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📜Proposition de résolution européenne de m. olivier marleix visant à faire respecter le droit international dans le secours des migrants en mer méditerranée (n°508) v2
🖋️Amendements examinés : 100%
1 Adoptés27 Tombés
Liste des Amendements
Titre
🖋️Tombé
Gabriel Amard
23 nov. 2023

Rédiger ainsi le titre :

« visant à durcir la politique migratoire de l’Union européenne et à restreindre l’action des organisations non gouvernementales en Méditerranée »

🖋️Tombé
Gabriel Amard
23 nov. 2023

Rédiger ainsi le titre : 

« visant à garantir un accueil digne aux migrants et à œuvrer à une politique migratoire humaniste, solidaire, raisonnée et réaliste, en conformité avec les engagements internationaux de la France »


Article 1
🖋️Adopté
Gabriel Amard
23 nov. 2023

Supprimer cet article.

🖋️Tombé
Gabriel Amard
23 nov. 2023

I. – À la fin de l’alinéa 4, substituer aux mots :

« son article 5 »

les mots :

« ses articles 5, 18 et 19 ».

II. – En conséquence, à la fin de l’alinéa 5, substituer aux mots :

« notamment ses articles 79 et 83 »

les mots :

« son article 79 ».

III. – En conséquence, substituer aux alinéas 6 à 24 les dix-huit alinéas suivants :

« Vu la Convention de Genève de 1951 relative au statut des réfugiés ;

« Vu la Convention internationale de 1974 sur la sauvegarde de la vie humaine en mer ;

« Vu la Convention des Nations Unies de 1982 sur le droit de la mer ;

« Vu le code de l’action sociale et des familles, et notamment son article L. 251‑1 ;

« Considérant l’échec de l’Union européenne à formuler une politique migratoire efficace aux termes de la Convention de 1990 relative à la détermination de l’État responsable de l’examen d’une demande d’asile présentée dans l’un des États membres des communautés européennes, dit « système de Dublin », révisé par les règlements 343‑2003 du 18 février 2003 et 604‑2013 du 26 juin 2013 ;

« Considérant que la route migratoire de la Méditerranée demeure la principale route migratoire maritime vers l’Europe ;

« Considérant que la Méditerranée est la route migratoire la plus meurtrière au monde, au moins 2 500 personnes ayant perdu la vie depuis le début de l’année 2023 dans ce véritable cimetière à ciel ouvert ;

« Considérant qu’en vertu du droit international et, notamment de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, le capitaine d’un navire a le devoir de secourir quiconque est trouvé en péril en mer pour le conduire vers le port le plus sûr ;

« Considérant l’action de l’agence européenne Frontex de fortification des frontières extérieures de l’Union européenne, notamment sur le flanc maritime et méditerranéen ;

« Considérant la militarisation croissante de la réponse à la crise humanitaire en Méditerranée ;

« Considérant l’accélération des crises économiques et climatiques et la multiplication des conflits armés, les trois facteurs principaux d’émigration ;

« 1° Réaffirme son attachement au droit international, et notamment au droit international maritime ;

« 2° Souhaite que la France œuvre, avec ses partenaires européens, pour la mise en place d’une politique migratoire humaniste, solidaire, raisonnée et réaliste, en cohérence avec ses engagements internationaux, à travers l’organisation d’une conférence sur la politique migratoire de l’Europe ;

« 3° Demande au Gouvernement de mettre à disposition des organisations non gouvernementales de sauvetage en mer tous les moyens possibles pour porter secours et accueillir dignement les personnes migrantes sur son territoire ;

« 4° Appelle le Gouvernement à œuvrer à la création d’un corps européen civil de secours et de sauvetage en mer Méditerranée ;

« 5° Souhaite que le Gouvernement dénonce le système de Dublin ;

« 6° Demande au Gouvernement de dénoncer l’accord entre l’Union européenne et la Turquie de 2016, renouvelé en 2021, qui prévoit la gestion des flucs migratoires du sud de l’Europe par la Turquie en échange d’une aide de 6 milliards d’euros ;

« 7° Appelle la France à renforcer le dialogue multilatéral au sein de l’Organisation internationale pour les migrations. »

🖋️Tombé
Guillaume Gouffier Valente
28 nov. 2023

À l’alinéa 16, substituer au mot : 

« dernier »

le mot : 

« 2022 ».

🖋️Tombé
Marietta Karamanli
24 nov. 2023

Après l’alinéa 17, insérer l’alinéa suivant :

« Appelle à l’adoption à terme d’une véritable politique commune de secours des migrants en mer Méditerranée sous la compétence de l’Union européenne, avec des moyens matériels renforcés pour Frontex et une augmentation conséquente du budget de l’Union européenne prévu à cet effet ; ».

🖋️Tombé
Marietta Karamanli
24 nov. 2023

Après l’alinéa 17, insérer l’alinéa suivant :

« Invite les États membres et Frontex à développer leurs opérations et pour cela à mettre à disposition suffisamment de navires et d’équipements consacrés spécifiquement aux opérations de recherche et de sauvetage en faisant notamment pleinement usage de tous les navires dédiés ou navires tiers disponibles, y compris les navires exploités par des organisations non gouvernementales ; ».

