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Véronique Besse
2026 Mar 24 11:07:06
Je veux aujourd’hui vous parler de ces territoires qui fonctionnent, de ces territoires qui produisent de la richesse pour notre pays. En Vendée, au cœur de ma circonscription, dans la ville des Herbiers, près d’un salarié sur trois du secteur privé travaille dans l’industrie, quand la moyenne nationale se situe autour de 15 %. Ce sont des territoires industriels qui produisent, exportent, créent de l’emploi par milliers.

Et pourtant, ce sont aussi des territoires qui, depuis ces dernières années, voient leur capacité d’action locale se réduire. D’abord avec la suppression de la taxe d’habitation. Ensuite avec la baisse de la dotation globale de fonctionnement. Puis avec la diminution des compensations. Ainsi, la marge de manœuvre des collectivités s’est fortement réduite alors qu’elles sont les premières à investir dans nos territoires. Or chacun le sait : ce ne sont pas les politiques qui créent les emplois, ce sont les entrepreneurs. Mais ce sont aussi les collectivités locales qui garantissent des conditions favorables pour nos chefs d’entreprise en créant des zones d’activité, des routes, des crèches, des écoles, des formations…

Dans ma circonscription, certaines communes affichent parmi les plus faibles taux de chômage en France, autour de 4 % aux Herbiers ou à Montaigu-Vendée, quand la moyenne nationale reste proche de 8 %. On parle parfois de miracle économique vendéen, avec une industrie florissante qui s’exporte et propose du travail à rythme soutenu. Ce n’est pas un miracle mais un état d’esprit. Je crois surtout à la volonté des élus locaux, à l’énergie des entrepreneurs et au travail de milliers de salariés investis, tous profondément attachés à leur territoire. C’est cet ancrage territorial qui fait la force de la Vendée.

Cependant, aujourd’hui, vous affaiblissez précisément ceux qui font fonctionner l’économie locale. Je reprends l’exemple de la commune des Herbiers : 17 000 habitants, 14 500 emplois salariés, moteur économique d’un bassin de vie prospère. Avec les mesures déjà prises par l’État, sa capacité d’autofinancement est passée de 4 millions d’euros en 2021 à 2,3 millions en 2025. Et avec le projet de loi de finances pour 2026, ce sera encore 1 million d’euros en moins. Autrement dit, près de 70 % de la capacité d’autofinancement aura disparu en cinq ans. Cela signifie très concrètement moins d’investissements, moins d’équipements, moins d’infrastructures pour accompagner le développement économique local. Pendant ce temps, le gouvernement parle de réindustrialisation. Mais on ne réindustrialise pas la France depuis les bureaux parisiens. On la réindustrialise dans les territoires, là où les entreprises investissent et où les collectivités accompagnent ce développement. Ces territoires qui produisent de la richesse pour notre pays voient pourtant, depuis plusieurs années, leurs marges de manœuvre se réduire, l’État ayant choisi de concentrer l’essentiel des hausses de dotations dans les communes les plus défavorisées.

Les collectivités comme Les Herbiers et Montaigu-Vendée sont des locomotives, mais aujourd’hui, vous leur coupez les ailes. Plutôt qu’encourager la réussite, vous pénalisez la France qui marche. Alors ne transformons pas la réindustrialisation en simple slogan. J’invite d’ailleurs le ministre de l’économie et vous-même, madame la ministre, à venir en Vendée, voir concrètement comment fonctionne un territoire industriel dynamique.

Quand l’État décidera-t-il enfin de redonner aux collectivités locales les moyens d’agir, afin de respecter pleinement le principe constitutionnel de libre administration et de soutenir le développement de territoires comme la Vendée et ses milliers d’entreprises ?
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Véronique Besse
2026 Feb 24 18:07:05
Si vous choisissez de légaliser l’euthanasie, vous devrez au moins protéger les plus fragiles contre toute incitation par un tiers à y recourir. En effet, la fin de vie n’est jamais un moment neutre. Elle est traversée par la peur de la souffrance, la crainte de la solitude, le sentiment d’être devenu une charge et, dans cet état de fragilité, la liberté de choix peut vaciller.

