le respect du choix de la victime, le présent amendement prévoit expressément qu’une main courante ne peut lui être proposée en lieu et place d’une plainte lorsqu’elle souhaite déposer plainte. Cette précision vise à garantir que toute victime souhaitant porter plainte pourra voir sa plainte enregistrée – j’ai rencontré des personnes qui n’ont jamais réussi à porter plainte.

Je vous demande de voter cet amendement que je présente chaque année.
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Béatrice Roullaud
• 2026 Oct 05, 22:27:05
Il vise à remplacer, à l’alinéa 3 de l’article, la mention « ne peuvent recourir qu’à » par « recourent prioritairement à » des services et unités spécialisés. Il s’agit de souscrire à l’objectif de spécialisation sans créer une règle trop rigide, qui serait matériellement impossible à appliquer du jour au lendemain. Faisons preuve de pragmatisme pour éviter que des plaintes ne soient pas recueillies ou que des enquêtes ne soient pas menées faute d’unités spécialisées. Rappelons qu’à Meaux, en septembre 2025, 450 plaintes pour violences intrafamiliales n’ont pu être traitées.

Que dirons-nous aux femmes qui viennent porter plainte si des unités spécialisées ne sont pas disponibles ? Qu’elles doivent retourner chez elles parce qu’elles ne peuvent être entendues ? Pour éviter cela, je vous invite à adopter cet amendement de sagesse.
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Béatrice Roullaud
• 2026 Oct 05, 21:48:30
L’article 3 vise à confier le recueil des plaintes et la réalisation des enquêtes en matière de violences sexuelles, sexistes et intrafamiliales à des services et unités spécialisés. En outre, il tend à imposer une formation obligatoire.

L’idée de créer des unités spécialisées est excellente en soi. L’unité d’accueil pédiatrique des enfants en danger (Uaped) qui, comme celle d’Orléans, réunit en un même lieu médecins, psychologues, gendarmes ou policiers bien formés, ainsi qu’un chien d’assistance judiciaire, montre ce que la spécialisation peut apporter. Cependant ces unités nécessitent des moyens substantiels qui, s’ils ne sont pas mobilisés, rendront la mesure inefficace. Dans un contexte de restrictions budgétaires où les services travaillent en sous-effectif, il est à craindre que tous les commissariats et gendarmeries ne disposent pas d’unités spécialisées. Or le texte prévoit que les magistrats ne pourront confier ces enquêtes qu’à ces unités.

Si les budgets ne suivaient pas, des plaintes pourraient ne pas être prises et les enquêtes traîneraient davantage encore, faute d’enquêteurs spécialisés en nombre suffisant. Ce serait problématique dans la mesure où le stock de plaintes non traitées est déjà considérable – en septembre 2025, on comptait 450 dossiers en attente à Meaux.

De notre point de vue, il faut surtout, avant la spécialisation proprement dite, axer les efforts sur la formation : une formation hautement spécialisée, notamment au recueil de la parole de l’enfant et au psychotraumatisme ; une formation de qualité, dispensée selon une organisation souple pour favoriser sa conciliation avec la vie professionnelle ; une formation étendue à tous – professionnels de santé, forces de l’ordre, professions judiciaires –, sur l’ensemble du territoire.

Nous voterons pour les unités spécialisées, mais avec des réserves. Si les moyens matériels et financiers n’étaient pas apportés, l’article risquerait de ne pas atteindre l’objectif louable qu’il s’est fixé, celui d’aider les femmes et les enfants à libérer leur parole.
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Béatrice Roullaud
• 2026 Oct 02, 23:31:01
Vous n’êtes pas majoritaires ! Arrêtez de nous insulter ! Nous ne représentons pas les Français moins que vous !
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Béatrice Roullaud
• 2026 Oct 02, 22:45:23
L’article 12, qui prévoit que toute victime de violences sexuelles, sexistes ou intrafamiliales peut déposer plainte dans des établissements de santé, est très important : même si cette pratique existe déjà, elle sera généralisée. Une victime de violences a du mal à déposer plainte, non seulement parce qu’elle a peur, mais aussi parce que quelquefois, elle risque sa vie.

