Le groupe Rassemblement national accorde une grande importance à la liberté d’expression et à la liberté d’opinion sur les réseaux sociaux, principes cardinaux de notre démocratie. La défense de ces libertés doit s’articuler avec la protection de notre jeunesse, que la fréquentation d’internet, et surtout celle des réseaux sociaux, expose à de multiples dangers. Cyberharcèlement et manipulation, contenus violents ou pornographiques, troubles du sommeil et perte de concentration, dégradation de l’estime de soi et de la santé mentale : les effets des réseaux sociaux sur les plus jeunes, désormais largement documentés, sont ravageurs. Les chiffres illustrent l’ampleur du phénomène : 67 % des élèves de primaire fréquentent déjà les réseaux sociaux ; chez leurs aînés, l’absence de compte ouvert sur l’un de ces réseaux est devenue l’exception puisqu’elle ne concerne que 7 % des collégiens et 4 % des lycéens – dont mes enfants, hélas, ne font pas partie ! Cette dynamique n’est pas nouvelle. Les questions que l’on pose aujourd’hui auraient dû être soulevées il y a cinq, voire dix ans. Les parents, les éducateurs et les responsables politiques que nous sommes se doivent de réagir. En politique, ce qu’il y a souvent de plus difficile à apprécier et à comprendre, c’est ce qui se passe sous nos yeux, disait Tocqueville. Pendant que nous hésitions, les algorithmes se perfectionnaient. Pendant que nous débattions, les plateformes captaient l’attention d’enfants toujours plus jeunes. Pendant que les pouvoirs publics tardaient à intervenir, des habitudes et des dépendances s’installaient durablement. Bien que sur tous les bancs, on s’accorde – je l’espère – sur cet impératif, une inquiétude demeure à l’issue de la commission mixte paritaire. En effet, les modalités d’application de l’interdiction qu’il est question d’instaurer, notamment la vérification de l’âge, imposent à tous les utilisateurs de se soumettre à une vérification d’identité. Comment garantir la protection des données personnelles et le bon traitement des enjeux de sécurité nationale et individuelle qu’impose cet état de fait ? Comment garantir la liberté d’opinion et d’expression et assurer à nos concitoyens que ces moyens ne seront pas utilisés à des fins de surveillance ? Ces questions sont légitimes. Y répondre impose malheureusement que nous débattions des modalités techniques d’application du texte, dont ce dernier ne dit rien. J’entends également ceux qui remarquent que le texte ne prévoit aucune implication des parents, pourtant premiers responsables et éducateurs. Notre devoir de législateur est de protéger les mineurs et le devoir des parents est de contrôler l’usage que font leurs enfants des réseaux sociaux. Nous partageons l’objectif d’interdire l’accès aux réseaux sociaux aux mineurs de 15 ans. Nous soutenons aussi l’interdiction des téléphones portables dans les lycées – proposition d’ailleurs formulée il y a plusieurs mois par Marine Le Pen et Jordan Bardella. Si votre texte, madame la ministre, traite du pourquoi, il ne dit rien du comment, et représente dans son état actuel une atteinte potentielle aux libertés publiques, auxquelles nous sommes farouchement attachés. Dans la mesure où il n’est pas équilibré, nous vous invitons, madame la ministre, à le retirer de l’ordre du jour et à revoir votre copie, sans quoi nous refuserons de le voter et nous nous abstiendrons.
Monsieur le ministre de l’intérieur, nous sommes ravis d’être d’accord sur le constat, mais laissez-nous gérer ! Je peux vous assurer que nous ne nous contenterons pas de dire que tout est globalement sous contrôle mais, avec nous, les Français seront en sécurité. Vivement 2027 !
Annulations de crédits et taxe émeute – il n’y a que le RN pour s’opposer à ces humiliations. Quel est ce pays où une fête est menacée, où la moindre rue devient la scène d’une mauvaise rencontre, où la joie et l’enthousiasme sont confisqués ? Quel est ce pays où la paix et la liberté sont sacrifiées sur l’autel de la lâcheté pénale et politique ? Quel est ce pays où l’école et des parents démissionnaires n’inculquent plus le respect et la pudeur, la courtoisie et la douceur ? L’heure est à la fermeté, monsieur le premier ministre. Nous attendons que les interpellés soient enfermés et condamnés à rembourser l’intégralité de leurs méfaits, sans quoi nous vivrons les mêmes scènes dans les prochains jours, à l’occasion de la Coupe du monde. Un semblant d’indignation nous est parvenu de l’Élysée, dans l’indifférence d’un pays qui sait qu’il n’est plus protégé, qu’il n’est plus présidé. Dans dix mois, les Français répondront pour vous à la question de civilisation qui se pose à tous : le choix du sursaut ou la certitude du chaos.
Dans la capitale, les prédateurs ont transformé les rues en brasiers, lancé un véhicule sur des passants, attaqué un commissariat et des forces de l’ordre auxquelles je tiens à rendre, au nom de mon groupe, un hommage appuyé pour leur dévouement et leur résilience. Les mêmes scènes dans soixante et onze villes, de Rennes à Angers, de Grenoble à Bordeaux, et même jusque dans les quartiers paisibles de Toulon. Ces images, monsieur le premier ministre, cumulent déjà des centaines de millions de vues dans un monde qui sait, ce qui est encore pourtant un tabou pour vous mais qui ne l’est plus pour les investisseurs étrangers, que la France n’est plus un pays sûr.