Créer un délit d’incitation à recourir à l’aide active à mourir, ce n’est pas restreindre la liberté d’expression, c’est empêcher que la mort devienne une suggestion, l’objet d’une pression, une solution présentée comme raisonnable ou moderne. Nous ne pouvons pas laisser s’installer dans l’espace public ou en ligne des discours qui orienteraient les plus fragiles vers l’irréversible. Si nous parlons de consentement libre et éclairé, alors protégeons le réellement. Une société digne ne pousse pas vers la mort ceux qui doutent, elle les entoure.

Cet amendement se veut une digue – aussi petite soit-elle – contre les dérives. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RN.)
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Véronique Besse
2026 Feb 24 17:39:43
L’amendement vise à supprimer l’alinéa 5, qui accorde à certaines associations favorables à l’euthanasie des prérogatives particulièrement larges. On touche ici à des situations familiales, médicales et existentielles d’une extrême gravité. Elles relèvent de l’intimité, du dialogue entre un patient, ses proches et les soignants. Permettre à des associations militantes d’intervenir, de contester, voire d’engager des actions contre des familles ou des professionnels de santé, c’est introduire un acteur supplémentaire dans une sphère qui doit rester protégée.

La loi ne doit pas transformer des associations engagées en vigies idéologiques du dispositif. Les soignants doivent pouvoir exercer leur mission en conscience, sans pression extérieure, et les familles pouvoir exprimer leurs doutes sans crainte d’être mises en cause. Sur un sujet aussi sensible, la prudence commande de préserver l’indépendance des médecins et la paix des familles.
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Véronique Besse
2026 Feb 24 16:57:02
Je propose d’utiliser les bons termes. Nous sommes en train de légaliser l’euthanasie et le suicide assisté. L’expression « aide à mourir » atténue la portée de ce choix. Elle peut laisser penser qu’il s’agit d’un accompagnement, d’un simple laisser mourir, dans la continuité des soins palliatifs, ce qui n’est pas le cas. Préciser qu’il s’agit d’une aide « active » à mourir permettrait de reconnaître la réalité juridique et médicale de ce que nous votons. Cela répond à une exigence de sincérité à l’égard des Français.
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Véronique Besse
2026 Feb 23 23:15:27
Si cet article est adopté, nous opérerons un basculement anthropologique inouï car, demain, celui qui tentera d’empêcher un proche de recourir à l’euthanasie pourrait être poursuivi pour entrave et celui qui cherchera à convaincre, à dialoguer, à retarder un geste irréversible pourrait être condamné. Dans le même temps, s’abstenir, se taire, ne pas intervenir deviendrait la seule attitude juridiquement sûre. Autrement dit, la non-assistance à personne en danger deviendrait presque une vertu civique et familiale présentée comme respectueuse, voire compassionnelle. Ce serait un renversement profond de notre droit et de notre culture car, depuis toujours, notre société valorise celui qui secourt, protège ou entoure. Allons-nous désormais pénaliser l’élan protecteur ? Le législateur ne peut placer les citoyens face à une alternative impossible.
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Véronique Besse
2026 Feb 23 21:53:05
Il vise à introduire une clause de conscience pour les établissements de santé et médico-sociaux dont le projet repose sur une éthique clairement affirmée. Soyons lucides, si la proposition de loi est adoptée en l’état, des dizaines d’établissements accueillant des milliers de patients se retrouveront face à une alternative impossible : renier leur projet fondateur ou fermer leurs portes. Voulons-nous vraiment fragiliser un maillage essentiel de notre offre de soins au nom d’une uniformité imposée ?

Le principe d’autonomie des institutions fondées sur une éthique est reconnu par la jurisprudence européenne et par notre droit. La liberté de conscience ne s’arrête pas à la porte des établissements.

L’amendement prévoit un équilibre : le patient pourra être orienté vers une autre structure identifiée par l’ARS. Il n’y a donc ni blocage, ni rupture de prise en charge. Respecter la pluralité des convictions, ce n’est pas affaiblir la République, c’est l’honorer. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RN.)
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Véronique Besse
2026 Feb 17 17:10:46
Le sujet de la fin de vie est grave, mais il ne doit pas nous être proposé sous son seul angle funeste. Je souhaite entamer mon propos sur une note d’espoir : une très grande majorité de soignants croient en une fin de vie paisible. C’est ainsi qu’en Vendée, aux Herbiers, au cœur de ma circonscription, un service de soins palliatifs est ouvert depuis janvier au sein d’un Ehpad – une première en France. Ce service répond à une demande très forte afin d’accompagner les malades et de soulager les proches. Cependant cette démarche si humaine tranche brutalement avec l’orientation que s’apprête à prendre notre pays. Pendant que certains investissent dans l’accompagnement de la vie jusqu’à son terme, d’autres nous proposent une tout autre voie.

