…et que leur réintroduction se fera sous l’égide d’organismes scientifiques, l’Anses et l’Inrae, dont vous ne cessez, à juste titre, de prendre la défense, comme je le fais moi-même. Parole à la science !
Rendez justice aux agriculteurs qui ont modifié leurs pratiques agricoles pour atteindre cet objectif ! Le plan Parsada vise à abandonner les produits phytosanitaires dans certaines productions et le dispositif Praam vise à massifier des pratiques vertueuses. Il ne faut donc pas raconter n’importe quoi et laisser à penser que ce gouvernement ne serait pas résolument engagé en faveur de la diminution de l’usage des produits phytosanitaires. Quant à la réintroduction de certaines substances dans la loi d’urgence agricole, je vous rappelle qu’il s’agit d’une décision des parlementaires…
Le plan Écophyto – initiative de Michel Barnier que je tiens à saluer –, que le premier ministre soutient et encourage, porte ses fruits. Je vous rappelle simplement que ce plan vise à faire diminuer de 50 % l’usage de produits phytosanitaires chimiques d’ici à 2030, et nous y sommes quasiment !
Le gouvernement est engagé très clairement dans une stratégie de réduction des produits phytosanitaires, et vous le savez.
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💬 • Annie Genevard, Ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la souveraineté alimentaire • 2026 Oct 07, 14:56:41
J’essaie de me représenter ce que pensent aujourd’hui, s’ils vous écoutent, les agriculteurs, que vous accusez d’être des empoisonneurs et d’être responsables de tous les cancers dont souffrent nos compatriotes.
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💬 • Annie Genevard, Ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la souveraineté alimentaire • 2026 Oct 07, 14:27:06
Ces députés ont tort de rire de votre question : c’est un sujet majeur. Vous avez raison de souligner l’importance des hippodromes de proximité pour les territoires ruraux. Comme vous l’avez dit, au-delà des courses, cette filière occupe des bénévoles, fait vivre des professionnels et maintient de l’emploi local et des activités agricoles. Elle doit cependant faire face à une diminution très importante du nombre de parieurs, qui a été divisé par deux, passant de 6 à 3 millions en quelques années. Cette évolution pèse sur les comptes et les marges du PMU et donc sur les revenus des professionnels agricoles. Par conséquent, l’ensemble de la filière doit se réorganiser pour sauver son modèle économique. Le travail mené par France Galop constitue une première analyse de la situation, qui permet d’identifier les changements possibles. Il est proposé de procéder à des économies de fonctionnement, pour améliorer la marge nette, tout en maintenant un nombre de courses proche de l’actuel. Avec Mme la ministre des sports, nous avons entendu les réactions suscitées par la présentation de ce projet, qui ne revêt aucun caractère définitif. Le rôle de l’État n’est pas de se substituer aux sociétés mères, structures associatives dont les instances garantissent le débat et la validation internes. Cependant, et vous le savez puisque nous en avons souvent parlé, le gouvernement restera extrêmement attentif à ce que des échanges très larges aient lieu, notamment avec la société mère du trot et les collectivités concernées, comme vous l’appelez de vos vœux.
Enfin, madame Stambach-Terrenoir, je veux vous dire quelque chose : vous n’avez pas le droit, moralement, d’instrumentaliser la maladie à des fins politiques et politiciennes. C’est une faute morale qui trahit le mandat pour lequel vous avez été élue !
Prétendre que nous avons réintroduit l’acétamipride et la flupyradifurone est un mensonge, et vous le savez. Ce que dit ce texte, très précisément, c’est qu’il appartient à l’organisme dont c’est la fonction, confiée par le gouvernement, d’examiner les substances qui peuvent être utilisées par les agriculteurs, ou non, eu égard à leur impact sur la santé humaine et sur l’environnement. Tel est le travail de l’Anses. Il y a quelques années, le politique s’est substitué à l’avis de l’Anses, qui, je le rappelle, ne s’est jamais prononcée sur ces substances. Le projet de loi d’urgence agricole prescrit que l’Anses devra se prononcer, puisque la question lui est posée régulièrement par les filières agricoles actuellement dans l’impasse.
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💬 • Annie Genevard, Ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la souveraineté alimentaire • 2026 juil. 21
Nous avons débattu pendant de longues heures sur le projet de loi d’urgence agricole et nous avons eu l’occasion à de multiples reprises d’échanger sur ces différents sujets. J’ai toujours apprécié, dans vos interventions, l’excès qui caractérise vos propos !
M. Potier avait demandé que l’Anses soit le juge de paix et la CMP a décidé de faire droit à cette demande. C’est incroyable : votre comportement est révélateur d’une mauvaise foi que vous ne cherchez même pas à dissimuler.
Vous faites un procès d’intention à une directrice générale qui vient d’être nommée à la tête de l’Anses. Vous prenez les accents de la vertu effarouchée, alors même que nous mettons en œuvre ce que vous avez demandé !
C’est bien simple, madame la présidente Laporte : j’ai interrogé la directrice de l’Anses sur cette disposition qui m’a dit très explicitement qu’il était impossible de rendre un avis robuste en moins de six mois, même en y consacrant le maximum d’effort possible. Il ne faut pas priver l’Anses d’un délai nécessaire pour émettre son avis ; cela risquerait de fragiliser sa décision. Je connais les contraintes pesant sur la filière, qui devrait pouvoir recevoir des réponses avant les semis. D’un autre côté, je ne peux pas ignorer la demande de l’Anses. Il y va de la solidité de sa décision. C’est pourquoi nous vous soumettons cette extension du délai. Il faut faire droit à cette demande de l’Anses pour garantir la crédibilité de la décision qu’elle rendra.
Cet amendement s’inscrit pleinement dans la logique de la CMP : la science avant tout, avec désormais suffisamment de temps pour lui permettre de juger.
…ne peuvent se faire dans la précipitation. Nous souhaitons donc tripler le délai, en le portant de deux à six mois. Nous donnons ainsi à l’Anses les moyens de faire son travail.
L’Anses devra vérifier plusieurs conditions exigeantes : absence de risques significatifs pour la santé humaine, absence d’impacts graves et irréversibles sur l’environnement, menaces graves sur la production, insuffisance des alternatives et existence d’un plan de recherche sur des solutions de substitution.