Enfin, je viens d’envoyer une note destinée à renforcer, sur le fondement des lignes directrices du règlement européen sur les services numériques (DSA), le contrôle des plateformes et leurs responsabilités. Nous faisons donc feu de tout bois afin de protéger les consommateurs, les commerçants et les entreprises. Sur ce sujet, il faut agir avec détermination – autrement dit, il faut être sur le ballon – c’est de circonstance !
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💬 • Serge Papin, Ministre des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l’artisanat, du tourisme et du pouvoir d’achat • 2026 Jul 01 14:26:52
Permettez-moi d’abord de saluer votre travail à la tête du Comité national anticontrefaçon. Je partage votre diagnostic : il s’agit d’une guerre de mouvement, qui requiert détermination et agilité. C’est aussi un combat de société. Que faisons-nous ? Vous l’avez signalé, la taxe douanière européenne de 3 euros entre en vigueur aujourd’hui. À partir de novembre, dans toute l’Europe, s’y ajouteront – grâce à la détermination de la France – 2 euros de taxe dite de gestion. Par ailleurs, nous sommes en train de préparer l’entrée en vigueur de la proposition de loi visant à lutter contre l’ultrafast fashion, que vous avez adoptée à l’unanimité le mois dernier : les décrets d’application sont en cours de rédaction. Nous serons les seuls en Europe à disposer d’une législation en la matière, et très observés. En outre, une proposition de loi visant à renforcer le pouvoir de l’administration face aux plateformes de commerce en ligne a été déposée par vos collègues Romain Eskenazi et Antoine Vermorel-Marques ; nous y travaillons avec eux. Rappelons qu’en mai, l’Union européenne a condamné Temu à 200 millions d’euros d’amende. C’est également le montant des sanctions prononcées en France contre les plateformes depuis juillet 2025.
💬 • Serge Papin, Ministre des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l’artisanat, du tourisme et du pouvoir d’achat • 2026 Jun 30 10:20:34
Le gouvernement accorde une attention particulière au développement des modèles d’IA, dont les capacités en matière de cybersécurité se renforcent à chaque génération. Si certains grands acteurs ont effectivement restreint l’accès à leurs modèles les plus avancés, nous veillons à ce que l’Anssi – Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information – et l’Inesia – Institut national pour l’évaluation et la sécurité de l’intelligence artificielle – puissent évaluer ces technologies, y compris les modèles de frontière développés par des partenaires extra-européens. La récente décision américaine de suspendre l’accès des ressortissants étrangers à ces modèles nous oblige à prendre conscience de nos dépendances et renforce notre engagement en faveur de la souveraineté numérique. Celle-ci ne doit pas se limiter à négocier de simples accès privilégiés à des modèles étrangers : il nous faut soutenir de véritables champions français et européens, comme Mistral, que vous avez cité. Dans cette optique, la France poursuit depuis 2018 une stratégie ambitieuse qui la place en position de leader européen, comme le montrent les investissements privés massifs annoncés en 2025 et 2026. Le premier ministre a récemment annoncé un renforcement à hauteur de 655 millions d’euros pour la stratégie IA nationale et de 200 millions d’euros pour la cybersécurité. À l’échelle européenne, nous travaillons avec nos partenaires pour développer des modèles souverains. Ma collègue Anne Le Hénanff se tient évidemment à votre disposition pour poursuivre ces échanges.
💬 • Serge Papin, Ministre des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l’artisanat, du tourisme et du pouvoir d’achat • 2026 Jun 30 10:14:44
Le bassin houiller lorrain était le siège de l’ancienne exploitation minière des Houillères du bassin de Lorraine (HBL), qui s’est arrêtée en 2004. Durant l’exploitation, et quelques années après celle-ci, jusqu’en 2007, des affaissements ont été constatés ; ils ont entraîné une perte d’horizontalité des bâtiments ou une aggravation de leur mise en pente. Conformément à l’article L. 155-3 du code minier, l’indemnisation de ces dommages d’origine minière a été prise en charge, selon la date du sinistre, soit par Charbonnages de France, soit par l’État, parfois par l’intermédiaire du fonds de garantie des assurances obligatoires de dommages (FGAO). Quarante-quatre propriétaires ont déposé des recours auprès du tribunal de grande instance afin d’obtenir des indemnités complémentaires. La cour d’appel de Metz a rendu vingt-neuf arrêts le 14 mai 2024. L’État n’a pas formé de pourvoi en cassation et a versé fin 2024 à ces vingt-neuf plaignants les indemnités décidées par la cour d’appel. Celle-ci a rendu trois arrêts supplémentaires, qui sont en cours d’exécution. L’État est dans l’attente des décisions relatives aux dossiers restants pour finaliser leur exécution.