Alors que les supporters du PSG se réjouissaient de leur deuxième étoile, des milliers d’agresseurs ont déferlé dans les rues de France pour brutaliser, saccager et tout brûler sur leur passage.
Ma question était simple : les Français vont-ils payer plus ? J’aurais aimé que vous y répondiez, mais, une fois de plus, vous vous soustrayez à vos responsabilités.
Votre ministre du budget a expliqué que cette mesure avait été prise à la demande des maires. Le président de l’AMF, M. Lisnard, nie toute responsabilité. Qui devons-nous croire, monsieur le premier ministre ? J’associe donc l’ensemble de mes collègues, notamment ceux des départements les plus touchés, tels que l’Aude, la Dordogne, le Tarn-et-Garonne, le Pas-de-Calais et les Pyrénées-Orientales. Nous vous demandons solennellement d’annuler cette hausse inacceptable pour ces milliers de propriétaires, et pour les locataires, dont le loyer s’en trouvera mécaniquement augmenté.
Car voici la dernière trouvaille de votre concours Lépine fiscal : la hausse de la taxe foncière. Non contents de racketter les travailleurs, les chômeurs et les malades, vous lancez la chasse aux propriétaires : 7,4 millions de personnes sont dans le viseur. Cette taxe a déjà augmenté deux fois plus vite que l’inflation en dix ans. Chez moi, à Toulon, c’est plus de 41 % de hausse entre 2014 et 2024.
Et vous parlez de cynisme. Mais le cynisme, c’est d’organiser le blocage du pays puis de le reprocher à ceux qui le subissent. Le cynisme, c’est d’invoquer le gaullisme tout en refusant le retour aux urnes lorsque aucune légitimité n’émane du Parlement, de l’élection et du peuple. Le cynisme, c’est de créer une coalition de LR à LFI, avec pour seul objectif d’empêcher Jordan Bardella d’arriver à Matignon. Le cynisme enfin, c’est de ne pas assumer ses responsabilités quand les décisions qui sont prises affectent directement le quotidien des Français.
Monsieur le premier ministre, au lendemain de la première lecture des textes budgétaires, vous avez feint de redécouvrir l’impasse dans laquelle votre nomination a plongé le pays. Depuis le début des débats, votre ministre du budget n’a répondu à aucune des propositions d’économies déposées par notre groupe et que les Français attendent. Pire encore, lorsque le RN fait voter la suppression d’un impôt de production, vous faites revoter l’Assemblée. C’est simple : à chaque fois qu’il y a une baignoire ou une bouteille d’eau à taxer, vous êtes au rendez-vous.
Vous ne nous trouverez pas du côté de ceux qui approuvent les dispositions encourageant la clandestinité. C’est pourquoi nous soutenons ces amendements. Il y a une dichotomie entre vos discours et les souhaits des Français, qui, dans leur grande majorité, n’en peuvent plus de cette politique du chaos migratoire dans laquelle les huit années de mandat d’Emmanuel Macron nous ont plongés. Même les électeurs de gauche – dans une proportion d’un sur deux – pensent que notre politique migratoire est problématique.
« L’humanisme n’est pas le bon sentiment. Si je choisissais cette voie, elle ferait basculer le pays. » Ces mots ne sont pas les nôtres, mais ceux prononcés dans un éclair de lucidité par Emmanuel Macron, en 2018, au sujet de l’Aquarius, bateau qui a finalement accosté en Espagne.
« Il n’est de richesse que d’hommes » soutenait Jean Bodin. La situation de la France est plus que préoccupante : pour la première fois, nous enregistrons plus de décès que de naissances. Je rejoins mon collègue Patrier-Leitus sur un constat que nous devons tous faire, de manière transpartisane : nous ne pouvons pas nous satisfaire dans cet hémicycle du décalage entre le nombre d’enfants accueillis et le nombre d’enfants voulus. C’est à nous, parlementaires, collectivement, de mettre les familles en situation d’accueillir sereinement leurs enfants. Ce nouveau congé va évidemment dans le bon sens. C’est la raison pour laquelle nous y sommes favorables. Nous irons plus loin, dès 2027, si les Français nous font confiance, pour mener une politique familiale forte. Vous connaissez ces mesures, nous les avons déjà évoquées ici. Nous souhaitons notamment instaurer une part fiscale pleine dès le deuxième enfant. Nous devons mettre les moyens sur la table. Avoir un grand nombre d’enfants est le signe de la vitalité d’un pays. Si certains d’entre vous veulent remplacer par l’immigration les enfants que nous ne faisons pas, ma famille politique n’a pas baissé les bras. Nous soutiendrons tout ce qui va dans le sens d’une politique familiale forte.
Il faut soutenir l’amendement de notre collègue Besse car de nombreuses familles réclament des soins palliatifs à domicile. Il suffit de considérer le nombre d’associations comme Être-là, Voisins & soins, qui œuvrent pour le bien-être des patients en fin de vie. Je regrette d’ailleurs que notre collègue François Hollande ne soit pas là, parce que le lauréat de sa fondation, l’année dernière, était précisément l’association Voisins & soins, qui propose des soins palliatifs à domicile. Aussi, je regrette, madame la ministre, que vous ne soyez pas favorable à cet amendement.