Ce dispositif législatif est établi sur un tissu de mensonges. Ce n’est pas, comme on le prétend, un texte sur la fin de vie : beaucoup d’éligibles à l’aide à mourir ne sont pas forcément en fin de vie. Ce n’est pas une future loi de fraternité : tuer son prochain n’est pas fraternel. Ce texte ne porte pas sur l’aide à mourir, mais bien sur le suicide assisté et l’euthanasie des plus pauvres, des plus vulnérables.

Ce qui est glaçant, c’est que tout cela se prépare au nom du bien. On tue au nom du soulagement. C’est en prétendant faire le bien que l’on institutionnalise le mal absolu. Jean Leonetti, ancien ministre, a jugé sévèrement ce qu’il qualifie de « basculement éthique majeur ». Il s’agit en effet d’un renversement anthropologique inouï : de délit puni par le code pénal, la non-assistance à personne en danger deviendra, après la publication de la loi à laquelle nous travaillons, une vertu civique, médicale, familiale, légale.

C’est un gigantesque retour en arrière dans l’histoire de notre civilisation, une régression vers un monde pré-hippocratique. Pour Hippocrate, père de l’éthique médicale, le soignant soigne, le médecin sauve : il ne saurait devenir un technicien de la mort, et la mort provoquée ne peut être le prolongement du soin.

La relation de soin est une alliance asymétrique reposant sur un acte de confiance ineffable : il y a celui qui accorde sa confiance et celui qui en est le dépositaire. Avec ce texte, chaque patient se demandera si la seringue qui s’avance vers son lit est celle du calmant ou de la mort administrative. C’est un changement complet de civilisation. Nous vivrons dans une société de la défiance ; on se méfiera des soignants, puis naîtra le soupçon à l’encontre des proches, enfin la suspicion envers l’institution.

La véritable question n’est pas celle de la mort, mais celle de la solidarité face à la vulnérabilité. Quel message envoyons-nous à celui qui souffre ? Que sa vie vaut moins lorsque la dépendance s’installe, qu’il suffit d’y mettre fin lorsque la douleur est grande ? Aider à mourir n’est pas faire mourir.

Je les vois venir, ceux qui évoquent des garde-fous. Ils se veulent rassurants. Ils ferment pourtant les yeux sur le glissement qu’ils rendent possible : dans les pays qui ont légalisé l’euthanasie, celle-ci connaît désormais des dérives insupportables au détriment des enfants et des personnes handicapées. Les mêmes promoteurs du texte écartent des demandes pourtant simples : donner des droits à la conscience, ne pas contraindre, par exemple, les établissements qui, par fidélité à leurs missions, refusent d’accueillir la mort administrée.

Vous parlez de liberté, mais vous instituez un délit d’entrave à l’aide à mourir assorti de sanctions. Ce n’est plus la clause de conscience, c’est sa dilution ; ce n’est plus la liberté, c’est l’injonction.

La question est simple : voulons-nous une société qui finance la mort, ou une société qui investit dans l’accompagnement ? Voulons-nous inscrire dans la loi le droit de donner la mort, ou le devoir collectif de ne jamais laisser quelqu’un mourir seul, sans soins, sans humanité, sans amour ? Pour ma part, je choisis la vie, je choisis la solidarité.

Je vous appelle, en conscience, à rejeter ce texte et à consacrer toutes nos forces aux soins palliatifs, qui seuls honorent notre parlement. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)
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Véronique Besse
2026 Feb 11 20:30:18
Madame la ministre, on parle beaucoup de décentralisation, mais j’en vois deux versions différentes : une décentralisation virtuelle et une décentralisation réelle. La décentralisation virtuelle, que l’on conçoit depuis Paris, affirme faire confiance aux élus locaux tout en leur retirant progressivement la liberté d’agir. Elle multiplie les règles mais n’en assume jamais vraiment les conséquences concrètes. Elle multiplie les normes tandis que la décentralisation réelle multiplie les responsabilités.