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💬 • Serge Papin, Ministre des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l’artisanat, du tourisme et du pouvoir d’achat • 2026 Jun 30 10:09:13
Le groupe Durisotti connaît des difficultés chroniques depuis de nombreuses années. Il a été placé en redressement judiciaire en 2013, puis en 2019, avant d’être repris par le groupe britannique Liberty, puis cédé au carrossier GTE Automotive en juillet 2024. Depuis les premières difficultés, l’État, notamment via le comité interministériel de restructuration industrielle, s’est mobilisé pour rechercher une solution pérenne. Il a accompagné la reprise par GTE Automotive, apporté un soutien financier exceptionnel et conduit des échanges avec les constructeurs automobiles qui sont les principaux clients de l’entreprise. Malgré ces efforts, les actionnaires n’ont pas réussi à redresser l’activité. Il convient de rappeler que ni l’État ni les collectivités ne peuvent se substituer durablement aux acteurs privés. Il appartient aux dirigeants et aux actionnaires de prendre la mesure des difficultés et d’y répondre en temps utile. Dans ce contexte, il revenait au tribunal de prendre les mesures qu’imposait la situation de l’entreprise en prononçant sa liquidation judiciaire. Le gouvernement déplore cette situation et entend concentrer ses efforts sur l’accompagnement des salariés licenciés, afin qu’ils puissent retrouver un emploi dans les meilleurs délais. Les services de l’État en région sont mobilisés à cet effet et l’État sera aux côtés des salariés pour les aider à retrouver un emploi.
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💬 • Serge Papin, Ministre des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l’artisanat, du tourisme et du pouvoir d’achat • 2026 Jun 30 10:04:48
Le gouvernement et le ministre de l’industrie regrettent profondément cette annonce, même si elle pourrait s’accompagner de la création de 107 emplois sur d’autres sites Legrand, car ceux qui sont concernés localement par cette optimisation la subissent. C’est pourquoi le ministre de l’industrie a immédiatement convoqué le directeur général de Legrand afin de recueillir ses explications, d’examiner les moyens d’éviter ou de limiter l’impact des fermetures et d’obtenir des mesures de compensation territoriales et sociales. Cet entretien doit avoir lieu dans les prochains jours. À cette occasion, le ministre rappellera fermement que si ces projets de fermeture étaient maintenus, des mesures d’accompagnement, de reclassement et de reconversion solides et adaptées aux salariés et aux territoires concernés seraient indispensables. D’ailleurs, je regarderai plus précisément le site de Lagord, qui est proche de mon domicile, situé à La Rochelle. Il insistera pour qu’elles se traduisent par un accord de plan de sauvegarde de l’emploi unanime ou majoritaire et pour qu’une recherche sérieuse de repreneurs soit conduite sur les sites menacés. Ces mesures devront être élaborées dans le cadre d’un dialogue social exemplaire, avec une information et une consultation des comités socio-économiques ; les services de l’État y veilleront. Les élus locaux et les acteurs économiques des territoires concernés devront également être associés à ce processus.
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💬 • Serge Papin, Ministre des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l’artisanat, du tourisme et du pouvoir d’achat • 2026 Jun 30 09:57:21
Vous avez raison de souligner le rôle essentiel des territoires industriels comme le Dunkerquois dans la réindustrialisation de notre pays. L’État est pleinement mobilisé à leurs côtés. Le Dunkerquois bénéficie d’un soutien exceptionnel à travers France 2030, le programme Territoires d’industrie et les dispositifs d’accompagnement des projets stratégiques. Ces outils ont permis d’accompagner des investissements majeurs, qu’il s’agisse des gigafactories, des projets de décarbonation de l’industrie ou encore des nouvelles filières liées à la transition écologique. Les collectivités bénéficient des retombées fiscales liées à ces implantations, notamment au travers de la cotisation foncière des entreprises et de la taxe foncière sur les propriétés bâties. S’agissant plus particulièrement des compensations fiscales, l’article 129 de la loi de finances pour 2026 répond à un impératif de redressement de nos finances publiques. Depuis 2021, la compensation versée par l’État au titre de la réduction des impôts de production a fortement progressé sous l’effet de l’inflation et de la revalorisation des bases fiscales. Cette évolution n’était plus soutenable. La mesure adoptée vise à ramener cette compensation à son niveau de 2023. Cet effort, mesuré, représente en moyenne 0,57 % des recettes réelles de fonctionnement pour les communes et 1,03 % pour les intercommunalités. Vous le voyez, le gouvernement demeure pleinement engagé en faveur de la réindustrialisation et il continuera d’accompagner les territoires qui en sont les premiers acteurs, dans le respect de l’objectif impératif de redressement de nos finances publiques.
