Les retraités non salariés agricoles doivent conserver un accès abordable à une complémentaire santé. Les contrats responsables et solidaires destinés aux professionnels agricoles et à leur famille bénéficient d’un taux réduit de TSA de 6,27 %. Or l’Urssaf remet en cause l’application de ce taux aux retraités agricoles, notamment eu égard à la condition de résidence dans l’exploitation. Cette interprétation risque de conduire à une forte augmentation du coût de leur complémentaire santé, alors que les tarifs progressent et que les pensions agricoles demeurent modestes. L’amendement tend donc à ajouter explicitement les retraités du régime des non-salariés agricoles à la liste des bénéficiaires du taux réduit. Il ne s’agit pas de créer un privilège, mais de clarifier la loi et de préserver l’équité entre actifs et retraités du monde agricole. Après une vie de travail passée à nourrir le pays, les agriculteurs retraités ne doivent pas subir une hausse de coût liée à une interprétation juridique incertaine.
Jusque-là, Toulon avait été exemptée de ces menaces urbaines ; samedi, les quartiers de la Haute-Ville et de Mayol ont été saccagés, des commerçants attaqués. Et à la clé, vingt petites interpellations ! Vingt ! Il n’y a plus un coin de France qui aille bien. Il n’y a plus qu’une France qui attend que votre mandat arrive à son terme !
En attendant la fin de ce mandat interminable, mon interrogation est simple, et je la pose à l’homme : êtes-vous capable de maintenir l’autorité légale de l’État et d’empêcher un effondrement généralisé, en attendant qu’une nouvelle présidente remette la France en ordre ?
Monsieur le premier ministre, il y a quatre mois, je vous interrogeais sur le chaos qui embrasait soixante et onze villes à la suite de la finale de la Ligue des champions. Je vous alertais sur les conséquences de la lâcheté pénale, de l’accoutumance à la violence et de la désintégration de l’autorité. Je vous demandais pourquoi MM. Nuñez et Darmanin étaient encore là, qui incarnent la faillite de l’État depuis dix ans. Comme vos prédécesseurs après le Stade de France, comme après les émeutes de juillet 2023, comme à chaque fois, vous n’avez pas répondu. Samedi 17 octobre, le monde entier a découvert, effaré, une France en proie aux saccages, aux pillages et à une rage incendiaire. Des milliers d’entreprises et de commerces pris pour cible ; des dizaines de commerçants et salariés malmenés ; des bâtiments publics, des mairies et des commissariats attaqués. Cette haine n’est pas seulement physique, elle est politique. Elle ne s’en prend plus seulement aux murs mais bien à ce que nous sommes. Quand une Marianne est brisée à Marseille, ce sont les Français qui sont humiliés. Quand une mairie est brûlée, c’est la République qui part en fumée. Au nom de Marine Le Pen et du RN, j’adresse aux forces de sécurité intérieure un hommage appuyé et notre soutien le plus vif. L’histoire ne retiendra rien de la décennie qui s’achève, sinon la lente agonie d’une nation livrée à la sauvagerie ; rien de ce président aux incantations insupportables et qui reste sourd aux appels de son propre peuple. Nous payons aujourd’hui des décennies de renoncements culturels, de mensonges d’État, de laxisme judiciaire et d’immigration anarchique, perfusée à l’argent public.
…pour avoir mis fin au caractère universel des allocations familiales. Rapppelez-le lui si vous avez l’occasion de le croiser ! Dès lors que le plafond du quotient familial a été abaissé, les Français ont eu moins d’enfants – ce qui se traduit aujourd’hui par des fermetures de classes. Je rappelle que les allocations familiales n’ont pas vocation à rééquilibrer les salaires entre les personnes riches et pauvres. Elles sont universelles, tout le monde doit en bénéficier. Elles visent à tenir compte du service rendu à la nation par les gens qui font des enfants, car « il n’est de richesse que d’hommes ». Un grand nombre d’enfants est le signe de la vitalité d’un pays.
Cette mesure coûterait certes 3 milliards, mais vous le savez, nous proposons aussi des économies – elles ne vous plaisent pas, car elles ne font pas souffrir les Français. ( Je vous encourage à consulter le contre-budget du Rassemblement national, élaboré par notre excellent collègue Jean-Philippe Tanguy. Le taux de fécondité des femmes s’élève à 1,56 et le taux de désir d’enfants à 2,3. Cet écart montre que si nous mettions les familles en situation d’avoir des enfants, elles en auraient ! Je regrette que notre collègue François Hollande ne soit pas là : il est en effet responsable de la baisse de la natalité en France…
Le redressement des comptes doit commencer par la lutte contre les gabegies de l’État. Vous êtes les mieux placés pour savoir où elles sont, puisque vous êtes à leur origine ! La suppression de cet article permet de préserver le régime existant et de refuser cette énième et pernicieuse hausse d’impôt.
Cette ponction interviendrait alors que la désindexation partielle des pensions envisagée dans le projet de loi de finances réduirait déjà le pouvoir d’achat des retraités, qui constituent une double cible : ces deux mesures viennent prendre en tenaille des gens qui ont travaillé toute leur vie, pour éponger l’incurie et l’incompétence des Mozart de la finance. Pour le Rassemblement national, aucun nouvel effort ne peut être imposé aux retraités avant un véritable plan de réduction des dépenses publiques inefficaces.
Vous n’avez honte de rien ! Alors que vous présentez cette restriction comme l’ajustement d’un avantage fiscal indu, elle emporte une diminution concrète du revenu disponible des foyers concernés et de leur pouvoir d’achat, que vous avez laminé durant les cinq dernières années. Les retraités des classes moyennes ne disposent pas nécessairement d’un patrimoine important – il faut arrêter de fantasmer ! –, ni de marges financières leur permettant d’absorber une charge supplémentaire. Leurs pensions – tous les partis le reconnaîtront – servent à assumer les dépenses de logement, les complémentaires santé et à soutenir leurs enfants ou leurs petits-enfants – il est fou de voir, après cinq ans de macronisme, les étudiants faire la queue devant les banques alimentaires ! –, autrement dit, à assumer beaucoup de dépenses contraintes.
Cela a évidemment provoqué un tollé ; devant le ridicule, la mairie a dû rétropédaler. Nous sommes tous ici d’accord pour dire qu’il n’y a rien de plus naturel que l’allaitement, d’ailleurs plus ou moins à la mode suivant les périodes. C’est drôle : il y a cinquante ans, il valait mieux donner un biberon alors que nos mères étaient toutes topless sur la plage. On voit donc bien que la question n’a pas forcément de lien avec la pudeur. Vous savez qu’au Rassemblement national, nous sommes farouchement attachés à cette liberté. Justement, il ne faudrait pas qu’une fausse pudeur ou qu’une injonction culturelle viennent culpabiliser les femmes de dévoiler un bout de leur corps. On peut allaiter sans s’exhiber, mais également montrer un bout de son sein sans que ce soit un problème. Défendre ce droit dans un hémicycle où une allégorie de la Liberté prête à allaiter nous regarde ne manque d’ailleurs pas de piquant.