🖋️Tombé
Marietta Karamanli
24 nov. 2023

Après l’alinéa 17, insérer l’alinéa suivant :

« Appelle à la création d’une mission globale de recherche et de sauvetage de l’Union européenne, mise en œuvre par les autorités compétentes des États membres et Frontex ; ».

🖋️Tombé
Marietta Karamanli
24 nov. 2023

Après l’alinéa 17, insérer l’alinéa suivant :

« Rappelle l’obligation, en vertu du droit international de la mer, de porter assistance aux personnes en détresse et invite tous les États membres, lorsqu’ils agissent individuellement, en leur qualité d’États membres de l’Union européenne ou au sein des instances internationales pertinentes, à respecter pleinement les dispositions applicables du droit international et du droit de l’Union européenne ; ».

🖋️Tombé
Gabriel Amard
23 nov. 2023

Supprimer l’alinéa 18.

🖋️Tombé
Marietta Karamanli
24 nov. 2023

Après l’alinéa 18, insérer l’alinéa suivant :

« Rappelle que le trafic et la traite de migrants constituent des phénomènes distincts relevant de cadres juridiques distincts à l’échelle européenne et internationale ; ».

🖋️Tombé
Gabriel Amard
23 nov. 2023

Supprimer l’alinéa 19.

🖋️Tombé
Guillaume Gouffier Valente
28 nov. 2023

Rédiger ainsi l’alinéa 19 : 

« Invite le Gouvernement français, en solidarité avec l’Italie, la Grèce, Chypre et Malte, à encourager l’Union européenne à définir des lignes directrices pour encadrer l’activité de secours en mer Méditerranée ; ».

🖋️Tombé
Elsa Faucillon
24 nov. 2023

À la fin de l’alinéa 19, substituer aux mots :

« rejoindre l’initiative commune de l’Italie, la Grèce, Chypre et Malte, pour amener l’Union européenne à mieux encadrer l’activité des ONG en mer Méditerranée »

les mots :

« proposer puis coordonner une flotte européenne de recherche et de sauvetage en mer ».

🖋️Tombé
Elsa Faucillon
24 nov. 2023

Rédiger ainsi l’alinéa 20 :

« Invite le Gouvernement français à défendre la définition de l’obligation de débarquement en lieu sûr du comité sur la sécurité maritime dans le cadre des travaux engagés au sein du groupe européen de contact sur la recherche et le sauvetage en mer ; ».

🖋️Tombé
Gabriel Amard
23 nov. 2023

À l’alinéa 20, supprimer les mots : 

« adapter le droit de la mer à l’action des ONG et ».

🖋️Tombé
Guillaume Gouffier Valente
28 nov. 2023

I. – À l’alinéa 20, substituer aux mots : 

« adapter le droit de la mer à l’action des ONG »

les mots : 

« mettre en place un cadre de coopération sur le secours en mer ».

II. – En conséquence, au même alinéa, substituer au mot : 

« ports »

le mot :

« lieux ».

🖋️Tombé
Marietta Karamanli
24 nov. 2023

Après l’alinéa 20, insérer l’alinéa suivant :

« Rappelle que la criminalisation des organisations non gouvernementales ou d’autres acteurs non étatiques qui effectuent des opérations de recherche et de sauvetage dans le respect du cadre juridique applicable constitue une violation du droit international et n’est donc pas autorisée par le droit de l’Union européenne ; ».

🖋️Tombé
Gabriel Amard
23 nov. 2023

Supprimer l’alinéa 21.

🖋️Tombé
Elsa Faucillon
24 nov. 2023

Supprimer l’alinéa 21.

🖋️Tombé
Gabriel Amard
23 nov. 2023

Rédiger ainsi l’alinéa 21 :

« Appelle le Gouvernement français à œuvrer à la création d’un corps européen civil de secours et de sauvetage en mer Méditerranée ; ».

🖋️Tombé
Guillaume Gouffier Valente
28 nov. 2023

I. – À l’alinéa 21, substituer au mot :

« plate-formes »

le mot : 

« conditions ».

II. – En conséquence, à la fin du même alinéa, supprimer les mots : 

« et que soit ouvert un débat européen sur l’évolution du mandat de Frontex ».

🖋️Tombé
Yaël Ménaché
24 nov. 2023

Après l’alinéa 22, insérer l’alinéa suivant :

« Appelle à la pénalisation de toute personne, groupe de personnes ou association qui participerait, de manière directe ou indirecte, à l’immigration illégale en ne remettant pas les personnes secourues aux autorités compétentes les plus proches, et à encourager la même démarche dans tous les pays circonvoisins concernés par ces déplacements de populations ; ».

🖋️Tombé
Gabriel Amard
23 nov. 2023

Supprimer l’alinéa 23.