Je vous entends, monsieur Bazin, et je ne manquerai pas de relayer votre message auprès du ministre délégué chargé de l’industrie, Sébastien Martin.
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💬 • Serge Papin, Ministre des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l’artisanat, du tourisme et du pouvoir d’achat • 2026 Jun 30 09:51:18
Le gouvernement est pleinement conscient des enjeux de compétitivité auxquels est confrontée la filière verrière française, exposée à la fois aux coûts de l’énergie et au risque de fuite de carbone. Grâce à l’initiative de la France, une révision des lignes directrices européennes a été obtenue en décembre 2025. Cette révision élargit la liste des secteurs éligibles au mécanisme de compensation des coûts indirects du carbone (CCO2) à vingt nouveaux secteurs, parmi lesquels figure la fabrication de verre plat, de verre creux et de fibres de verre. Le gouvernement est conscient que l’extension de la CCO2 au secteur verrier n’a pas encore été traduite en droit national. Il mesure le risque de différentiel de compétitivité que cette situation est susceptible de créer au sein du marché européen, au regard notamment des décisions prises ou envisagées par l’Espagne, l’Allemagne et l’Italie. Cette dynamique est d’autant plus préoccupante que la part des importations a atteint 40 % sur le marché de l’emballage alimentaire. Face à cette situation, le gouvernement examine activement les voies et moyens permettant d’assurer la transposition de cette extension dans les meilleurs délais, notamment l’opportunité d’intégrer la modification de l’article L. 122-8 du code de l’énergie dans le prochain projet de loi portant diverses dispositions d’adaptation au droit de l’Union européenne (Ddadue).
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💬 • Serge Papin, Ministre des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l’artisanat, du tourisme et du pouvoir d’achat • 2026 Jun 24 15:22:56
De mon passé de commerçant, j’ai gardé une habitude : quand on veut comprendre d’où vient le problème, on regarde les chiffres des ventes. Et les chiffres parlent, ils parlent même très fort. L’an dernier, 3,6 milliards d’articles neufs – vêtements, chaussures, linge de maison – ont été mis sur le marché. Cela représente près de 10 millions de produits chaque jour. Pendant que nous sommes ici, des centaines de milliers de colis supplémentaires arrivent sur notre territoire. La question est simple : d’où vient cette déferlante ? Regardons là encore les chiffres : trois plateformes en sont à l’origine. Leurs noms, encore inconnus il y a trois ans, sont désormais dans la bouche de chaque Français : Temu, Shein et AliExpress. À elles seules, elles ont enregistré l’an dernier une croissance à deux chiffres de leurs ventes en volume : + 12 %. Quand un phénomène progresse aussi vite, nous ne pouvons pas regarder ailleurs car si nous voulons protéger les consommateurs, si nous voulons protéger notre environnement, si nous voulons défendre une concurrence loyale, alors nous devons viser juste et frapper fort. Or le problème, ce ne sont pas ces entreprises qui produisent, qui emploient, qui investissent sur notre sol et qui se soumettent à nos normes, mais les plateformes qui inondent notre marché depuis l’autre bout du monde. Celles-ci restent trop souvent hors de portée de nos règles et de nos contrôles, alors qu’elles ne respectent pas nos normes environnementales et jouent parfois avec la sécurité des consommateurs. Pour votre information, sachez que la DGCCRF – direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes – a fait un prélèvement de 700 produits il y a un mois : 70 % ne respectaient pas les normes et 45 % étaient dangereux. Face à cela, nous avons engagé le combat – je pense notamment au scandale des poupées pédopornographiques et de la vente d’armes et de médicaments qui avaient conduit à la fermeture temporaire de la. Nous avons porté le combat au niveau européen. Résultat : la Commission a ouvert une enquête sur Shein. Et les sanctions commencent à tomber. Ces dernières semaines, plusieurs décisions ont envoyé un signal très clair : Temu s’est vu infliger