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📜Proposition de loi visant à exonérer de l'impôt sur le revenu les médecins et infirmières en cumul emploi-retraite
Matthias Renault
17 sept. 2024

🖋️Amendements examinés : 50%
2 Adoptés7 En attente1 Irrecevables3 Tombés
Liste des Amendements
Article 1
🖋️Adopté
Guillaume Garot
16 oct. 2024

Supprimer cet article.

🖋️Adopté
Karen Erodi
19 oct. 2024

Supprimer cet article.

🖋️En attente
Karen Erodi
23 oct. 2024

Supprimer cet article.

🖋️En attente
Guillaume Garot
23 oct. 2024

Supprimer cet article.

🖋️En attente
Charles Sitzenstuhl
24 oct. 2024

Supprimer cet article.

🖋️En attente
Matthias Renault
28 oct. 2024

Compléter la première phrase de l’alinéa 2 par les mots : 

« , dans la limite d’un plafond déterminé par décret ».

🖋️En attente
Matthias Renault
28 oct. 2024

Compléter l’alinéa 2 par la phrase suivante :

« Le bénéfice de l’exonération est réservé aux infirmiers et médecins généralistes libéraux bénéficiant de leur retraite et qui continuent à exercer ou reprennent leur activité dans une zone mentionnée au 1° de l’article L. 1434‑4 du code de la santé publique. »

🖋️En attente
Matthias Renault
28 oct. 2024

Compléter l’alinéa 2 par la phrase suivante :

« Les médecins salariés d’une société de téléconsultation ne peuvent bénéficier de cette exonération. »

🖋️En attente
Anne-Laure Blin
28 oct. 2024
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport dressant le bilan de l’application de la loi visant à exonérer de l’impôt sur le revenu les médecins et infirmières en cumul emploi-retraite.

Ce rapport étudie et propose également les possibilités d’extension de ce dispositif à l’ensemble des professionnels de santé.

🖋️Irrecevable
René Lioret
28 oct. 2024
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Le sous-paragraphe 1 du paragraphe 3 de la sous-section 4 de la section 1 du chapitre 1er du titre VI du livre I du code de la sécurité sociale est complété par un article L. 161‑22‑1‑4‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 161‑22‑1‑4‑1. – I. – Il est créé un statut simplifié pour les médecins retraités souhaitant reprendre une activité professionnelle médicale, permettant une réduction des formalités administratives liées à l’exercice de leur profession, sans créer de nouvelles charges pour les organismes publics ni aggraver les finances de la sécurité sociale.

« II. – Les médecins ayant pris leur retraite et désirant recommencer à pratiquer à temps plein ou partiel peuvent bénéficier d’une procédure simplifiée pour leur réinscription à l’ordre des médecins. Cette procédure simplifiée s’appuie sur les données et informations déjà en possession de l’ordre des médecins, évitant ainsi la duplication des démarches administratives.

« III. – La procédure de réinscription des médecins retraités à l’ordre des médecins est allégée de manière à être traitée dans un délai maximal de trente jours, à compter de la réception de la demande complète. Les exigences de présentation de documents sont réduites aux éléments essentiels, à savoir : la preuve de l’obtention du diplôme de médecine et de la spécialité, le cas échéant ; et une attestation d’absence de sanctions disciplinaires pendant les cinq dernières années d’exercice.

« IV. – L’obligation de formation continue pour les médecins retraités est adaptée selon un barème révisé, tenant compte de leur expérience antérieure. Une dispense partielle peut être accordée pour les formations jugées non pertinentes par rapport à leur champ d’exercice. Le dispositif de formation continue pour les médecins retraités est ajusté, de manière à limiter les contraintes administratives sans créer de nouvelles dépenses.

« V. – La simplification des formalités s’applique également aux médecins retraités exerçant en libéral, en télémédecine, ou dans des établissements publics, sans nécessiter de nouvelles structures administratives ni de nouveaux dispositifs financiers. Les démarches sont centralisées et harmonisées pour éviter la création de charges supplémentaires.

« VI. – Un décret en Conseil d’État fixe les modalités d’application du présent amendement, notamment les critères et les conditions permettant d’alléger les formalités administratives pour les médecins retraités, ainsi que la procédure de validation des dossiers, sous réserve du respect de l’équilibre financier des organismes concernés.

« VII. – Les dispositions du présent amendement entrent en vigueur à compter du 1er juin 2025, et sont applicables à tous les médecins retraités souhaitant reprendre leur activité professionnelle médicale à cette date ou postérieurement, sans incidence financière supplémentaire sur le budget de la sécurité sociale ou des finances publiques. »

🖋️Tombé
Matthias Renault
23 oct. 2024

Compléter la première phrase de l’alinéa 2 par les mots : 

« , dans la limite d’un plafond déterminé par décret ».