Le livre, de Morgane Seliman, que j’ai lu, explique bien les mécanismes qui font que ces personnes sont suivies, épiées. L’agresseur surveille leur téléphone et va quelquefois jusqu’au commissariat pour les attendre et les tuer. C’est arrivé : Chahinez Daoud est morte brûlée vive après s’être fait tirer des balles dans les jambes.

Cet article, qui permet aux victimes de porter plainte dans un établissement de santé, est vraiment capital. Toutefois, je vous soumets un amendement car il est trop restrictif : il ne s’adresse qu’aux victimes de violences sexuelles, sexistes et intrafamiliales, laissant de côté toutes les autres violences. Je pense à Shaïna Hansye, brûlée vive également, à l’âge de 15 ans, par un petit ami violent. Je pense aussi à tous les jeunes qui sont harcelés, qui peuvent se retrouver à l’hôpital pour des violences, et qui aimeraient peut-être pouvoir déposer plainte à cette occasion. Un jeune harcelé est dans la même situation que les femmes victimes de violences : s’il se rend au commissariat, son agresseur le verra. L’établissement de santé est un lieu protecteur.

Je vous propose donc d’englober toutes les violences, grâce à l’ajout du mot « notamment ». Votez pour mon amendement !
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Béatrice Roullaud
• 2026 Oct 02, 20:06:08
Il a pour but de réparer une injustice.

Une dispense de consignation est prévue pour le mineur victime de violences sexuelles ; je propose d’étendre cette dispense au mineur victime de violences de toute nature. Tout mineur victime de violences, quelles qu’elles soient, doit être dispensé de consignation.
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Béatrice Roullaud
• 2026 Oct 02, 19:56:43
La lutte contre les violences conjugales doit nous rassembler : il s’agit d’une question transpartisane et seule doit compter notre volonté commune de protéger les victimes. Quand on parle de violences conjugales, on pense aux coups, aux mots qui blessent, à la peur qui s’installe ; on pense moins à ce qui arrive après le départ. Les personnes mariées ou pacsées sont solidaires du paiement de l’impôt conformément à l’article 1691 du code général des impôts. Ainsi, chacun peut se voir réclamer la totalité de la dette fiscale, y compris celle issue des revenus de l’époux ou du partenaire. Cette solidarité ne disparaît pas à la séparation : la victime qui a quitté le domicile sans revenu ou presque peut se voir contrainte de payer l’impôt de celui qu’elle a fui.

L’article 8 apporte une juste réponse à cette situation : il suffira à la victime de produire une ordonnance de protection ou la condamnation de son conjoint, partenaire ou ancien conjoint pour les violences commises contre elle. La disproportion marquée mentionnée à l’article 1691 du code général des impôts sera alors présumée établie et n’aura plus à être démontrée. Cependant, l’administration conservera la possibilité d’apporter la preuve contraire.

Le groupe Rassemblement national souhaite aller plus loin : nous proposons d’étendre cette présomption au cas où le conjoint, le partenaire ou l’ancien conjoint a été condamné pour violences commises sur un enfant du foyer. Ces violences conduisent elles aussi à la rupture. Le parent qui part pour protéger un enfant affronte les mêmes difficultés, les mêmes frais et les mêmes dettes. Se reconstruire après des violences, c’est retrouver sa sécurité, sa dignité, mais aussi son autonomie financière. Une victime ne doit pas continuer à payer pour son agresseur.
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Béatrice Roullaud
• 2026 Oct 02, 18:58:42
Il n’y a pas de raison que ne puisse bénéficier de l’ordonnance de protection un enfant victime de coups, qui dans certains cas entraîneront sa mort. En juillet dernier, un nourrisson ayant reçu un coup à la tempe a été remis à ses parents ; dix jours plus tard, il décédait. Il n’y a pas de violences commises à l’encontre d’un enfant, d’un nourrisson, qui ne méritent pas une ordonnance de protection ; tel est le sens de mon amendement.
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Béatrice Roullaud
• 2026 Oct 02, 18:58:36
Son objectif consiste à cibler toutes les violences, non pas uniquement les violences sexistes et sexuelles.
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Béatrice Roullaud
• 2026 Oct 02, 18:54:26
L’article 8 étend le domaine d’application du titre XIV du code civil, qui donne au juge aux affaires familiales la possibilité de prendre des mesures provisoires de protection à l’égard d’une personne victime de violences. Il sera donc un outil précieux, comme le fut l’ordonnance de protection des femmes victimes de violences pour mettre les enfants à l’abri d’un danger. C’est une idée que j’ai souvent défendue au nom du RN dans les commissions d’enquête sur l’inceste et l’aide sociale à l’enfance (ASE), dont j’ai été membre. Alors que l’article 515-9 du code civil ne visait jusqu’alors que les violences intrafamiliales, la nouvelle rédaction permettra dorénavant au juge aux affaires familiales (JAF) de délivrer une ordonnance de protection, même lorsque les violences sexuelles ou sexistes s’exerceront en dehors du couple, ce qui englobera par exemple les violences exercées sur des enfants pris en charge par l’aide sociale à l’enfance. On peut regretter que cette extension vise non pas toutes les violences faites aux enfants, mais seulement les violences sexistes et sexuelles. J’ai déposé un amendement pour corriger cela.