une amende de 200 millions d’euros par la Commission européenne et a été condamnée par la DGCCRF il y a quelques jours à une amende de 22 millions. Et nous n’en resterons pas là. Depuis le 1ermars, une taxe de 2 euros par article s’applique aux petits colis. À partir du 1erjuillet, une nouvelle étape sera franchie avec la suppression de l’exemption de droits de douane pour les colis de moins de 150 euros. L’objectif est de rétablir un minimum d’équité entre les entreprises qui respectent les règles et celles qui alimentent une course sans fin à la surconsommation. Je soutiendrai la proposition de loi de MM. Antoine Vermorel-Marques et Romain Eskenazi, qui veulent reconnaître le caractère systémique de ces plateformes pour que nous prévoyions dans la loi la possibilité de mettre fin à leurs activités, éventuellement en faisant intervenir des instances administratives comme la DGCCRF. Mais nous savons que ce combat ne peut être gagné par les seules mesures administratives ou réglementaires. Il a besoin des outils que seul le Parlement peut lui donner. Et c’est précisément l’intérêt de la proposition de loi que votre assemblée examine aujourd’hui. Je veux d’ailleurs saluer le travail des rapporteures à l’Assemblée et au Sénat, notamment de la députée Anne-Cécile Violland, qui en est l’auteure, et qui a porté le texte avec un engagement et une endurance remarquables. Je tiens aussi à souligner le travail de l’ensemble des parlementaires qui ont permis son examen. Ce texte apporte trois réponses concrètes. La première est d’informer. L’article 1er prévoit que les entreprises de l’ affichent sur leurs sites des messages encourageant le réemploi, la sobriété, la réparation et le recyclage. Pourquoi ? Parce que consommer autrement est possible. La progression de la seconde main en est la preuve : elle a augmenté de 4,8 % en volume l’an dernier. La deuxième réponse est de pénaliser. L’article 2 instaure un malus fondé sur les pratiques commerciales des entreprises. Sa logique est simple : plus une entreprise multiplie les références, plus elle encourage le renouvellement permanent plutôt que la durabilité, plus elle devra contribuer. Deux critères permettront d’apprécier cette réalité : l’étendue de la gamme proposée et l’incitation à réparer les produits. Le seuil sera fixé par voie réglementaire. Je veux être très clair sur ce point. Après la promulgation de la loi, il nous appartiendra de veiller à ce que les paramètres retenus permettent de viser précisément les acteurs de l Si les modèles évoluent demain, les seuils devront évoluer eux aussi. En tant que ministre du commerce et des PME, je veux aussi protéger les commerçants français et sanctionner les plateformes visées par ce texte. La règle devra rester fidèle à cet objectif. Enfin, la troisième réponse est d’interdire la publicité. L’article 3 prévoit l’interdiction de la publicité pour ces entreprises à compter du 1erjanvier 2027 car nous ne pouvons pas, d’un côté, dénoncer les excès d’un modèle économique fondé sur la surconsommation et, de l’autre, laisser sa promotion se développer sans limite. Lorsque j’étais commerçant, j’ai fait de l’écologie un combat très concret. Une écologie qui ne se résumait pas à des discours. Une écologie qui consistait à retirer certains produits des rayons et à promouvoir ceux qui étaient meilleurs pour la santé et pour l’environnement. Aujourd’hui, comme ministre, j’aborde ce texte avec le même pragmatisme. Je me pose une question simple. Cette proposition de loi nous donne-t-elle un moyen supplémentaire d’agir contre les acteurs qui alimentent le plus la surconsommation et qui exercent la pression la plus forte sur nos ressources ? La réponse est oui. C’est pourquoi je crois que nous pouvons dire que ce texte est un texte écologique, non pas parce qu’il prétend tout régler mais parce qu’il s’attaque à l’une des causes du problème, parce qu’il cible les acteurs qui alimentent ce modèle, qu’il complète utilement les actions déjà engagées et qu’il permettra de rendre notre combat plus efficace. Pour toutes ces raisons, je souhaite que cette proposition de loi puisse rassembler largement votre assemblée.