🖋️Tombé
Matthias Renault
22 oct. 2024

Compléter l’alinéa 2 par la phrase suivante :

« Le bénéfice de l’exonération est réservé aux infirmiers et médecins généralistes libéraux bénéficiant de leur retraite et qui continuent à exercer ou reprennent leur activité dans une zone mentionnée au 1° de l’article L. 1434‑4 du code de la santé publique. »

🖋️Tombé
Matthias Renault
22 oct. 2024

Compléter l’alinéa 2 par la phrase suivante :

« Les médecins salariés d’une société de téléconsultation ne peuvent bénéficier de cette exonération. »

Exposé des motifs • ⏱️Lecture 3min.

Mesdames, Messieurs,

La désertification médicale, soit le faible accès effectif qu’ont les patients à des soignants, concerne aujourd’hui 87 % du territoire, en particulier dans les territoires ruraux. L’Académie française de médecine estime, dans un rapport de 2023, que 30 % de la population française vit dans un désert médical.

Or, la demande de soins de premier recours augmente sous l’effet de la croissance démographique, du vieillissement et des progrès induits par les techniques médicales.

Selon les chiffres publiés en 2023 par la direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DREES), l’accessibilité moyenne aux médecins généralistes s’établit en 2022 à 3,3 consultations par an et par habitant. Elle était de 3,4 consultations par an et par habitant en 2021, et 3,8 en 2015. ([1])

L’offre de soins connaît donc une baisse tendancielle, en particulier pour les médecins généralistes, les pharmaciens et les chirurgiens‑dentistes. Selon un récent rapport de la Cour des comptes (« Organisation territoriale des soins de premier recours », mai  2024), le nombre de médecins généralistes libéraux est passé, de 2012 à 2022, de 64 000 à 57 000. L’Académie française de médecine estime que le nombre de médecins généralistes en activité diminue de 1 % chaque année.

Par ailleurs, au sein de cette offre globale, les différences de densité de médecins entre territoires sont structurellement sensibles, et se sont aggravées ces dernières années. La DREES estime en 2023 que les 10 % de la population les mieux dotés en médecins généralistes ont accès en moyenne à 5,7 consultations par an tandis que les 10 % de la population les moins bien dotés ont accès en moyenne à 1,5 consultations par an : l’accessibilité des premiers est ainsi 3,9 fois supérieure à celle des seconds. Ce rapport augmente de 4 % entre 2021 et 2022, ce qui témoigne d’inégalités croissantes d’accessibilité aux médecins généralistes.

Comme le montrent les cartes suivantes, la densité du nombre de médecins omnipraticiens a fortement diminué dans une part très importante des départements, en particulier ruraux.

Source : Rapport Cour des comptes, 2024, L’organisation territorial des soins de premier recours

Source : Rapport 2023, Académie française de médecine, Les zones sousdenses, dites « déserts médicaux », en France États des lieux et propositions concrètes

Ces tensions entre demande et offre de soins, inégale selon les territoires, se traduisent concrètement par de grandes difficultés à obtenir des rendez‑vous. Une vaste étude de l’Institut des Politiques Publiques réalisée en mai 2023 a ainsi montré qu’un patient a moins d’une chance sur deux d’obtenir un rendez‑vous quand il contacte un médecin généraliste.

Si les maisons de santé pluriprofessionnelles ou centres de santé médicaux et polyvalents restent des outils intéressants, la suppression, trop tardive, du numerus clausus, ne permettra pas de pallier le décalage entre demande et offre de soins dans les déserts médicaux.

C’est la raison pour laquelle la présente proposition de loi vise à encourager le dispositif de cumul emploi‑retraites pour les professionnels de santé libéraux. Ce dispositif connaît d’ores‑et‑déjà un relatif succès.

Au 1er janvier 2024, selon dernières statistiques de la Caisse nationale autonome de retraite des médecins de France (Carmf), 13 500 praticiens libéraux étaient en cumul emploi‑retraite en France, soit 10,9 % des praticiens en activité et 14,8 % des médecins retraités. Ce chiffre est en augmentation, puisque ce dispositif était inexistant avant 2004, et concernait 8 000 médecins en 2014.

Le nombre de médecins à la retraite cumulant leur emploi, relativement stable depuis 2018 (autour de 12 000), a connu un léger regain, probablement en raison de la suppression des cotisations Carmf en 2023. Si les motivations des médecins cumulant leur activité peuvent naturellement relever de la passion du métier ou de l’attente d’un successeur, l’effet incitatif du complément de revenu pour la retraite est également présent.

Le revenu moyen annuel d’un médecin à la retraite est de 133 000 euros environ en 2024 (source : étude DREES 2018, avec taux de croissance des revenus de 1,5 %). Leur impôt sur le revenu peut donc être estimé à 33 300 euros.

Le dispositif de cumul emploi‑retraite pour les infirmières libérales, existant mais moins incitatif, pourrait être aligné sur celui des médecins généralistes libéraux, tant l’activité des infirmières soulage, pour des actes médicaux simples, celle des médecins généralistes.

Le rapport 2023 de l’Académie française de médecine dédié aux déserts médicaux préconise « la mise en place de mesures favorisant le cumul emploiretraite des médecins récemment retraités ».