🖋️Tombé
Guillaume Gouffier Valente
28 nov. 2023

À l’alinéa 23, supprimer le mot : 

« développement, ».

🖋️Tombé
Gabriel Amard
23 nov. 2023

Supprimer l’alinéa 24.

🖋️Tombé
Gabriel Amard
23 nov. 2023

Rédiger ainsi l’alinéa 24 :

« Appelle le Gouvernement français à renégocier les accords du Touquet de 2003 et à s’opposer à la ratification du Pacte sur l’asile et la migration, en amont d’une réflexion globale sur la politique migratoire européenne.»

🖋️Tombé
Elsa Faucillon
24 nov. 2023

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« Appelle les colégislateurs de l’Union à adopter la résolution du Parlement européen du 13 juillet 2023 sur la nécessité d’une action de l’Union en matière de recherche et de sauvetage en Méditerranée. »

Article 1

L’Assemblée nationale,

Vu l’article 88‑4 de la Constitution, 

Vu l’article 151‑5 du Règlement de l’Assemblée nationale,

Vu la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne et notamment son article 5,

Vu le Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne et notamment ses articles 79 et 83,

Vu la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer,

Vu la Convention sur la recherche et le sauvetage maritime,

Vu la Convention internationale pour la sauvegarde de la vie humaine en mer,

Vu le règlement UE n° 656/2014 du 15 mai 2014 établissant des règles pour la surveillance des frontières maritimes extérieures,

Vu la directive 2011/36/UE du 5 avril 2011 concernant la prévention de la traite des êtres humains et la lutte contre ce phénomène ainsi que la protection des victimes et remplaçant la décision-cadre 2002/629/JAI du Conseil, 

Considérant que la route migratoire de la Méditerranée demeure la principale route migratoire vers l’Europe et que 90 000 personnes sont arrivées irrégulièrement en Europe par cette route lors de l’année 2022 ;

Considérant que la Méditerranée est également la route migratoire la plus meurtrière au monde, au moins 26 000 personnes ayant péri depuis 2014 en tentant la traversée selon l’Organisation internationale des migrations ;

Considérant que 90% des migrants qui empruntent de manière irrégulière ces routes migratoires ont recours à un passeur, que les réseaux de passeurs exploitent la misère et la détresse, mettent en danger des vies humaines et déciment des familles et que les filières de transit des migrants ne sont rien d’autre que des organisations criminelles qui fonctionnent en réseau international pour exploiter la misère des gens ;

Considérant que les réseaux de passeurs alimentent la traite humaine laquelle constitue une violation grave de la dignité humaine et des valeurs de l’Union, prohibée par l’article 5 de la Charte des droits fondamentaux ;

Considérant qu’en vertu du droit international et, notamment de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, le capitaine d’un navire a le devoir de secourir quiconque est trouvé en péril en mer ; 

Considérant que le 12 novembre dernier, l’Italie, la Grèce, Chypre et Malte, les principaux États concernés par les problématiques migratoires, ont, dans une déclaration commune, appelé l’attention sur la nécessité de progresser sur le sujet du sauvetage en mer ;

Considérant que l’Agence européenne de garde‑frontières et de garde‑côtes déploie actuellement trois opérations en Méditerranée pour sauver les migrants en danger et pour lutter contre le trafic de migrants ;

 Souhaite que la France encourage les juridictions internationales concernées à enquêter sur les crimes des passeurs, afin de déterminer si ceux-ci peuvent tomber sous la qualification de crimes contre l’humanité ;

Invite le gouvernement français à rejoindre l’initiative commune de l’Italie, la Grèce, Chypre et Malte, pour amener l’Union européenne à mieux encadrer l’activité des ONG en mer Méditerranée ;

Soutient à cet égard les travaux engagés au sein du groupe européen de contact sur la recherche et le sauvetage en mer pour adapter le droit de la mer à l’action des ONG et définir des lignes communes pour l’identification de ports sûrs en Méditerranée ;

Souhaite que la réflexion sur les « plate-formes de débarquement » s’effectue en coopération avec les pays du Maghreb (Maroc, Algérie, Tunisie), en parallèle avec le renforcement des partenariats de l’agence Frontex avec eux – si possible dans le cadre d’accords de statut – et que la France prenne toute sa place dans le soutien à ces pays en ce qui concerne la gestion des migrations, les frontières et le sauvetage en mer et que soit ouvert un débat européen sur l’évolution du mandat de Frontex ;

Appelle à un renforcement de la coopération avec les pays tiers notamment à travers les agences spécialisées de l’Union, Frontex et Europol, pour prévenir le développement des réseaux de passeurs ; 

Souhaite que la France continue à œuvrer pour un usage déterminé par l’Union européenne de tous les leviers disponibles (diplomatie, développement, commerce, visas, immigration légale) en conditionnant ses soutiens à la coopération des pays tiers d’origine en matière migratoire ;

Appelle les colégislateurs de l’Union à adopter le Pacte sur l’asile et la migration avant la fin de la législature de 2024. 

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