Vous l’avez sans doute évoqué, mais le gouvernement envisage-t-il de rouvrir le débat sur le cumul des débats locaux avec un mandat national, afin que l’expérience et le bon sens des élus de terrain reviennent au sein du Parlement ?

Vous avez évoqué précédemment ce qui faisait l’objet de ma seconde question : le projet de conseiller territorial.
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Véronique Besse
2026 Feb 11 16:38:34
Le monde agricole n’attend pas de compassion mais de la considération. Il est temps d’assumer un choix clair, cohérent, courageux. Il est temps de dire que la France agricole est une chance, une force, une priorité – et de le prouver. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN. – M. Pierre Cordier applaudit également.)
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Véronique Besse
2026 Feb 11 16:38:05
…ou acceptons-nous sans rien dire le lent effacement de ces terres, de ces métiers, de ces femmes et de ces hommes qui façonnent nos paysages et nourrissent encore notre quotidien ?

Nous ne répondrons pas à cette question par des circulaires ni par des injonctions contradictoires ; il faut une vision, une véritable ambition nationale, pensée avec – et pour – les agriculteurs, au nom de l’intérêt général, en cessant d’opposer écologie et agriculture, ville et campagne, exigences et réalités.
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Véronique Besse
2026 Feb 11 16:37:47
Pendant que vous vous livrez à de l’obstruction parlementaire et que vous mentez aux Français au nom d’un prétendu combat pour l’agriculture, pendant que nous débattons ici, des agriculteurs arrachent leurs cultures.

Un choix de société fondamental est en jeu : voulons-nous encore d’une France agricole, rurale, vivante, innovante et respectée…
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Véronique Besse
2026 Feb 11 16:37:42
…au détriment du vivant, des paysans et de la biodiversité.
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Véronique Besse
2026 Feb 11 16:37:28
Ils sont réellement inquiets de ce que devient la terre de France.

Or, parce que je crois à l’honnêteté intellectuelle, je le dis clairement : oui, il y a eu des dérives, celles d’un productivisme parfois irresponsable, trop souvent manipulé par de grands intérêts industriels…
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Véronique Besse
2026 Feb 11 16:36:25
Depuis plusieurs mois, le débat autour de la loi Duplomb a été dramatisé à l’extrême, volontairement chargé d’angoisse et d’amalgames au point d’empêcher tout échange serein sur le fond. En instrumentalisant la peur du cancer, certains ont substitué l’émotion à la raison, l’indignation aux faits et la caricature au débat démocratique. Cette stratégie d’emballement, nourrie de slogans anxiogènes et de raccourcis scientifiques, n’a qu’un objectif : disqualifier toute discussion avant même qu’elle ait lieu.

Or la santé publique mérite mieux que des postures et nos agriculteurs mieux que des procès d’intention. Refuser la peur comme méthode, ce n’est pas nier les enjeux sanitaires mais au contraire défendre un débat fondé sur les faits, la proportionnalité des risques et la responsabilité politique.

Au fond, je ne pense pas que les 2,1 millions de Français qui ont signé votre pétition croient à votre démagogie ; nombre d’entre eux ont voulu défendre une agriculture de proximité et de qualité, comme celle que savent produire nos agriculteurs.
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Véronique Besse
2026 Feb 11 16:36:07
Ces derniers se sentent également insultés quand ils apprennent qu’une de vos anciennes militantes, chantre de la décroissance agricole, prend ses fonctions de directrice générale déléguée de l’Office français de la biodiversité.

Alors s’il vous plaît, ayez un peu de mesure dans vos propos et revenons à la raison.
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Véronique Besse
2026 Feb 11 16:35:54
Nous l’avions deviné mais comprenez-vous qu’avec ce type de propos, vous insultez nos agriculteurs ? (« Une honte ! » sur plusieurs bancs du groupe RN.)
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Véronique Besse
2026 Feb 11 16:34:46
Tous ont un point commun : ils ont oublié le sort de nos agriculteurs. Pourtant, depuis trois ans, ces derniers descendent régulièrement dans la rue. Le mois dernier encore, ils sont venus jusque devant nos portes pour crier tout simplement qu’ils ne voulaient pas mourir.

