Les attaques de loups ont augmenté de 26 % en un an dans tout le territoire ! Nous devons réguler cette espèce, pas l’éradiquer. C’est pourquoi je soutiens ces amendements d’appel. Aujourd’hui, en cercle 2, un éleveur qui a le permis de chasse et qui s’est déclaré préalablement en préfecture peut tirer lors d’une première attaque. Malheureusement, le loup attaque principalement la nuit. J’ajoute que quand un éleveur a un permis de chasser, il connaît les règles de sécurité. La lunette thermique lui permettrait de tirer le loup en toute sécurité, pour réguler la population. Comme le disait mon grand-père, « là où il y a des bêtes, il ne peut y avoir de loup ». C’est incompatible !
Les attaques ont augmenté de 26 % en un an. Voilà la réalité ! Nous devons protéger les éleveurs. Chaque attaque est dramatique : elle s’accompagne de pertes économiques importantes, réduit à néant des années de sélection génétique et entraîne une profonde détresse morale. Nous devons d’ailleurs aller plus loin, madame la ministre : maintenant que les tirs de prélèvement ont été simplifiés, il faut autoriser les éleveurs ayant le permis de chasse à utiliser des lunettes infrarouges pour tirer de nuit. Nous devons aussi augmenter les seuils de prélèvement et cesser de traiter les conséquences – les attaques – au lieu de traiter la cause : la présence du loup. Soutenons nos éleveurs pour maintenir l’élevage, en particulier dans les territoires ruraux et les territoires de montagne !
Nous voterons évidemment contre les amendements de suppression. En 2020, le loup était présent uniquement dans les Alpes. En 2026, il est partout en France, aux portes de Paris,…
Ce ne sont pas des mégabassines, on ne pompe pas l’eau dans les nappes, et ces retenues collinaires sont multi-usages – ce mot est très important –, l’usage prioritaire étant la sécurité incendie. Je rappelle qu’en zone de montagne, le réchauffement climatique se traduit par une augmentation des températures de 2 oC, contre 1,4 oC en plaine. Chez moi, où nous subissons des incendies durant l’été, nous sommes bien heureux de disposer de retenues collinaires pour limiter leur progression. Je prends un exemple : grâce à ces retenues, un incendie qui menaçait un village et 200 hectares de terre a été circonscrit sur 80 hectares. Je rappelle en outre, mesdames les ministres, que l’élevage est une activité économique créatrice d’emplois dans nos territoires, notamment en montagne, et qu’il entretient les paysages. En l’absence de retenues collinaires, quid de l’abreuvement et de l’élevage ? Il est important de conserver l’article 5 et d’écarter ces amendements de suppression, parce que nous avons besoin de stocker l’eau, de la restituer et de l’utiliser au moment opportun.
Le groupe Droite républicaine votera contre ces amendements de suppression. Le constat est le suivant : sur une année, la quantité d’eau de pluie reste la même, mais les précipitations sont désormais plus fortes au printemps et en automne, alors que l’eau manque en été. Nous proposons de réaliser des retenues collinaires pour capter l’eau quand elle est abondante afin de la restituer – elle ne disparaît pas – lorsqu’on en a besoin.