La présente proposition de loi vise ainsi (article 1er) à exonérer d’impôts sur le revenu les revenus des médecins généralistes relevant de la caisse autonome de retraite des médecins de France (Carmf), et des infirmières relevant de la caisse autonome retraite prévoyance (Carpimko), lorsqu’ils entrent dans le champ du cumul emploi‑retraite.

L’article 2 porte le gage pour perte de recettes.

Notes

([1]) Communiqué de la DREES du 14 novembre 2023

[(1)](1) Ce groupe est composé de : M. Franck ALLISIO, M. Maxime AMBLARD, Mme Bénédicte AUZANOT, M. Philippe BALLARD, Mme Anchya BAMANA, M. Christophe BARTHÈS, M. Romain BAUBRY, M. José BEAURAIN, M. Christophe BENTZ, M. Théo BERNHARDT, M. Guillaume BIGOT, M. Bruno BILDE, M. Emmanuel BLAIRY, Mme Sophie BLANC, M. Frédéric BOCCALETTI, Mme Pascale BORDES, M. Anthony BOULOGNE, Mme Manon BOUQUIN, M. Jorys BOVET, M. Jérôme BUISSON, M. Eddy CASTERMAN, M. Sébastien CHENU, M. Roger CHUDEAU, M. Bruno CLAVET, Mme Caroline COLOMBIER, Mme Nathalie DA CONCEICAO CARVALHO, Mme Sandra DELANNOY, M. Jocelyn DESSIGNY, Mme Edwige DIAZ, Mme Sandrine DOGOR-SUCH, M. Nicolas DRAGON, M. Alexandre DUFOSSET, M. Gaëtan DUSSAUSAYE, M. Aurélien DUTREMBLE, Mme Christine ENGRAND, M. Auguste EVRARD, M. Frédéric FALCON, M. Marc DE FLEURIAN, M. Guillaume FLORQUIN, M. Emmanuel FOUQUART, M. Thierry FRAPPÉ, M. Julien GABARRON, Mme Stéphanie GALZY, M. Jonathan GERY, M. Frank GILETTI, M. Yoann GILLET, M. Christian GIRARD, M. Antoine GOLLIOT, M. José GONZALEZ, Mme Florence GOULET, Mme Géraldine GRANGIER, Mme Monique GRISETI, M. Julien GUIBERT, M. Michel GUINIOT, M. Jordan GUITTON, Mme Marine HAMELET, M. Timothée HOUSSIN, M. Sébastien HUMBERT, M. Laurent JACOBELLI, M. Pascal JENFT, M. Alexis JOLLY, Mme Tiffany JONCOUR, Mme Sylvie JOSSERAND, Mme Florence JOUBERT, Mme Hélène LAPORTE, Mme Laure LAVALETTE, Mme Marine LE PEN, M. Robert LE BOURGEOIS, Mme Julie LECHANTEUX, Mme Nadine LECHON, Mme Gisèle LELOUIS, M. Hervé DE LÉPINAU, Mme Katiana LEVAVASSEUR, M. Julien LIMONGI, M. René LIORET, Mme Christine LOIR, M. Aurélien LOPEZ-LIGUORI, Mme Marie-France LORHO, M. Philippe LOTTIAUX, M. Alexandre LOUBET, M. David MAGNIER, Mme Claire MARAIS-BEUIL, M. Matthieu MARCHIO, M. Pascal MARKOWSKY, M. Patrice MARTIN, Mme Michèle MARTINEZ, Mme Alexandra MASSON, M. Bryan MASSON, M. Kévin MAUVIEUX, M. Nicolas MEIZONNET, Mme Joëlle MÉLIN, Mme Yaël MÉNACHÉ, M. Thomas MÉNAGÉ, M. Pierre MEURIN, M. Thibaut MONNIER, M. Serge MULLER, M. Julien ODOUL, Mme Caroline PARMENTIER, M. Thierry PEREZ, M. Kévin PFEFFER, Mme Lisette POLLET, M. Stéphane RAMBAUD, Mme Angélique RANC, M. Julien RANCOULE, M. Matthias RENAULT, Mme Catherine RIMBERT, M. Joseph RIVIÈRE, Mme Laurence ROBERT-DEHAULT, Mme Béatrice ROULLAUD, Mme Sophie-Laurence ROY, Mme Anaïs SABATINI, M. Alexandre SABATOU, M. Emeric SALMON, M. Arnaud SANVERT, M. Philippe SCHRECK, Mme Anne SICARD, M. Emmanuel TACHÉ DE LA PAGERIE, M. Jean-Philippe TANGUY, M. Michaël TAVERNE, M. Flavien TERMET, M. Thierry TESSON, M. Lionel TIVOLI, M. Romain TONUSSI, M. Antoine VILLEDIEU, M. Frédéric-Pierre VOS, M. Frédéric WEBER.

Article 1

L’article 81 du code général des impôts est complété par un 40° ainsi rédigé :

« 40° Les revenus procurés par une activité relevant du régime d’assurance vieillesse des professions libérales et mentionnés à l’article L. 643‑6 du code de la sécurité sociale. Le montant de l’affranchissement n’est pas déduit du montant de l’assiette mentionnée à l’article L. 131‑6 du même code. »

Article 2

La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

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