L’article 8 comporte d’autres avancées, comme le fait de pouvoir saisir directement le procureur, afin que celui-ci puisse prendre dans les vingt-quatre heures des mesures provisoires de protection immédiate si les faits allégués de violences mettant l’enfant en danger lui paraissent vraisemblables. C’est une avancée majeure car, dans l’affaire Lyhanna comme dans bien d’autres, la saisine directe du procureur par la plaignante aurait sans doute permis de sauver la petite fille. De même, le petit Bastien, enfermé dans le tambour d’une machine à laver à l’âge de 3 ans, aurait probablement échappé à la mort si les services sociaux qui suivaient les parents et qui avaient déjà signalé à neuf reprises des faits de maltraitance, avaient pu saisir directement le procureur, lequel, semble-t-il, n’était pas informé du calvaire qu’endurait cet enfant depuis sa naissance. Rappelons que, selon l’Inspection générale des affaires sociales (Igas), un enfant décède tous les cinq jours en France des suites de maltraitances.

Naturellement, nous voterons pour cet article.
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Béatrice Roullaud
• 2026 Oct 02, 15:51:37
Elles n’ont pas du tout les mêmes fonctions. Une salle Mélanie est un lieu destiné à auditionner des mineurs – autrefois on y mettait des peluches, maintenant on ne le fait plus car on a trouvé que cela détournait l’attention de l’enfant. Une Uaped, en revanche, est un lieu où se trouvent des médecins, des psychologues, des gendarmes ou des policiers, parfois un chien d’assistance destiné à faciliter la parole de l’enfant – à Orléans, il s’appelle Orko. Les Uaped sont centrées sur l’enfant de sorte à diminuer la peur qu’il pourrait avoir, par exemple, des examens gynécologiques. Ainsi, une fillette de 4 ans qui se trouve terrorisée parce qu’on doit procéder à un examen afin de déterminer si elle a subi ou non un viol pourra recevoir le soutien du chien d’assistance, posant sa tête à côté d’elle pour qu’elle laisse l’examen se faire – je prends cet exemple pour l’avoir entendu au tribunal judiciaire de Meaux, où nous avions eu la chance de recevoir l’unité d’accueil pédiatrique d’Orléans.

Il convient de développer ces Uaped et j’espère que nous aurons les moyens de le faire. Cet amendement lance un appel en ce sens, afin que chaque département dispose demain d’une telle unité. Cela ne retire rien aux compétences des salles Mélanie quand il faut agir en urgence. Cependant, les Uaped peuvent jouer un rôle que les salles Mélanie ne remplissent pas, c’est pourquoi il faut soutenir l’amendement de Mme Goulet.
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Béatrice Roullaud
• 2026 Oct 02, 15:51:13
Le groupe Rassemblement national soutiendra l’amendement de Mme Goulet, qui se montre suffisamment prudent en précisant que l’audition de l’enfant se déroule « prioritairement » – ce qui ne veut pas dire obligatoirement – dans une Uaped. Je ne comprends pas pourquoi l’on oppose les salles Mélanie et les Uaped.
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Béatrice Roullaud
• 2026 Oct 02, 12:40:09
Mais non, vous n’avez rien compris !
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Béatrice Roullaud
• 2026 Oct 01, 18:32:49
Oh là là !
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