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💬 • Serge Papin, Ministre des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l’artisanat, du tourisme et du pouvoir d’achat • 2026 Jun 17 14:56:02
Je rappelle, pour commencer, que le gouvernement a présenté un plan de relance qui prévoit la construction de 2 millions de logements d’ici à 2030 et permettra donc de stimuler l’accès au logement. Ce plan a été salué par tous les artisans. En ce qui concerne l’industrie de l’ameublement – vous et moi connaissons bien le fabricant Gautier –, les choses sont en train de changer. Deux exemples montrent qu’une réindustrialisation est possible : celui de Gautier, justement, et celui d’Alsapan, un fabricant de meubles alsacien. Ces deux entreprises ont robotisé leur production. Grâce à cela, Gautier est de nouveau en phase de développement et parvient à lutter contre Temu en proposant des prix quasiment équivalents. De son côté, Alsapan, à Erstein, est le troisième fournisseur du groupe Ikea au niveau mondial. Vous le voyez, la situation peut évoluer. La robotisation permet d’accroître la compétitivité, sous réserve bien sûr d’investir dans des Capex et de disposer de fonds propres. Le gouvernement travaille précisément sur cette question, qui devrait faire prochainement l’objet d’un plan spécifique. Quant à l’épargne des ménages, vous avez raison, elle est importante. Le Sénat a adopté un dispositif autorisant les salariés à débloquer sans fiscalité jusqu’à 5 000 euros de leur épargne salariale pour les injecter directement dans la consommation. Vous aurez bientôt l’occasion d’en débattre à l’Assemblée.
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💬 • Serge Papin, Ministre des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l’artisanat, du tourisme et du pouvoir d’achat • 2026 May 26 16:28:43
Monsieur le président Marcangeli, permettez-moi, en tant que Vendéen et habitant de la circonscription de Béatrice Bellamy, de partager votre tristesse. Le pouvoir d’achat ne se résume pas à des chiffres ; c’est aussi un ressenti, et cela compte autant à mes yeux. Depuis octobre dernier, mon action se fonde sur trois convictions fortes. La première est que nous devons redonner de la liberté : chacun doit pouvoir utiliser son argent comme il le souhaite. Ce sera le sens de la mesure, appelée à être débattue par le Parlement, permettant le déblocage à titre exceptionnel de l’épargne salariale ; le sens également de l’extension de l’usage des titres-restaurant aux courses alimentaires, que je souhaite pérenniser et dont vous aurez l’occasion de débattre. La seconde est que nous devons agir sur les prix pour proposer du made in France accessible. Je me bats pour un pouvoir d’achat créateur, dans tous les territoires, d’emplois et d’activité. Nous devons reconquérir les premiers quartiles de prix, y compris dans des secteurs que nous avions abandonnés, comme le textile. T-shirts, jouets ou brosses à dents : nous savons faire ces produits du quotidien. Cela vaut également pour le secteur alimentaire. Au moyen d’une meilleure péréquation des marges, nous devons favoriser les produits sains et locaux par rapport aux produits ultratransformés. Il y a quelques années, j’avais eu cette petite phrase : « Il faut que le coco de Paimpol arrête de financer le cola d’Atlanta. » Autrement dit, sur les produits locaux et sains, la grande distribution doit accepter, à l’inverse de ce qu’elle pratique actuellement, de faire moins de marge que sur les produits ultratransformés. La troisième, enfin, est que la hausse du pouvoir d’achat passera par une hausse des revenus du travail – et pas seulement du salaire. Je veux ainsi développer le partage de la valeur – intéressement, participation –, notamment dans les PME de moins de cinquante salariés où ces pratiques n’existent pas toujours. Je milite également activement pour l’actionnariat salarié.
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💬 • Serge Papin, Ministre des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l’artisanat, du tourisme et du pouvoir d’achat • 2026 May 20 14:47:16
Vous êtes le député des gorges de l’Ardèche et du mont Gerbier-de-Jonc ! La France ne décroche pas, elle s’adapte et reste la première destination touristique du monde. Elle est très attractive, surtout en ce moment. Les arrivées internationales vont progresser de 3 % dans les prochains mois et les séjours de clientèles long-courriers originaires de l’Australie, du Canada, du Mexique et de la Corée du Sud sont en hausse. Sur notre territoire, les Français confirment leur envie de la France : la Bretagne, la Normandie, le Sud et l’Ardèche attirent un nombre croissant d’entre eux. La demande est très dynamique, y compris pour des vacances de dernière minute. On observe surtout un engouement pour le tourisme intérieur : œnotourisme, agritourisme, tourisme de randonnée, tourisme de savoir-faire, tourisme d’entreprise – nous sommes leader sur ce segment en Europe –, tourisme de patrimoine,… S’agissant des recrutements, la semaine des métiers du tourisme organisée à Angers a permis d’effectuer 4 400 embauches immédiates. Il faut savoir les mettre en avant. Quant au plan 2026-2028 relatif aux saisonniers, il sera lancé prochainement. Enfin, vous dites que les bars, les restaurants et les commerces sont l’âme de la France et vous avez bien raison. Depuis l’automne dernier, nous mettons à disposition des maires des outils pour redynamiser les commerces de centre-ville, dont font partie les hôtels et les restaurants. J’annoncerai bientôt, avec mes collègues Françoise Gatel et Michel Fournier, un plan similaire pour les commerces de village et de territoires ruraux. Vous le voyez, nous ne restons pas sans rien faire et nous accompagnons les acteurs du secteur. Je suis fier d’être le ministre du tourisme de la première destination du monde !