Où en sommes-nous ? Quel message voulons-nous adresser aux agriculteurs ? Alors que la France était la deuxième puissance agricole mondiale, on leur impose le Mercosur mais aussi des importations de viande traitée aux hormones, à la traçabilité presque inexistante, et ils vont encore devoir subir la concurrence de produits traités avec des dizaines de pesticides et de substances toxiques interdits en France et en Europe.

Je pense aussi à nos éleveurs qui ont vu leur cheptel abattu et qu’aucune indemnisation ne saurait réellement consoler.

Je pense enfin à nos aviculteurs – par exemple chez moi, en Vendée –, victimes, parfois pour la troisième fois, de la grippe aviaire.

Nos agriculteurs n’en peuvent plus.

En tout cas, ils le constatent aujourd’hui : la Commission européenne n’est pas la seule à se désintéresser de leurs difficultés. Car, lorsqu’on entend une partie de l’Assemblée, on comprend que la source du malheur de nos paysans est aussi en partie franco-française.

Chers collègues écologistes, c’est vous que je cite à présent : vous n’en avez « rien à péter » de la rentabilité des agriculteurs.
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Véronique Besse
2026 Feb 11 16:34:15
Dénonçons tous fermement et avec gravité les propos honteux – et je dirai même dangereux – d’une élue qui met une cible dans le dos d’un élu de la République. (Mme Sandra Marsaud applaudit.)

Je dénonce l’hypocrisie et la lâcheté de ceux qui ont laissé la violence politique s’installer dans nos débats : les uns, obsédés par la conquête de l’audience sur les réseaux sociaux, rivalisant de formules chocs et de contre-vérités toujours plus grossières ; les autres, prêts à tout pour satisfaire une base militante radicalisée et déconnectée des réalités du pays. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe RN. – Mmes Sandra Marsaud et Frédérique Meunier applaudissent également.)
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Véronique Besse
2026 Feb 11 16:33:54
« Cette ordure revient à la charge […] sa place est en prison. » Ces propos ne sont pas de moi mais de Rima Hassan, députée française au Parlement européen qui, la semaine dernière, a encore franchi un cap en prenant personnellement pour cible notre collègue sénateur Laurent Duplomb pour son travail parlementaire. (« Honteux ! » sur plusieurs bancs du groupe RN.)
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Véronique Besse
2026 Jan 22 10:30:50
Écoutons ceux qui vivent ou ont vécu sous l’islamisme. Écoutons Boualem Sansal, écoutons les femmes iraniennes qui se battent contre les mollahs, écoutons les peuples qui alertent la France depuis des années sur la réalité de cette idéologie. La reconnaissance des Frères musulmans comme organisation terroriste doit être un sursaut civique partout en Europe. Nous devons en passer par là si nous voulons être sûrs que nos cloches sonnent encore demain. (« Bravo ! » et applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR ainsi que sur quelques bancs du groupe DR.)
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Véronique Besse
2026 Jan 22 10:30:35
Alors, certes, ce n’est qu’une proposition de résolution ; l’Europe et la France auront besoin de plus que des codes, plus que les valeurs de la République, plus que la laïcité, plus qu’une énième digue en papier face à l’islamisation que, pourtant, beaucoup ont fuie en venant chez nous.
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Véronique Besse
2026 Jan 22 10:30:14
On mesure l’influence sur les nouvelles générations ! Après l’adoption de ce texte, il me semble donc nécessaire d’inscrire dans la loi l’interdiction du port du voile dans l’espace public pour tous les mineurs. Depuis combien d’années entendons-nous des débats sur l’abaya, le burkini, l’interdiction du voile dans le sport, à l’université ? Tranchons ces sujets une bonne fois pour toutes !
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Véronique Besse
2026 Jan 22 10:30:04
Ils oublient une chose : la nature a horreur du vide. Leur action ne sert que ceux qui veulent nous imposer l’islamisme.

Selon l’Ifop, un jeune sur trois se dit proche de la pensée des Frères musulmans.
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Véronique Besse
2026 Jan 22 10:29:39
Ceux-là qui, chaque jour, testent nos limites, repoussent avec aisance ceux qui sautent sur leur chaise comme des cabris en disant « laïcité, laïcité, laïcité » et qui n’ont pas compris l’ampleur du phénomène. C’est une question civilisationnelle. Combien ici servent la laïcité du vide, la laïcité de la table rase, celle qui déboulonne nos statues, nos croix, bref, qui éradique l’identité de la France ?
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