…et se répercutera sur les contribuables. Si ! Écoutez, moi, j’ai été chef d’entreprise, je sais compter. Vos propositions pèseront sur les contribuables.
M. le premier ministre a rappelé que le gouvernement accorde à la fois des aides au pouvoir d’achat et des aides ciblées au niveau de l’activité. Tout ce que vous proposez augmentera la dette…
Mais non justement ! Si vous faites ça, vous condamnez la France à la régression. Parce que, sans l’Europe, comment voulez-vous faire ? Je reviens à votre question sur le pouvoir d’achat : nous faisons des choses qu’aucun pays d’Europe ne fait de la même manière. Je vais les énumérer : en avril et mai, nous avons alloué une aide aux grands rouleurs ; nous avons une prime d’activité de 600 euros par an, qui n’existe pas de la même manière dans les autres pays d’Europe.
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💬 • Serge Papin, Ministre des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l’artisanat, du tourisme et du pouvoir d’achat • 2026 May 19 16:10:50
Vous pourrez soumettre votre liste de courses lors de l’examen du projet de loi de finances pour 2027 ! Avec la crise géopolitique actuelle, qui n’est pas terminée, croyez-vous que ce soit le moment de faire moins d’Europe ?
Depuis cinquante ans, ils ont perdu trente heures de sommeil mensuel. Dans le même temps, les entrepreneurs passent plus d’une trentaine d’heures par mois à effectuer des tâches administratives. La réponse est donc claire : simplifions, rendons des heures aux Français pour libérer la production car l’enjeu se trouve là : il s’agit de produire à nouveau en France. Je mène ce combat à la tête de mon ministère afin de défendre le « fabriqué en France », y compris pour les produits du quotidien. Derrière cette idée, il y a l’objectif essentiel de garantir notre souveraineté industrielle et numérique, en facilitant l’installation d’usines de production d’hydrogène, de recyclage des plastiques, ou encore de centres de données, reconnus comme des projets industriels d’intérêt national majeur. Nous devons disposer d’infrastructures à la hauteur pour garantir la qualité du quotidien, en permettant l’accès au réseau partout, comme le demandent les habitants de nombreux territoires ruraux ou périurbains qui souffrent de l’existence de zones blanches. L’installation des pylônes mobiles sera ainsi facilitée : le projet de loi met fin à un mécanisme spéculatif grâce auquel des propriétaires fonciers imposaient des loyers prohibitifs aux opérateurs. Le texte rétablit l’équilibre, afin de concilier transition numérique et protection des territoires. Ce projet de loi, qui aura coûté des heures de sommeil à plusieurs d’entre nous, permet donc de garantir notre souveraineté. Il a été élaboré patiemment et collectivement. Je salue d’ailleurs la méthode de coconstruction avec les parlementaires, voulue, au moment de l’élaboration du texte, par Bruno Le Maire et Olivia Grégoire ; elle a conduit au texte que nous étudions aujourd’hui. Cette méthode a également reposé sur de larges consultations publiques et sur les apports de nombreuses fédérations et organisations professionnelles et syndicales. Il y a aussi eu les apports de citoyens, qui sont nombreux à saluer ce projet de loi, à l’attendre pour soulager leur quotidien et à appeler à sa promulgation rapide. Alors, mesdames et messieurs les députés, allons au bout de ce texte. Vous l’avez compris : c’est une première étape pour rendre du temps aux Français, pour leur donner de l’air, pour libérer l’envie d’entreprendre, de travailler et d’avancer, pour en finir avec les tracas inutiles, les stress qui n’ont pas lieu d’être, tout ce qui freine sans jamais créer. Il permettra enfin à nos artisans, à nos entrepreneurs, à nos commerçants et à nos chefs d’entreprise de faire ce qu’ils savent faire : accompagner leurs salariés, travailler pleinement et librement et ressentir le soir, non de l’épuisement,…